Le BHD n°43 : Le grand pardon

Entre le crépuscule qui tombe sur 2016 et l’aube de 2017 qui n’est pas encore née, je m’interroge sur la notion de pardon avec un grand « P ».

En pleine trêve des confiseurs, il est temps.

Mais disons que pour atteindre la sérénité et la dernière phase de deuil, celle de l’acceptation, il serait bon de maîtriser le sujet et de ne pas passer pour une truffe en passant carrément à côté de l’essence même du truc…Mon côté perfectionniste…Un petit passage au microscope à balayage s’impose parce qu’il s’agit de bien d’autre chose que de dire pardon pour un pet intempestif…

Je vous ai donc concocté un petit topo sur le pardon.

D’un point de vu psychologique, le pardon est nécessaire pour être bien dans sa peau et se libérer du passé.

« Ne pas pardonner, c’est comme si vous avaliez du poison en espérant que l’autre soit malade » Docteur Psalti.

Si l’on s’en réfère au dictionnaire : le pardon est le résultat de l’acte de pardonner, la rémission d’une faute. C’est tenir une offense, une faute pour nulle (et/ou l’excuser) et renoncer à en tirer vengeance. C’est ne pas en tenir rigueur au coupable et ne pas lui garder de ressentiment.

Je ferais ici une petite parenthèse car je dois dire que dans mon processus personnel, il ne m’est jamais venu, même une seule seconde, de désir de vengeance. La seule question qui m’a taraudée des mois durant, m’usant jusqu’au trognon étant : « Qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas ? ».

D’un point de vue religieux, je préfère commencer par ce que le pardon n’est pas : ce n’est pas fermer les yeux sur l’offense, ce n’est pas faire comme si rien ne s’était passé, ce n’est pas se laisser traiter injustement et ce n’est pas pardonner sans raison valable (à savoir que Dieu ne pardonne pas aux personnes qui pêchent volontairement, par méchanceté, et qui refusent de reconnaître leurs erreurs, de changer et de s’excuser auprès de ceux qu’ils ont blessés).

Mais alors, comment faire pour pardonner, doit-on pardonner à la personne ou pardonner ses actes, tout en sachant qu’elle ne les reconnaît pas ?

Dans la Bible : le mot « pardonner » a le sens de « laisser aller », comme quand une personne n’exige pas le remboursement d’une dette. La Bible explique également que l’amour désintéressé est le fondement du vrai pardon, puisque l’amour « ne tient pas compte du mal subi ». Pas toujours très clair, je tends l’autre joue, mais « ça dépend ça dépasse ».

Côté philosophie, « le pardon permet de libérer des ressources à titre individuel et collectif face à l’irréparable ».

Alors, en gros, pour résumer, je pense que je tiens bien le truc et que pour moi, c’est acté, validé, assimilé : je ne demande plus à la Lune d’être le Soleil, je ne ferme pas les yeux sur la faute, mais je n’en tiens plus compte. Je me pardonne à moi-même d’être imparfaite. Je suis en paix avec lui mais plus encore avec moi-même. Je laisse aller le passé pour accueillir l’avenir.

C’est formidable de laisser son fardeau et de se sentir légère !

Libérée, délivrée !!!!

VVB

Sexualités: Le Magazine