Le BHD n°56 : Le questionnaire de Proust

Le principal trait de mon caractère : Energique, généreuse, féminine.

La qualité que je désire chez un homme : Attentionné, drôle, communicatif, intelligent.

La qualité que je préfère chez une femme : Franchise, spontanéité.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : Leur soutien indéfectible, leur sincérité et leur fidélité.

Mon principal défaut : La colère !

Mon occupation préférée : Individuelle, je suppose…alors, ramasser du verre dépoli.

Mon rêve de bonheur : Vivre une belle et authentique histoire d’amour…

Quel serait mon plus grand malheur : La perte d’un de mes enfants.

Ce que je voudrais être : Amoureuse…

Le pays où je désirerais vivre : N’importe où au bord de l’océan, avec une préférence pour l’Ile d’Oléron.

La couleur que je préfère : Le bleu et le rose.

La fleur que j’aime : Le coquelicot, la pivoine.

L’oiseau que je préfère : L’hirondelle, la mésange bleue.

Mes auteurs favoris en prose : Emily Brontë, Barjavel, Stephen King, Elizabeth Gilbert.

Mes poètes préférés : Alfred de Vigny, Prévert, Henri Dès.

Mes héros favoris dans la fiction : Sherlock Holmes, Zorro, Kick Ass.

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Samantha Stevens, Ada (la leçon de piano), la mère de Forrest Gump, Erin Brockovich.

Mes compositeurs préférés : Jean-Jacques Goldman, Rag’N Bone Man, Amy Winehouse.

Mes peintres favoris : Dali, Gustave Courbet.

Mes héros dans la vie réelle : Mes grands parents maternels et mes amis.

Mes héroïnes dans l’histoire : Simone Veil, Michelle Obama, Meryl Streep.

Mes noms favoris : Amour, amitié, humour, courage.

Ce que je déteste par-dessus tout : Le mensonge et l’hypocrisie.

Caractères que je méprise le plus : Les machos, les sexistes et les prétentieux.

Le fait militaire que j’estime le plus : Celui qui a valu au père de mes enfants d’être décoré de la Croix de la Valeur militaire.

La réforme que j’admire le plus : Celle des congés payés.

Le don de la nature que je voudrais avoir : Avoir une belle voix et chanter juste !

Comment j’aimerais mourir : Aimée…

Etat présent de mon esprit : Plein d’espoir et positif.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence : Celles des enfants.

Ma devise : A cœur vaillant, rien d’impossible.

VVB

Le BHD n°55 : Pourquoi se lever le matin ?

D’après les philosophes, il paraît que c’est une question existentielle… Eh ben, chez les philosophes, doit pas y’en avoir beaucoup qui ont des enfants…ou qui bossent…

Alors, en ce qui me concerne, pourquoi je me lève le matin ? Il va s’en dire que ce n’est, bien évidemment pas, lorsque je viens de faire douze heures de garde de nuit, parce que là, je n’ai qu’une envie quand je suis devant mon vestiaire : c’est vivement que la téléportation existe et que je me retrouve direct dans mon p’tit dodo, en pyjama, SVP !

Pour tous les autres jours, enfin matin, les raisons sont diverses et variées et certainement pas existentielles.

Il y a les pragmatiques : je vais au boulot, j’ai un rendez-vous, je dois emmener les enfants à l’école (plus trop maintenant, ils sont grands, mais j’ai largement connu cette grande aventure). C’est jour de repos, donc de ménage, des courses et des lessives, normal !

Il y a les urgences : « maman, j’ai faim », « maman, pipi », « maman, j’ai vomi », « maman, je suis malade » et là, vous trouvez la faculté de passer de l’horizontale à la verticale en un dixième de seconde et sans savoir comment vous avez procédé…Pas de question à se poser, mais le téléphone à prendre pour changer tous vos plans de la journée : pour prévenir l’école, prendre un rendez-vous chez le médecin ou le pédiatre, courir à la pharmacie, exit votre rendez-vous chez le coiffeur ou votre séance de gym…Vis ma vie de mère de famille, monsieur le philosophe, et tu sauras où tu peux te mettre ta chère question existentielle…Ben oui, ça m’énerve !

