Le BHD n° 80 : La cuisine au beurre

Il est de notoriété publique que je déteste cuisiner ! A un point tel que j’essuie régulièrement les quolibets de mes proches de manière plus ou moins tendre…Il faut bien l’admettre. Je sais coudre, broder, tricoter, crocheter, faire de la déco, mais il semble que tous mes autres petits talents soient éclipsés à côté de ce qui semble être le plus grand défaut de la Terre…

Eh bien oui, je déteste cuisiner et je le revendique ! Je me surnomme volontiers « Madame Picard », autant prendre les devants quand il s’agit de moqueries…C’est moins douloureux.

Je hais cuisiner comme d’autres détestent faire le ménage, repasser, coudre, tondre la pelouse. D’une part, ce n’est pas pour autant qu’elles sont montrées du doigt et d’autre part, ce n’est pas pour autant qu’elles ne le font pas. Alors, par pitié, lâchez-moi les baskets et la toque (par la même occasion) sur le sujet. J’argumenterais en disant que personne n’est jamais mort de faim chez moi, pas même mes enfants durant les interminables voyages professionnels de leur père. Autre argument : je ne cuisine pas je fais à manger ce qui n’est pas la même chose.

Je suis fille, petite-fille et nièce de parfaits cordons bleus, mais je n’ai, hélas, pas attrapé le virus ! Je suis la seule à bosser dans le médical, la seule à avoir 4 enfants, la seule à fumer, bon, ben voilà, c’est mon signe distinctif ! Et puis, je suis toujours très honnête sur le sujet, j’ai un magnet qui trône sur mon réfrigérateur et qui dit : « J’embrasse mieux que je ne cuisine », comme ça, tout le monde est prévenu, pas de mystère.

Très peu pour moi de passer des heures aux fourneaux, vêtue d’un tablier, pour émincer, blanchir, éplucher, mitonner, mijoter et autres verbes culinaires. De toute façon, ce sera avalé en quelques minutes, alors à quoi bon s’échiner.

J’ai eu ma période où j’essayais de m’appliquer à faire de bons petits plats, les remarques quotidiennes  des enfants : « moi, je n’aime pas cette viande, moi, je n’aime pas les oignons, moi, je n’aime pas les carottes et moi, je n’aime pas la sauce » (et merde) ont eu raison de ma bonne volonté.

Sans compter qu’une fois, une de mes filles, un mercredi midi « purée-jambon » m’a lâchée cette superbe phrase : «  Maman, qu’est-ce que tu fais bien le jambon ! ». Preuve s’il en est qu’il n’est pas nécessaire de passer sa vie en cuisine pour être une super maman ! Tout est dit.

Je suis gourmande et j’aime déguster de bons petits plats, mais je peux aussi passer toute une semaine à survivre en mangeant le même plat surgelé, cela m’est égal. Je ne trouve pas que ce soit important.

Franchement, je rêve d’un monde futuriste où il suffira à la ménagère d’enfourner 2 gélules au four micro-ondes pour en ressortir un superbe poulet rôti entouré de légumes. Exactement comme Lilou dans le Cinquième élément. Mais il existe encore mieux : la « mange-machine » d’Eléa dans la Nuit des temps de Barjavel. Livre tant chéri dans mon adolescence. Cette machine possède les propriétés extraordinaires de calculer pour chaque individu ses besoins en calories et en nutriments. Le top du top !…Et tant pis pour la bienséance !

VVB

Sexualités: Le Magazine