Le BHD n°97 : Rodrigues, as-tu du cœur ?

Etude comparative… (Non randomisée et pas en double aveugle)

S’il y a bien quelqu’un qui a un cœur « gros comme ça » dans notre famille, c’est mon oncle. C’est un homme d’une valeur exceptionnelle, d’une générosité extrême à laquelle peu de personnes peuvent prétendre. Il a été un brillant chef d’entreprise, il s’est battu toute sa vie pour les valeurs auxquelles il croyait. Bien qu’ayant pris sa retraite, il est encore respecté par tous ceux qui l’ont fréquenté. Pour moi, il a toujours été une figure paternel importante et mon premier confident de tout ce qui pouvez m’arriver dans la vie jusqu’à ce que je rencontre l’homme de ma vie (qui ne l’est plus, je vous le rappelle au passage).

Mais revenons à mon oncle qui a subi hier une opération à cœur ouvert. Cette dernière s’est bien déroulée, sans anicroche, soupir de soulagement… Que dire, de lui qui est le cauchemar des anesthésistes tellement il a d’allergies et qui vient de subir sa dix-septième intervention chirurgicale… Il y a très longtemps, il s’est battu contre un premier cancer, et là, il vient de sortir victorieux d’un autre cancer, il a été opéré des deux épaules.  Je ne peux qu’être admirative de son courage et de son opiniâtreté ! Et ça, sans lien avec le fait que ce soit un membre de ma famille, j’estime qu’il n’y a pas conflit d’intérêt.

Mon oncle est le petit frère de ma mère…Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne possède pas les mêmes qualités. La « Princesse au petit pois » n’a plus qu’une noisette d’épanchement dans le genou, mais il paraît que les autres sont incapables de comprendre que, ELLE, elle souffre…LOL, XD, PTDR !

Elle m’exaspère, elle m’horripile, elle m’énerve à ne pas vouloir faire l’effort d’aller mieux alors que son frère lutte de toutes ses forces pour retrouver sa femme, son fils et ses petits enfants. Il possède une volonté sans borne, alors qu’elle se contente de se comporter comme l’enfant gâté qu’elle a toujours été…Je ne supporte plus d’entendre ses continuels « houlà, houlà », à tel point que je lui ai trouvé le très mignon surnom de « Marsupimamie », en référence, vous l’aurez deviné du Marsupilami et ses « Houba, Houba ».

Les visites à l’EHPAD, ça m’use, ça m’use, les visites à l’EHPAD, ça m’use les neurones…L’entendre gémir, geindre, se plaindre, ordonner, quémander devient intolérable…

Tandis que mon oncle a prévu de rentrer le plus tôt possible pour effectuer sa rééducation à domicile, sa sœur a décrété qu’il lui faudrait un an pour se remettre…Sans commentaire ! Pour parachever l’œuvre, comme une « cerise sur le cageot », ma grand-mère (sa mère, donc) ne cesse de clamer que nous ne sommes pas gentilles avec notre mère et que nous n’en faisons pas assez pour elle…Euh, on parle bien de la même mère qui nous éjectait chez nos grands-parents au moindre rhume et qui préférait passer ses vacances loin de ses filles ? Ah, oui !

Initialement, nous nous étions réparti les tâches concernant ma mère sur 3 têtes, et ce sont quasiment des boulots à temps plein. Mon oncle : chef de chantier (je viens de récupérer temporairement ce poste). Ma sœur : secrétaire, standardiste, gestionnaire administrativo-financière. Et bibi : lingère, postière, bonne à tout faire et commissionnaire…

Alors, je vous le demande : Rodrigues, as-tu du cœur ? Je l’affirme haut et fort, la réponse est OUI !

Si un homme se définit par ses actes, j’affirme que mon oncle est une force de la nature, un brave (au sens d’avoir de la bravoure), un surhomme. Je salue ici son courage et sa détermination.

 

Comme une évidence, je dédie ce billet à mon oncle et ma tante qui fêteront le mois prochain leurs 51 ans de mariage.

VVB

3 thoughts on “Le BHD n°97 : Rodrigues, as-tu du cœur ?”

  1. Vous admirez à juste titre votre oncle, et je connais comme vous une personne toujours malade dit elle, qui ne peut parler que de maladie, de médicaments etc. Une copie de votre maman, et surtout une copie de la sienne! Cette personne c’est ma femme avec qui je suis marié depuis 47 années maintenant! Alors inutile de vous dire que ce que vous venez d’écrire me touche particulièrement. J’ai beaucoup d’admiration pour vous, et je dois l’admettre un peu d’envie vis à vis des personnes qui vous sont proches chaque jour. Bravo, continuez comme cela!

    1. Cher Christian, vous portez le prénom de mon oncle et votre commentaire est vraiment très gentil à mon égard.
      J’imagine que votre femme ne doit pas être facile à vivre au quotidien, mais vous êtes toujours présent à ses côtés après 47 années ce que je trouve tout de même merveilleux. Merci

  2. Je suis heureux et flatté de porter le même prénom que votre oncle qui me semble être un homme admirable. Et c’est vrai que ma relation n’est pas aisée, mais quand l’amour est la, il aide beaucoup!. Merci à vous aussi

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