Le BHD n°22: Sous le plus grand chapiteau du monde

Le BHD n°22 : Sous le plus grand chapiteau du monde

 

Une maxime dit que : « Celui qui a fait de son mieux ne peut pas se sentir coupable ».

Alors pourquoi j’éprouve cette culpabilité ?

Depuis que je suis épouse et mère, je me suis toujours sentie comme un funambule sur son fil avec sa perche et se balançant au-dessus du vide. Hésitante entre le bien et le mal, entre le trop et le trop peu…

Au début, l’amour qu’on ressent nous transforme en une meilleure version de nous-mêmes, non pas parce que l’autre le demande, mais parce que ça vient du plus profond de nous-mêmes.

Je ne sais pas à quel moment la machine s’est emballée et à quel moment j’ai perdu pied ?

Toujours est-il que j’ai pris mon rôle beaucoup trop au sérieux. De mère de famille nombreuse, je me suis transformée en chef d’entreprise : celui qui gère, dirige, coordonne. J’ai tenu la barre comme un capitaine de vaisseau, j’ai été comme un modérateur sur un site, j’ai été comme Alice Sapritch dans la Folie des grandeurs, j’ai veillé à « l’étiquette ». Un job à plein temps, j’ai enfilé le costume du méchant qui ramène à la réalité : l’heure de la douche, des devoirs, du dîner, du coucher. J’étais celle qui « casse l’ambiance » comme avait coutume de dire le père de mes enfants, la rabat-joie.

J’ai tellement voulu être parfaite qu’au final, j’ai le sentiment d’avoir fait chier tout le monde.

Pas étonnant que je me sois fait jeter comme une vieille chaussette essorée dont on n’a rien à faire !

Je n’ai que ce que je mérite.

Mais quand j’entends les « psys » dirent que c’est un besoin de « reconnaissance », je ne suis pas d’accord. Avant de reconnaître, il faudrait déjà « connaître » : la somme de travail fourni, par exemple. J’avais plutôt un besoin de me « re-poser », un besoin de me « poser ».

S’il existe un « méchant », c’est qu’il y a un « gentil ». Si c’est toujours le même qui tient le rôle, ce n’est pas forcément par un choix volontaire, mais par un choix imposé. Encore mon putain de syndrome de Wendy !

Mes colères contenues et non contenues exprimaient juste un besoin de changement : celui de pouvoir enfin me reposer sur les autres, lâcher les rênes, se dire : « je lève le pied, je pars en roue libre, je m’abandonne et quelqu’un d’autre prend les commandes du navire ».

J’aurais aimé que mes besoins primaires soient respectés. J’aurais aimé que ma douceur puisse s’exprimer. J’aurais aimé que la « pause s’impose » comme dans un slogan publicitaire…

 

 

Le BHD n°21: Apollo 13, Houston, Houston, on a un problème!

 

Le divorce sur le divan.

La plupart des gens décrivent le divorce comme un deuil avec ses 5 phases bien établies et qu’il faut traverser : le déni, la colère, le marchandage, la tristesse ou dépression et l’acceptation.

Oui, peut-être, mais moi, je décrirais 3 phases et d’ailleurs, l’un n’empêche pas l’autre et vice-versa. Donc, le divorce selon tata Valou ce serait : l’explosion, la déconstruction et la reconstruction.

 

Pour la première phase, l’explosion, si vous ne l’avez pas vécu vous-même, essayez de vous imaginer que vous êtes en même temps victime d’une cinquantaine de boules de chantier, d’un dynamitage dont la puissance aurait à la fois la puissance des bombes nucléaires et Nagasaki et Hiroshima, et juste après d’un tsunami…. La vie qui vole en éclats, les larmes, le chagrin, le deuil, la vie qui s’effondre, la vôtre, celles de vos enfants, de vos proches. Le « plus rien ne sera comme avant ».

