Le BHD n°58 : D’un « Z » qui veut dire Zorro !

Nous en étions à « peau de couilles » je crois ? Pas du tout, nous en étions à « injustice » !

La notion de justice : La justice est un principe philosophique, juridique et moral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnée ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources normatives de comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, le juste apparaît pouvoir varier en fonction de facteurs culturels. La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation. En tant qu’institution, sans lien nécessaire avec la notion, elle est jugée fondamentale pour faire respecter les lois de l’autorité en place, légitime ou pas. La justice est censée punir quiconque ne respectant pas une loi au sein de la société avec une sanction ayant pour but de lui apprendre la loi et parfois de contribuer à la réparation des torts faits à autrui, au patrimoine privé ou commun ou à l’environnement. (Source Wikipédia). Vous avez 4 heures !

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une très haute opinion de ce que doit être la justice. Mais dans mon crâne de piaf d’enfant, cela ne correspondait pas forcément aux faits et à la réalité.

J’ai toujours eu un engouement démesuré pour les justiciers, ceux de mon enfance étaient Zorro, Samantha Stevens, Josh Randall. Je dois admettre que mon admiration pour les justiciers s’est poursuivi à l’âge adulte avec des héros tels que Kick Ass, Jethro Gibbs (NCIS), Aaron Hotchner (Esprits Criminels), ou encore Deadpool. Des personnages qui ne transigent pas leurs valeurs quelque soient les circonstances, mais qui ont une forte tendance à mettre de côté leur vie privée pour leur idéal de justice.

Et moi, du coup, comme je ne suis pas une vraie justicière, j’ai mis au point ma propre loi du Talion : lorsqu’on que je me sens victime d’une injustice, je pars en croisade pour défendre une autre injustice : défendre mes camarades de classe, mes collègues, les droits des femmes, je signe toutes les pétitions qui me semblent justes. Enfant, je ramenais tous les animaux errants que je trouvais au grand dam de ma mère. Je ne me sentais pas un « Caliméro » victime et paralysée par les situations injustes, je détournais la situation en devenant Don quichotte se battant contre des moulins à vent. Une espèce de formule arithmétique genre : plus par plus égale plus et moins par moins égale plus. C’est comme si j’avais voulu construire mon étayage sur les autres, que j’avais espérer grandir en faisant grandir les autres et que j’étais de venue la spécialiste du « truc qui ne sert à rien ».

Dans ce raisonnement, je transposais mon sentiment de révolte sur un autre sujet pour ne pas avoir à souffrir de ce que je ressentais comme vraiment injuste et non mérité à mon encontre.

Si la justice des hommes est aveugle, finalement, l’injustice aussi.

Je dois à présent reconnaître, accepter, faire le deuil des manques de mon enfance, renoncer à la réparation de tous ces manques et laisser le passé au passé puisqu’il ne peut être changé même avec toutes les formules magiques de la Terre.

Alors, oui, il est injuste que j’aie été une enfant non désirée, il est injuste que j’aie été trompée et quittée, il est injuste que je ne sois pas aimée. Mais maintenant, je suis une adulte et il est temps d’abandonner le costume de justicière des causes perdues pour avancer, au placard les étendards ! On dit qu’une émotion exprimée est une émotion surmontée, là, je peux dire que j’ai viré un gros fichier encombrant de mon disque dur. Bravo Madame !

 

VVB

Sexualités: Le Magazine