Le BHD n°37 : Pour l’amour d’une mère

Depuis aujourd’hui, le ciel compte une nouvelle étoile à son firmament.

 

Cette étoile s’appelle Louis.

Un jeune homme extraordinaire emporté à l’aube de ses 32 ans par une saloperie de cancer.

Je ne l’ai rencontré qu’une fois, mais sa mère est une de mes amies les plus chères.

Louis a eu son premier cancer au lycée. Depuis, les mots d’ordre dans sa famille ont été : amour, courage, détermination, obstination. Que de batailles menées !

Je ne connais pas Louis, mais j’aime sa mère.

Perdre son enfant, c’est une ignominie sans nom.

Voir son enfant disparaître, c’est l’insulte suprême des lois de la nature, il n’y a pas de mot assez violent pour décrire cette perte.

Pour les amis et les proches, c’est l’impuissance ! On se dit qu’il n’y a rien qu’on puisse faire pour soulager la peine de ces parents, si ce n ‘est, être toujours là pour eux et ne pas leur tourner le dos ni détourner le regard parce qu’on ne sait ni quoi dire, ni quoi faire, ni comment réagir.

 

Linda Lemay a écrit des paroles sublimes à ce propos dans sa chanson « Pas de mot » : elle dit que lorsqu’on perd ses parents, on devient orphelin, lorsqu’on perd son conjoint on devient veuve ou veuf, mais lorsqu’on perd un enfant, il n’existe pas de mot. La langue française est pourtant riche en vocabulaire et en nuances. Mais là, c’est si douloureux que même l’Académie Française y perd son latin.

Laissez-moi aussi vous comptez quelques détails que vous n’imaginez sûrement pas sur le cancer.

Les traitements sont lourds, souvent douloureux et ont d’énormes effets secondaires. Le cancer ne se contente de dévorer celui qui en est atteint. Il s’invite insidieusement dans la famille et en devient un membre à part entière, un membre égoïste, exigeant et pervers. La maladie devient un autre enfant de la famille, un être chronophage monopolisant les ressources de chacun.

Il était infographiste jusqu’à ce qu’une charmante patronne le licencie pour ses absences répétées, ben oui, parce si Louis avait pu choisir, il aurait choisi de ne pas être malade et d’être présent au boulot. La bienséance veut qu’on ne souhaite de malheur à personne, mais madame, j’espère que la roue tournera et qu’elle vous écrasera au passage !

Et puis aussi, quelques histoires sordides : d’argent, de mesquineries administratives, de difficultés supplémentaires et inutiles quand ce n’est vraiment pas le moment…

 

Louis avait une incroyable ténacité et une volonté de vivre ! Chaque fois qu’on le pensait au plus bas, il nous démontrait le contraire. Combatif, énergique, luttant de toutes ses forces contre la maladie. Il a décroché brillamment le concours d’entrée à l’Institut de Soins Infirmiers. Malgré les traitements, la fatigue, il avait d’excellentes notes. Quel courage, quelle bravoure ! Un héros !

Malheureusement, ce jour, le Monstre a gagné…Ce n’était pas David contre Goliath et, le Bien n’a pas triomphé du Mal… C’est le vie, la vraie, celle qui fait mal et vous laisse dans la bouche un gout d’amertume et de cruelle injustice. Louis est parti pour un monde que l’on dit meilleur…

 

Louis, tant que tu vivras dans le cœur de ta famille et dans l’esprit des gens, ton sillage sur cette Terre restera gravé à jamais.

 

 

 

Je vous mets en lien les paroles de la chanson de Linda Lemay :

http://www.parolesmania.com/paroles_lynda_lemay_4461/paroles_pas_de_mot_1215155.html

VVB

Sexualités: Le Magazine