 

 

La déconstruction : Tout d’abord, on se réveille dans un paysage version film post-apocalyptique, c’est lunaire et plein de poussière et l’on s’étonne d’être encore en vie. La plupart des gens qui vous connaisse, ou croit vous connaître, vous donne l’impression d’être Cersei dans Game of Thrones lorsqu’elle effectue sa marche de la honte, nue, à travers la ville avec des clochettes qui la précèdent et une voix qui crie « shame ». Ben oui, parce on se sent tellement honteuse de n’avoir pas su garder son couple en vie, comme une déesse qui aurait laissé le feu sacré du temple s’éteindre. Certains cons croient qu’ils peuvent savoir ce qui se passe dans l’intimité des alcôves, une fois que la porte du domicile conjugal est fermée, quand les squelettes sortent des placards…

J’aurais bien voulu être comme Indiana Jones partant à la conquête d’un nouveau trésor, mais la déconstruction, c’est plutôt un truc méticuleux genre les Experts, toutes les équipes réunies pour davantage d’efficacité. C’est une véritable autopsie du mariage et il est vital de la mener si l’on veut comprendre comment cela a pu arriver et, surtout, pour que cela ne se reproduise pas…

 

Ce n’est qu’après la lecture de ce rapport d’autopsie que pourra commencer la reconstruction !

Pour ma part, je crois que je suis toujours dans la phase deux. Je ne manquerais pas de vous prévenir quand j’aurais attaqué la phase trois !

 

Le BHD n°19: Mako, moulages, poteries!

Le BHD n°20 : Mako, moulages, poteries !

 

Un excellent médecin m’a dit un jour que nous étions comme des boules de billard sur un Snooker. La queue (sans jeu de mots graveleux) nous donne une trajectoire, une ligne de vie. Mais les autres boules, en nous tamponnant, nous propulsent vers de nouvelles trajectoires auxquelles nous devons nous adapter.

Je pense plutôt que nous sommes comme cette célèbre pâte à modeler Play Do. On nous sort de notre belle boîte, nous avons une couleur magnifique, une belle texture, nous sommes capables de prendre des formes à l’infini, et il suffit de prendre bien soin de nous, et de bien nous ranger dans la boîte à l’abri de l’air et de la lumière pour que cela continue…Mais ce serait trop simpliste.

Un jour, une autre couleur vient s’ajouter à la nôtre, puis d’autres, la rendant encore plus colorée, irisée et merveilleuse. Un jour encore et on oublie de nous ranger. Manquement au soin, premier durcissement ! D’autres oublis surviennent et notre texture perd de sa souplesse, nous laissons de-ci delà d’infimes petits morceaux de nous-mêmes éparpiller notre personnalité, notre moi profond…A force d’oublis, à force de ne plus être bien rangé dans notre boîte, nous finissons par durcir et devenir d’une couleur terne, qui ne ressemble plus à rien. Nous devenons dures comme une pierre et l’on finit par de débarrasser de nous tel un vieil objet devenu obsolète.

Je me sens comme un caillou, bloc de granit à l’extérieur et pourtant, enrichie par tous les mélanges que j’ai reçue, lave en fusion à l’intérieur.

J’ai pris des tas de trajectoires qui m’ont impactée, qui m’ont ballotée, qui m’ont jetée tel un galet sur une plage. J’attends celui qui me ramassera…

Je ne suis pas un caillou au cœur de pierre.

Je ne souffre pas d’un manque, mais d’un trop plein !

Un trop plein d’amour à donner…

 

 

Le BDH n°19: Mais où est donc passé Morphée?

Le BHD n°19 : Mais où est donc passé Morphée ?

 

Il n’y a pas que l’amour qui m’ait quittée, le sommeil aussi, cet enfoiré, s’est enfuit !

Les bonnes et longues nuits de sommeil réparateur ont déserté et n’existent plus que grâce à la science des apothicaires. À tel point qu’il m’arrive de redouter le moment du coucher…

C’est invariablement la même scène qui se reproduit comme une pièce de théâtre qui se jouerait à guichet fermée. Je suis épuisée et je me couche dans ma position préférée espérant un sommeil sans rêve et bien mérité. Mais là, c’est le même balai qui commence et se répète. La musique d’une nuit sur le mont chauve de Moussorgski résonne dans ma tête et c’est toutes les sorcières de Salem qui débarquent autour de mon lit et dansent en ronde infernale comme pour leur grand Sabbat des soirs de pleine lune. Pour l’occasion, elles ont décidé de transformer mon pauvre cerveau en chaudron bouillonnant. Elles exécutent leur funeste et macabre danse, toute de noir vêtues et jettent une à une leurs pires ingrédients. Plouf, trois pincées de « pourquoi, pourquoi ? », plouf, une bonne lampée de « qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas ? », plouf, une grande rasade de « tu vas finir ta vie toute seule ». Plouf, plouf, cinq cuillères à soupe de « problèmes de fric ». Et pour faire bonne mesure un litre de désespoir ! Et ça tourne, et ça brasse et ça mijote et je me dis que ça ne s’arrêtera jamais…Alors, je choisis de me lever, direction la cuisine, un café et dehors, une cigarette !

