Le billet d’humeur de la divorcée:épisode 13

Le billet d’humeur de la divorcée : j’peux pas, j’ai poney !

Episode 13

Allez, encore des conseils plein de bienveillance.

« Mais inscris-toi donc à des activités, cela te permettra de rencontrer des mecs ! »

Alors, comment dire :

1 : Je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de me forcer à faire des activités sous prétexte qu’il y a des hommes qui s’y trouvent. Les danses de salon, où d’ailleurs la plupart des participants sont déjà en couple, non merci ! Les salles de sport où évoluent des minettes habillées flashy prêtent à tout pour séduire des hommes faisant de la gonflette prêts à tout aussi pour séduire ces mêmes minettes, non merci !

2 : M’inscrire à un cours de cuisine alors que je devrais d’abord m’inscrire à un cours intitulé « comment faire pour aimer faire la cuisine », ou m’inscrire à une activité « poterie » alors que même dans mes pires délires cela ne me serait jamais venu à l’idée ? NON.

3 : Je suis une maman solo qui a un boulot avec des horaires atypiques. Je dois jongler entre mon emploi du temps, mes enfants et mon budget qui s’est considérablement réduit comme peau de chagrin, alors, je crois que je pourrais faire des activités en 2032 !

Je fais comme je peux avec les moyens du bord. Je fais sans cesse du plus urgent au moins urgent et cette liste varie sans arrêt. Et encore, je mesure toute la chance que j’ai par rapport à certaines femmes. J’ai un boulot, un salaire décent, une maison.

Et puis j’ai mes amis et mes copines avec qui je passe d’excellents moments que rien ne remplace !

 

 

Le billet d’humeur de la divorcée: épisode 12

Le billet d’humeur de la divorcée : l’an II après les Mayas

Episode 12

Il y a des années lumières me semble-t-il, une collègue avait trouvé un nom à notre couple, il est devenu par la suite le nom de notre famille.

J’ai perdu de vue la collègue, mais le nom est resté, et tout le monde nous surnommait ainsi.

Je me rends compte qu’une famille, c’est un peu comme une dynastie ou un gang. Une famille possède ses propres codes, un langage et des expressions qui lui sont propres, une culture.

Celle de ma famille s’est construite à partir ce que mon mari et moi y avions apporté.

La cuisine, le bricolage et les jeux de société du côté de papa.

L’art de la répartie, les travaux manuels et l’art de mettre de l’ambiance sur la piste de danse du côté de maman.

Par la suite, ce que nous avons découvert et aimés tous ensemble : les dialogues des Disney, une forte imprégnation Harry Potter et Kaamelott, une passion immodérée pour les dialogues d’Audiard.

Tout ce qui fait que nous étions NOUS !

Une famille avec une forte personnalité, une identité qui la démarque des autres.

Une culture sans cesse revue, redécouverte au fur et à mesure que vous grandissiez et qu’à votre tour vous faisiez connaître aux plus jeunes de la fratrie.

Un seul mot, et nous étions tous capables de penser la même chose simultanément, comme si la télépathie existait.

Nous pouvions tenir toute une journée avec des répliques de nos films cultes.

Et là, en l’an II après le divorce, il me plait de constater que notre civilisation n’ait pas été emportée par la fin de notre couple.

Elle s’est simplement scindée en deux, mais elle subsiste.

Et c’est tout ceci que devra découvrir un jour mon hypothétique nouvel amour. Tout comme je devrai découvrir, de mon côté la culture de son gang à lui.

Le billet d’humeur de la divorcée: épisode 11

Le billet d’humeur de la divorcée : le deuil de la sexualité d’avant

Episode 11

J’ai passé 22 ans de ma vie à faire l’amour avec un seul homme.

Ma sexualité était très épanouie, heureuse et enrichissante.

Oui, mais ça, c’était avant.

Le désir qui naît d’un simple regard, la complicité, le partage, la confiance.

Mais j’ai envie de dire qu’il y avait un côté très facile dans tout cela. Après tout ce temps, on se connait presque par cœur, non pas qu’il y ait routine, même si le sexe peut sembler « être toujours la même chose », il est aussi toujours différent, un peu comme le mouvement des planètes, en constante évolution !

Après tout ce temps, on connait ses préliminaires préférés et lui les vôtres. Il connait vos positions préférées et vous les siennes. Les moindres recoins de sa peau ont été parcourus…

Le sexe ou même le cul si l’on veut, a toujours été un aspect important de notre couple.

C’était magique et merveilleux, avec un petit truc en plus qui touchait au cosmique.

Des étoiles dans la tête, et même, toute la voie lactée.

Des feux d’artifices dans tout le bas ventre, et un délicieux lâcher prise !

C’est Sacha Guitry qui disait qu’il préférait faire plein de choses avec la même femme que la même chose avec plein de femmes. Je suis complètement d’accord avec lui.

