Le BHD n°91 : Un éléphant, ça trompe énormément !

Dernière nouvelle édifiante d’un monde qui court à sa perte : La Commission Européenne réautorise officiellement le Glyphosate pour 5 ans !

Pendant ce temps là, on retire le parabène des produits cosmétiques pour l’introduire dans les produits alimentaires, bravo !

On interdit un pesticide en France et on revend tout le stock en Afrique, encore bravo ! Vraiment très responsable, éthique et loyal comme acte !

On passe de l’heure d’été à l’heure d’hiver pour faire des économies d’énergie, mais tout le monde rivalise pour éclairer son domicile, son magasin, sa ville, ses monuments avec des décorations de noël…De quoi s’interroger sur le bienfondé du changement d’heure délétère à la santé…

Le nombre de substances chimiques répertoriées ne cesse de croître. On sait qu’individuellement elles peuvent êtres toxiques, et on commence juste à découvrir qu’en cocktail, c’est pire…Et on n’en est qu’au début des découvertes macabres…

On pourrait se dire que lorsqu’un industriel réalise qu’une substance est dangereuse pour l’homme et/ou la nature, il va bien évidemment la supprimer…Eh bien, non ! Parce que c’est sans compter sur sa vénalité, sur le fait qu’il préfère penser à court terme pour son intérêt propre plutôt que de réfléchir sur le long terme de manière humaine (dans le sens de la préservation de l’humanité) et responsable (dans le sens d’assumer ses responsabilités)…

Et ça continue… On demande et on recommande aux consommateurs d’être responsables de leurs choix qui doivent être éclairés, éthiques et lucides. Mais, tous les consommateurs du monde ne peuvent pas enrayer la machine telle qu’elle est actuellement. Ce sont les industriels et les pouvoirs publics qui devraient œuvrer pour changer les choses…Manifestement, je rêve !

En attendant, je vous invite à la vigilance et je vous mets des liens pour vous informer…

Y’en a marre d’être empoisonné et d’être pris pour des quiches !

Je citerais Winston Churchill : « Vous avez des ennemis ? C’est bien. Cela prouve que vous vous êtes battus pour quelque chose ». Je ne suis qu’une petite fourmi, mais je me bats !

 

http://www.inrs.fr/risques/classification-etiquetage-produits-chimiques/comprendre-systemes-etiquetage-produits-chimiques.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Substance_chimique

VVB

Le BHD n°90 :2018…Séduite ! (Mon rêve le plus cher)

Autant la fin d’année fut porteuse d’un certain désespoir et m’a laissée déconfite, autant l’aube de la nouvelle apporte son lot d’espoir…C’est neuf et galvanisant !

Toute une année à écrire et à inventer…

Alors, en 2018, je veux être séduite et si ce n’est pas par ce fameux « dernier homme de ma vie » tant attendu et désespérément absent à l’appel, que ce soit par l’année elle-même et tous les moments de joie et de bonheur qu’elle voudra bien m’offrir et que je m’accorderais moi-même. On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

2018, je veux continuer la poursuite de mes rêves. Je veux que mon bonheur s’ébruite.

2018, pas de prurit, je ne serais ni Inuit, ni Jésuite et encore moins une truite

Fini d’être enduite dans la tristesse et je ne serais plus induite en erreur par des chimères, je suis à présent trop instruite sur le sujet.

Je me suis reconstruite, je ne suis plus cuite, ni recuite et encore moins réduite au silence.

2018, je court-circuite le négatif pour aller vers des rencontres fortuites.

Ensuite, course-poursuite vers l’Amour avec un grand « A » et ses merveilleux  trois-huit émotionnels.

 

Alors, oui, 2018, je suis séduite !

 

A vous tous qui aimez mes billets et les lisez assidument, je vous souhaite sincèrement et amicalement des multiples de huit de petits et grands bonheurs, de la joie et la réalisation de tous vos souhaits.

