Le BHD n°35 : Les sujets qui fâchent !

Vous allez me dire qu’il y en a une tripoté mais je veux parler de ceux qui sont responsables des plus fréquentes causes de divorce, à savoir : le sexe (enfin, la fréquence des rapports sexuels), les enfants et l’argent.

Vous serez certainement surpris de savoir que même divorcée ces sujets restent hautement sensibles, surtout quand on est seule et mère d’adolescents et/ou d’adulescents.

Je commencerais donc par le « sexe » ou le « cul », puisque Il semblerait que ma vie sexuelle puisse être un sujet de discussion.

Pendant mes 22 années de mariage, la rumeur ne s’est jamais demandé comment je pouvais gérer ou supporter des périodes de solitudes dépassant les 6 mois. Je suppose qu’étant mariée, il était de bon ton que j’attende patiemment le retour de mon époux. Seulement, voilà, maintenant, je suis divorcée et la rumeur s’inquiète de savoir si j’ai ou non un partenaire et si j’appartiens ou pas, désormais à la triste catégorie des « mal baisées ».

Permettez-moi de m’agacer sur cette  terrible insulte : « espèce de mal baisée ! ».

Déjà, soyons précis sur le terme employé. En ce moment, petite correction, il ne s’agit pas de « mal », mais de  « pas du tout » !

Permettez-moi, également, un aparté sur le terme en lui-même : pour qu’il y ait « mal baisée », il est nécessaire sinon obligatoire qu’il y ait « mal baisant »….Et bien ça, curieusement, silence radio, on en parle jamais ! Motus et bouche cousue !

Mesdames, je vous en prie, la prochaine fois qu’on vous traite de la sorte, sachez quoi dire !

L’autre question cruciale à se poser avant de me ranger dans cette catégorie, serait peut-être : « Est-elle prête pour une nouvelle relation ? ». Je suis moi-même incapable d’y répondre à l’heure où je vous parle, alors la rumeur…Je lui dirais cette phrase de Sacha Guitry que j’affectionne tout particulièrement : « Si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage ».

Je dirais aussi que la rumeur semble confondre relation sentimentale, coït et orgasmes et que c’est bien dommage pour elle. Une truculente petite affichette circule régulièrement sur Facebook, elle dit ceci : « Il vaut mieux un petit canard dans sa baignoire qu’un gros connard dans son plumard !».

J’invite donc officiellement la rumeur à lire une pure merveille intitulée « un petit bout de bonheur » (Rosemonde Pujol) et vous comprendrez ou je veux en venir, CQFD !

Voilà, je m’en tiendrais là pour cette fois, parce que j’en ai ras le pompon ou, plutôt, dans le cas présent ras le « bouton » !

On se retrouve la prochaine fois avec « les enfants » !

VVB

Le BHD n°34 : Retour de manivelle !

Analyse rétrospective.

Comme le dit Elizabeth Gilbert dans « Mange, prie, aime », j’ai plongé dans la relation sentimentale post-divorce comme un acrobate se jette du haut du chapiteau dans un minuscule verre d’eau…Une plongée en apnée, à cœur et à corps perdus, dans le plus grand mépris de mon âme !

Comme la dernière des nouilles, pardonnez-moi les filles parce que j’ai pêché, j’ai recommencé à m’oublier dans la relation ! Juste parce que je voulais le bonheur à tout prix, je devrais dire à n’importe quel prix, et l’addition est plutôt salée.

Je suis une incorrigible fleur bleue, je voulais tellement y croire, tellement que ça marche que j’étais prête à tout : à me gommer, à nier une partie de mon être, la petite étincelle qui fait que je suis MOI.

« Aimer, c’est donner à l’autre le pouvoir de vous détruire tout en espérant qu’il n’en fasse rien ». Bo Bennett. Et j’ai donné ma bénédiction. Je n’ai eu de cesse de remettre ma valeur en question et je me suis perdue dans l’autre.