Alors comment ce sera le sexe avec un autre ?

Le désir, la découverte d’un nouveau corps, le grain de la peau, l’odeur de la peau, la pilosité ???

Une sexualité épanouie ne peut se concevoir que dans la confiance mutuelle, l’échange, le partage et la communication.

Appréhension !

Le sexe avec un autre pourra-t-il être aussi bien, aussi magique ?

Ne pas pouvoir répondre à cette question suffit à m’angoisser.

Le billet d’humeur de la divorcée: épisode 10

Le billet d’humeur de la divorcée : rencontre du troisième type !

Episode 10

Alors, alors Jeannine, avant de rencontrer le troisième, faudrait d’abord rencontrer le deuxième, celui qui aura la lourde tâche d’être l’acteur de la sexualité post-divorce !

Je le suis en souhaite et à moi aussi !

Comme dit le personnage de De Funès dans la Grande vadrouille, « j’ai une conception très personnelle de l’ouvrage » !

Je pense que chaque être humain pourrait être représenté par un point avec des cercles de plus en plus éloignés autour de lui. De l‘intérieur vers l’extérieur on trouverait : l’âme ou l’essence même de ce qu’il est, ensuite l’intime, avec les membres de la famille et les meilleurs amis, ceux avec qui tout masque est inutile, ceux avec qui on peut tout partager. Dans un cercle plus lointain, les copains et les copines, encore plus loin, les collègues, puis dans un autres les connaissances comme les commerçants qu’on voit régulièrement, les patients et que sais-je encore ? On arrive au bord, à la périphérie du « faire connaissance » ou pas. Et c’est là où je voulais en venir, on peut très bien parcourir le périphérique à 100 à l’heure, et avoir du sexe avec des partenaires qui ne dépasseront jamais le stade de ce périphérique, mais moi, cela ne m’intéresse pas.

Je suis peut-être obsolète mais c’est ainsi.

Il y a la sexualité version Mac Do avec des formules toutes faites ou la sexualité version 3 étoiles du Guide Michelin avec des plats à la carte. Je préfère la qualité à la quantité.

Le billet d’humeur de la divorcée: Épisodes 8 et 9

Le billet d’humeur de la divorcée : les sites de rencontre, deuxième partie

Episode 8

 

Pas du tout la lumière, mais plutôt le brouillard !

Je me suis retrouvée à feuilleter le catalogue la Redoute des hommes qui pourraient éventuellement me convenir…ou pas ! Ce concept m’a énormément dérangée ! Moi qui suis pourtant « visuelle », je ne m’y retrouvais pas ! Rien ne remplacera jamais des regards qui se croisent, l’intention qu’on met dans un regard et un sourire.

Et puis messieurs, pour les photos, un petit effort ! Encore que je n’aies pas eu le loisir de voir le catalogue version féminine…Mais bon, le selfie dans la voiture, ça fait un peu cliché du mec qui cherche à se faire de petits 5 à 7, et pour d’autres, par pitié, évitez les photos avec une bière à la main, ou alors de stupides photos lors de soirées où vous n’êtes visiblement pas sous votre meilleur jour ! Après tout, je n’ai peut-être pas le sens de l’humour !

Mes premières constatations furent les suivantes : on me propose de faire connaissances avec des hommes qui ne sont ni dans mes critères d’âge, ni de physique (j’ai coché grand, c’est pourtant pas bien compliqué).

Je sais, depuis que sur ce type de sites les mises en relation sont faîtes de manière aléatoire par un logiciel, ceci explique cela !

La déception augmente….

Le billet d’humeur de la divorcée : les sites de rencontres, suite et fin !

Episode 9

Allez, maintenant, le meilleur ou le plus pathétique !

Je pourrais classer les hommes qui m’ont fait des débuts de discussions dans 3 grandes catégories.

Premièrement, les messieurs  qui pourrait être mon papa, voir même mon grand père et qui ont sûrement vu que j’étais du milieu médical et qui se disent certainement que je pourrais leur faire leurs soins, leur insuline et les border le soir.

Deuxièmement les messieurs qui en même pas 10 minutes de conversation vous demande votre tour de poitrine. Là, je dois dire que la sexologue que je suis s’est bien amusée. Ils étaient si prévisibles !

La question suivante portait sur l’épilation de mon sexe, celle d’après sur ma pratique de la fellation et bien entendu la suivante sur ma pratique de la sodomie.

Je me suis vite lassée et je me suis même entendue hurler devant mon écran (attention aux oreilles chastes) : « mais vient, j’ai un gode-ceinture, je te sodomise quand tu veux » !!!! (Ce n’est pas vrai du tout, mais qu’est-ce-que ça fait du bien !!!

