Tous éjaculateurs précoces


Manifestement, selon les théories psychanalytique utilisées en sexologie dans les années 80, nous faisions partis du lot et ce à des degrés plus ou moins importants! Si la formation de la Société Française de Sexologie Clinique était essentiellement théorique, celle de l’Institut de Sexologie se voulait plus pratique. Nous devions participer à plusieurs séminaires dont un « sorte de thérapie de groupe » très influencé par la psychanalyse. Il se voutait être une remise en question, être un travail sur soi. Il faut dire aussi qu’à l’époque, ces techniques étaient très à la mode: il existait même des groupes marathons sur un WE entier, les animateurs se relayant jours et nuits. L’objectif était de faire tomber ses résistances. Des couples se formaient, aboutissant parfois à des partis de « jambes en l’air », pourtant interdites par le réglement, dans le parc de la propriété utilisée à l’occasion. Je me rappelle également des séminaires de massage californien où la nudité était de rigueur. Epoque New Age du Peace and Love, toutes ces pratiques nous arrivaient tout droit des USA. Il fallait être assez bien structuré pour ne pas devenir complètement névrosé, influencé par les interprétations psychanalytiques. Lacan était une énigme ; je me sentais complètement idiot devant ce charabia incompréhensible – j’ai su plus tard que je n’étais pas le seul-. Fort heureusement , le comportementalisme qui n’était pas encore cognitiviste commençait à se développer en France. Il semblait plus facile à comprendre et surtout à utiliser. C’est aussi au cours d’un de ces séminaires que j’ai découvert l’hypnose. Elle avait plutôt mauvaise presse, car considérée comme manipulatrice. Il faut dire que Freud a inventé la psychanalyse sur la dépouille de l’hypnose. On oublie trop souvent d’ailleurs qu’il était venu en France, à Paris pour suivre les enseignements d’hypnose de Charcot et à Nancy de Bernheim. Mais mauvais praticien, il la transformé en psychanalyse tout en en conservant le rituel.
Bref, comme nous étions tous des névrosés, il était évident que l’E.P. en était une des conséquences. Je n’ai jamais croisé un homme qui ait pu prolonger la durée d’un rapport grâce à cette thérapie!

E.P. Solutions

Les Solutions
En relisant les posts précédents , je m’aperçois qu’il m’a fallu de nombreuses années pour comprendre que ce symptôme avait été inventé de toute pièce. Appliquant les enseignements prodigués dans les années 70-80 par la Société Française de Sexologie Clinique et l’Institut de Sexologie, je ne comprenais pas bien le manque d’efficacité des différentes techniques et méthodes évoquées . Bien sûr, il y avait parfois quelques résultats, mais dans l’ensemble, ils étaient peu satisfaisants. Et pour cause: elles partaient du principe que l’éjaculation rapide était anormale, voire pathologique!
Je me répète sans doute: l’éjaculation est physiologiquement et naturellement rapide chez l’homme jeune en âge de procréation. Elle peut persister avec l’âge, mais est surtout amplifiée par les normes sexuelles véhiculées. Les sexologues et les médias sont malheureusement les responsables involontaires de la généralisation et de l’aggravation de ce symptôme en fabriquant une « maladie ». L’anxiété de ne pas se sentir suffisamment performant (angoisse de l’échec ou de performance) n’a fait qu’empiré les choses. En fait, retarder son éjaculation, c’est détourner un processus normal et naturel de sa fonction initiale: la procréation. Le plaisir n’est plus tant dans sa jouissance ou son orgasme, que dans la rétention de celui-ci , prolongeant le plaisir de l’excitation. Ce jeu sexuel va prolonger l’acte; il aura pour effet de maintenir un contact intime entre les deux sexes. Plus satisfaisante pour la partenaire, la pénétration est ressentie alors comme un véritable échange où chacun a le temps d’exprimer ses sentiments les plus profonds, les plus intenses. Le vagin n’est plus vécu par la femme libérée des contraintes de la maternité et désireuse comme une sorte d’exutoire de la jouissance spermatique masculine.
Faire l’amour devient une communication, un échange avec son sexe. On y devine la solution. Fruit d’un apprentissage, c’est un changement de représentation de la fonction sexuelle. Il s’agit pour l’homme, d’apprendre à caresser, à donner avec son penis et non pas comme il le fait trop souvent, se servir du vagin – comme il le fait avec sa main- pour se masturber. Toute l’attention est dirigée vers l’autre et non vers soi.
Au cours d’une consultation, j’utilise souvent l’image du violoncelle: «  si le corps de la femme est comme un violoncelle, les cordes son vagin, l’archet est le pénis qui va les faire vibrer et jouer une musique des plus délicieuses. »