J’ai essayé, j’ai expliqué, j’ai attendu, mais lorsqu’on ne veut ni partager du temps, ni partager du désir, ni du plaisir. Que la relation n’existe que pour vous, que vous devez rester cachée, qu’on vous dit que vous n’êtes qu’une interaction, à moment donné, il faut ouvrir les yeux et se dire qu’on est mieux seule que mal accompagnée !!!

 

C’est la question d’une amie qui m’a bouleversée. Elle m’a dit « aimes-tu celle que tu es dans la relation ? ».Euh, sans réfléchir, la réponse est clairement non !!!!!

C’est fou comme il suffit d’un rien pour se poser soudain les bonnes questions…

Je ne veux plus être une option dans la vie de quelqu’un, je veux être une priorité !

Déjà, depuis la dernière réforme, je ne suis même plus au programme, alors se faire traiter comme une serpillère, merci bien,  j’ai ma dose ! Mais, attention, c’est moi qui aie permis que ça se passe comme ça ! C’est moi qui aie accepté l’inacceptable plutôt que d’accepter la solitude. Grossière erreur ! Leçon « un » : toujours se respecter soi-même !

Comme quoi, le chemin vers le bonheur n’est pas une autoroute tout confort, il y a des tours et des détours, des virages, des pièges, d’inévitables écueils,  des voltes-faces, de grandes interrogations et remises en question.

Malgré tout, je sais que je progresse, mon ascension n’est pas fulgurante, ni même parfois visible à l’œil nu, mais elle est là, et bien là!

«On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »disait Antoine de Saint-Exupéry. Dans mon cœur, je vous le dit, j’avance !

VVB

Le BHD n°33 : Tristitude, turpitudes et vicissitudes !

Par une belle journée de shopping, activité par excellence antidépressive, je croise un couple d’amoureux. Je les trouve beaux et merveilleusement complices, leur amour crève les yeux.

Et là, se produit un phénomène auquel je n’étais pas du tout préparée, toute fraîche moulue de mes nouveaux principes et bonnes résolutions. Le long de mon épine dorsale, du coccyx jusqu’au cerveau, une onde remonte comme l’effet domino ! Là, en une fraction de seconde, il me semble que tout ce que j’ai mis en place s’effondre comme dans cette vieille publicité pour le sucre, chutes et réactions en chaîne !

Une suite de souvenirs et d’émotions non maîtrisables se bousculent au portillon. Les méandres de la mémoire sont troublants, je me suis souvenue de ce jour mémorable où je venais de déposer mon mari à la gare en partance pour un long déplacement professionnel et où le livreur de bois m’a littéralement benné 15 stères de bois dans la rue. C’est mon amie Zabeth, toute fluette qui m’a aidée à tout transporter et tout ranger. Il faisait nuit noire que nous y étions encore avec nos petits bras musclés.

Succession de choses sans lien les unes avec les autres.

Deux ans que je suis divorcée, six mois que je suis sans relation sentimentale.

Un anniversaire m’est revenu direct à l’esprit.

Mes trente ans, anniversaire bien pourri ou j’ai soufflé mes bougies sur une vieille tranche de pain rassie et où je me sentais déficiente sur tous les fronts : personnel, professionnel, individuellement et avec les autres.

Il suffit d’un anniversaire pour en faire remonter d’autres à la mémoire : celui de la séparation, d’une rupture, de souvenirs précis, d’instants de bonheur qui n’existent plus, beurk !

Je maudis mon excellente mémoire des dates et ma faculté à me souvenir de détails insignifiants !

Je pense à l’album des Idées noires de Franquin et plus particulièrement à celle où un homme meurt pendu, noyé, dans un accident de voiture…et je me dis que je suis au plus bas. Je vois tout en noir, je me sens comme une coquille vide.

Si le meilleur reste à venir, où se cache-t-il ? Pourquoi attend-il ?