VVB

Le BHD n°89 : L’irrésistible légèreté de l’être

Il n’y a pas si longtemps, j’aimais noël, son ambiance magique, ses décorations, sa préparation, les cadeaux, les emballages. Lorsque le père de mes enfants était absent, je redoublais d’efforts pour que cette fête soit tout de même somptueuse et hors du temps pour nos enfants…Mais ça, c’était avant…

Depuis le divorce et le départ de mes trois grands de la maison, je suis passée de mère à la tête d’une famille de six personnes…à mère à mi-temps ! Le vide intersidéral s’installe dorénavant un noël sur deux et je choisis de travailler…Au moins, je passe le réveillon avec mes collègues et le boulot occupe l’esprit et les mains…

J’en étais donc à préparer un noël en solitaire quand un événement à tout bouleverser, me laissant à croire que ce férié est finalement une fête pour les gens heureux, pour les riches et pour les bien portants… Les autres se prenant en pleine poire tous leurs manques…

Ma mère a été hospitalisée d’urgence le 20 décembre pour une arthrite septique au départ. En 48h, elle s’est dégradée et se trouve dans  «  un état très préoccupant mais stable » dixit le médecin…Depuis plusieurs jours, la patience est de rigueur, les informations arrivent au compte-goutte et l’impuissance occupe tout l’espace… Ma sœur et moi avons la sensation d’être dans un brouillard figé qui s’approche davantage des limbes (pour ceux qui ne connaissent pas c’est entre le paradis et l’enfer) que du « fog anglais ».

Je passe une bonne partie de mes journées à l’hôpital, qui est déjà en temps normal comme ma résidence secondaire. Je harcèle les infirmières, les internes et le médecin pour savoir, comprendre, tenter de prévoir le lendemain…Et il faut attendre, encore et encore…

Ma sœur règle les problèmes administratifs. Nos différences se révélant dans le cas présent comme une bonne complémentarité.

Si ma mère en réchappe, elle passera probablement le reste de sa vie à me reprocher de ne pas lui avoir dit qu’une de ces meilleures amies vivait, deux étages plus bas, ses dernières heures…Elle s’est éteinte hier soir, 27 décembre…

Comme une tentative de protection désespérée, je n’ai pas informé mes poussins de la gravité de la situation. J’ai fait le choix (pas forcément le bon, d’ailleurs) de les épargner et de les laisser passer un noël joyeux et insouciant parmi leurs cousins et la famille de leur père à l’autre bout de la France.

Et là, ce soir ma sœur et moi avons expérimenté le grand écart facial sans échauffements entre une personne qui nous parle de l’organisation pour le retour à domicile et une autre qui nous demande si nous sommes pour ou contre l’acharnement thérapeutique…Je crois qu’un verre de Tariquet s’impose…

VVB

Le BHD n°88 : Objectif lune !

La fin de l’année se rapproche à la vitesse de la lumière et mes chances de rencontrer l’amour s’éloigne à la même vitesse de manière inversement proportionnelle…Au nombre de jours qui reste à l’année en cours.

La trêve des confiseurs représente à la fois quelque chose de magique et de terrifiant. Elles me font l’effet du compte à rebours d’une météorite se scratchant sur Terre : 10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…IMPACT ! Comme si toute notre vie dépendait du bilan que nous allons faire de l’année écoulée…

2017 a vu partir nombre de gens célèbres…Je n’en retiendrais que quelques uns…Johnny, bien évidemment, non pas que je sois une fan assidue, mais ma mère…  « Noir c’est noir, on a tous en nous quelque chose de Tennessee », le grand Jean d’Ormesson, « Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu » et l’extraordinaire Simone Veil avec tout ce qu’elle a accompli pour la cause des femmes.

Quant à moi, effectivement, je n’ai pas rencontré le dernier homme de ma vie. Mais cet évènement est finalement, en partie, indépendant de ma volonté. Pour une rencontre, il y a nécessité d’être deux !

