Le BHD N°41 : « Dieu réside en moi en tant que moi » :

Je me suis donc répétée cette phrase comme un mantra pendant des semaines cherchant à comprendre comment elle pouvait être aussi importante pour moi. Et un jour, la lumière fut ! Et c’est toutes les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnant avec force comme un jour d’élection papale (pardonnez-moi ce clin d’œil ecclésiastique) qui se sont mises à résonner dans ma tête.

J’ai enfin compris !

Comme je l’avais pressentie, il n’y a rien là de religieux et d’ailleurs cette phrase aurait pu être l’univers ou la nature réside en moi en tant que moi, je pense que l’effet aurait été le même.

J’ai enfin compris, ou plutôt la petite fille de 8 ans enfouie au fond de moi a enfin compris un fait d’une importance capitale.

Arrivée à ce stade, je dois vous confier qu’à 8 ans, j’ai subi un traumatisme. J’ai travaillé sur le sujet avec des « psy » et je pensais innocemment que c’était une histoire définitivement réglée. Que telle une ancienne blessure, la cicatrice était toujours visible mais devenue non douloureuse.

Sauf que la petite fille de 8 ans avait intégré et développé la  fausse croyance suivante : si j’étais une « gentille personne », il ne m’arriverait que des « choses positives » et si j’étais « une mauvaise personne » il m’arriverait des « événements négatifs ». Franchement, ne pas croire en Dieu et se retrouver confrontée à la « punition divine », il faut admettre que c’est complètement antinomique et que ça frise le ridicule, mais bon, à 8 ans, c’est certainement compréhensible.

Ce qui reste incompréhensible, c’est comment un mode de fonctionnement « faux » peut impacter votre vie pendant une quarantaine d’années. Le cerveau à ses raisons que la raison ignore !

Pour ma défense, je dirais que nos émotions et sentiments ne sont pas toujours gouvernés par notre « intellect » et que « détricoter » certains schémas construits dans l’enfance n’est pas aussi facile que certains pourraient le croire. Ça demande du temps et un très gros travail personnel.

Je suis imparfaite, mais à l’impossible, nul n’est tenu.

Je peux dire que je n’ai jamais commis sciemment de mauvaises actions. Il y a, bien entendu 2 ou 3 choses dont je ne suis pas spécialement fière, mais bon, comme dit le proverbe, « que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre ». J’ai fait comme tout un chacun de mauvais choix, mais ils me paraissaient bons au moment où je les ai pris. Le tout, c’est d’en assumer les conséquences et je ne suis pas du style à fuir devant mes responsabilités. J’assume. J’apprends. Je progresse.

La nature prend son temps, mais elle accomplit son œuvre.

Dorénavant, Dieu réside en moi en tant que moi…

VVB

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