Hypnose et Sexologie

Il faut savoir que la plupart des difficultés sexuelles sont d’origine psychosomatique et même celles qui ont un caractère organique c-a-d physique sont aggravées par le psychisme. L’hypnose est sans aucun doute une des meilleures techniques en psychosomatique.

Comment fonctionne l’hypnose.

C’est un état particulier, dissociatif, qui permet au cerveau conscient d’avoir accès aux informations enregistrées dans le cerveau inconscient. Lorsque nous vivons un évènement quelqu’il soit notre cerveau va le décomposer avant de l’enregistrer. Les faits dont nous allons nous souvenir sont enregistrés dans le conscient, par contre toutes les sensations ou émotions associées le sont dans le cerveau inconscient (je simplifie). Le souvenir est donc toujours une reconstruction. Si le conscient s’exprime à travers des actes volontaires, l’inconscient le fait à l’aide d’analogie, de métaphore ou de symptôme. Si nous prenons l’exemple d’un eczéma. Il peut être l’expression cutanée d’un climat agressif dans son entreprise. Il faut bien comprendre que ces structures cérébrales qui contiennent les affects agissent sur le corps essentiellement en utilisant les neuro-transmetteurs (Adrénaline, Sérotonine, Dopamine, etc…).

En sexologie.

Beaucoup de mariages non-consommés (impossibilité d’avoir un rapport sexuel) sont provoqués par un vaginisme. La contraction involontaire de certains muscles du périnée va empêcher la pénétration ou la rendre très douloureuse. Si le conscient sait que le vagin existe, l’inconscient n’en a pas construit une représentation. Toute tentative de pénétration est vécue comme quelque chose qui va pénétrer dans le corps, comme une piqure et non dans une cavité du corps. D’où la contraction qui est un réflexe de défense. L’hypnose va permettre de modifier ses représentations. Et, en général, ce problème peut se résoudre en quelques semaines avec un bon hypnothérapeute. Il en est de même pour la jouissance, l’orgasme, fruit d’un mélange d’innée et d’acquis.

Les représentations.

Nous avons tous des représentations inconscientes de notre corps dans ses aspects physiques et psychologiques. Elles se sont construites depuis notre enfance, influencées par des facteurs familiaux, environnementaux et socio-culturels. Elles sont ainsi très variables d’une personne à une autre et d’une époque à l’autre. Ainsi dans le domaine de la sexualité, les représentations que nous en avons aujourd’hui sont différentes de celles d’il y a 10 ans, 20 ans, etc…Il en est de même pour l’hypnose qui doit s’adapter à son temps. L’hypnose éricksonienne peut être considérée comme dépassée ou pas adaptée à notre époque. Il en est de même pour de nombreuses psychothérapies qui pour être efficaces doivent être adaptées aux croyances et cognitions du patient. Pour résumer, il faut la bonne technique avec le bon patient.

Retour à l’hypnotisme

Il correspond plus à cet état modifié de conscience qui doit être pour le maximum d’efficacité être aussi profond que possible et adapté à chaque personne d’où sa difficulté; il est donc nécessaire pour le praticien d’en posséder une grande expérience. Je ne citerai pas les techniques à la « mode » apparentées à l’hypnose qui finiront par disparaître, remplacées la nouveauté. Ce qui n’est pas le cas de l’hypnotisme qui existe sous différentes formes depuis la nuit des temps: transes chamanismes, magnétisme, hypnotisme, hypnose ericksonienne, etc… Elles sont été efficaces tant qu’elles ont été adaptées à leur époque et aux connaissances et croyances du patient.