Je ne peux pas dire que je suis malheureuse, c’est complètement faux.

Je suis entourée d’une bande d’amies en or, j’ai des enfants que j’aime, je fais un métier qui me plait, j’ai des activités enrichissantes et stimulantes…

Alors, que demande le peuple ?

Certains diront que je change d’humeur comme de chemise, peut-être…Seulement, je trouve que les jours se suivent et se ressemblent, du coup l’humeur joue les montagnes russes. D’où cela provient-il : des cycles féminins,  lunaires, ou encore, la faute au biorythme ?

Objectivement, je ne suis pas malheureuse, mais je ne suis pas heureuse non plus.

Je suis neutre ! Neutre comme la Suisse et ça m’emmerde cette neutralité, c’est long comme un jour sans pain, c’est triste comme un jour de pluie, c’est aussi palpitant qu’une horloge arrêtée !

Ne va-t-il me rester que mon planning de gardes, des factures à payer, des jours qui passent et se ressemblent ?

Je me sens incomplète, le Ying sans le Yang, le jour sans la nuit, oui, c’est ça : incomplète.

J’aimerais qu’un petit truc magique se passe, un grain de folie dans la monotonie ambiante, une petite étincelle, une toute petite lumière au bout du tunnel, de l’espoir !

VVB

Le BHD n°32 : Un bout de ciel rien qu’à moi !

Quand j’étais enfant, le mercredi, mon père m’achetait souvent Picsou ou des jeux de Pif et Hercule. J’adorais les jeux à points. Vous savez, ce jeu où il faut tracer des lignes en suivant les nombres et à la fin, il y a une figure qui apparaît.

Notre vie est ainsi faîte, on trace les traits en allant de point en point et on avance sur le chemin de notre destinée. Lors d’un précédent billet, j’ai dit l’importance des trajectoires, mais je me demande si les impacts ne sont pas tout aussi importants.

Tous ces impacts ou plutôt ces points sont comme des lumières dans mon existence, ils sont mes étoiles et dessinent ma constellation, la constellation de Valérie !

Ces étoiles sont les personnes qui ont, dans le passé ou qui, dans le présent impactent ma vie de manière positive.

Je souhaite aujourd’hui leur rendre hommage et leur témoigner toute ma reconnaissance.

En tout premier lieu, il y a mes enfants, leur père (pendant 21 ans), et ma petite mamie.

Vient ensuite les amis toujours là, quoiqu’il arrive et par ordre d’apparition à l’écran : Benoit (mon presque frère) et sa femme Isa, Régine et Christian, Gilles et Dom, Zabeth et Phil, Patou et Véro, Marielle et Vince, Christophe et Muriel, Christo et sa Licorne.

Mon « Girls’s Band » rien qu’à moi, les filles à qui on se confie et qui peuvent vous faire rire même dans les instants les plus désespérés, par ordre alphabétique, pour ne pas faire de jalouse ou d’impair : Cécilette (ma presque fille),Chouchou, Eliane, Gabinou (ma maman sage-femme), Isa, ma Lili, Maïté, Manue, Maria, Tatie Milie, Paulinette, Poupounette et le seul mec, celui-dont-on-ne doit-pas-prononcer-le-nom (et non, ce n’est pas Voldemort) !

Il y a les étoiles qui brillent depuis toujours et puis celles qui se sont éteintes et brillent encore : mon petit Papi, mon Daddy nouvellement arrivé, Claudine et Pierre…

Et puis, il y a des étoiles filantes qui sont juste passées, mais ont laissé leur empreinte à jamais : Dimitri, ce jeune homme qui m’a initiée à la sexualité, madame Fiorèse, ma prof de sport du lycée.

Merci aussi, à ceux qui m’ont permis de briller quand je n’étais qu’une ombre : Maman Sardine, Valérie (ma psy) et Patrice.