Il y a le naturel : je me lève parce que je n’ai plus sommeil…Vite, où est la cheminée que je la marque d’une pierre blanche.

Il y a le rageant : avoir envie de faire pipi genre trente ou quarante-cinq minutes avant que le réveil ne sonne et savoir que si l’on se rendort, on aura la tête dans le cul toute la journée, mais on le fait quand même. Que la mère épuisée qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre…

Il y a le p’tit câlin du dimanche matin…monsieur se réveille au garde à vous et voudrait profiter du moment avant que les enfants ne s’éveillent…chacune voit midi à sa porte…

Il y a le festif : fête des mères ou anniversaire où on vous amène le petit déjeuner au lit, préparé avec amour…Mais où il est bien difficile d’en profiter tandis qu’on saute autour de vous et que votre jus d’oranges fini dans votre nuisette !

Il y a le météorologique : l’hiver, quand vous entendez, enfouie sous la couette, une pluie battante et que vous désirez plus que tout devenir une marmotte et vous mettre en mode hibernation et ne mettre le nez en dehors du lit qu’après le solstice de printemps…minimum !

Il y a le sportif : ce matin, je vais marcher, faire du vélo, à la plage…A fond la forme et je fais gaffe à mes formes !

Mais alors, l’existentiel ?

Parfois, il est là…C’est celui qui dit que la vie est plus facile quand on l’affronte à deux, que la vie est plus belle quand on a quelqu’un avec qui la partager…Et justement, ces matins là, il faut s’extirper du lit pour montrer à l’avenir qu’on est prête pour recevoir l’espoir…

VVB

Le BHD n°54 : Nini pattes en l’air, la reine des dromadaires !

Ma toute petite Nini, juste née dans sa grenouillère vert pâle et qui prend le sein pour la toute première fois.

Ma toute petite Nini, le crâne rasé dans les bras de son père.

Ma toute petite Nini avec sa bouille toute ronde, son sourire espiègle et ses lunettes rouges.

Ma toute petite Nini qui ne veut pas marcher toute seule.

Ma toute petite Nini, ses caprices et son célèbre cri de guerre.

Ma toute petite Nini en salle de réveil parce qu’elle a inhalé une cacahuète.

Ma toute petite Nini dans sa robe polaire violette version Tinky Winky des Télétubbies.

Ma petite Nini en adoration devant sa super nounou, Patou, et qui « conduit » sa voiture.

Ma petite Nini finissant son poème de fête des mères par un « je t’aime grand comme ça, et je le dis avec mes bras » !

Ma petite Nini aux urgences pédiatriques qui rassurent les autres enfants parce qu’ils vont avoir une photo et que ça ne fait pas mal !

Ma petite Nini, fan de Barbie et qui a eu a peu près tous ses produits dérivés.

Ma petite Nini et ses chaussures de gitane qui claquent sur le carrelage.

Ma petite Nini, son Lapinou dans les bras, qui jure qu’elle l’a perdu et qu’elle a fait un « chaukomar »…

Ma petite Nini, dans le lit parental, vomissant dans son saladier parce qu’elle « adore les n’œufs ! ».

Ma Nini créative qui s’essaie à différentes activités : le judo, la danse, les loisirs créatifs, les claquettes, la photo, le dessin…

Ma Nini atypique qui aime les dinosaures et les tortues.

Ma Nini, généreuse et drôle.

Et puis, un jour, ma Nini plus grande que sa mère.

Ma grande Nini avec ses « boobs » !

Ma grande Nini qui fait de la pâtisserie avec passion et talent pour sa famille, ses amies et sa classe.

Ma grande Nini, triste, qui a du mal à trouver sa place dans ce monde…

Ma grande Nini fan des poulpes, du Japon et des Mangas

Ma grande Nini, perdue, dont les colères sont les moyens d’exprimer sa tristesse…

Ma grande Nini hyper présente pour sa mère lorsqu’elle en avait le plus besoin…

Ma grande Nini victorieuse devant le bac.

Ma grande Nini, ses cheveux rouges et sa mèche.

Ma grande Nini, courageuse, se faisant tatouer Jean-Edouard.

Ma grande Nini, complice de son arrière grand-mère dont elle est le sosie au même âge. Ensemble, elles refont le monde, tricotent et font de la couture.

