Le BHD n°122 : Tous les cris les SOS

 

« Difficile d’appeler au secours/Quand tant de drames nous oppressent/Et les larmes nouées de stress/Etouffent un peu plus les cris d’amour/De ceux qui sont dans la faiblesse/Et dans un dernier espoir/Disparaissent ». Daniel Balavoine.

Depuis mercredi dernier, la mère que je suis est révoltée, indignée et en stress maximum.

Mon petit Crapaud d’amour, la chair de ma chair vit un véritable cauchemar, un événement bien trop dur à porter quand on a quinze ans et qu’un chef d’entreprise pour le moins irrespectueux, indélicat, pour ne pas tout simplement dire un parfait connard (pardon, la colère m’égare) vient d’anéantir, d’un coup d’un seul son rêve le plus cher depuis qu’il a huit ans !

Il se trouve que mon fils veut devenir menuisier chez les Compagnons du devoir.

A huit ans, son père et moi l’avions emmené au village du vieux Bournat dans le Périgord où il avait découvert plusieurs métiers manuels. C’est depuis ce jour qu’il veut être Compagnons. Au début, il voulait être forgeron, puis il s’est mis à faire des recherches, à regarder des vidéos et des reportages. En grandissant, ses choix ont évolués. Il hésitait entre chaudronnier, charpentier et menuisier. Ce n’est qu’après avoir effectué des stages en entreprises, y compris sur ses vacances scolaires que son choix s’est précisé. C’est un enfant particulièrement mature pour son âge, il est déterminé, courageux et motivé…Et je refuse l’idée qu’il ne puisse pas devenir ce qu’il souhaite être !

Mercredi dernier son « patron » s’est désisté sans autre forme de procès et il n’a pas pu faire sa rentrée qui était prévue le samedi. Dans cette organisation, c’est simple, pas de patron, pas de rentrée. Depuis, nous remuons ciel et terre pour lui trouver une place pour son apprentissage. Les coups de téléphone s’enchaînent avec les mails, les recherches sur internet, les visites chez tous les menuisiers du coin, les dépôts de CV…

Vu son âge, mon petit Crapaud ne peut rester sans être scolarisé et c’est la mort dans l’âme qu’il faut envisager le plan B du retour au lycée…Qui ne peut se faire à présent sans l’avis d’une commission de l’inspection académique…Bravo l’administration française et ses méandres tortueux, on marche carrément sur la tête !

Certains des interlocuteurs que j’ai eus, et qui, au passage, ont l’âge d’être mes enfants se sont permis de me dire que je suis une mère surprotectrice… Je veux bien l’admettre. Mais, serais-je encore une mère si je n’utilisais pas toutes mes ressources et toute mon énergie pour aider mon fils à accéder à son rêve le plus cher ?

Serais-je encore une mère digne de ce nom, détentrice de la médaille de la famille, qui plus est, si je ne me battais pas pour LUI ? Pourrais-je encore me regarder en face dans un miroir si je n’étais pas absolument convaincue d’avoir tout tenter pour l’aider ?

A quoi servirait-il d’avoir un blog et d’être rédactrice dans un magazine si ce n’est pour une fois, servir les intérêts d’une personne aussi chère à mon cœur et l’essence même de ma vie ?

Aussi, j’en appelle à vous tous, si vous avez dans vos connaissances un menuisier dans un rayon de 30 kilomètres autour d’une prévôté, contactez-moi en message privé et partagez à tout vos contacts…

Merci pour LUI…

VVB

Sexualités: Le Magazine

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