Je me pencherais donc sur ce que j’ai pu réaliser toute seule comme une grande. Je bosse les accords Toltèques et même si je suis encore loin de la perfection, je peux affirmer que je suis sur la bonne voie. Je commence également à identifier les personnes négatives dans mon entourage, même si je ne peux pas forcément m’en éloigner définitivement, le simple fait de savoir me permet de mettre une distance.

Je tente de faire mienne cette célèbre maxime de Jean-Paul Sartre : « Je ne suis pas responsable de ce que l’on a fait de moi, mais je suis responsable de ce que je fais de ce que l’on a fait de moi »…Et c’est du boulot !

Je me concentre sur les temps forts de l’année : une Sardinade, des enfants qui obtiennent des diplômes, un enfant qui part pour une année à l’étranger, un autre qui voit la concrétisation d’un rêve de gosse, une Paulinette qui obtient (enfin) son CDI, une Cécilette qui court son premier marathon, la naissance de mon blog, des demandes en mariages, des bébés qui naissent et un nombre incalculables de fous rires avec les amies inconditionnelles et incontournables…Et c’est déjà pas mal !

VVB

Le BHD n°87 : La servante écarlate

Savez-vous ce qu’est une dystopie ? C’est une histoire qui parle d’un futur noir et inquiétant, la dégénérescence d’une société qui part à vau l’eau malgré de grands signes avant-coureur mais qu’elle n’a pas voulu entendre…Les Mad Max et autre Soleil vert en sont de parfaits exemples, mais celle dont je veux parler aujourd’hui est la Servante écarlate. C’est un roman de Margaret Atwood, paru en France en 1987, dont un film a été tiré en 1990, et dernièrement qui fait l’objet d’une série cette année 2017. Je ne vais pas vous dévoiler l’intrigue, mais pour faire court et simplissime, je dirais que cela parle d’un monde en proie à une dramatique baisse de la natalité et qu’une caste de femmes encore fertiles, les servantes écarlates, sont « réservées » à la reproduction…

S’il l’on en croit les sociologues et anthropologues, en 2040 (c’est-à-dire demain), il y aura 8 hommes pour une femme en âge de procréer en Chine et en Inde où l’on a pratiqué la politique de l’enfant unique…D’où une pratique de foeticides et de meurtres sur les petites filles…

Il se trouve également que je m’intéresse de près aux perturbateurs endocriniens, à l’environnement et à l’épigénétique (qui est la façon dont notre génome peut être modifié par notre environnement).

Dernièrement j’ai assisté à une conférence sur les conséquences de la pollution sur la fertilité. Les conclusions sont effarantes et à faire dresser les cheveux sur la tête : les hommes perdent un pourcent de spermatozoïdes par an, ce qui fait qu’en 2070, la seule façon de se reproduire serait la Procréation Médicalement Assistée ! De même des études démontrent que la taille du pénis en érection a diminué d’environ 1 cm en dix ans…Heureusement qu’on a redécouvert le clitoris dans le même laps de temps…Va falloir apprendre à s’en servir !

Dans un premier temps, on ne pourrait voir la chose que de façon positive, en se disant qu’il n’y aura plus besoin de toutes ces méthodes de contraception qui nous rendent souvent plus mal qu’autre chose. Se dire que les chers chéris vont devenir des « Majordomes indigo » qui auront besoin de nous pour avoir une progéniture et qu’ils devront se montrer particulièrement convaincants et d’une extrême gentillesse avec la gente féminine…

Mais de l’autre, c’est ne pas voir que nous serons finalement des servantes écarlates devant subir des traitements, des interventions, une hyper-médicalisation des grossesses pour assurer la pérennité de l’espèce humaine…

