La femme et son désir

Le désir féminin a longtemps été pour moi, sujet masculin, source de difficultés, d’interrogations, voire parfois d’incompréhension, jusqu’au jour de la « révélation ». Le désir féminin n’est pas, à priori, comme chez la plupart des jeunes hommes , d’ordre sexuel! Cela ne veut pas dire que la femme n’a pas d’intérêt pour son sexe, mais il est le plus souvent secondaire. Disons pour être un peu plus trivial qu’il a une fonction « complémentaire ».


J’exclue de mes propos les troubles du désir qui pourraient avoir une origine médicale (ils sont rares et sont la conséquences de pathologies complexes: hormonales, psychiatriques, etc).

Le temps de l’amour

Le désir féminin est d’abord narcissique: c’est avant tout le désir de plaire , de séduire , de conquérir, d’offrir; c’est celui d’une relation amoureuse; l’expression de son pouvoir peut aussi trouver sa place, de même le désir d’amitié. Tout cela n’est pas forcément conscient. Le sexe, ainsi que divers attributs qualifiés de sexuels, variables selon les cultures ne seront que des moyens, des outils, d’expression de ce désir qui n’est pas d’ordre sexuel comme peut être le désir masculin, constamment interpelé, lorsqu’il est jeune, par ses érections plus ou moins intempestives!


Par exemple, dans des culture traditionnelles, polynésienne, ou africaines, la poitrine n’est pas érotisée; la montrer ou l’exhiber ne présente aucun caractère sexuel, ce qui n’est pas le cas, aujourd’hui, en occident. Par contre, le maillot de bain style brésilien, très échancré aux hanches serait considéré comme très érotique chez les polynésiens. Les pieds bandés l’était également dans la chine traditionnelle.
Même s’il a été dénaturé avec le temps et la société, il n’en demeure pas moins que le vêtement ou les attributs vestimentaires ont un code porteur de sens et que ce sens est très variable d’une culture à une autre. A l’origine, si le vêtement servait à protéger, il avait aussi pour fonction de mettre en valeur, de pointer la partie du corps qu’il dissimulait.

Je pourrais en parler longuement, mais revenons au désir féminin.

L’histoire de Virginie



Néanmoins, il se sent bien avec elle, et il n’a pas envie de rompre, même si l’idée lui a traversé l’esprit et commence à souhaiter une famille, Virginie a maintenant 28 ans et le temps commence à presser. Le désir de Virginie semble se réactiver, surtout qu’elle a arrêté la pilule. Les rapports sont plus fréquents et reviennent amusants.

La grossesse


Les premiers jours de grossesse, c’est l’euphorie, puis apparaissent les premiers signes « sympathiques » qui n’ont rien de très sympathiques. S’ils sont assez fréquents comme les nausées, ils ne sont pas systématiques. Les rapports s’estompent, mais c’est surtout Alex qui n’est pas très à l’aise avec ce ventre qui augmente de volume: peur de blesser le fœtus ou présence « incestueuse » de cet « autre »?Quant à elle, Virginie se demande si elle est toujours désirable et apprécierait malgré son dos un peu douloureux un peu plus de manifestation du désir de Monsieur.
L’accouchement approche, tout s’est bien passé jusqu’à présent et même s’il n’y a à priori aucune contrindication médicale (elles peuvent exister), il n’y a plus de rapport.
Il règne au sein du couple un mélange d’angoisse, de bonheur, de fatigue. Tout cela n’est assez confus, chacun assurant son rôle.
Après l’accouchement, l’état vulvaire de Virginie ne permet guère de fantaisie.
Elle a pris un peu de poids, son ventre a perdu un peu de sa tonicité, ses seins sont un peu trop sensibles. Elle se sent peu désirable. Et si après le retour de couche, elle a quelques rapports, c’est vraiment pour lui faire plaisir.
L’enfant, le quotidien, la fatigue du travail prennent de plus en plus de place; il reste le WE quand c’est possible et encore si on n’a pas à faire les courses de la semaine, ou chamaillé toute la semaine.

Le couple

Ils ont de moins en moins d’intimité!
Quelles conséquences en attendre:
Alex s’ennuie; il se sent terriblement frustré, rentre plus tard de son travail et envisage des aventures surtout qu’il ne laisse pas indifférent Elise, une rencontre sur un site spécialisé.

Autres conséquences

Antoine n’ose pas franchir le pas et passe beaucoup de temps à se masturber en regardant des pornos.
Nathan passe beaucoup de temps en salle de sport et avec les copains.
Pierre pense au divorce et en attendant se défonce au travail.
Quant à Maryline, elle simule pour avoir la paix et éviter les conflits
Tout cela n’est pas très réjouissant, mais représente la vie de 3/4 des couples.

Les solutions

Il y a pourtant des solutions: je les évoqueraient dans le prochain Post.

Auteur : Patrice Cudicio

Médecin

Sexualités: Le Magazine

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