Devenir un artiste n’est malheureusement pas aisé; on ne change pas un comportement inné, des habitudes, des conditionnements socio-culturels aussi facilement que cela.

La première étape consiste à mieux se connaître, à mieux percevoir ses sensations, ses émotions. Les techniques de relaxation, de méditation peuvent être utiles.

La deuxième consiste à devenir plus altruiste, plus généreux, moins égoïste, moins centré sur son plaisir. C’est avant tout un état d’esprit à acquérir. Il est dirigé vers l’autre et non vers soi, sans esprit de performance. C’est un des effets secondaires du « Sensate Focus » qui consiste à se caresser de manière réciproque, non simultanée, non sexuelle dans un premier temps puis sexuelle dans un deuxième. Cette technique comportementale est rarement très efficace, car vécue le plus souvent comme une sorte de recette magique, malgré tout contraignante.

La troisième est de concevoir, d’imaginer son sexe comme un outil, un instrument de dialogue, de communication, le prolongement de son esprit.

Et enfin de s’exprimer à travers lui.


Le meilleur outil capable d’agir sur ses différents niveaux est l’hypnose. Le processus dissociatif sur lequel elle repose, permet de changer assez facilement et rapidement les représentations mentales inconscientes responsables de l’éjaculation. A l’inverse d’autres techniques, elle n’impose pas une méthode. Elle utilise les ressources mentales propre à chacun, mais différentes selon son histoire. C’est ce qui en fait son efficacité. Toutes les autres techniques utilisées en sexothérapie ne sont efficaces que s’il y a adhésion, résonance entre ses propres conceptions ou croyances et celles de son « thérapeute ». Ce qui explique leur efficacité très relative. La même technique ne fonctionnera pas de la même façon chez deux personnes. Un adepte de la psychanalyse n’adhérera pas aux théories comportementales et inversement!

Besoin d’aide, de renseignements: contactez-moi.