Alors en 2070, il n’y aurait que trois solutions : le monde sera toujours le même, réservé à une élite friquée au-dessus des lois et de la pollution. Les femmes domineront le monde car elles seront les gardiennes du maintien de l’espèce humaine, ou elles ne seront que des servantes écarlates à la disposition des hommes…Personnellement, je ne serais plus là pour le voir, mais j’aimerais assez la deuxième option, ça changerait un peu…Autre option envisageable, que la Corée du nord et les USA ne fassent sauter la planète à force de vouloir jouer à celui qui a « la plus grosse »…

VVB

Le BHD n°86 : Culture Pub

Depuis quelques temps déjà, je tente de ne plus absorber les publicités avec toute la bienveillance de la ménagère de plus de cinquante ans (eh oui), mais avec l’œil acerbe et affuté de la consommatrice vigilante et féministe…Et l’autre jour, sous mes yeux effarés et ahuris, je tombe sur la publicité : « Always Discreet Boutique ».Malgré des recherches approfondies, je n’ai pas trouvé cette publicité sur le web, mais il en pullule sur Youtube et autre…

Toujours est-il que j’ai tellement ri que j’ai failli en tomber de mon canapé. J’hésite entre deux formules : « On atteint des sommets » ou « on touche le fond », les deux s’appliquent de toutes façons devant tant d’inepties ! N’allez pas imaginer une seule seconde que ce qui me fasse rire soit que des femmes aient des fuites urinaires…Ce n’est pas ça qui m’amène à rire. Je suis une femme, sage-femme, qui plus est. NON ! C’est le fait qu’on nous prend vraiment pour des quiches !

Dispositif médical !? Je vous le demande, dit-on des couches pour bébés qu’elles sont des dispositifs médicaux ? La réponse est non !

Voudrez-t-on nous faire croire qu’il est normal, passée un certain âge, d’avoir des fuites urinaires, mais pire encore, d’accepter, sans résistance et sans lutte ce phénomène humiliant, contraignant et réducteur ?

Ne serait-il pas plus judicieux d’apprendre à chaque femme l’anatomie du périnée et la façon de le remuscler ?

Je reprends ici un des slogans de ma profession que le gouvernement a désespérément tenté de lancer : « A tout âge consultez votre sage-femme ! »…Praticien de premier recours, mais il s’agit d’une autre histoire. Mesdames, ne croyez-vous pas que la rééducation uro-génitale serait une bien meilleure option, surtout qu’elle est remboursée par l’assurance maladie. Autre option et non négligeable, la chirurgie avec un panel de propositions différentes : pose d’une bandelette (se faire remonter les bretelles), l’injection d’acide hyaluronique, le pacemaker vésical et même le sphincter artificiel…Alors, je vous le dis, si vous souffrez de fuites urinaires, ne croyez pas que votre seule option soit ces fichues culottes absorbantes. Consultez, parlez-en, trouvez le meilleur traitement adapté à votre cas et libérez-vous ! Ce qui sera toujours préférable que de renoncer à sa lingerie !

VVB

Le BHD n°85 : Les gardiens de la galaxie

Dans la mouvance du hashtag « Balance ton porc », pour faire suite au 25 novembre et forte de tout ce que j’ai déjà dit sur le surpoids, j’aimerais évoquer une violence faîte aux femmes qui n’est pas forcément considérée comme telle et qui pourtant nous pourri la vie au quotidien. On pourrait la nommer : « le devoir d’image » ou l’injonction d’être belle et de rester jeune !

Enfin, bonjour les critères physiques : être grande, mince, avoir des jambes fuselées et interminables, bien entendu, de gros seins et n’oublions pas la vulve glabre et la labioplastie toute fraîche histoire de bien ressembler à une actrice porno…

Avant de continuer mon plaidoyer, je me permets de rappeler que la première industrie mondiale, celle qui génère le plus de fric sur la planète est l’industrie du sexe (englobant de fait la pornographie, la prostitution et l’esclavage sexuel)…

Bref, je me suis souvent demandée si des mecs ne se réunissaient pas pour voter et élire les plus belles femmes de la planète…Et en plus, ça change régulièrement… Histoire de bien nous faire culpabiliser…Ce qui m’attriste, c’est que la mode a encore de beaux jours devant elle si les femmes ne cherchent pas à se sortir de cette forme particulière de patriarcat qui nous transforme presque toutes en dismorphophobiques patentées, paranoïaques, complexées et impuissantes…(Comme dirait Léodagan, personnage cher à mon cœur, « merde ! En principe, ça colle avec tout ! ».