Très souvent, quand je retourne dans mon petit dodo, je prends un bloc-notes, un stylo et je couche sur le papier toutes les idées noires qui me viennent. C’est ainsi qu’est né mon billet d’humeur !

L’écriture, c’est thérapeutique. Ecrire me permet d’ordonner mes pensées.

Ensuite, je compte quelques troupeaux de moutons et je finis par trouver le sommeil avec la satisfaction du travail accompli.

 

Le BHD n°18:”Am stram gram, pic et pic et colégram”

Le BHD n°18 : « Am stram gram, pic et pic et colégram »

 

Notre vie est faite de choix et nous sommes le résultat de ces choix, la somme de nos actions.

C’est mathématique et implacable.

Dernièrement, un homme pour qui j’ai le plus grand respect et la plus profonde admiration m’a dit : « Tu es impatiente, mais tu n’as pas le temps ! ».

Et, il a entièrement raison.

Je pense sans cesse à ce jeu de mon enfance et qui s’appelait le « Pousse-pousse ». Ce jeu est constitué par un rectangle en plastique dans lequel se trouvent des lettres ou des formes pouvant glisser les uns sur les autres. Une des cases est vide. Le jeu consiste à former un mot ou une image comme dans un puzzle.

Le puzzle de ma vie, clic-clic, des rêves de jeune fille partant vivre au bord de l’océan, clic-clic la rencontre et le mariage ! Clic-clic, un enfant puis un deuxième, clic-clic, des maladies infantiles, des changements de planning, des déménagements. Clic-clic un troisième enfant, des conflits familiaux, clic-clic un quatrième enfant, des déplacements professionnels nombreux et à rallonge du mari, clic-clic maman qui court toujours entre deux lessives, trois activités pour les enfants, le pédiatre et le boulot. Clic-clic, des rêves qu’on oublie, d’autres qui arrivent et ne se réalisent jamais, par manque de volonté, de temps, d’argent.

Clic-clic, la vie qui passe les enfants qui grandissent et qui commencent à partir étudier, clic-clic, un divorce, encore un déménagement pour s’installer « maman solo », clic-clic, des renoncements !

Clic-clic, un nouveau jeu de pousse-pousse à construire avec mes rêves de jeunesse à réinventer, une nouvelle vie à bâtir et un nouvel amour à rencontrer…

Clic-clic, je crois qu’il va me falloir un bon coup de pouce-pouce du destin…

 

 

Le BHD n°17: Exercice de style

Le BHD n°17 : Exercice de style

 

Je suis Samantha Stevens (ma Sorcière bien aimée), l’héroïne de mon enfance, quand la maison est propre, le réfrigérateur plein, le linge propre-plié-rangé et que toute la famille croit qu’il suffit de remuer le nez pour y parvenir.

Je suis majoritairement dans la vie de tous les jours Lynette Scavo (Desperate Housewives), la mère de famille nombreuse, qui concilie tant bien que mal vie familiale et vie professionnelle, qui ne peut pas s’empêcher de dire ce qu’elle pense et qui trouve toujours du temps à consacrer aux gens qu’elle aime.

Je suis Bridget Jones(le journal de Bridget Jones 1 et 2) quand j’ai l’impression que je ne suis pas foutue de dire et de faire ce qu’il faut quand il faut, « suis nullissime en tout, ai popotin gros comme le Brésil, suis la risée de tous mes concitoyens ».

Je suis Jane Eyre quand je suis d’un romantisme échevelé, prête à traverser des océans pour un homme que j’aime et qui ne sauterait même pas par-dessus une flaque pour moi.

Je me rêve en Mindy Macready (Kick-Ass 1 et 2) pour démolir la tête de tous ceux qui le méritent !

Je suis Bree Van De Kamp (Desperate Housewives) quand ma névrose maniaque du ménage me rattrape, me sert à ordonner mes pensées. Chaque chose à sa place, les événements douloureux dans de petits tiroirs hors de portée, comme des souvenirs bien pliés dans du papier de soie, à l’abri dans des cartons.

Je suis Muriel Robin quand je m’énerve et que je choisis l’humour et les sarcasmes comme arme de destruction massive.