Il y a aussi toute une voie lactée composée de tous les enfants que j’ai mis au monde avec des mentions très spéciales pour Titou( ma petite Sardine), Emma, Inès et Louis, Pierre-Alain et son frère Jean-Baptiste (mon filleul).

Et puis, pour finir, il y a toutes les étoiles qui ne sont pas encore nées et qui viendront illuminer mon ciel de leur lumière…

Ce soir, je contemple ma constellation et je me sens comme Peau d’Ane portant sa robe couleur de Lune. Je brille de mille feux de reconnaissance !

VVB

Le BHD n°31: Sugar Daddy

Ce mercredi 5 octobre 2016, mon Daddy est mort.

C’est arrivé sans crier gare.

C’est la vie, dit-on…

Ce mercredi, je me suis sentie emportée par un tourbillon, j’avais l’impression d’être dans un épais brouillard, engourdie. Une journée longue et épuisante  où j’ai ressenti et vécu un éventail de choses, comme dans un grand huit infernal.

Ce mercredi, c’est l’angoisse qui m’a étreinte quand j’ai compris que c’était la fin, c’est une adorable aide-soignante dans les bras de laquelle j’ai fondu en larmes et qui m’a offert un café, c’est une infirmière qui m’a dit qu’il était temps d’appeler mes proches, c’est une imbécile d’interne qui me dit que ce n’est pas l’heure des visites et que j’ai eu envie de gifler, ce sont des amis qui sont toujours là et qui vous soutiennent, c’est aussi la soudaine sollicitude de gens qui n’ont habituellement rien à foutre des autres.

Ce mercredi, c’est ma mère, en larmes, tellement désemparée, c’est un oncle formidable, apaisant et soutenant sa sœur, c’est annoncer à la famille, aux amis.

Ce mercredi, c’est aussi la maman que je suis, soutenue et réconfortée par ses enfants chacun à leur manière.

Ce mercredi, c’est appeler le père de mes enfants parce que j’en ressentais le besoin.

Ce mercredi, c’est rassembler une foule de gens hétéroclites autour d’un événement douloureux, gérer de l’administratif et des formalités quand le cœur n’y est pas…

Mais Daddy, ce n’est pas ce mercredi.

Daddy, c’était quelqu’un.

Daddy a rendu ma mère heureuse pendant 27 ans et ça, ça n’a pas de prix.

Daddy nous a offert son nom, une nouvelle famille, son honneur.

C’était un papi gâteau et gâteux avec ses petits enfants qui étaient sa plus grande fierté.

Demandez à n’importe qui, Daddy, tout le monde vous le dira, c’était une crème, une pâte.

En 30 ans, jamais je ne l’ai, une seule fois, entendu dire du mal de qui que ce soit.

Je retiendrai sa discrétion, sa générosité et son extrême gentillesse.

Non pas qu’il n’ait aucun défaut, je peux vous dire qu’avec lui, l’expression « têtu comme une mule » prenait tout son sens.

Daddy, c’était David Suchet interprétant Hercule Poirot, la moustache impeccable, la bonhommie, la bague au petit doigt, la politesse, la bienséance et les conventions sociales.

Daddy, c’était ce surnom ridicule dont il a affublé maman…  « Bichette »…Improbable.

Daddy, c’était l’archiduc François-Ferdinand de Sissi Impératrice, virevoltant la valse sur les pistes de danse avec Tata.

Daddy, c’était James grand reporter avec son appareil photo autour du cou et capable de vous refaire toute la collection des « Martine », version James à Oléron, James aux anniversaires, James en famille, James à Mayotte, au Maroc, à Eurodisney, et j’en passe.

Daddy, c’était sa compulsion maladive pour les magazines « Point de vue » et « National géographique » et son admiration pour Jacky Kennedy.

Daddy, c’était tout ça et encore plus.

Je ne suis pas croyante, mais j’ai l’intime conviction que les gens qu’on aime sont immortels tant qu’elles vivent dans notre cœur et notre esprit.

Au revoir Daddy.

