Le BHD n°99 : Mille et une pattes

Cette semaine, j’ai pu, enfin, reprendre contact avec une petite chose qui me fait plaisir et qui me rend heureuse…Rien d’extraordinaire, aller marcher dans la nature…Mais quel bien fou ! J’ai pu observer que  Perséphone allait bientôt quitter le royaume d’Hadès : les prémices du printemps sont encore timides, mais bien présents…Du coup, je me dis qu’il y a déjà bientôt un trimestre de passé et qu’il n’y a pas encore eu cette putain de rencontre tellement espérée….

Offrez-moi sans tarder des bouquins comme : « La relation sentimentale qui vaille le coup pour les nuls » et le « Parfait petit manuel de la drague 2018 », parce que mes rares, malheureuses et décevantes pseudo rencontres via des sites à la mode ne m’ont absolument pas convaincue ni satisfaite !

Ah, ça, nous sommes à l’ère connectée !…Mais connectée à quoi ? Des hommes qui cherchent du sexe d’une pauvreté affligeante à travers un écran et confortablement installés au fin fond de leur salon s’inventant une vie qu’ils n’ont pas…Pardon, mais pour ça, il y a « YouPorn » !

Je ne devrais pas dire que je n’aie pas eu d’opportunités ou de propositions indécentes, puisque ce n’est pas le cas…Pour ouvrir sa braguette, là, y’a pléthore de monde, mais quand il s’agit de faire preuve d’authenticité et de sincérité, de se mettre à nu émotionnellement, ben, là, c’est Waterloo morne plaine !

Je devrais, par conséquent, changer de discours et demander où sont les hommes qui ont envie de se connecter en « live » avec une femme, ceux qui n’ont pas peur de s’engager dans une vraie relation quelle soit sentimentale ou sexuelle, mais réelle et assumée ?

En 2018, le lien a-t-il toujours du sens ? On pourra toujours m’opposer que je suis trop « difficile », que j’ai trop de « critères d’exclusion » et que je ne dois par conséquent pas m’étonner d’être enfermée dans une solitude amoureuse…Que voulez-vous, je ne suis prête ni pour la médiocrité, ni pour la pauvreté relationnelle que ce soit dans un registre sexuel ou affectif…Bordel de merde, j’ai bien encore le droit de croire, de rêver, d’espérer qu’une âme sœur me soit destinée ! Un peu de romantisme, un peu de cosmique, de sacré dans le sentiment et le sexe, ça n’a jamais été hors de portée pour peu qu’on veuille s’en donner la peine. Parce qu’une relation, c’est tout de même comme une auberge espagnole, on y trouve ce qu’on y apporte ! Pitié, dîtes-moi que je ne suis pas la seule à penser de la sorte ! D’ailleurs, quand bien même serais-je la dernière personne sur Terre à penser de la sorte, justement, ne signifierait pas pour autant que j’aie tort…

VVB

Sexualités: Le Magazine

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