LE BHD n°116 : Un homme d’exception

Voici quelques semaines, j’ai eu l’indicible joie d’être touchée par la grâce céleste…Ô miracle !

Par deux fois, j’ai eu le bonheur et la chance d’entrer en collision avec une comète !

Je ne trouve aucun superlatif assez chouette, assez puissant pour décrire notre connexion corporelle. Merveilleux, incroyable, magique, cosmique…Pas assez forts !

Je garde en mémoire l’intensité de son regard quand il plongeait dans le mien…Il me suffit de fermer les yeux pour le revoir très distinctement. C’est comme gravé dans la pierre.

J’ai vécu un embrasement digne de l’incendie de Rome (Circus Maximus, en 64 de notre ère)…Je ne pensais pas qu’il me fut possible un jour de retrouver tous mes pouvoirs de femme, une Lilith en puissance (et quelle puissance, par Toutatis) : une véritable sorcière féminine, sensuelle, voluptueuse et charnelle (graou, graou) ! Dans son sillage, j’ai perçu une tristesse infinie que je ne peux nommer. Des questions me viennent qui resteront sans réponse car personne à qui les poser…Je ne suis qu’un être de chair et de sang, comment aurais-je le pouvoir de retenir un astre de lumière ? Je pense à un Amour de sorcière avec Vanessa Paradis quand elle dit : « La petite sorcière savait qu’elle ne pouvait pas tomber amoureuse, mais pour elle ça n’avait pas d’importance. Elle ne se posait pas de questions parce que…Elle se moquait des réponses Elle savait que pour tomber, il faut trébucher ». Je suis debout au prix d’efforts surhumains. J’aurais bien dévalé quatre à quatre toutes les marches du grand escalier, au risque de me rompre le cou, le cœur et les membres. Je me retiens à tout ce qui est à ma portée pour ne pas trébucher. Je ne peux que l’observer parcourir la galaxie à la recherche d’un bonheur qu’une créature d’ici bas ne peut lui apporter… Il est seul maître à bord de sa mission intergalactique. N’étant pas de notre univers, ni habitué aux us et coutumes de chez nous, il n’a vu en moi qu’un petit caillou quelconque.  Je suis plutôt un diamant brut (en toute modestie)… Bien qu’il soit reparti, telle une étoile filante, je n’éprouve aucun sentiment négatif. Un miracle reste un miracle ! Chacun a retrouvé sa place, lui avec les étoiles dans le ciel, moi sur Terre (enfin par terre). J’éprouve, au contraire, de la gratitude et de la tendresse à son égard (bon, et quelques désirs inavouables, aussi !). Et je préfère avoir à l’esprit l’attitude de l’héroïne de Nos étoiles contraires (justement) :«  Certains infinis sont plus vastes que d’autres, nous a appris un écrivain qu’on aimait bien, Augustus et moi. Il y a des jours, beaucoup de jours où j’enrage d’avoir un ensemble de nombres aussi réduit. Je voudrais plus de nombres que j’ai la chance d’en avoir, et pour Augustus Waters, j’aurais voulu tellement plus de nombres qu’il n’en a eus. Mais, Gus, mon amour, je ne te dirais jamais assez combien je te suis reconnaissante de notre petite infinité. Je ne l’échangerais pas pour tout l’or du monde. Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse ». (Hazel à Gus). N’est-il pas préférable de vivre deux intenses petites particules d’éternité que de traverser une immense steppe « d’à peu près » ou de médiocrité ? Pour moi, la réponse est évidente…Et je scrute parfois le ciel, rêvant d’une nouvelle collision, ou de décrocher la lune…

VVB

Sexualités: Le Magazine

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