Ma grande Nini à l’aube de sa vingtième année et qui va partir découvrir le monde…
Ma grande Nini que j’aime et que j’adore de tout l’univers !

Ma grande Nini, tout l’amour et la fierté d’une mère…

VVB

Le BHD n°53 : Cours de rhétorique

Vous, je ne sais pas, mais s’il y a bien une expression qui m’horripile et m’exaspère c’est « Il vaut mieux avoir des remords que des regrets » ou l’inverse, d’ailleurs parce que je trouve cette expression carrément nulle ! Cela provient sûrement du fait que je ne la comprends absolument pas, non pas d’une manière intellectuelle, mais d’une manière émotionnelle.

Mais d’abord quelle est exactement cette maxime ? Après vérification : « Il vaut mieux avoir des remords que des regrets » vient d’Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray.

Allez savoir pourquoi, cela ne m’avance pas beaucoup…Et c’est parti pour de petites recherches sur le remord et le regret !

Petite synthèse : le regret parle d’un manque, d’une absence. C’est cet acte, ce choix que nous n’avons pas fait et dont nous estimons, trop tard, qu’il aurait pu nous amener une satisfaction (NON AGIR). La culpabilité rend le regret douloureux… Les regrets laissent un goût amer. Les remords sont éphémères et donnent la conscience d’avoir mal agi (AGIR). En regardant en arrière, on s’aperçoit que ce qu’il reste après les années écoulées, ce sont les regrets et pas les remords. Il vaut mieux regretter quelque chose qu’on a fait (même si la méthode n’était pas adéquate) que de regretter toute sa vie de ne pas l’avoir fait.

Et maintenant deux petites citations que j’ai découvert sur le sujet, la première, d’un anonyme mais qui vaut son pesant de cacahuètes : « la femme infidèle a des remords, la femme fidèle a des regrets »…Et l’homme ? (sexisme quand tu nous tiens). Et cette autre que je trouve bien nébuleuse : « Il vaut mieux n’avoir pas tout à fait de ce qui est nécessaire que de ne jamais pouvoir avoir trop de ce qui est inutile ». Ce doit être une phrase qu’on apprend aux politiciens. Mais j’y vois aussi, en amour, toute l’importance de ces petites choses qu’on fait pour l’autre et qui ne se voient pas, qui sont presque invisibles et indétectables, mais qui permettent à l’autre de se sentir bien.

Aujourd’hui, si je devais faire le point, je dirais que je n’ai pas de remords, quant aux regrets, je conclurais sur cette célèbre phrase d’Edith Piaf : « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien, ni le bien, ni le mal, tout ça m’est bien égal… »

 VVB

Le BHD n°52 : Mes 7 pêchés capitaux

L’orgueil : c’est être perfectionniste et croire que tout le monde fera passer l’intérêt collectif avant le sien. C’est penser que ses enfants sont les plus beaux et les meilleurs. C’est penser que les personnes changeront parce que le simple fait d’éprouver de l’amour les transformera à tout jamais. C’est croire que les choses ne peuvent pas être pires et que le meilleur reste à venir.

 

L’envie : d’être grande longue et mince, d’être heureuse en amour, de me transformer rien qu’une journée en Hit Girl pour péter la gueule à tous ceux qui le méritent, de ramasser du verre dépoli sur la plage, de faire un week-end thalasso avec le Boys Band. L’envie légitime que mon temps de travail soit respecté !

 

La gourmandise : les crêpes et le poulet au curry de mon ex. Les cookies fourrés au Nutella de ma Nini. Les langoustines à l’Armoricaine de ma mère. Les carottes râpées à la mayonnaise dans des feuilles de salade de ma mamie, ainsi que ses haricots verts et son célèbre lapin sauté (à la barre fixe avait coutume d’ajouter papi) sans oublier le millat charentais, recette de mon arrière grand-mère. Les gâteaux de mon amie Manue, avec son brownie 3 chocolat. Les pêches au thon de Patou et Véro.

 

La Luxure : C’est n’avoir peur ni de l’amour (le sentiment) ni du sexe. C’est aimer « ça » et ne pas en avoir honte. C’est se dire que la femme est à son apogée sexuelle à 50 ans. Ce sont des regards et des mains qui se frôlent, ce sont des caresses appuyées, ce sont de merveilleux moments qui sont pour l’instant des souvenirs…et être terrifiée qu’il en soit toujours ainsi.