Parce que soyons un tantinet réalistes et reconnaissons que les stars du showbiz ont des avantages contres lesquels nous ne pouvons pas lutter. Si, nous aussi, pouvions porter des fringues sur mesures, être coiffées et maquillées par de grands professionnels, être prises en photo par un artiste et ensuite bénéficier du talentueux logiciel « Photoshop »…Et bien, nous aussi nous serions divines et merveilleuses ! J’exclue volontairement le phénomène « fric » qui permet de s’offrir de la chirurgie plastique, du silicone et du Botox.

Et puis aussi, arrêtons notre tendresse avec nos homologues masculins, parce que les chéris nous veulent en déesses, mais font-ils l’effort d’être des Apollons ? Nous avons le chic pour les excuser : une calvitie les rend sexy, un ventre rond rassurant, des tempes grisonnantes leur donnent de la classe et les rides aux coins des yeux leur donnent une certaine assurance…Ben voyons…On n’est pas sorti du sable…

Pourquoi passer son temps à tenter de devenir un mirage ? Tout ça, c’est du vent, de la poudre (de perlimpinpin) aux yeux, mais malgré tout, ça nous affecte. J’aimerais bien savoir ce qu’éprouvent ces actrices et ses mannequins à la vue de leur image ainsi modifiée, déformée. Se reconnaissent-elles dans ces clichés ?

Comme disait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris ».

Vous me direz qu’il faudrait pour cela revoir et transformer tout le système éducatif de bons nombres de pays (dont le notre) où l’on enseigne systématiquement et à tout un chacun de toujours voir et pointer les défauts plutôt que de nous apprendre à développer et mettre en avant ce qui fait de nous des êtres uniques ! Malheureusement, ce système persiste et se retrouve ensuite dans notre façon de penser, dans le milieu professionnel en terme de management… C’est tellement réducteur de valoriser les qualités, c’est oublier tout bonnement que ce sont nos imperfections qui font de nous ce que nous sommes…Je repense à ce que disait Molière : « La grande ambition des femmes est d’inspirer l’amour », qu’on pourrait opposer à ce que disait Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper dans un arbre, il passera sa vie entière à croire qu’il est stupide ». Le tout est de savoir où l’on veut se situer…

 

 

VVB

Le BHD n°84 : La bataille des Ardennes

Ne dit-on pas que les pires batailles sont celles que l’on mène contre soi-même ?

S’il en est une que je mène depuis longtemps, c’est, comme je l’ai dit précédemment, celle du poids.

Titre de mon mémoire de « sexo » : Le regard que porte le soignant sur la sexualité de la femme obèse ! Tout un programme… Tout ça pour dire que les paroles blessantes d’un père, d’un professeur et d’un collègue (tous pour le moins indélicats) peuvent vous marquer au fer rouge pour toute une vie !

Des kilos, j’en ai perdu (je pense au moins deux fois mon poids actuel), j’en ai repris, aussi. J’ai entretenue une lutte acharnée contre moi-même. J’avais l’impression de me trimballer mon poids comme un militaire trimballe son paquetage…Sauf que moi, je ne pouvais presque jamais le poser…

