Le BHD n°82 : Le choix de Sophie

Mes amies me disent que mes critères de sélections masculines sont trop élevées et qu’à ce rythme là, je vais rester seule longtemps…Peut-être ? D’ailleurs, d’après les statistiques, une femme met en moyenne 5 ans pour « refaire » sa vie après un divorce. Entre 3 et 10 ans si on prend les extrêmes. J’ai encore de la marge.

Le fait est que je sais à présent ce que je ne veux plus. De même, j’ai longtemps cru qu’une relation « à tout prix » était nécessaire à ma survie…Je suis, à présent, sûre du contraire.

Je commence juste à sortir de ma période « Prostrée-roulée-en-boule-sous-plaid-sur-canapé », alors, un peu de patience. J’ai compris la nécessité d’étudier et de décortiquer pourquoi la relation précédente n’avait pas fonctionnée avant de me lancer dans une hypothétique future relation amoureuse. Apprendre de ses erreurs, le béaba.

Toujours pleine de sollicitude, les copines vous disent d’avoir des relations, même sexuelles…Ouais, bon d’accord…Mais où est-il écrit que la quantité prime sur la qualité ? Je ne suis pas sûre du ou des résultats. Et puis, très franchement, je préfère faire pleins de choses avec le même homme que la même chose avec pleins d’hommes…Cette phrase, je l’ai empruntée à Sacha Guitry et transposée au masculin. Elle résume très bien ma façon de penser.

J’ai eu ma « relation pansement », celle qui vous fait dire qu’un « après divorce » est possible. Mais elle a eu lieu trop tôt et je suis retombée plus vite que la lumière dans mes travers, preuve s’il en est qu’il faut digérer et jeûner après une crise de foie (et de foi)…Quand j’ai compris mon erreur, j’ai fait comme Brutal dans la ligne verte, j’ai arraché le pansement d’un coup sec ! « Comme disait ma mère, faut l’arracher d’un coup, ça fait moins mal….Scratch !…Elle n’avait pas toujours raison, la pauvre ! ».

Et ce fut vrai. D’abord, c’est comme si j’avais tenté de soigner une incision en la cautérisant au fer rouge…Je vous laisse imaginer…Et puis, c’était une façon de donner le change devant tout le monde, prétendre qu’on est toujours dans la course ! Mais la course de qui ? De quoi ?

Aux pires instants de la séparation, j’entendais qu’il fallait laisser le temps au temps et j’étais incapable de le comprendre, j’avais cru qu’une partie de moi était morte à tout jamais. J’avais cru que « ce tout petit supplément d’âme, cet indéfinissable charme, cette petite flamme » qui fait que MOI, je suis moi avait disparu dans les couloirs d’un tribunal…Je viens juste de réaliser que non ! Ma flamme était seulement en veille profonde, elle est toujours là, prête à être ravivée…Wait and see !

VVB

Sexualités: Le Magazine