Je suis ce pauvre coyote de la Warner Bros (Bip-Bip et coyote) qui recommence encore et encore et qui se dit que l’échec n’est pas de tomber, mais de rester à terre.

Je suis le clown, Achille Zavatta, autre héros de mon enfance, quand je m’évertue à redonner le sourire aux gens que j’aime pour mieux masquer ma tristesse et mon désespoir.

Je suis, je suis, un super héros du quotidien…

Malgré tout, je reste la Belle au bois dormant qui attend le Prince charmant….

 

Le BHD n°16: Oléron, mon amour!

Le BHD n°16 : Oléron, mon amour !

 

Dans Bravehart, le compagnon de William Wallace parle de l’Irlande en ces termes : « C’est MON île ! ».

Eh bien moi, Oléron, c’est MON île !

Des millions de souvenirs tous plus bons les uns que les autres. Chaque année, depuis l’âge de mes deux ans, jusqu’à mes dix-sept ans, nous partions ma sœur et moi avec nos grands parents pour de merveilleuses aventures estivales. Oléron, c’est l’île de toutes mes premières fois : premières baignades dans les vagues, premiers baisers, premiers flirts, première bande de copains, première cuite, premier bal du 14 juillet, premières vacances avec la bande du lycée et sans aucun parent sur le dos.

C’est l’endroit où je me ressource, mes cheveux ne sont jamais plus beaux que lorsqu’ils ont séchés grâce au vent venu de l’océan. J’adore, étendue sur ma serviette de plage entendre les crissements des pas des gens transmis comme des ondes radio par le sable. Je suis toujours bêtement en admiration devant les puces de mer qui font du trampoline sur mes pieds comme si elles étaient au Club mickey.

Où vouliez-vous donc que j’aille pour mes premières vacances de femme divorcée, à part sur MON île ?

Mais cette année, n’y aurait-il pas une véritable conspiration fomentée contre moi ?

A se demander si je ne suis pas la seule maman solo de toute la côte atlantique.

Une chanson tourne en boucle dans ma tête, celle d’Anaïs, « mon amour, mon cœur, mon cœur, mon amour, je hais les couples qui me rappellent que je suis seule »….BEURK !

Bien souvent je dois étouffer dans l’œuf la vague de larmes qui arrivent à mes yeux, les enfants sont là et ce sont les vacances !

Mais certaines fois, j’ai l’impression que même les mouettes se moquent de moi !

D’un coup, je me suis rappelée d’une marotte que j’avais étant petite fille. Je pensais naïvement que les bouts de verres dépolis étaient autant de pierres précieuses rapportées par les vagues de quelques pays lointains ou des naufrages de bateaux chargés de trésors, et je les ramassais, bien consciencieusement.

Que voulez-vous, j’ai recommencé. Je ne suis plus naïve, mais dans cette activité enfantine, j’ai vu une symbolique : ramasser et mettre dans de jolis petits pots les bouts de mon cœur brisés en mille morceaux, et de mon amour, plus précieux pour personne.

« Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… »

PATHETIQUE !

 

 

Le BHD n°15: la quadrature du cercle

Le BHD n°15 : La quadrature du cercle

 

Avez-vous remarqué comme parfois, on fait exactement le contraire de ce qu’on voudrait faire ?

Allez, avouez, on a toutes fait ça un jour !

On se réveille un matin, et devant le miroir, on se trouve grosse et moche. Et là, on se dit qu’on va se mettre direct au régime et refaire du sport à fond. On prend des résolutions impossibles à tenir, genre ressembler à Kate Moss en un mois, top chrono !

Et là, c’est l’incompréhension totale ! Intellectuellement, on sait parfaitement qu’il faut manger équilibré, cinq fruits et légumes par jour et trente minutes d’activité sportive quotidienne pour espérer retrouver un corps de rêve….et on se retrouve au bout de deux jours à manger de la brioche et du Nutella au gouter avec les enfants !

Du grand n’importe quoi !

Que celle qui n’a jamais pêcher me lance la première pierre !

Moi, avec mes hypothétiques rencontres masculines, c’est pareil. Je me dis : « Oulala, il faut que tu sortes pour rencontrer du monde »…Je me motive, je prévois de faire de grands efforts vestimentaires, de me maquiller comme une voiture volée et d’aller boire un café en terrasse…et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve en jogging et pull informe, roulée en boule sous un plaid sur mon canapé, entrain de déprimer devant un film de filles à l’eau de rose.