E.P. suite

Interrogations?
Il y a pourtant des hommes qui ne se plaignent jamais d’éjaculation rapide!
En effet!
Je me suis également posé la question et j’ai pu trouver quelques réponses.
-Le détournement d’attention qui consiste à penser à quelque chose de peu agréable, voire même désagréable.Il peut diminuer l’excitation, et retarder de ce fait l’éjaculation.
L’efficacité est modérée et peut satisfaisante surtout pour la ou le partenaire.
-Une autre technique, un peu plus intéressante est d’éjaculer une heure avant le rapport en se masturbant. L’excitation sera moins forte et le rapport un peu plus long. Ce n’est valable que pour les jeunes qui peuvent récupérer rapidement une excitation satisfaisante. Avec l’âge, la récupération est plus longue et le retour à une bonne érection plus difficile.
-L’alcool ou quelques autres substances illicites: elles diminuent l’excitation et donc… Ce n’est certainement pas la solution, mais explique la survenue d’éjaculation prématurée qualifiée de secondaire.
Une anecdote: Sébastien 26 ans vient consulter car il se plaint depuis quelques temps d’éjaculer trop rapidement. Le problème est apparu lorsqu’il a commencé à avoir une relation régulière avec Zoé. Elle ne s’en plaint pas particulièrement. Par contre Sébastien développe de plus en plus une angoisse de l’échec ou de performance aggravant le problème jusqu’a présenté parfois une éjaculation « ante-portas », avant la pénétration. Auparavant, il n’avait pas ce problème. Il faut dire que ses précédentes relations se faisaient dans un contexte festif, avec une consommation excessive d’alcool ou autre psychotrope. En fait l’éjaculation rapide primaire (présente dès le début de sa vie sexuelle) était masquée par l’alcool, le cannabis ou autre.
L’âge et celui de la relation peuvent altérer le désir et de ce fait l’excitation et donc rendre l’éjaculation plus difficile. Il faut dire que nombreuses sont les femmes qui après quelques années de vie de couple, prises par le travail, les enfants et l’intendance n’ont que peu de désir sexuel. Un rapport rapide permet d’assurer le « minimum syndical! »sans remettre en question le couple.
Paul 45 ans vient consulter car il n’est pas satisfait de ses rapports. Il trouve que son épouse a peu de désir et il pense qu’il en est responsable car il éjacule trop rapidement (selon les normes véhiculées par les média). Je lui pose quelques question sur son anatomie: son érection est-elle de bonne qualité, ne présente-t-il pas un phimosis ou une brièveté du frein? Rien de tout cela.
Son épouse se plaint-elle du problème; pas vraiment, si ce n’est que parfois, elle dit qu’elle n’a pas très envie, qu’elle est fatiguée, qu’elle a la migraine…Il pense donc, comme beaucoup d’homme qu’il ne la satisfait pas sexuellement à cause de son éjaculation précoce.
Je lui demande de revenir consulter avec elle pour mettre en place une thérapie de couple: il s’agit d’ exercices associant les techniques comportementales du Squeeze et du Stop and Go.
Lors de la 2ème consultation, il vient donc avec son épouse Sophie, 39 ans. Elle semble tout à fait compréhensive et partie prenante.
Mais lors de la 3ème consultation, il est à nouveau seul et me demande s’il est possible de résoudre ce problème margé tout car son épouse ne souhaite plus revenir après une tentative d’exercice infructueuse. « C’est ton problème !» lui dit-elle!

Difficile à résoudre. Il est possible de lui prescrire de la Dapoxetine « Priligy® », dérivée d’antidépresseur; si celle-ci retarde de quelques minutes l’éjaculation, pas plus de 4 mn, c’est au prix de nombreux effets secondaires, surtout qu’il faut, en plus, programmer le rapport sexuel. Solution très romantique! Ce produit n’a que peu d’intérêt si ce n’est pour le laboratoire fabricant! Et même si les rapports sont un peu plus longs, ils restent aussi peu fréquents.
Thomas 50 ans vient consulter également pour une éjaculation rapide, mais qui ne survient qu’avec son épouse Hélène 46 ans. Ils vivent ensemble depuis 25 ans. Les rapports sont de moins en moins fréquents et peu satisfaisants. Les enfants ayant grandis et son travail un peu moins prenant, il a rencontré récemment une jeune femme de 15 ans sa cadette. « C’est étonnant, je n’ai plus cette même difficulté. Il faut dire que Pauline est très différente, plus active, plus sensuelle. Et j’ai vraiment envie de lui donner du plaisir. Je suis surpris du temps que nous passons à nous caresser, à jouer avant d’en arriver à la conclusion ».
Et c’est sans aucun doute là que se trouve la solution d’un symptôme qui n’en est pas un! J’expliquerai, plus loin, comment il est possible d’être un bon artisan, voire un artiste en amour.
Enfin et pour conclure ce paragraphe: une technique assez particulière, plutôt pratiquée dans le monde Gay et BDSM: le « Milking  (traite en français)»: Il s’agit d’introduire un doigt dans le rectum et de masser régulièrement la prostate. Au bout d’un temps plus ou moins long, une éjaculation baveuse, c-a-d sans orgasme, va survenir, décongestionnant ainsi la partie de l’urètre située dans la prostate et les vésicules séminales. L’excitation étant toujours présente, il est beaucoup plus facile, mais pas nécessaire de prolonger le jeu sexuel.

