Le BHD n°135 : Novembre, le mois sans tabac

Excellente initiative et campagne de santé publique lancée en 2016(par Marisol Touraine, précisément). Encore que, vu l’augmentation du prix des cigarettes, je ne sais pas trop si nos politiques ont réalisé les taxes (encore elles) qu’ils vont perdre…Mais bon, ce n’est pas mon propos du jour. Parce que figurez-vous que novembre 2018 ne fut pas que le mois sans tabac, mais également le moi sans tabac. Je vous vois déjà vous extasier, point n’en faut ! Bien évidemment et pour plagier une collègue, « il eut été préférable » de ne jamais introduire son doigt dans l’engrenage. Nul n’est parfait. Attention, j’ai dis : moi sans tabac, pas moi sans nicotine ! Car, malheureusement, je n’en suis pas à ma première tentative d’arrêt de la cigarette…Si j’exclue mes arrêts liés aux grossesses et allaitements (tout de même quatre), j’en suis tout de même à mon quatrième sevrage. La première fois, je n’ai pas dépassé les deux semaines, je me suis retrouvée avec une aphtose carabinée (des aphtes plein la bouche dont certains plus gros que des pois chiches, j’ai même dû en faire inciser un par le dentiste, une horreur !). Mon caractère s’en était cruellement ressenti, à un point tel, que mes enfants encourageaient ma reprise. Une fois, j’ai même tenu neuf mois (record absolu), mais ma prise de poids m’a fait céder…Que voulez-vous quand on est une ancienne obèse, le spectre de la culotte de cheval a de quoi rebuter les meilleures volontés…Mais là, zen attitude, j’avais décidé de profiter de ma mise au repos forcé (intervention chirurgicale) pour supprimer cet onéreux poison de ma vie. Je l’ai remplacé par la vapoteuse et je dois dire que, pour le moment, j’y trouve mon compte. Je peux toujours faire mes petits rituels sacrés qui consistent à faire mes petites pauses dehors (je n’ai jamais enfumé ni mon domicile ni ma voiture, question de principe). Je peux toujours inhaler ma chère menthe polaire et plus que tout, recevoir la dose de nicotine essentielle à mon équilibre nerveux (et celui de mon entourage). Je vérifie souvent que mon poids reste constant, c’est ma plus grande crainte, mais pour l’instant, tout va bien.

Alors, j’entends déjà les blablas concernant les dangers du vapotage… Saviez-vous que les plus grandes études pseudo-médicales qui dénigrent la cigarette électronique sont produites, comme par hasard, par des médecins rémunérés par les tabatiers…On croit rêver ! Alors, entendons-nous bien, je ne dis pas que fumer ou vapoter soit la panacée ! Je dis simplement que lorsqu’on est dépendant à une substance, il est nécessaire de veiller à ce qu’elle soit la moins nocive possible ! Je pourrais argumenter que, dans le cas présent, je choisis en connaissance de cause ma substance toxique. Alors qu’avec le Glyphosate, Monsanto et Bayer…Bienvenue au pays des écrans de fumée (justement), de la corruption et du lobby politico financier qui préfèrent empoisonner les foules en toute impunité tout en détruisant la planète allègrement…

Je trouve également, en ces temps de discordes et de révolte teintées de jaune, particulièrement jouissif de me dire que je ne contribuerai pas à enrichir les caisses de l’état avec mes petites clopes. Mon porte monnaie s’en réjouit, puisque, d’après mes calculs, ma nouvelle consommation est cinq fois moins onéreuse, youpi !

Je ne crie pas victoire non plus ! Je sais mieux que personne qu’un ancien fumeur est toujours un fumeur potentiel et qu’il suffit parfois d’un événement traumatique pour retomber dans ses pires travers. J’ai, toujours en mémoire, l’affaire « Ophélie Bretnacher ». Cette étudiante disparue à Budapest en décembre 2008 et dont le corps a ensuite été retrouvé en février 2009 (l’affaire a été classée en Hongrie faute de preuves)… Je me souviendrai éternellement de son père déclarant devant les caméras qu’il avait arrêté de fumer à l’occasion de sa naissance et qu’il avait repris quelques jours après sa disparition…

La modestie sera donc de rigueur, tout autant que la persévérance, puisqu’à présent je dois d’une, poursuivre mon effort, et, de deux, diminuer petit à petit ma dose de nicotine. Tout ceci, dans l’espoir, qu’un jour lointain, peut-être, je puisse abandonner, à son tour, la cigarette électronique…

VVB

Sexualités: Le Magazine

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