VVB

Le BHD n°30 : Mange, prie, aime !

Dès que j’ai su lire correctement, je suis devenue une lectrice assidue. Je lisais beaucoup, passionnément, énormément. Je lisais assise à même le carrelage dans les toilettes, dans la niche, la tête couchée sur ma chienne, sur mon lit, n’importe où et j’en oubliais même, parfois, de dormir. Je ne vivais pas l’histoire, j’étais l’histoire. Une véritable passion ! Celle-ci ne m’a jamais quittée et c’est ainsi, que récemment, j’ai vu « Mange, prie, aime » avec Julia Roberts, puis j’ai lu le livre, revu le film et lu la suite. Ce fut une véritable révélation !

Non pas que l’histoire d’Elizabeth Gilbert puisse se superposer à la mienne ou que j’aie soudainement l’envie de partir faire de la méditation dans un Ashram en Inde, mais plutôt que je me reconnaissais parfaitement dans les émotions qu’elle avait ressenties. Des points précis du livre ont fait écho en moi avec une telle force que c’en était presque violent.

En premier lieu l’histoire du « mot d’ordre ». Quel est donc celui de ma vie, quel fut-il et quel est-il maintenant ?

Je dirais que pendant mon mariage, mon mot d’ordre était « devoir », celui d’être une bonne épouse et une bonne mère. J’ai eu ma période « divorcer, pleurer, courir », où mon pauvre cerveau toujours en ébullition ne me laissait pas une minute de répit, où la tristesse était ma compagne.

Je cherche à présent à renouer avec l’individu que je suis au plus profond de moi, sans pour autant devenir égoïste, je cherche à retrouver mon élan vital, ma sève.

Je cherche le bonheur en moi-même et non pas dans et par les autres. Je ne dis pas que j’y suis parvenue encore, mais j’y travaille.

Le terme « antévasin », qui se définit par « celui qui vit sur la frontière » m’a, également, profondément touchée. C’est certainement parce que je me sens sur la frontière ! La frontière entre deux mondes : lâcher le passé et aller vers l’avenir. Pour l’instant je suis un peu scotchée à cette frontière n’abandonnant pas complètement l’un et ne m’aventurant pas encore dans l’autre… Je pratique la « défense antalgique », mais elle ne mène nulle part !

Mais la phrase qui m’a fait l’effet d’une véritable bombe, surtout pour l’athée que je suis, c’est : « Dieu réside en moi, en tant que moi » ! Curieusement, je n’y vois pas une aucune interprétation religieuse. Je ne sais pas encore comment l’expliquer, mais j’ai l’intime conviction qu’elle est d’une importance capitale pour moi. Je me la répète sans cesse comme un mantra. La première explication qui m’est venue c’est que ma foi en moi-même ne peut venir que de moi et non des autres (pardon pour la redondance). Mais je pressens autre chose, je vous dirais quand j’aurais trouvé.

Abracadabra ! Il s’en passe des choses. La chenille est au chaud dans son cocon et va pouvoir se transformer en papillon…

VVB

Le BHD n°29 : Je fais ma crise !

Anticiper la crise : rien vu venir !

Crise de larmes : plus de Kleenex…

Crise économique et financière : tous les 10 du mois.

Crise d’adolescence : il y a belle lurette…

Crise de milieu de vie : diagnostic d’avocat !

Crise sociale : famille décomposée.

Crise hémorroïdaire : non concernée !

Crise cardiaque : cœur en miettes, mais qui bat toujours.

Crise de nerfs : à l’annonce !

Crises de fous rires : avec mes amies et les copines du boulot, MERCI !

Traverser une crise : divorce.

Surmonter une crise : en cours de traitement.

Crise clastique, ma préférée (action de briser tout ce qui se trouve à portée de main lors d’une grande colère) : pas depuis mon dernier devoir maison de physique-chimie.

Crise d’urticaire : trahison !

Crise du logement : déménagement.