E.P. Flashback

Toujours à propos de l’éjaculation précoce qui allait devenir prématurée, avant d’être qualifiée quelques décennies plus tard de rapide.
Fin des années 70: j’assiste à un des cours de sexologie dispensée par la Société Française de Sexologie Clinique à l’ancienne Faculté de Pharmacie de Paris. Lors de mon Internat, j’étais tombé par hasard sur une revue médicale de sexologie, la première du genre en France. Curieux, je découvre un univers inconnu des études médicales . Sans être un accroc du sexe, je me dis que mieux connaître le sujet, ne peut être qu’un plus! Je m’inscris donc à l’enseignement de le SFSC. Je vais y rencontrer quelques « célébrités » de la sexologie française. L’enseignement s’inspirait beaucoup des livres de Masters et Johnson pimenté d’une bonne dose de psychanalyse. Ainsi et pour résumer, on interprétait et c’est malheureusement encore le cas, l’éjaculation prématurée comme le fruit d’une angoisse de castration, la peur d’un « vagin denté ». Les femmes sont vraiment animées de mauvaises intentions!!!. Ecartelé entre son désir sexuel et la peur de se faire dévorer son « instrument », le jeune mâle doit faire vite! Si cette peur de l’inconnu vaginal a pu persister chez quelques névrosés influencés des théories freudiennes, elle n’était, fort heureusement, pas retrouvée dans la grande majorité. Bref, tout cela pour dire, qu’avec la psychanalyse, c’est quelques années de thérapie pour espérer, ne pas résoudre ce problème, mais l’accepter. On imagine le résultat et les conséquence pour le couple!
Fort heureusement, ces cours de sexologie évoquent de nouvelles approches basées sur les thérapies comportementales qui deviendront plus tard cognitivistes (TCC). C’est essentiellement la technique du « squeeze » inventée par Seemans et reprise par notre couple américain. Elle consiste entre autre à demander à la partenaire de serrer la base du gland au signal de l’homme afin d’interrompre et de marquer l’excitation sexuelle. Elle serra reprise et interprétée par une psychologue américaine Meg Kaplan qui préconise le Stop and Go. Elle consiste à interrompre les mouvements coïtaux lorsque l’excitation atteint un certain seuil, le seuil d’inévitabilité, puis à les reprendre et ainsi de suite. Dans mon expérience de quelques milliers d’éjaculateurs rapides, ces méthodes n’ont qu’une efficacité très relatives. Cette faible efficacité n’est pas à attribuer à la méthode, mais plutôt à ses effets secondaires.
Quant à la technique de contraction du périnée utilisée par certains kinésithérapeutes, elle est du même acabit, tout aussi peu efficace!
On arrive au même résultat, voire mieux en comptant les motifs de sa tapisserie en en pensant à son percepteur! La solution est ailleurs! Je vais y venir plus loin…

L’éjaculation précoce


Ou comment deux célèbres sexologues américains: William Masters et Virginia Johnson ont inventé une nouvelle maladie en publiant leur premier livre, Human Sexual Response en 1966! L’ouvrage fut traduit en Français, quelques années plus tard, par le Dr Michel Meignant, suivi quelques années après par Human Sexual Inadequacy. L’histoire est savoureuse, si l’on peut dire, car elle a plongé des millions d’hommes dans le désespoir dans l’angoisse en créant de toute pièce un problème qui n’existait pas auparavant. Ils ont néanmoins le mérite d’être parmi les premiers à aborder scientifiquement la sexualité.
Explications: L’homme est naturellement programmé pour éjaculer rapidement. C’est une question de survie de l’espèce et la naissance d’un enfant une finalité. Chez l’homme jeune, l’excitation est rapide, le plaisir intense, facilitant ainsi la survenue de l’éjaculation. La jeunesse permet une récupération rapide, il peut ainsi remettre facilement le « couvert ». Cela ne semblait guère poser de problème à la partenaire à l’époque. Bien sûr, elle ne « grimpait pas aux rideaux » lors de la pénétration, mais arrivait assez facilement à l’orgasme avec son clitoris. Quelques femmes américaines ont trouvé cela injuste (nous étions aux débuts de l’émancipation féminine). Il n’est pas normal que l’homme puisse jouir lors de la pénétration, alors qu’elles non! C’est de la faute à l’homme qui éjacule trop rapidement! Un mécanisme naturel, physiologique était en train de se transformer en problème qu’il fallait à tout pris résoudre!
Je dois reconnaître qu’à l’époque, commençant ma formation en sexologie, je suis tombé moi aussi dans le panneau.…

