Le BHD n°52 : Mes 7 pêchés capitaux

L’orgueil : c’est être perfectionniste et croire que tout le monde fera passer l’intérêt collectif avant le sien. C’est penser que ses enfants sont les plus beaux et les meilleurs. C’est penser que les personnes changeront parce que le simple fait d’éprouver de l’amour les transformera à tout jamais. C’est croire que les choses ne peuvent pas être pires et que le meilleur reste à venir.

 

L’envie : d’être grande longue et mince, d’être heureuse en amour, de me transformer rien qu’une journée en Hit Girl pour péter la gueule à tous ceux qui le méritent, de ramasser du verre dépoli sur la plage, de faire un week-end thalasso avec le Boys Band. L’envie légitime que mon temps de travail soit respecté !

 

La gourmandise : les crêpes et le poulet au curry de mon ex. Les cookies fourrés au Nutella de ma Nini. Les langoustines à l’Armoricaine de ma mère. Les carottes râpées à la mayonnaise dans des feuilles de salade de ma mamie, ainsi que ses haricots verts et son célèbre lapin sauté (à la barre fixe avait coutume d’ajouter papi) sans oublier le millat charentais, recette de mon arrière grand-mère. Les gâteaux de mon amie Manue, avec son brownie 3 chocolat. Les pêches au thon de Patou et Véro.

 

La Luxure : C’est n’avoir peur ni de l’amour (le sentiment) ni du sexe. C’est aimer « ça » et ne pas en avoir honte. C’est se dire que la femme est à son apogée sexuelle à 50 ans. Ce sont des regards et des mains qui se frôlent, ce sont des caresses appuyées, ce sont de merveilleux moments qui sont pour l’instant des souvenirs…et être terrifiée qu’il en soit toujours ainsi.

 

La paresse : C’est s’octroyer une journée sans faire de lessive et avoir l’impression de commettre un acte de rébellion intense. C’est se réveiller de manière naturelle sans avoir mis le réveil. C’est passer toute une journée en pyjama après une nuit de garde éreintante. C’est regarder la poussière sur les meubles et s’en foutre.

 

La colère : C’est exploser en rentrant du boulot après une garde pourrie parce que toute la vaisselle sale est au-dessus du lave-vaisselle. C’est être en rage contre soi-même parce qu’on n’a pas su rendre un homme heureux.

 

L’avarice : C’est s’acheter de la lingerie alors que ce n’est pas le moment et qu’on va finir le mois (encore) dans le rouge. C’est faire passer quoiqu’il advienne les besoins de ses enfants avant les siens. C’est retarder sans cesse de partir voir les aurores boréales.

VVB

Sexualités: Le Magazine