Le BHD n°24: C’est le printemps, bonjour, bonjour les hirondelles!

 

 

Est-ce le printemps naissant, ou le désir s’éveillant avec la nature, ou les deux qui me turlupinent (sans jeux de mots dirait Capello). Mais je me sens comme dans la chanson de Laurent Voulzy et Véronique Jeannot…Désir, désir…

« Mon premier, c’est le désir,

Mon deuxième, du plaisir,

Mon troisième c’est souffrir,

Et mon tout fait des souvenirs ».

Et bien, je me souviens de tout !!!

Du désir qui naît d’un simple regard, d’une infime caresse, d’un mot un peu appuyé, et du corps qui s’embrase. Des mots susurrés à l’oreille et qui vous emportent vers la passion comme la vague d’un tsunami. Des vêtements qu’on s’arrache pour coller nos peaux l’une contre l’autre, au plus près, pour ne faire qu’un. De l’instinct animal qui conduit à respirer, à sentir, à se respirer, à se sentir, cherchant les phéromones de l’autre, la texture de sa peau, la forme de ses muscles, de ses courbes. Je me souviens de la tension sexuelle qui transforme en amants passionnés, de la douceur qui devient sauvagerie, de la sauvagerie qui devient tendresse. Je me souviens de la torpeur, de la langueur, de l’abandon, de la vitesse de la lumière, des feux d’artifices et du plaisir…

Je me souviens des étreintes, des secousses sismiques, des rythmes saccadés, des rythmes fluides.

Je me souviens de baisers légers, de baisers tendres, de baisers si profonds que les âmes s’y échangent.

Je me souviens des fesses qu’on empaume, des hanches qu’on empoigne.

Je me souviens du spleen des paradis perdus, des Fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Je me souviens de tout, dans mon corps et au plus profond de moi, au soleil et au milieu de la nuit…et je me dis que je n’ai pas envie que ma vie sexuelle soit définitivement morte et enterrée !

VVB

Sexualités: Le Magazine