Mémoires de sexologue

L’idée de raconter 35 ans de ma vie de sexologue et l’histoire de quelques uns de mes 30 000 patients et patientes me « titillent » l’esprit, depuis quelques années! C’est aussi un peu la petite histoire et les « petites histoires » de la sexologie française. Restons modeste!
Mais commençons par le début.
J’ai eu la chance ou la malchance de passer mon Bac en 68; reçu avec mention, je vais m’inscrire en Fac de médecine à Rennes. En fait, j’avais choisi dentaire. La première année était commune! Elle s’appelait, si mes souvenirs sont bons PCEM et avait encore ses cours dans un ciel amphi en préfabriqué situé dans la cour de l’ancienne Fac de Médecine, rue Dupont des Loges à Rennes. Il valait mieux arriver en avance si je voulais trouver une place assise car l’amphi était bondé. Nous étions un bon millier. L’atmosphère assez festive, Mai 68 était toujours dans nos esprits, ne poussait pas trop au travail. Difficile aujourd’hui d’imaginer que nous ne commencions à bosser les cours que quelques semaines avant les examens. Fort heureusement pour le travail, je ne connaissais pas grand monde, si ce n’est JM, un ami de plusieurs années qui s’était inscrit l’année précédente.

Mai 68

Nombreux sont ceux qui pensent que Mai 68 et le début des années 70 étaient les années de tous les excès lorsqu’on évoque la sexualité. C’est sans doute vrai pour quelques uns, mais pas pour la majorité. Comme nous nous intéressions plus au filles qu’à l’alcool lors des fêtes, les rencontres étaient faciles. Il faut dire qu’à l’époque, ces demoiselles consommaient peu d’alcool lors des sorties en discothèques. Il n’était pas question de coucher le soir même avec elle, préludes et préliminaires étant de rigueur. Il fallait donc nous armer de patience et de persévérance. Ces jeux de séductions, d’attentes rendaient la rencontre merveilleusement agréable mais la conclusion dépendait beaucoup du respect, de l’attention, de la délicatesse que nous portions au sexe féminin (question d’éducation!). Il fallait savoir « sauter en marche », car la plupart ne prenait pas la pilule et il n’était pas toujours simple d’aller acheter des préservatifs vendus exclusivement en pharmacie à cette époque. On ne parlait pas encore d’éjaculation précoce, bien que, comme chez la très grande majorité des hommes de mon âge, celle-ci survenait plutôt rapidement. Quelques astuces allaient pouvoir néanmoins y remédier assez rapidement, mais j’y reviendrai plus tard.

La pilule

Elle était très récente: la Loi Neuwirth autorisant la contraception en France avait été votée en Mars 1967 et peu de jeunes femmes l’utilisaient. La majorité étant à 18 ans, il fallait l’autorisation d’un parent pour l’avoir. La peur d’une grossesse empoisonnait notre vie sexuelle; il ne fallait pas compter sur l’avortement totalement interdit par la loi en France. L’angleterre était la seule solution, si on peut parler de solution. Donc si on voulait que les choses se passent bien, il fallait se renseigner sur le cycle de la demoiselle, afin d’éviter la période d’ovulation et pratiquer le coïtus interruptus, enfin, ce que mon appelait entre nous: « sauter en marche ». Deux sécurité valant mieux qu’une…On comprend mieux l’intérêt de faire durer les préliminaires, ce qui avait pour « effet secondaire » d’apprendre contrôler son éjaculation. Du moins si on espérait donner un peu de plaisir à sa partenaire lors de la pénétration. A suivre…

La spermidine: pour améliorer son espérance de vie!

Vu dans Egora: http://egora.fr

imagesLa spermidine est une polyamine ainsi nommée car sa première découverte fut faite dans le sperme. Mais cette substance se retrouve également dans de nombreux aliments et notamment les fromages, le roquefort en particulier, ou les céréales complètes. Une étude publiée dans la très sérieuse revue Nature révèle qu’une supplémentation orale en spermidine permet d’allonger l’espérance de vie des souris, un résultat qui ne manquera pas de susciter quelques blagues de carabins !