 

La paresse : C’est s’octroyer une journée sans faire de lessive et avoir l’impression de commettre un acte de rébellion intense. C’est se réveiller de manière naturelle sans avoir mis le réveil. C’est passer toute une journée en pyjama après une nuit de garde éreintante. C’est regarder la poussière sur les meubles et s’en foutre.

 

La colère : C’est exploser en rentrant du boulot après une garde pourrie parce que toute la vaisselle sale est au-dessus du lave-vaisselle. C’est être en rage contre soi-même parce qu’on n’a pas su rendre un homme heureux.

 

L’avarice : C’est s’acheter de la lingerie alors que ce n’est pas le moment et qu’on va finir le mois (encore) dans le rouge. C’est faire passer quoiqu’il advienne les besoins de ses enfants avant les siens. C’est retarder sans cesse de partir voir les aurores boréales.

VVB

Le BHD n° 51 : Ridules et pattes d’oie

Mes rides racontent mon histoire.

Je me souviens avec tendresse et nostalgie de mon fils aîné, alors âgé de 4 ou 5 ans qui m’avait demandé : « Ce sera qui la mamie de mes enfants ? ». Et quand j’avais répondu : « Ce sera moi », il m’avait déclaré : « Ce n’est pas possible, tu ne seras jamais une mamie, tu es ma maman ! ». Pendant des années, il insistait sur le fait que je devais « mettre de la crème pour ne pas vieillir » et il me le répétait à chaque publicité de crème antiride. Chaque fois qu’il me voyait dans la salle de bains entrain de me tartiner le visage, il en remettait une couche (c’est le cas de le dire) : « c’est de la crème pour pas vieillir, c’est bien maman ! ».

Pour tant, à n’en pas douter, mes rides racontent mon histoire et je sais comment chacune d’elles est apparue.

Il y a la toute fine sur ma joue droite qui date du « premier coup de griffe dans le contrat ».

Il y a celles dîtes du lion version Florence Foresti quand la lionne surveille ses petits ou qu’elle leur fait les « gros yeux ».

Il y a celles de chaque côté de la bouche nées de la tristesse, des deuils, de l’inquiétude.

Mais il y a aussi celles nées des sourires, des rires du bonheur et de la joie.

Mon petit dernier avait coutume de me dire : « maman, quand tu es fatiguée, ou quand tu ris, tu as des soleils autour des yeux ».

Il y a celles au-dessus des yeux qui expriment mon incrédulité, très proches de celles de quand j’ai très envie de dire ce que je pense mais que la bienséance me l’interdit !

Celles qui sont minuscules à la commissure des lèvres témoins de mes fous rires avortés…

Il y a, aussi, celles qui sont invisibles : comme lorsque je sors de garde et que j’ai la douloureuse sensation d’avoir le derrière des paupières en Scotch-Britt…

Quand bien même j’aurais le budget pour faire disparaître tout ça, je ne le ferais pas. Certains jours, quand je suis heureuse, mes rides signent mon bonheur…et pour les jours tristes, il y a deux options : ceux qui vous connaissent bien voient votre peine et pour les autres, il y a la technique du sourire invisible, ou bien encore, la méthode largement éprouvée qui a fait ses preuves du « j’en ai rien à faire ! »

 

VVB

Le BHD n° 50 : Monstres et compagnie

De toute évidence, les monstres des adultes sont beaucoup moins sympathiques que Sullivan et Bob Razowski (du dessin animé Pixar)…pourtant, nous continuons à les enfermer consciencieusement dans des placards. Je crois que j’ai largement sous estimé la contenance de mon foutu placard…certains jours, il suffit d’un mot, d’une phrase, de la pleine lune, d’une nuit sans sommeil pour que tous mes monstres essaient de se glisser dehors, telles des ombres maléfiques sorties tout droit d’un film d’horreur cauchemardesque…Ils se bousculent, prêts à faire claquer la serrure, et j’ai toutes les peines du monde à les laisser où je les ai soigneusement enfermés ! Saloperie de monstres !

