Le BHD n°96 : Plantes vertes et pinces à linge

Je ne dirais pas à proprement parlé que j’ai une réelle aversion pour les plantes vertes, mais je n’en ai pas chez moi. Et je n’en veux surtout pas ! Non pas que je n’aime pas la nature, les arbres, les plantes ou les fleurs, mais je préfère, et de loin, les admirer dans leur milieu naturel. C’est, d’ailleurs, toujours avec la même émotion que je me souviens de ce champ d’oiseaux de paradis (les fleurs) admirés en Guyane…Bref, où voulais-je en venir…Ah, les microtraumatismes de l’enfance qui vous conditionnent pour toute une vie…

Le samedi, chez ma mère, c’était jour de ménage. Ma sœur et moi devions effectuer notre part de travail, ce que nous ne contestons aucunement, normal de participer. Mais plutôt que de nous assigner à des tâches utiles comme faire le nettoyage dans notre chambre ou autre…Ma mère nous confiait des corvées absolument ridicules et dont nous ne voyons toujours pas, à l’âge adulte, le bienfondé !

Accrochez-vous bien ! Nous devions nettoyer une par une les feuilles des plantes vertes de la maison avec un coton humide…Non, mais franchement, qui fait ça ? Même pas les fleuristes ! Nous devions aussi, à genoux, nettoyer toutes les plinthes de la maison et nettoyer chaque radiateur avec une plume d’oie…Hyper valorisant et « moultement » intéressant ! N’est-il pas ?

Pour ma sœur, le microtraumatisme démarre sur un Tancarville que nous avons toujours connu depuis aussi loin que nous puissions y penser. Trône dessus des pinces à linge rangées exactement dans le même ordre : rouge, bleu, jaune et vert et gare à qui ose déranger cet ordre établi…A croire que pour ma mère, ça pourrait bouleverser quelque chose sur Terre, comme l’effet papillon…Ma sœur a gardé l’habitude d’étendre le linge avec 2 pinces identiques et continue de ranger ces foutues épingles scrupuleusement dans le même ordre. Alors qu’enfant, je me souviens très bien que je faisais exprès de les mettre dans le désordre pour provoquer la colère de ma mère…Du coup, maintenant, nous possédons chacune une panière de pinces où elles sont toutes en vrac ! Petite confidence que nous avons partagée il n’y a pas longtemps…

A la lumière de ces minuscules faits dérisoires qui font pourtant de grandes vagues, il m’apparaît les angoisses insurmontables de ma mère…Et je me demande si la racine de mes colères inexpliquées et inexplicables ne serait pas née un samedi…

Soyez fous, soyez sympas, mettez moi en commentaires ce qui du comportement de vos parents vous influencent encore aujourd’hui, les choses que vous faîtes exactement de manière similaire ou au contraire dont vous avez pris le contre-pied…

VVB

Sexualités: Le Magazine

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