L’étude en question, menée par une équipe franco-autrichienne, a consisté à supplémenter des souris en spermidine (contenue dans leur eau de boisson) et à les comparer à un groupe témoin. Globalement, les souris du groupe spermidine avaient une vie plus longue de 98 ou 77 jours en comparaison des témoins selon que cette supplémentation débutait dès le début de la vie ou à partir du 18e mois, l’espérance de vie d’une souris étant en moyenne de 24 mois.

Selon les chercheurs, si la spermidine permet d’allonger l’espérance de vie, c’est principalement en raison de sa capacité à activer l’autophagie, un processus de dégradation d’une partie du cytoplasme de la cellule par ses propres lysosomes, permettant à la cellule de « s’auto-nettoyer ». Cet effet protecteur de la spermidine s’exerce notamment sur le système cardiovasculaire, les souris supplémentées ayant une pression artérielle significativement plus basse que celle des souris témoins et étant moins susceptibles de développer une insuffisance cardiaque. Au niveau des cardiomyocytes, l’autophagie est régulée par une protéine, Atg5. Les auteurs de ce travail montrent que les souris présentant un déficit génétique en protéine Atg5 ne tirent pas avantage d’une supplémentation en spermidine, démontrant ainsi le mode d’action de cette substance.

Ce résultat apporte une solution nouvelle pour améliorer la santé cardiovasculaire. Reste à chacun de déterminer la méthode pour se supplémenter en spermidine !

Le Massage Tantrique

 

 Regard d’une sexologue sur un massage singulier et unique

 

IMG_1023Pendant ces vacances, pourquoi ne pas prendre du temps pour vous même ou pour votre couple ? Simplement profiter du moment présent, dans un lâcher prise à la fois corporel, émotionnel, sensuel, et spirituel : le massage tantrique.

Qu’en est t’il ?

 Il est basé sur le « tantra », philosophie orientale aux multiples courants venant de l’Inde, de la Chine et d’autres contrées lointaines. Le tantra veut dire étymologiquement «  tisser, construire. » Tisser des liens avec soi même, son être profond mais aussi avec le cosmos . Il a donc ici un sens spirituel, sacré.

Le massage tantrique est donc un rituel, ou la sexualité est sacrée. C’est un massage énergétique , qui éveille les sens, stimule l’énergie sexuelle, ouvre à la sensualité et à l’érotisme.

Pratiquer le massage tantrique :

 Ce massage demande du temps et de la préparation. On le pratique normalement sur un corps entièrement dévêtu. Il se fait sur un tapis, au son d’une musique relaxante, de parfum agréable, de bougies, et d’huile de massage.

 Comment faire ?

 En général, la femme est massée par un homme (lien entre le Yin et le Yang), et l’homme par une femme.

Le massage est ritualisé : salutation, bougies, chaleur, draps, et musiques relaxantes sont là pour favoriser la détente, la relaxation, le confort de la personne massée.

9C3F885C40B911DALe massage est doux, lent, varié sur tout le corps, y compris les zones érogènes (sauf si la personne n’est pas consentante). L’effleurement, la caresse, le massage sur tout le corps,  entrainent des vibrations, des vagues de volupté déferlant de la tête aux pieds.

L’orgasme peut être éventuellement atteint, mais ce n’est pas le but premier.

La respiration abdominale, ample et lente, aide au lâché prise.

Le choix du masseur 

Le masseur a un rôle important : Son intégrité, son écoute, sa bienveillance, et son non jugement, sont un point capital. Il pose un cadre et des limites dans le respect de chacun.

Si le masseur est aussi thérapeute, il peut repérer les blocages, les nœuds sur le corps et travailler dessus si c’est le souhait de la personne. Un massage ou une caresse peuvent faire ressortir les émotions négatives, il est donc bon d’en parler afin d’ajuster le geste du masseur, au bon endroit, au bon moment. .

 Les bénéfices

Le massage tantrique permet de se retrouver dans « l’instant présent », de lâcher prise , s’abandonner ,en laissant de coté les problèmes du quotidien.

Il permet aussi de prendre conscience de son propre corps, d’en apprivoiser le toucher, d’être dans le « peau à peau » avec l’autre, d’en capter toutes les énergies positives.