Mais pourquoi diable ?

J’ai pourtant écrit en gros sur le tableau noir de ma cuisine la maxime suivante : « Je choisis de faire de ma vie, le meilleur de ma vie », j’ai même rajouté « et puis c’est tout ! ».

A priori, vouloir ne suffit pas.

Il paraît que depuis le divorce j’ai développé une peur de l’abandon et une peur de l’inconnu. Autant dire que chat échaudé craint l’eau froide !

Pas plus tard qu’hier au soir, j’ai refusé deux invitations à sortir. Je m’en sors toujours avec des pirouettes (cacahuètes). Pourquoi ? Très franchement, j’hésite entre frousse et stupidité.

Ce qu’il y a, c’est que chez moi, je suis seule et c’est normal, tandis que dehors, ma solitude me revient en pleine face comme un boomerang, elle est imposée. Du coup, plus dure à accepter !

 

Le billet d’humeur de la divorcée: Edition spéciale

Le billet d’humeur de la divorcée : Edition spéciale :

Dorénavant, le billet d’humeur de la divorcée devient le BHD, suivi du numéro, lui-même suivi du titre pour davantage de lisibilité.

Exceptionnellement, l’épisode 15 sortira samedi.

Si vous ne comprenez pas comment je fonctionne, je vous encourage vivement à lire cet excellent article qui semble avoir été écrit spécialement pour moi :

Comment gérer un cerveau qui va trop vite ?

http://www.madmoizelle.com/cerveau-hyperactif-214926?utm_content=bufferb2f89&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

C’est l’occasion rêvée de vous expliquer un peu comment j’écris. Je prends des notes sur ce que je ressens, et il faut bien dire que c’est plutôt les jours noirs ! J’essaie de prendre du recul, je relis mes notes, et puis quand je suis prête, je me lance et j’écris mon petit billet.

Si je peux aider certaines à se dire qu’elles ne sont pas les seules à avoir des pensées bizarroïdes, que la reconstruction, c’est un peu monter un escalier en colimaçon, il faut monter, sans voir le sommet et sans voir vers quoi cela mène, mais on ne monte pas d’un trait, on peut s’assoir sur la même marche pendant plusieurs semaines et même redescendre un peu…le tout, c’est qu’au final, on monte et on avance tout de même !

Laisser son empreinte, même en boitant, même en rampant, mais laisser son empreinte quand même !

 

Le billet d’humeur de la divorcée: épisode 14

Le billet d’humeur de la divorcée : de petites particules d’éternité…

Episode 14

« Roger, Roger, le facteur est remonté sur le vélo, je répète, le facteur est remonté sur le vélo !!! »

C’est par ce message que j’ai signifié à ma meilleure amie que moi, ça y est, j’ai fait l’amour, ou, plutôt, devrais-je dire que j’ai refait l’amour !

Il se trouve qu’un homme époustouflant et avec un très beau cul a toujours évolué de près ou de loin dans ma vie sociale…et c’est avec lui que cela s’est passé !

D’une certaine manière, j’ai peut-être triché, car lui m’avait vu enceinte, grosse, allaitante, comme les Barbapapas, nous avions déjà eu des conversations…ce n’était donc pas un parfait inconnu.

La vie réserve bien des surprises, tantôt agréables et là, ce fut le cas !

Nous avons unis nos corps et nos solitudes respectives dans un joyeux et merveilleux balai.

La bonne nouvelle, c’est que je fonctionne bien ! Tout marche : mes lèvres, mes seins, mon vagin, mes orgasmes ! Waouh ! Trop bien !

La mauvaise nouvelle, c’est que je n’avais pas compris que sa solitude est un choix, alors que la mienne est imposée.

Cette relation me faisait vivre des virées insupportables dans de puissants ascenseurs émotionnels et j’ai décidé de rompre, déjà piquée par la flèche empoisonnée de Cupidon. J’avais des attentes et des espoirs et lui… aucun.

Bilan positif : je suis parfaitement capable d’avoir de nouveau une sexualité…et géniale, en prime !

Une sorte de thérapie « retrouver son estime de soi grâce au sexe ».

Bilan négatif : comment fait-on, déjà, pour ne pas tomber amoureuse ?

Allo maman bobo !

 

  • “L’amour est notre vraie destinée. Nous ne trouvons pas le sens de la vie tout seul. Il faut être deux pour y parvenir ” –Thomas Merton