Le BHD n°34 : Retour de manivelle !

Analyse rétrospective.

Comme le dit Elizabeth Gilbert dans « Mange, prie, aime », j’ai plongé dans la relation sentimentale post-divorce comme un acrobate se jette du haut du chapiteau dans un minuscule verre d’eau…Une plongée en apnée, à cœur et à corps perdus, dans le plus grand mépris de mon âme !

Comme la dernière des nouilles, pardonnez-moi les filles parce que j’ai pêché, j’ai recommencé à m’oublier dans la relation ! Juste parce que je voulais le bonheur à tout prix, je devrais dire à n’importe quel prix, et l’addition est plutôt salée.

Je suis une incorrigible fleur bleue, je voulais tellement y croire, tellement que ça marche que j’étais prête à tout : à me gommer, à nier une partie de mon être, la petite étincelle qui fait que je suis MOI.

« Aimer, c’est donner à l’autre le pouvoir de vous détruire tout en espérant qu’il n’en fasse rien ». Bo Bennett. Et j’ai donné ma bénédiction. Je n’ai eu de cesse de remettre ma valeur en question et je me suis perdue dans l’autre.

J’ai essayé, j’ai expliqué, j’ai attendu, mais lorsqu’on ne veut ni partager du temps, ni partager du désir, ni du plaisir. Que la relation n’existe que pour vous, que vous devez rester cachée, qu’on vous dit que vous n’êtes qu’une interaction, à moment donné, il faut ouvrir les yeux et se dire qu’on est mieux seule que mal accompagnée !!!

 

C’est la question d’une amie qui m’a bouleversée. Elle m’a dit « aimes-tu celle que tu es dans la relation ? ».Euh, sans réfléchir, la réponse est clairement non !!!!!

C’est fou comme il suffit d’un rien pour se poser soudain les bonnes questions…

Je ne veux plus être une option dans la vie de quelqu’un, je veux être une priorité !

Déjà, depuis la dernière réforme, je ne suis même plus au programme, alors se faire traiter comme une serpillère, merci bien,  j’ai ma dose ! Mais, attention, c’est moi qui aie permis que ça se passe comme ça ! C’est moi qui aie accepté l’inacceptable plutôt que d’accepter la solitude. Grossière erreur ! Leçon « un » : toujours se respecter soi-même !

Comme quoi, le chemin vers le bonheur n’est pas une autoroute tout confort, il y a des tours et des détours, des virages, des pièges, d’inévitables écueils,  des voltes-faces, de grandes interrogations et remises en question.

Malgré tout, je sais que je progresse, mon ascension n’est pas fulgurante, ni même parfois visible à l’œil nu, mais elle est là, et bien là!

«On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »disait Antoine de Saint-Exupéry. Dans mon cœur, je vous le dit, j’avance !

VVB

Sexualités: Le Magazine