Le BHD n°15: la quadrature du cercle

Le BHD n°15 : La quadrature du cercle

 

Avez-vous remarqué comme parfois, on fait exactement le contraire de ce qu’on voudrait faire ?

Allez, avouez, on a toutes fait ça un jour !

On se réveille un matin, et devant le miroir, on se trouve grosse et moche. Et là, on se dit qu’on va se mettre direct au régime et refaire du sport à fond. On prend des résolutions impossibles à tenir, genre ressembler à Kate Moss en un mois, top chrono !

Et là, c’est l’incompréhension totale ! Intellectuellement, on sait parfaitement qu’il faut manger équilibré, cinq fruits et légumes par jour et trente minutes d’activité sportive quotidienne pour espérer retrouver un corps de rêve….et on se retrouve au bout de deux jours à manger de la brioche et du Nutella au gouter avec les enfants !

Du grand n’importe quoi !

Que celle qui n’a jamais pêcher me lance la première pierre !

Moi, avec mes hypothétiques rencontres masculines, c’est pareil. Je me dis : « Oulala, il faut que tu sortes pour rencontrer du monde »…Je me motive, je prévois de faire de grands efforts vestimentaires, de me maquiller comme une voiture volée et d’aller boire un café en terrasse…et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve en jogging et pull informe, roulée en boule sous un plaid sur mon canapé, entrain de déprimer devant un film de filles à l’eau de rose.

Mais pourquoi diable ?

J’ai pourtant écrit en gros sur le tableau noir de ma cuisine la maxime suivante : « Je choisis de faire de ma vie, le meilleur de ma vie », j’ai même rajouté « et puis c’est tout ! ».

A priori, vouloir ne suffit pas.

Il paraît que depuis le divorce j’ai développé une peur de l’abandon et une peur de l’inconnu. Autant dire que chat échaudé craint l’eau froide !

Pas plus tard qu’hier au soir, j’ai refusé deux invitations à sortir. Je m’en sors toujours avec des pirouettes (cacahuètes). Pourquoi ? Très franchement, j’hésite entre frousse et stupidité.

Ce qu’il y a, c’est que chez moi, je suis seule et c’est normal, tandis que dehors, ma solitude me revient en pleine face comme un boomerang, elle est imposée. Du coup, plus dure à accepter !

 

Sexualités: Le Magazine