Le BHD n°39 : Le fric, c’est chic ! (les sujets qui fâchent, n°3)

« Touche pas au Grisbi »

Et en prime, comme dans le dialogue d’Audiard, je pourrais rajouter « salope » !

Ben oui, puisque outre le fait d’avoir divorcée et d’avoir vu mes revenus diminués comme peau de chagrin depuis, je dois faire face au mécontentement de mes petites têtes blondes qui ne me trouvent pas assez généreuse financièrement !

Allez, 2-3 uppercuts, maman dans les cordes et complètement KO !

Au moment du divorce, j’ai fait des choix financiers qui sont confidentiels et de l’ordre de l’intime entre mon ex-mari et moi et qui n’apporteraient rien dans le débat du jour.

N’empêche, 1+1=2 et 0+0= la tête à Toto ! Et ça, c’est mathématique !

Même si je gagne bien ma vie, je ne suis pas riche pour autant. Comme tous les parents solos, j’ai un salaire non extensible. Comme tous les ménages que l’on dit « moyen », je gagne trop pour avoir droit à des aides quelconques, mais je paye tout « plein pot », alors, il faut faire « avec » ou plutôt « sans » dans le cas présent.

Faire comprendre que chaque parent participe en fonction de ses revenus, et non pas à égalité, c’est une tâche que je n’imaginais pas aussi ardue.

Pourtant, dans le livret de famille est stipulé noir sur blanc : « Les époux doivent contribuer aux charges du mariage à proportion de leurs facultés respectives. Ils peuvent demander au juge des affaires familiales, le ces échéant, de fixer cette contribution ». Donc, celui qui gagne le plus participe davantage ! C’est clair !

Il est certainement cruel de se dire qu’actuellement, avec mon assurance vie, je vaux plus morte que vive. Cruel, mais réel !

Comme il est loin le temps où un Kinder surprise faisait de moi la meilleure maman du monde. Maintenant, le permis, une voiture et tous les sacrifices financiers du monde n’y suffisent plus.

Les hormones pubertaires sont responsables de troubles du calcul mental, même chez les jeunes doués en mathématiques.

Sans trop vouloir me poser en « vieille conne réactionnaire », je peux me vanter d’avoir gouté très jeune au travail. A 11 ans, je faisais commis sur les marchés de nuit pendant les vacances et à 15 ans, je faisais vendeuse dans la crémerie familiale, et sans aucun salaire !

Mes enfants, j’ai toujours été prête à les satisfaire. Je suis du style à donner plus que ce que je n’ai. La contre partie de ce que j’ai connu. Mais finalement, ça ne sert à rien puisque la reconnaissance n’est pas de mise.

Comme dirait une amie, « fait hièche, on les a, on les aime », mais on aimerait aussi qu’ils se rendent compte de ce qu’on fait pour eux, ce qu’ils voient et ce qu’ils ne voient pas ou ne veulent pas voir.

Il ne me reste plus qu’à espérer et/ou à attendre qu’eux-mêmes soient parents et se rendent compte…Ma ligne verte à moi, en quelque sorte…

VVB

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