Le BHD n°133 : Le livre de la jungle

C’est en me souvenant d’un article lu cet été que je me suis dit que je tenais peut-être un début de piste pour mon paradoxe entre croire en l’amour et ne pas croire à la rencontre…Ce pourrait être une histoire de confiance…

Je vous emmène faire un tour en Afrique voir un célèbre python sournois nommé Kaa et son tout aussi célèbre : « Aie confiance, crois en moi ! », tout ça pour mieux vous étrangler ! Là-bas, il existe aussi un proverbe qui dit : « La confiance pousse à la lenteur du cocotier, mais tombe aussi vite que la noix de coco »

Alors, la confiance qu’est-ce ?

Notre premier lot de confiance nous est offert par nos parents à la naissance. Un enfant a une confiance aveugle en ses parents (à la naissance sa vie dépend entièrement d’eux). Ils lui apprennent à avoir confiance en lui-même pour grandir, devenir de plus en plus autonome et pouvoir s’éloigner de plus en plus (l’étayage). La confiance que nous nous portons est ensuite renforcée ou ébranlée par l’image vraie ou supposée que nous avons de nous-mêmes ou que les autres (famille, amis, proches, enseignants) nous renvoient. Sans confiance en soi, il est difficile d’avoir confiance en l’autre…La confiance nait du lien. Wikipédia donne la définition suivante : « faire confiance signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui, en s’abandonnant à sa bienveillance et à sa bonne foi ».

Dans mon fameux article, j’ai lu : « que sans confiance, il est impossible d’envisager l’avenir ; que c’est un saut dans le vide, un risque à prendre, parfois sans savoir ni pourquoi, ni comment ; que la confiance ne peut pas être quantifiée, ni exigée, ni décrétée. Que la confiance humaine contient en elle-même le germe de la trahison. Que la confiance entre deux partenaires permet de rendre le futur prévisible et maîtrisable »…Ou pas !

Ma confiance en moi est le fruit d’un long travail qui perdure encore. Elle n’est pas en acier inoxydable, mais, bon an, mal an, elle tient la route.  Je me permettrais une petite analogie avec le saut à l’élastique. J’ai eu confiance en mes petites jambes pour monter à l’échelle, en mon courage pour sauter dans le vide, mais si quelqu’un avait coupé l’élastique, je me serais écrasée au sol (encore), et, la rééducation aurait été encore plus longue et douloureuse que la fois précédente… Je crois que c’est ce qui me terrorise…Offrir ma confiance à des personnes qui ne la mérite pas…

Si je veux pouvoir croire en l’avenir, je dois faire confiance aux autres, enfin, à UN autre…Confiance, avenir, rencontre, espoir, ces mots semblent graviter autour de moi comme des satellites autour d’une planète…A quand le Big bang ? Et au sujet de ces portes qui doivent en principe s’ouvrir quand d’autres se ferment…Serait-il possible de voir au moins un atome d’espoir ou une minuscule lueur de changement (positif, bien évidemment) ?

VVB

 

https://www.cairn.info/revue-2010-1-page-53.htm

Sexualités: Le Magazine

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