Le BHD n°98 : Sixième sens

Depuis l’hospitalisation de ma mère, j’ai revu des gens que je n’avais pas vus depuis longtemps. Est-ce le fait d’avoir entrevu sa mort de près ? Est-ce le fait d’être complètement seule au fond de cette grande maison à classer, trier, ranger ? Est-ce le fait d’être absorbée dans de menues tâches fastidieuses et inintéressantes qui l’ont laissé tout loisir à mes neurones de vagabonder librement ? (J’ai toujours pensé que faire le grand ménage permettait simultanément de le faire dans sa tête). Je pense avoir revu le sens de mes priorités dans la vie : quelles soient émotionnelles, spirituelles, sentimentales ou autre…Je pensais sincèrement en être enfin parvenue après plusieurs longues années de travail acharné sur moi-même  au dernier stade du deuil : l’acceptation ! Récemment, j’ai eu des preuves irréfutables que j’avais réellement accordé mon pardon à des personnes qui m’avaient mortellement blessée…Alors…Est-ce à moi-même que je n’ai pas encore accordé le pardon ?

Il n’aura fallu que deux tous petits événements familiaux tout pourri pour me faire retomber au plus bas de la tristesse et des pires interrogations… Ce sont des événements minimes, sans réelle importance, qui ne devraient pas m’atteindre et pourtant, un flot d’émotions négatives a surgi, je suis déstabilisée, pourquoi ?

« Je vois des gens qui sont morts…Ils vont et ils viennent comme n’importent qui…Ils ne se voient pas entre eux…Ils ne voient que ce qu’ils ont envie de voir…Ils ne savent pas qu’ils sont morts…Et ça m’arrive tout le temps… ».

La grande question que je me pose : Suis-je morte par cet abominable jour du 29 septembre 2013 ?

J’ai parfois la curieuse sensation ne n’avoir plus qu’une demi-vie (mais je ne me nourrirais pas de sang de licorne comme le machiavélique Voldemort).

Je suis à côté de la plaque tournante des sentiments. La peur de l’Amour qui fait mal me tient à distance de l’Amour qui fait du bien…Est-ce parce que je ne recherche ni des mecs, ni un mec, ni un homme, ni des hommes, mais l’âme sœur ?

A force de ne pas vouloir rentrer dans le moule, faut pas s’étonner si je ne suis pas dedans !

Je suis au bord de tout : du précipice, de la vie, de mes enfants, de ma famille…

J’éprouve souvent l’étrange sentiment de ne faire partie de rien, d’être devenue invisible, terriblement seule…Les choses ne se produisant pas par hasard, il y a forcément un but ultime à tout ça que je dois probablement découvrir pour avancer…Je suis sur une piste…Je ne peux pas, d’un côté, revendiquer d’être une femme alpha et une sorcière, sans avoir auparavant appris ce qu’est la patience (qui n’a jamais été la mère de mes vertus), sans avoir accepté mes imperfections, sans me pardonner mes échecs (réels ou supposés), sans m’être totalement connectée ou reconnectée avec le cœur de mon âme…Il est peut-être là le message ?…

VVB

2 pensées sur “Le BHD n°98 : Sixième sens”

  1. Valérie, tu me fais peur ce soir! Je te sens au fond du gouffre. Alors je voudrais essayer de t’aider. Il m’arrive souvent d’être comme cela, mais je m’en sors toujours en me disant que l’on est pas responsable de tout. Tu sais dans ma vie , il y a souvent des moments ou je voudrais tout quitter, tout exploser. Et à chaque fois, me reviennent les images de mon beau père, peu de temps avant sa mort me prenant la main et me demandant de prendre soin de sa fille. Il faut croire en le vie, et tu dois croire en l’amour! Tu es une si belle personne. Je suis ton blog depuis quelques mois, et tu m’as immensément aidé, plus que je pourrai jamais te le dire. Alors, je te le demande, ne lache rien. Tu n’es pas au bord du précipice, et trop de choses t’empêchent de basculer dans le vide. Tiens bon mon amie, si tu permet que je t’appelle ainsi. Tiens bon, nous sommes beaucoup a avoir besoin de toi, et a te soutenir. Tu ne t’en rends put être pas compte, mais tu ne fais pas partie de rien, tu fais partie de nous, et tu nous aide, tu n’es pas invisible, tu ne fais pas partie de rien. Tu fais partie de ma vie, et à chaque post tu m’aides plus que tu ne l’imaginera jamais. Sans doute as tu connu des échecs, nous en avons tous connus, mais par ces échecs tu nous aides, au moins tu m’aides. Je voudrais te dire plus de choses encore pour te faire comprendre que tu es une femme admirable.

    1. Cher Christian, j’ai mis beaucoup de temps à vous répondre…J’en suis désolée. Je me suis toujours dit que si j’arrivais à aider une seule personne avec mes écrits, j’aurais atteint mon but. Je crois que c’est chose faite! Je ne pensais pas pouvoir atteindre quelqu’un de façon aussi importante et j’en suis profondément émue. Je suis d’une nature optimiste, même si mes billets ne le montrent pas toujours. Je peux être dans le creux de la vague et écrire d’un trait…Mais je garde tout de même la foi en un avenir…disons plus réjouissant…même s’il tarde à se montrer…

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