Les seuls instants où il n’existait pas, c’est quand je faisais l’amour… Je ne souhaite, bien évidemment pas, vous détailler des détails pour le moins intimes, mais cela m’a conduit à penser que le poids, la sexualité, la féminité et l’amour étaient des sujets qui méritaient qu’on y porte une certaine attention. Mes kilos et moi, nous aimions le sexe, tout comme moi sans mes kilos (j’aime le sens de cette phrase). Et ouais, n’en déplaise à certains…Du coup, je ne sais plus très bien si la réflexion que j’ai menée a pris naissance dans mes adipocytes ou mes neurones, ou les deux… Toujours est-il qu’on ne peut pas réduire la relation à l’autre, quel qu’il soit, à l’image du corps (réel ou supposé), ce serait nier les émotions, les âmes, les sentiments et ce qui fait d’une personne un être unique. Sexualité et surpoids (et/ou obésité) ne sont absolument pas incompatibles… Sauf dans l’esprit des gens obtus qui ignorent la différence entre la nudité des corps et la nudité émotionnelle, j’appelle ça la dimension cosmique de la sexualité !

Sans vouloir paraître vulgaire, ça me troue le cul chaque fois que j’entends un soignant ou toute autre personne faire de la grossophobie et se permettant de juger de la sexualité de quelqu’un. Pour moi, c’est comme si certaines personnes se considéraient plus beaux que les autres, et du coup, auraient droit à une sexualité épanouie en fonction de critères physiques préétablis (par qui, d’ailleurs ?). Je pense que ce qui les défrise justement, c’est de se dire que quelqu’un soit disant pas dans leurs critères puisse avoir une sexualité plus épanouie et s’éclater au pieu davantage qu’ils ne le feront peut-être jamais !!! Et toc, dans ta face !

Alors, qu’on se le dise, une vie sexuelle satisfaisante n’est pas corrélé à la masse et « l’orgasmomètre » n’est pas branché en wifi avec le pèse-personne !…ça pourrait faire un nouveau théorème, qu’en dîtes-vous ?

 

 

VVB

Le BHD n°83 : Régime de faveur

Certaines femmes sont belles sans y penser et je dois avouer qu’elles ont bien de la chance…

Je me dis souvent que moi, même en y pensant très fort et continuellement, je ne parviendrais jamais à la hauteur d’une Sophie Marceau ou d’une Marylin Monroe…

Une fois encore, cela remonte à l’enfance…J’ai des fesses callipyges, c’est ainsi !

J’étais une belle petite fille potelée avec de belles anglaises blondes, version bébé Cadum…

Après mes 8 ans (Cf. BHD n°64), je suis devenue ronde et ça s’est empiré jusqu’à mes 13 ans. Non pas que j’étais obèse, mais j’étais en surpoids (les années 70 ne faisaient pas encore la différence sur le sujet) et j’étais différente…Des surnoms pourris, des moqueries, j’en ai essuyés beaucoup. Mais je crois que le summum, c’est le jour où mon délicat professeur de sport de l’époque (croyez-moi, je n’oublierais jamais ni son nom ni son visage) m’a traitée de « grosse patate » devant la moitié du collège. J’aurais voulu disparaître au propre comme au figuré. Il était parfaitement inutile de m’insulter puisque d’une part mon cher père biologique ne cessait de me dire que vu que j’étais grosse et moche, je ne ferais rien de bien dans la vie…LOL ! Et d’autre part, j’étais déjà au courant chaque fois que je voyais mon reflet dans le miroir. L’avantage non négligeable, c’est que cela m’a permis de développer mon sens de l’humour…

Des traitements pour être enceinte, trois grossesses rapprochées, une maladie de la thyroïde, des régimes de toutes sortes depuis lesquels je m’interdis certains aliments, des pertes de poids, des reprises…Tout ça pour finir à la veille de la naissance de mon quatrième enfant avec un poids record de presque un quintal, qui pour le coup me plaçait dans la catégorie obèse ! Je crois que le coup de grâce m’a été asséné par un collègue anesthésiste qui m’a dit devant une patiente : « Quand est-ce que tu vas arrêter d’être grosse ? »…Ce à quoi j’ai répondu : « Quand tu arrêteras d’être con ! »… Autre avantage non négligeable, j’ai développé mon sens de la répartie…

La réalité inavouable c’est que je vivais un véritable effondrement. La douleur d’un constat : celui d’être prisonnière d’un corps que je n’avais pas choisi…Affreux !