Les miens s’appellent : terreurs enfantines, traumatismes, trahison, mensonge et solitude. Ils cherchent à se répandre insidieusement par tous les interstices de cette fichue porte de placard. Oui, certains jours, les laisser derrière la porte équivaut à vouloir dompter une meute de crotales sournois…Alors autant leur ouvrir, les laisser vous dévorer le cœur et la cervelle. Ils déferlent sur vous et vous laissent pantelante, terrifiée, recroquevillée, à terre…encore une fois…

Le seul remède pour se relever, encore, douloureusement et péniblement, c’est attendre la minuscule flamme vacillante de l’espoir. Trouver, une fois encore le courage de donner un sens à sa vie alors que tout est figé dans une épaisse mélasse noire.

L’espoir, petite chose ténue et ridicule qui naît parfois d’un tout petit rien, comme le souvenir d’une phrase bienveillante prononcée par une amie toute aussi bienveillante. Mais une fois qu’il est là, il n’appartient qu’à nous de le laisser grandir, de l’entretenir…Et dans ma tête résonnent les paroles de Jean-Jacques Goldman, les raisons qui nous portent et ce stupide espoir

Garder en un mot comme en cent son courage à portée de main, se donner, pour la ixième fois une chance de vivre un avenir rose et heureux…

D’un coup, les monstres regagnent d’eux même la place qu’ils n’auraient jamais due quitter au fond de leur sombre placard. Je n’ai pas gagné la guerre, mais la bataille est acquise. Il me prend de jouer les Amélie Poulain : Si j’arrive au bout de la rue avant que la voiture qui me suit ne me dépasse…alors, si j’éteins le sèche-linge avant qu’il ne sonne une deuxième fois…alors, si…alors…

VVB

Le BHD n°49 : La Saint Valentin

Ah, le 14 février, la « sacro » Saint Valentin qui rappelle cruellement à ceux qui sont seuls qu’ils le sont ! « Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule ».

Cette fête des amoureux, nous l’attendons fiévreusement et la redoutons tout à la fois. Car je rappelle qu’  « une surprise », c’est quand « ça fait plaisir » ! Et nous avons tous eu notre lot de déceptions devant un cadeau où l’on ne peut s’empêcher de se dire : « Mais comment peut-il/elle me connaître aussi mal ? » Il y a,  aussi, forcément, cette super phrase qu’on entend devant un amoureux qui a oublié : « Non, mais la saint Valentin, c’est une fête commerciale… ». Et alors ? Noël aussi est devenue une grande fête commerciale, ça ne nous empêche pas de faire crouler nos chères têtes blondes et nos proches sous un déluge de cadeaux !

Mais d’ailleurs, savez-vous d’où vient cette fête très ancienne ? Permettez-moi de vous éclairer sur le sujet, histoire de briller en société.

Tout commence en l’an de grâce 270 de notre ère quand un prêtre chrétien prénommé Valentin s’est mis à pratiquer des mariages religieux clandestins. Les hommes mariés pouvaient ensuite refuser de s’engager dans la légion (romaine). De là à penser que Valentin est le saint patron des mecs qui crèvent de trouille à l’idée d’aller au combat, il n’y a qu’un pas…D’ailleurs, au passage, saviez-vous que les hommes sont deux fois plus généreux avec leur maîtresse qu’avec leur épouse…sympa !

Toujours est-il que le moine Valentin fut exécuté sur l’ordre de l’empereur romain Claude II (je vous voir déjà sortir cette info au resto, la classe !) et que, du coup, tout le monde a considéré qu’il était mort en défenseur de l’amour et du mariage.

Ensuite, au V è siècle, l’Eglise a commencé à ne pas voir d’un très bon œil certaines fêtes païennes de la mi-février. La plupart de ces fêtes célébraient le réveil de la nature ou les prémices du printemps, mais elles avaient une fâcheuse tendance à se terminer en parties de jambes en l’air…Pour votre information, c’est à la mi-février que les oiseaux recommencent à chanter, les hommes à roucouler et les hormones à titiller ! (Ne rigolez pas, de nombreux bébés doivent leur conception à la fête des amoureux).

