Le BDH n°19: Mais où est donc passé Morphée?

Le BHD n°19 : Mais où est donc passé Morphée ?

 

Il n’y a pas que l’amour qui m’ait quittée, le sommeil aussi, cet enfoiré, s’est enfuit !

Les bonnes et longues nuits de sommeil réparateur ont déserté et n’existent plus que grâce à la science des apothicaires. À tel point qu’il m’arrive de redouter le moment du coucher…

C’est invariablement la même scène qui se reproduit comme une pièce de théâtre qui se jouerait à guichet fermée. Je suis épuisée et je me couche dans ma position préférée espérant un sommeil sans rêve et bien mérité. Mais là, c’est le même balai qui commence et se répète. La musique d’une nuit sur le mont chauve de Moussorgski résonne dans ma tête et c’est toutes les sorcières de Salem qui débarquent autour de mon lit et dansent en ronde infernale comme pour leur grand Sabbat des soirs de pleine lune. Pour l’occasion, elles ont décidé de transformer mon pauvre cerveau en chaudron bouillonnant. Elles exécutent leur funeste et macabre danse, toute de noir vêtues et jettent une à une leurs pires ingrédients. Plouf, trois pincées de « pourquoi, pourquoi ? », plouf, une bonne lampée de « qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas ? », plouf, une grande rasade de « tu vas finir ta vie toute seule ». Plouf, plouf, cinq cuillères à soupe de « problèmes de fric ». Et pour faire bonne mesure un litre de désespoir ! Et ça tourne, et ça brasse et ça mijote et je me dis que ça ne s’arrêtera jamais…Alors, je choisis de me lever, direction la cuisine, un café et dehors, une cigarette !

Très souvent, quand je retourne dans mon petit dodo, je prends un bloc-notes, un stylo et je couche sur le papier toutes les idées noires qui me viennent. C’est ainsi qu’est né mon billet d’humeur !

L’écriture, c’est thérapeutique. Ecrire me permet d’ordonner mes pensées.

Ensuite, je compte quelques troupeaux de moutons et je finis par trouver le sommeil avec la satisfaction du travail accompli.

 

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