Savourer le massage relève d’une dimension sacrée et spirituelle ou le corps et l’Esprit ne font qu’un.

Le massage tantrique et la sexologie papillon

 « L’important ce n’est pas la destination mais le voyage en lui-même »(R. Stevenson)

 Ce massage permet à l’homme ou la femme d’être dans son ressenti, centré(e) sur lui ou sur elle et non sur l’autre. Grâce au geste adapté, il permet d’être pleinement dans ses sensations, ses émotions et de se connecter à son énergie sexuelle. Il soulage les tensions liées au stress de la vie, la personne change de rythme : elle passe d’un système automatique involontaire ou rapide à un système conscient, fait de plaisir, ou elle élargit son champ de sensation à l’ensemble de son corps.

C’est donc une piste pour

– L’éjaculateur précoce 

– Celui qui a des troubles de l’érection,

– Celui ou celle qui a une baisse de désir sexuel

 

La lenteur du geste lui fait découvrir un nouveau rythme, positif, sans angoisse de performance, sans jugement, sans objectif de résultat. . Il laisse aller son plaisir.

Il n’est pas dans l’excitation physiologique mais dans la volupté. Il redécouvre cette énergie sexuelle très puissante.

Cette énergie, par le toucher a des effets thérapeutiques :Elle fait sécréter des hormones de bien être qui se perçoit dans tous le corps, comme :la dopamine, l’hormone du plaisir. et l’ocytocine : l’hormone de l’attachement, du lien , de l’amour . de la securité, de la sérotonine :’hormone de la joie de vivre, de la confiance en soi, du sommeil .

Ainsi, ce plaisir, cette sensation de bien être , d’apaisement est palpable dans le corps durant plusieurs jours.

Ces hormones sont bonnes pour notre santé et permettent de lutter contre d’autres hormones aux effets négatifs : Le cortisol ou l’adrélanine , à l’origine du stress.

 Pour le coupleeden_small

  Le corps est le temple  de l’âme! Ne restons pas à la porte de ce temple.

  Prendre le temps de se caresser   avec tout son corps,

Prendre le temps de voyager au bord de son désir amoureux et sexuel

Prendre le temps de s’attendre, de découvrir un autre échange, autre que la pénétration coïtale.

C’est cela la source de l’harmonie et du rapprochement amoureux  et sexuel !

Dans une société de consommation immédiate, un chemin existe : celui de l’érotisme. Cet art, cet amour sensuel s’apprend avec le temps et tous les sens sont sollicités :

La vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le gout, et l’imaginaire. Cela implique toutes les composantes de notre être. Le mental, les émotions et le corps ne font qu’un .Emmener une personne «  vers le savoir, savoir être et savoir faire » nous dit J.Y.DESJARDIN est un beau challenge.

Le massage tantrique est un moyen pour faire ce voyage unique à l’intérieur de soi.

Comme dit Bhagwan Shree Rajneesh :

 

« Aimez vous, aimez votre corps, il est votre temple, le creuset de toutes les alchimies. Traitez le bien, et il vous révèlera les plus profonds mystères »

Diana YOU

Les trois orgasmes de la femme

irisJusqu’à présent, la sexologie n’en évoquait que deux: l’orgasme clitoridien et l’orgasme vaginal. Un étude récente réalisée sous forme d’enquête auprès d’une centaine de femmes peut laisser supposer qu’il existe trois orgasmes. En fait la terminologie est assez impropre car l’orgasme est unique mais l’intensité du plaisir et sa diffusion dans le corps de la femme est fonction de son point de départ. Il est donc plus précis de parler d’orgasme à point de départ clitoridien et à point de départ vaginal; mais c’est là qu’il y a problème si l’on peut dire. Isabelle connaît bien sûr les orgasmes à point de départ clitoridien qu’elle peut se procurer par la masturbation, mais elle a découvert un orgasme «vaginal» lors de la pénétration qu’elle ne peut obtenir que dans une seule position. «Mon partenaire doit me pénétrer par derrière (position dite en petites cuillères), car je dois serrer très fortement les cuisses pour jouir à tel point que j’en ai parfois mal dans les cuisses.» «Mon plaisir est tout à fait comparable à celui obtenu par la stimulation directe de mon clitoris: il est intense et ne touche que la sphère génitale; je le préfère néanmoins car il représente plus ce que j’attends de ma relation amoureuse, une véritable communion avec lui.»

