Le BHD n°66 : Marraine la bonne fée

Le mot du jour. « Bibbity Bobbity Boo ! ».

C’est un mot qui me parle du plus profond de mon être.

Mon héroïne depuis toujours, c’est Samantha Stevens, la gentille sorcière de la série culte « ma sorcière bien aimée » : elle n’a qu’à remuer son nez pour rendre sa maison luisante de propreté ou répondre aux souhaits de ceux qu’elle aime.

Petites recherches. Je ne le savais pas mais le personnage de la Fée prend sa source dans la Mythologie, plus exactement des Parques, ces divinités qui coupaient le fil des vies.

C’est devenu par la suite un personnage de conte de fées et du folklore. C’est un personnage secondaire qui vient du légendaire féminin et qui possède presque toujours des pouvoirs magiques. Elle symbolise la « mère », la fécondité et l’abondance. Dans nombres d’histoires, la Fée est une marraine, elle a le pouvoir de décider du destin de son filleul. Elle peut lui attribuer des qualités, elle veille sur lui et essaie le lui épargner certaines épreuves.

Etant sage-femme, je peux donc dire que je suis un peu cette marraine qui se penche au-dessus des berceaux pour octroyer telle ou telle vertu à un nouveau-né puisque mon rôle consiste à faire en sorte que la naissance se déroule le mieux possible.

Il existe une autre version de la Fée, il s’agit de la fée amante. Elle est souvent très belle et entretient des relations amoureuses avec les humains. Elle incarne la féminité. Elle possède un pouvoir d’attraction et érotique puissants. Mais elle peut se révéler jalouse et colérique.

Je n’y avais jamais songé, mais il suffit qu’un  partenaire sexuel pose une main sur moi pour que je me sente devenir la plus belle femme au monde. Comme par magie, exit le surpoids, les petits bourrelets et la cellulite. Je suis la fée Morgane et je l’entraîne vers le plaisir et la séduction…

Finalement, la Fée, c’est toute la complexité de la femme : tantôt mère, tantôt femme, tantôt à l’écoute des autres tantôt à sa propre écoute. La louve instinctive, primaire ou la femme érudite et pleine de ressources, de talent. C’est sûrement pour cela qu’on prétend que les femmes sont compliquées, parce que nous ne nous limitons pas à un seul rôle.

 

VVB

Sexualités: Le Magazine