Le BHD n°129: La fée bleue

Chacun d’entre nous a vu Pinocchio, avec Jiminy Cricket qui lui sert de conscience…

Alors, la conscience morale, késako ?

La bonne nouvelle : chaque être humain en est doté, c’est le fameux « je pense donc je suis » de Descartes. C’est ce qui, à priori, nous distingue des animaux, avec le rire. Quoique, je m’interroge néanmoins sur Weinstein et tous les prêtres pédophiles de l’Histoire de l’humanité…

Mauvaise nouvelle, il y a nécessité d’avoir conscience de soi-même, ce qui requiert un minimum d’intelligence (ne pas construire ses opinions sur de grossiers clichés). Autre pré requis : avoir conscience des autres, autrement dit, ne pas agir uniquement dans son petit intérêt personnel en sortant parfois la tête de son nombril.

Sans étudier tous les courants philosophiques, une petite définition s’impose : La conscience morale est la faculté de juger du bien ou du mal. Elle nous permet d’apprécier nos actions personnelles où elle agit comme un témoin. Elle permet aussi d’apprécier les actions d’autrui où là, elle agit plutôt comme un juge. On voit tout de suite que cela implique des notions d’obligation et de devoir, ainsi que de punition/récompense. Où ça se complique c’est qu’il « s’ensuit qu’une action bonne en soit peut être moralement mauvaise (si elle est faite dans une mauvaise intention) et inversement qu’une action mauvaise en elle-même peut être moralement bonne (si son auteur ignore qu’elle est mauvaise et à l’intention de bien faire) ».

Pour Kant, la conscience sert avant tout à penser. Il estime aussi que la plupart des gens n’ont pas le courage d’utiliser leur entendement (faculté de penser et de comprendre en utilisant sa raison) et préfèrent se réfugier derrière des préjugés.

La conscience est subjective puisqu’elle est intrinsèquement liée à nos idées, nos croyances et à ce que l’on ressent (nos émotions). Nous sommes libres de l’écouter ou pas, c’est ce que l’on appelle le libre-arbitre.

Maintenant, je vous soumets un problème pour lequel je cherche désespérément une réponse ! Prenons un individu A qui range sa conscience au fond d’un placard. Qui commet des actions uniquement dans son intérêt propre, qui ment sciemment et réduit sa horde à néant. Prenons, à présent un individu B dont la conscience morale est très prégnante, s’imposant de faire passer l’intérêt d’autrui avant le sien, essayant que ses actions soient justes et bienveillantes. Comment un individu C peut absoudre et faire passer les actions de l’individu A à la trappe, tout en accusant l’individu B de tous les maux de la terre ?

Que reste-t-il à l’individu B, à part sa propre conscience (très mince compensation) ? Peut-être le deuxième accord toltèque qui nous dit : « N’en faîtes jamais une affaire personnelle. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité » (encore très mince).

 

http://www.cosmovisions.com/conscience-morale.htm

VVB

Sexualités: Le Magazine

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