Réponses au courrier reçu

Apprenez à bien connaître votre corps et à l’aimer

« J’ai 21 ans, je vis avec un homme de 23 ans. Nous nous aimons beaucoup, mais nous ne sommes pas heureux, car je n’arrive pas à le satisfaire sur le plan sexuel. J’ai toujours eu une peur bleue de l’amour, surtout de la pénétration. J’aime bien les caresses et les baisers, mais j’ai rarement envie de faire l’amour et je ne ressens pratiquement jamais de plaisir. Pourtant, mon ami est très doux et patient avec moi. Je ne veux pas le perdre. J’ai l’impression de ne pas être comme les filles de mon âge. Que faire? Mlle J.R. Corbeil Essonne

Vous n’êtes pas la seule à ressentir une peur presque panique au moment de la pénétration. Sur le plan inconscient, la pénétration peut représenter le risque d’une blessure, donc être douloureuse (c’est ce qu’on appelle) un vaginisme. Vous pouvez déjà apprendre à mieux connaître votre anatomie et votre physiologie sexuelle. Un miroir et vos doigts suffisent pour voir et explorer votre région génitale aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. N’hésitez pas à toucher votre clitoris afin de découvrir le plaisir qui est un excellent stimulant à cette exploration et un bon préliminaire à une sexualité partagée. Très souvent les jeunes femmes qui vous ressemblent ont des idées préconçues, dévalorisant leur sexe et souvent, même, leur corps. Toutes ces inhibitions trouvent leur origine dans l’enfance et l’adolescence. Commencez donc par faire connaissance avec vous-même et chaque fois que vous vous dites : »ne fais pas cela, ce n’est pas bien, c’est sale » posez vous la question: POURQUOI? Vous comprendrez que vous véhiculez de fausses croyances et que ce sont celles-ci qui sont la source de vos peurs, de vos angoisses, de votre inhibition. Il est parfois utile de consulter.

Frigidité

Ce mot n’est pratiquement plus utilisé, du moins, dans le milieu professionnel. Il désigne, surtout chez la femme, car il est rare qu’un homme soit frigide, l’absence de désir et de plaisir. Les causes en sont multiples, isolées ou associées. Une altération de l’état général retrouvée dans de nombreuses maladies comme le cancer peut en être responsable. Il existe des maladies hormonales comme l’hypo ou l’hyper thyroïdie. Bon nombre de médicaments peut avoir un impact négatif sur la libido: des psychotropes comme les antidépresseurs, les dérivés opiacés, etc…

Mais la plupart du temps, la frigidité est la conséquence d’une problématique psychique personnelle ou relationnelle: anxiété, inhibition, dépression, mésentente conjugale.

La frigidité est rarement irréversible. Elle nécessite souvent une « sexothérapie ». Car il n’existe, à ce jour aucun médicament efficace. La Flibansérine a eu malgré tout son autorisation sur le marché américain, bien que les résultats ne soient pas probants. Elle n’est pas autorisée en France.

Certaines substances, drogues et médicaments sont utilisés (chemsex) pour leur action désinhibitrice sur la sexualité afin d’améliorer les « capacités » ou « performances » sexuelles. Mais ne résout en rien l’absence de désir ou de plaisir. Il n’est pas sans danger.

Ejaculation

L’émission rapide du sperme après la pénétration est loin d’être anormale. C’est un mécanisme réflexe qui survient la plupart du temps lorsque l’excitation sexuelle a atteint une certaine intensité. L’homme est en effet programmé physiologiquement pour éjaculer en 30 à 60 secondes. Malheureusement, compte tenu que sa finalité n’est plus essentiellement procréatrice, la partenaire n’y trouve vraiment pas son compte.

L’éjaculation prématurée ou rapide est excessivement fréquente. Quatre hommes sur dix souffriraient de ce problème. Ce qui ne veut pas dire que les autres maîtrisent tous bien le moment de survenue de l’éjaculation. Maîtriser son éjaculation n’est pas naturel, mais le fruit d’un apprentissage qui demande un peu de temps et fréquemment l’aide du sexotherapeute.

L’éjaculation retardée ou même l’absence d’éjaculation sont souvent retrouvés chez des personnalités rigides qui ne supportent pas l’idée de ne pas maîtriser cet acte réflexe. Mais elles sont aussi secondaires, à une maladie du système nerveux, à la prise de certains médicaments comme les anti-dépresseurs, et aux interventions chirurgicales sur la prostate. Lors des suites d’intervention pour adénome de la prostate (assez fréquente chez l’homme vieillissant), l’éjaculation est souvent rétrograde s’effectuant dans la vessie.