Remédier à la crise : ne pas rester à terre !

Souffrir d’une crise de confiance : estime de soi aux oubliettes…

Crise d’opposition : non opposable.

Déclencher une crise : qui de la poule ou de l’œuf ?

Désamorcer une crise : renoncer, céder, partir, se faire toute petite !

Passer par une crise : douleurs, divorce, doutes, pleurs, déceptions…

Crise d’angoisse : insomnies, brulures d’estomac, café, cigarettes !

Crise de foi : résolument athée.

La Crise : film de Coline Serreau, à voir et à revoir, j’adore !

Sortir de la crise : je veux faire du reste de ma vie, le meilleur de ma vie !

VVB

Le BHD n°27: A la recherche de la Panthère rose

A force de creuser, j’ai finalement atteint le fond de la caisse et je me sens davantage comme l’inspecteur Clouzot que comme Indiana Jones. A savoir que je me sens maladroite et pataude et non pleine d’assurance et aventureuse.

C’est un peu comme des fouilles archéologiques, il faut procéder par strate pour tout retrouver et ensuite, classer les rêves et désirs par catégories : il y a les rêves qui étaient impossibles depuis le début, ceux devenus impossibles par la force des choses, ceux qui peuvent encore exister et j’espère ceux à venir et qui n’existent pas encore.

Je repère, je dépoussière, j’examine, j’évalue.

Faire 1,75 et ressembler à un mannequin : euh, comment dire, à oublier définitivement.

Etre une sorcière comme Samantha Stevens : ça, même si je ne remue pas mon nez, je peux dire que j’y suis un peu parvenue puisque j’essaie toujours d’être bienveillante pour les gens que j’aime et que je me mets en quatre pour combler leurs souhaits et désirs, dans la mesure de mes possibilités tout de même, je ne peux pas sortir un poney ou une moto de mon chapeau pointu, turlututu !

Lire, faire du sport, méditer, travailler la résine à inclusion : alors ça, je vous le dis, c’est au programme de la rentrée et je vais me délecter !

Partir faire une mission humanitaire : c’est encore possible, puisque la loi Kouchner me permettrait d’en faire une. J’attendrais juste que mon petit dernier ait quitté le nid à son tour.

Habiter la maison de mes rêves sur l’île d’Oléron : après tout, peut-être pas cette maison là, mais je pourrais toujours envisager d’y vivre quand je serais retraitée.

Voyager, découvrir la baie d’Along, Stonehenge, l’Irlande, la Nouvelle Zélande et voir des aurores boréales : bon, là, c’est possible, à condition de gagner au loto ou d’hériter d’un tonton d’Amérique, mais je ne désespère pas !

Et la cerise sur le gâteau, se dire que le meilleur reste à venir !

Mais oups, ou ai-je mis le bocal de cerises ?

LE BHD n°25:« Vaisselle cassée, c’est la fessée, vaisselle foutue, pan-pan cul-cul ! »

 

J’ai longtemps cherché à comprendre pourquoi mon mariage s’était brisé sans y parvenir parce que j’étais aveuglée par la trahison et la souffrance…Mais il semble que les fruits de mon introspection et de ma phase de déconstruction commencent à porter leurs fruits. La trahison, l’infidélité ne sont finalement que le « comment », mais le « pourquoi » se laisse seulement entrevoir.

J’ai eu la très grande chance de vivre un coup de foudre en pleine forêt amazonienne. Cet amour était hors normes, bien au-dessus de ce que peuvent vivre le commun des mortels puisque c’était l’Homme de ma vie, et notre amour à nous.

Nous avions traversé les crises et les tensions inhérentes à chaque relation avec succès.

Un an de mariage, les noces de coton parce que nous sommes dans un cocon et que rien d’autre n’existe à part nous deux. L’arrivée du premier enfant, du deuxième, avec toutes les turbulences que cela suppose dans la relation, dans le couple, la construction d’une famille.