Et puis, est venu la cerise sur le cageot : la catégorie psychopathe version Esprits Criminels. Je fais la connaissance d’un homme et nous décidons de nous téléphoner. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouvais de grandes discordances dans ses déclarations.

L’idée m’est venue de taper tout simplement son nom dans un moteur de recherche, et là, j’ai compris que tout ce qu’il disait été faux et archi faux !

J’ai donc exprimé mon souhait de tout arrêter….et là, quelle ne fût pas ma surprise, il s’est mis à m’insulter et à me traiter de tous les noms, allant même jusqu’à me menacer !

C’est à ce moment précis que j’ai décidé de stopper tout nette mon expérience des sites de rencontres.

Dernier détail, il est beaucoup plus difficile de sortir de ces sites que d’y entrer et j’ai dû batailler ferme pour que mon compte soit fermer de manière définitive !

Retour à la case tricot sur canapé, mais là, au moins, je ne risque pas de rencontrer des cons !

 

 

Le billet d’humeur de la divorcée: épisode 7

Le billet d’humeur de la divorcée : les sites de rencontres, première partie

Episode 7

Alors que je suis plutôt du genre à ne pas me laisser influencer ni par la mode ni par l’avis des autres, j’ai cédé, dans un moment de faiblesse irrationnelle à mettre sur le compte de ma peur panique de finir ma vie sans être aimée, à m’inscrire sur un site de rencontres !

D’après mes copines, le destin, on l’attend ou on le force !

Me voici donc devant mon écran, prête à forcer le destin !

Premier défit : choisir un site. Et je choisis « Meetic » car c’est celui classé en premier par les internautes.

Deuxième défit : remplir mon « profil », vu les questions, ce n’est pas un profil, c’est un scanner suivi d’une IRM, tout y passe de mon physique à ma religion en passant par mes hobbies, tout juste si on ne me demande pas mes antécédents médicaux. Mais, pleine d’espoir, je remplis tous les items consciencieusement et méticuleusement. Le futur homme de ma vie est peut-être là, à quelques portées de clics !

Je dois expliquer mes attentes, mes souhaits et désidérata quant à l’homme que j’espère rencontrer.

Déjà le physique. Le physique, bah, je ne sais pas moi, je le saurais quand je le verrais. Mon « type d’homme », je ne  me suis pas posée cette question depuis plus de deux décennies. Mais, je dirais que je préfère les hommes grands, avec un beau sourire, un regard expressif, avec de l’humour et qui n’ont pas un QI de mouche morte.

Me croiriez-vous si je vous disais que je me suis retrouvée comme Zézette, « ça dépend, ça dépasse » face au logiciel du site !

Une fois mes cases toutes bien remplies, il est temps de passer à la caisse, je choisis les options sécurité et « Affinity » pour être sûre de bien trouver l’homme de mes rêves.

Ma carte bancaire se retrouve débitée plus vite que la lumière de plus de 120 euro pour un abonnement de 6 mois.

Et la lumière fut !

Le billet d’humeur de la divorcée: où rencontrer un homme?

Le billet d’humeur de la divorcée : où rencontrer un homme ?

Episode 6

Bonne nouvelle d’après les études que j’ai pu lire sur internet les endroits pour rencontrer l’homme ou la femme de sa vie n’ont presque pas changé depuis mon adolescence !

Alors, les principaux lieux de rencontres des couples sont par ordre d’apparition à l’écran : le lieu de travail, les soirées entre amis, les lieux publics, l’espace domestique (chez soi ou chez les autres) et le petit dernier qui n’existait pas dans les années 80 : internet. Ce dernier est tout de même extrêmement minoritaire puisqu’il concerne moins de 10% des couples formés ces 10 dernières années !!!

Reste plus qu’à décortiquer tout ça pour savoir où j’ai le plus de chances….

Le lieu de travail : là, c’est carrément foutu ! J’exerce dans un milieu presque qu’exclusivement féminins, les patientes ont de plus en plus l’âge d’être mes filles et ipso facto leurs compagnons aussi. De plus, je pratique depuis toujours le précepte du « no zob in job » !

Les soirées entre amies : mes amies dont l’âge varie du simple au double, sont, soit maman et, du coup, elles préfèrent les déjeuners pendant que notre progéniture est à l’école ; soit elles ont l’âge d’être mes filles et vont s’éclater en boîte ou dans des bars à la mode et, du coup, elles n’ont pas besoin d’avoir quelqu’un qui les chaperonne !!! Attention, pas de jalousie ou de regret dans cette description. Il s’agit d’un constat, cela n’empêche ni notre amitié, ni le fait que je les aime !

Les lieux publics : là, c’est le hasard et pareil pour l’espace domestique ! Y’a qu’à, faut qu’on !

Et le petit dernier, internet et les sites de rencontres qui feront l’objet d’un prochain billet d’humeur !