Et puis un jour, une rencontre magique et salutaire à la veille de mes quarante ans, une conseillère en image m’a proposée ses conseils. Et plus rien ne fut comme avant…Je me suis mise à porter un autre regard sur moi-même, à voir que j’avais du charme que je pouvais être belle sans être une actrice ou un mannequin. J’ai arrêté de me battre contre moi-même, j’ai vu une psychothérapeute et une diététicienne et je me suis mise à mincir…Mon IMC oscille désormais entre 24 et 26, Je sais que je ne serais jamais filiforme, mais ça m’est égal ! J’ai des fesses callipyges, c’est ainsi ! Et comme le dit un petit panneau sur Facebook : « Les femmes avec un léger surpoids vivent généralement plus longtemps que les hommes qui le font remarquer »…J’en connais plus d’une qui seront d’accord avec ça !

 

VVB

Le BHD n°82 : Le choix de Sophie

Mes amies me disent que mes critères de sélections masculines sont trop élevées et qu’à ce rythme là, je vais rester seule longtemps…Peut-être ? D’ailleurs, d’après les statistiques, une femme met en moyenne 5 ans pour « refaire » sa vie après un divorce. Entre 3 et 10 ans si on prend les extrêmes. J’ai encore de la marge.

Le fait est que je sais à présent ce que je ne veux plus. De même, j’ai longtemps cru qu’une relation « à tout prix » était nécessaire à ma survie…Je suis, à présent, sûre du contraire.

Je commence juste à sortir de ma période « Prostrée-roulée-en-boule-sous-plaid-sur-canapé », alors, un peu de patience. J’ai compris la nécessité d’étudier et de décortiquer pourquoi la relation précédente n’avait pas fonctionnée avant de me lancer dans une hypothétique future relation amoureuse. Apprendre de ses erreurs, le béaba.

Toujours pleine de sollicitude, les copines vous disent d’avoir des relations, même sexuelles…Ouais, bon d’accord…Mais où est-il écrit que la quantité prime sur la qualité ? Je ne suis pas sûre du ou des résultats. Et puis, très franchement, je préfère faire pleins de choses avec le même homme que la même chose avec pleins d’hommes…Cette phrase, je l’ai empruntée à Sacha Guitry et transposée au masculin. Elle résume très bien ma façon de penser.

J’ai eu ma « relation pansement », celle qui vous fait dire qu’un « après divorce » est possible. Mais elle a eu lieu trop tôt et je suis retombée plus vite que la lumière dans mes travers, preuve s’il en est qu’il faut digérer et jeûner après une crise de foie (et de foi)…Quand j’ai compris mon erreur, j’ai fait comme Brutal dans la ligne verte, j’ai arraché le pansement d’un coup sec ! « Comme disait ma mère, faut l’arracher d’un coup, ça fait moins mal….Scratch !…Elle n’avait pas toujours raison, la pauvre ! ».

Et ce fut vrai. D’abord, c’est comme si j’avais tenté de soigner une incision en la cautérisant au fer rouge…Je vous laisse imaginer…Et puis, c’était une façon de donner le change devant tout le monde, prétendre qu’on est toujours dans la course ! Mais la course de qui ? De quoi ?

Aux pires instants de la séparation, j’entendais qu’il fallait laisser le temps au temps et j’étais incapable de le comprendre, j’avais cru qu’une partie de moi était morte à tout jamais. J’avais cru que « ce tout petit supplément d’âme, cet indéfinissable charme, cette petite flamme » qui fait que MOI, je suis moi avait disparu dans les couloirs d’un tribunal…Je viens juste de réaliser que non ! Ma flamme était seulement en veille profonde, elle est toujours là, prête à être ravivée…Wait and see !

VVB