Bref, le Pape de l’époque qui n’était pas un rigolo décréta que le 14 février serait le jour de la célébration de l’Amour avec un grand « A », toujours plus classe que ces fêtes peu ragoutantes qui se terminent en partouze. Une petite précision tout de même, cette célébration était tout autant à l’attention des couples déjà formés que pour ceux qui cherchaient (désespérément) l’âme sœur.

Il faut ensuite attendre le XX è siècle pour voir apparaître les symboles que nous connaissons tous : Cupidon, le romantique bouquet de roses et le cœur.

Dans certains pays comme les USA, c’est également la fête de l’amitié marquée par des rituels comme l’envoi de cartes, de fleurs ou de chocolats.

Maintenant que vous voilà érudit sur le 14 février, je n’aurais qu’un mot : cette année, pitié, faites un effort et surprenez (agréablement) la personne que vous aimez ! Ce sera ma saint Valentin à moi…

 

VVB

Le BHD n°48 : J’entre en Politique

Les élections présidentielles approchent et sont encore lointaines, malgré tout, pourtant, c’est déjà toute la classe politique qui se tire allègrement dans les pattes en oubliant même de venir aux séances de l’Assemblée Nationale ou du Sénat…Eh, HO, y-a-t-il un pilote dans l’avion ? A se demander si quelqu’un gouverne encore le pays et pense à l’intérêt général plutôt qu’à son propre intérêt ?

Les journalistes s’en donnent, aussi, à cœur joie entre désinformation, interprétation et désintégration. Sans oublier un manque d’impartialité contraire à l’éthique du journalisme.

Franchement, on se demande si toute la classe politique n’est pas corrompue jusqu’au trognon comme Don Salluste dans la Folies des Grandeurs, « ça c’est pour moi, ça c’est pour le roi ».

Le pouvoir, l’argent, les magouilles, les détournements…Et c’est cette même classe politique qui voudrait nous dire comment vivre et nous donner des leçons de morale…On croit rêver !

Le premier but qu’ils devraient tous se fixer, c’est nous redonner foi en nos dirigeants…Ce qui n’est pas prêt d’arriver puisque quelque soit le bord politique d’où ils viennent, les loups ne se dévorent pas entre eux. J’en veux pour preuve les lois qu’ils font passer discrètement les concernant, comme le maintien de leur salaire quand ils quittent leurs fonctions…

 

Enfin bref, j’ai décidé de faire des propositions politiques !

Avant toute chose, je rebaptiserais les Présidentielles « Qui veut gagner des millions », ce serait plus honnête !

Premièrement, que toute personne éligible ait un casier judiciaire vierge, c’est la moindre des choses quand on sait que les « fonctionnaires » doivent en avoir un !

Deuxièmement, qu’on divise par deux le nombre de ministres, de députés, de sénateurs et de directeurs de cabinets en tout genre. Proportionnellement, en comparaison avec les USA, nous en avons beaucoup trop, et ça coute une blinde (surtout qu’ils piquent tous dans la caisse) !!! Et pendant qu’on y est, retirer systématiquement une partie du salaire à nos chers députés et sénateurs qui n’assistent pas aux sessions pour lesquelles ils ont été élus par le peuple, pour le peuple et pour défendre les intérêts de ce même peuple. Alors un peu de respect, méritez votre salaire !

Troisièmement, que tous ceux qui ont détourné des fonds les remettent dans la caisse, je pense qu’on « boucherait » bien des trous (à coup de 900 000 euro, ça va vite) !!!!

Quatrièmement qu’on arrête de débloquer des fonds, que nous n’avons pas, pour telle ou telle cause aussi noble soit-elle. Surtout pour nous rebattre ensuite les oreilles que nous sommes en surendettement et nous faire culpabiliser !

Cinquièmement qu’on arrête de nous bassiner avec les marchés financiers, le CAC40 et les banques. Tout ça, c’est du virtuel, du papier, du vent, c’est permettre à une poignée d’hommes d’avoir des richesses toujours plus colossales, tandis que d’autres, la majorité, tire la langue.

 

Et mon dernier point : ne pas prendre trop au sérieux tout ce que je viens d’écrire, je n’ai malheureusement aucun pouvoir, je ne suis qu’un petit grain de sable sur la plage, même si je veux être un petit grain de sable qui gratte ! Quoique, si tout le monde devenait un petit grain de sable qui gratte ?…L’union fait la force.