Il est important de savoir qu’éjaculation n’est pas synonyme de jouissance ou d’orgasme chez l’homme. Certains mécanismes réflexes comme une forte émotion (une peur intense) peuvent la provoquer.

Il ne faut oublier de mentionner l’éjaculation féminine qui est bien une réalité pas très fréquente. Elle a pu faire couler beaucoup d’encre (suivez le lien ci-dessus pour en savoir plus.

D: Dyspareunies

La dyspareunie est une douleur dont vont se plaindre certaines femmes au moment de la pénétration.

Il peut s’agir d’une dyspareunie orificielle. Lors d’une tentative de pénétration, certaines femmes vont contracter involontairement des muscles situés à l’entrée du vagin: les releveurs de l’anus et les constricteurs de la vulve. La pénétration va être impossible ou douloureuse. C’est ce que l’on appelle un vaginisme. Il peut être responsable de mariages ou d’unions non consommées. Une sexothérapie utilisant l’hypnose permet, en général, de résoudre ce problème en quelques séances.

Le vaginisme est fréquent voire habituel chez la jeune femme lors de son premier rapport sexuel. Ce n’est pas la déchirure éventuelle de l’hymen qui en est responsable. En effet celui-ci n’est pas innervé et peu vascularisé. C’est l’appréhension ou l’anxiété qui provoque une contraction réflexe des muscles du périnée.

La dyspareunie profonde est une douleur ressentie, non pas lors de la pénétration, mais plutôt au fond du vagin. Les causes les plus fréquentes sont la rétroversion utérine (l’axe de l’utérus est dans l’axe du agin, alors qu’habituellement ils forment un coude, l’extrémité du pénis va heurter le col de l’utérus lors de la pénétration) et l’endométriose.

L’endométriose est une invasion ou diffusion du tissu endométrial (qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus) en dehors de celui-ci, plus particulièrement dans le petit bassin. Elle est responsable de dysménorrhées (douleurs au moment des règles), mais aussi lors des rapport sexuels. La solution à ce problème est médicale ou chirurgicale et nécessite souvent des examens complémentaires (échographie, IRM).

Il existe d’autres causes de dyspareunies comme les vulvodynies, vaginites infectieuses, cancers, etc… . Il est préférable de consulter son médecin.

On a aimé la Maison Souquet (et leurs cocktails)

« Tu vas voir, la Maison Souquet est un ancien bordel, c’est un lieu magnifique! » L’enthousiasme de mon amie avait de quoi piquer ma curiosité, d’autant plus que j’associe rarement ces deux mots « bordel » et « magnifique » (Botticelli est magnifique, mais le bordel, lui, est juste bordélique.) Bref, passons.

C'est tout doré et tout beau
C’est tout doré et tout beau

La Maison Souquet s’ouvre sur une discrète devanture, non loin du métro Blanche, dans le 9è, mystérieux et bohème arrondissement de Paris. Derrière une porte qui pèse un âne mort, dixit mon amie, apparait une entrée d’inspiration orientale et baroque. L’or des décors le dispute au cramoisi des fauteuils, le tout dans une pénombre feutrée. On cherche le toc, on ne trouve pas. L’érotisme du lieu réside dans son opulence. La beauté suggère à peine, mais ne montre rien du tout. Aucun tableau de foufounette pour nous gratter le nez, pas l’ombre d’un string en polyester, merci-mon-dieu on peut se concentrer sur les cocktails.

La carte s’ouvre sur trois collections: les « sans alcools » sont renommés les « cocottes ». Les mélanges au champagne portent le nom de « demi-mondaines » (elles coûtent cher, mais les bulles s’évaporent vite, VDM*, comme dirait une autre de mes amies). Entre les deux, je vous recommande vivement les courtisanes. Gin, sirop de jasmin maison, vodka infusée à la framboise fraîche… les mélanges sont originaux et très raffinés. Le premier verre en appelle un deuxième, et même que si on pouvait, on habiterait là.

Aurore Pérignon

  • « Vie De Merde », vous l’aviez compris bien sûr, mais ceux du fond n’écoutaient pas.

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