La première crise des sept ans, noce de laine où tout s’emmêle si vous n’y prenez garde. Les deuils, une grand-mère, un grand-père, puis un autre…Des disputes, des petites, des grandes, des réconciliations sur l’oreiller, des déménagements, des problèmes d’argent, encore des déménagements, l’achat d’une maison, un nouvel enfant…Et l’Amour qui survit, qui surmonte qui s’épanouit malgré tout.

La passion qui ne se laisse pas plomber par la deuxième crise des sept ans : quatorze ans, noces de plomb, on comprend pourquoi !

Et puis, les vingt ans, noces de porcelaine, rien de casser !!!

Et là, vous vous dîtes que vous avez investi dans de la vaisselle incassable, que votre amour et votre couple, c’est du béton, c’est plus fort que tout. Invincible, indivisible, irréductible comme un village gaulois !

Vous avez juste oublié que la vaisselle, même incassable, subit de microtraumatismes, invisibles à l’œil nu, mais qui la fragilise. C’est vicieux et insidieux, et un jour, PAF ! Ca pète ! Pas besoin d’un grand choc, pas utile d’un grand coup. L’usure était là et le moindre petit truc de rien du tout suffit à briser cette vaisselle que vous pensiez solide à jamais.

Moi, je sais, avec la précision d’un mécanisme d’horloge suisse et la précision chirurgicale d’un neurochirurgien, à la microseconde près l’instant où tout a basculé !

C’était lors d’une énième discussion dans notre cuisine, même pas une violente dispute. J’ai vu un voile passer dans ses yeux, c’est là qu’il est parti, que je l’ai perdu pour toujours ! Cela a fait comme un pic à glace planté sur la surface d’un lac gelé ! Rien, puis, d’un coup, les fissures, les fêlures et la rupture, comme une onde choc qui se propage emportant tout sur son passage et crac, c’est inéluctable, on voit l’ouvrage se rompre.

L’usure de la relation. Voilà ce qui a tué mon couple.

VVB

Le BHD n°24: C’est le printemps, bonjour, bonjour les hirondelles!

 

 

Est-ce le printemps naissant, ou le désir s’éveillant avec la nature, ou les deux qui me turlupinent (sans jeux de mots dirait Capello). Mais je me sens comme dans la chanson de Laurent Voulzy et Véronique Jeannot…Désir, désir…

« Mon premier, c’est le désir,

Mon deuxième, du plaisir,

Mon troisième c’est souffrir,

Et mon tout fait des souvenirs ».

Et bien, je me souviens de tout !!!

Du désir qui naît d’un simple regard, d’une infime caresse, d’un mot un peu appuyé, et du corps qui s’embrase. Des mots susurrés à l’oreille et qui vous emportent vers la passion comme la vague d’un tsunami. Des vêtements qu’on s’arrache pour coller nos peaux l’une contre l’autre, au plus près, pour ne faire qu’un. De l’instinct animal qui conduit à respirer, à sentir, à se respirer, à se sentir, cherchant les phéromones de l’autre, la texture de sa peau, la forme de ses muscles, de ses courbes. Je me souviens de la tension sexuelle qui transforme en amants passionnés, de la douceur qui devient sauvagerie, de la sauvagerie qui devient tendresse. Je me souviens de la torpeur, de la langueur, de l’abandon, de la vitesse de la lumière, des feux d’artifices et du plaisir…

Je me souviens des étreintes, des secousses sismiques, des rythmes saccadés, des rythmes fluides.

Je me souviens de baisers légers, de baisers tendres, de baisers si profonds que les âmes s’y échangent.

Je me souviens des fesses qu’on empaume, des hanches qu’on empoigne.

Je me souviens du spleen des paradis perdus, des Fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Je me souviens de tout, dans mon corps et au plus profond de moi, au soleil et au milieu de la nuit…et je me dis que je n’ai pas envie que ma vie sexuelle soit définitivement morte et enterrée !

VVB