 

VVB

Le BHD n° 47 : Soignante, fonctionnaire…et pas contente !

« Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? », tout le monde ne se souvient peut-être pas de cette célèbre réplique d’Arletty dans Hôtel du nord, mais moi, j’ai envie de hurler à nos politiques de tout bord : « Fonctionnaire, fonctionnaire, est-ce que j’ai une gueule de fonctionnaire ? »

Tous autant qu’ils sont, à décrier ainsi les fonctionnaires, ça me saoule, ça me désole, ça m’exaspère, ça me désespère !!!!

1 : Est-ce qu’ils n’oublieraient pas qu’eux aussi sont des fonctionnaires ? Qui, d’ailleurs, donnent une très mauvaise image : corruption, détournement de fonds, affaires de justice qui tombent aux oubliettes, emplois fictifs des membres de leur famille, sexisme, agressions sexuelles, mensonges, promesses non tenues et j’en passe…

Ah, j’oubliais, le fonctionnaire lambda, lui, doit avoir un casier judiciaire vierge, faîtes ce que je dis, pas ce que je fais !

2 : Dans l’imaginaire collectif, le fonctionnaire est un employé qui arrive en retard au boulot, part systématiquement en avance, a 2000 RTT par an et n’en fout pas une rame…Vient vivre ma vie de soignant à l’hôpital public et on en reparle !!! Saviez-vous que le temps de déshabillage et d’habillage est intégré dans le temps de travail, mais qu’aucun soignant ne le respecte car sinon, il n’existerait plus de jonction des équipes, ben oui, vu que maintenant les temps de transmissions réduisent comme peau de chagrin (voir n’existent pas)…sympa pour les patients ! Saviez-vous que souvent nous effectuons nos 8, 10 ou 12 heures de travail sans avoir le temps de boire, de manger, de pisser ! Que les heures supplémentaires ne sont pas payées, difficilement récupérables voir même carrément interdit d’en avoir ! Que les formations doivent être effectuées sur le temps personnel, voir payées par nos soins…

3 : Où sont les syndicats ? Le salaire des fonctionnaires a été gelé pendant 11 ans, sans que cela pose de problème à quiconque.  Et là, miracle, une augmentation de 0,6 % en juillet 2016 et une autre, encore de 0,6 % en février 2017…même pas l’inflation ! Quid des primes de week-end (75 euro) et de nuit (1,07 euro brut en plus de 21h à 7h) qui n’ont pas augmentées depuis 1990. Et la dernière mode pour faire des économies dans les hôpitaux, le « décaissage », c’est-à-dire que vous arrivez pour votre journée de travail et que 1 heure après, on peut vous dire « il n’y a pas assez de patients, tu dégages ». La fête du slip dans toute sa splendeur !!! Pas assez de patients on décaisse, trop de patients, on encaisse !

4 : Les propos de nos politiques sur la suppression des postes de fonctionnaires : comment peuvent-ils confondre des soignants, des policiers et des militaires avec certains administratifs ? Madame Michèle Alliot-Marie parle de nous retirer le droit de grève, ben voyons, déjà que nous sommes réquisitionnés et que tout le monde se fiche que nous fassions crève. C’est sûr, à côté de la SNCF ou les aiguilleurs du ciel qui bloquent le pays comme qui rigole, nous ne jouons pas dans la même cour.

Moins de lits dans les hôpitaux, moins de soignants, préparez-vous à acheter « la chirurgie pour les nuls » parce que bientôt, il faudra pratiquer soit même ses interventions sur sa table de cuisine. Une récente étude montre que les infirmières françaises sont moins bien rémunérées que les infirmières de certains pays émergents (comparaison par rapport au PIB). Waouh, quelle grande nation que la nôtre !

5 : Heureusement qu’il existe des gens engagés comme Sabrina Ali Benali pour déclarer que « l’hôpital public ne tient plus que grâce à la dévotion des soignants », parce que c’est le cas ! Les soignants sont épuisés, certains en viennent au suicide, certains sont en burn-out et malgré tout, nous continuons à aimer notre travail et nos patients. La question, c’est jusqu’à quand allons-nous tenir ?…

VVB