Cet orgasme est provoqué par une stimulation plus ou moins indirecte des structures érectiles clitoridiennes internes.

Anaïs décrit à peu près la même chose sauf qu’elle a découvert un autre orgasme qui part du fond de son vagin et diffuse beaucoup plus dans le corps; il remonte dans le ventre, la poitrine et dans quelques rares cas provoque une perte transitoire de conscience. La littérature érotique appelle cela: «la petite mort». «Il est très souvent accompagné d’une sensation d’inondation vaginale brutale que je pense être une sorte d’éjaculation. Cela m’a gênée au départ surtout vis à vis de mon partenaire, mais celui-ci a su me rassurer et a trouvé cela au contraire très excitant……»

Anaïs poursuit et précise: «Je pensais connaître les deux orgasmes décrits par la sexologie, mais j’ai découvert également au cours de mes jeux sexuels un autre orgasme vaginal plus superficiel; je le ressens dans le premier tiers de mon vagin et il se rapproche beaucoup de celui que je peux ressentir  lorsque je me masturbe.»

Nous pouvons affirmer qu’il peut exister trois points de départs de l’orgasme chez la femme: un externe: clitoridien, un moyen vaginal mais en fait clitoridien et un autre moins fréquent vaginal profond dont le point de départ semble être l’urètre.

À la suite de cette enquête, il apparaît que de nombreuses femmes connaissant les deux premiers aient tendance non pas à les confondre car la stimulation est différente, mais à ne pas différencier la jouissance ressentie. Cependant dans l’enquête 60% pensent que le ressenti de cet orgasme «vaginal» moyen augmentent leur désir sexuel surtout si la découverte est récente. On peut penser que c’est la dimension relationnelle qui en accroît le désir et non le plaisir ressenti, car avec le temps le désir sexuel diminue de la même façon pour les deux types d’orgasme clitoridien d’où une diminution de la fréquence des rapports sexuels qui va rapidement provoquer des situations conflictuelles dans le couple. Enfin selon la même étude, il ne semble pas que la femme qui ressent ce plaisir attache une grande importance au contrôle de l’éjaculation de son partenaire.

Par contre les femmes qui connaissent l’orgasme vaginal profond dont on peut évaluer le nombre à 25 à 30% (mais c’est difficile de l’affirmer) semblent dire que celui-ci ne peut être obtenu que si le partenaire possède le contrôle de la survenue de son éjaculation; en effet entre le moment de la pénétration et le moment de l’orgasme, il peut facilement s’écouler 15 à 30 minutes et que la jouissance ressentie plus diffuse, plus envahissante provoque une sensation de fusion à l’être aimé, incomparable. Le désir et le plaisir s’en trouvent à chaque fois renforcés et persistent beaucoup plus dans le temps tant que le partenaire reste aimé et désirable.

À la différence de l’homme plus pulsionnel dans sa nature où désir sexuel et jouissance sont relativement liés, le désir sexuel féminin est intimement relié à son désir fusionnel et va trouver son apothéose dans l’orgasme vaginal profond. Il ne faut pas cependant que cela fasse oublier, renier ou dénigrer les autres orgasmes qui ont aussi leur importance, mais sans doute pas la même valeur ou le même sens pour la femme sexuellement épanouie qui a su en découvrir le chemin.

Ce 3ème « orgasme » n’est pas aussi naturel et spontané que les deux autres car il est le fruit d’un apprentissage conscient mais mais surtout inconscient. Il est ainsi possible de déclencher des orgasmes par stimulation des tétons!

Les secrets ou mystères du plaisir féminin

Certaines-femmes-peuvent-eprouver-plusieurs-orgasmes-d-affilee_mode_uneSi la plupart des femmes peut avoir des rapports sexuels, le plaisir qu’elles peuvent en éprouver est très variable.
Comme chez l’homme, il existe chez la femme une certaine dimension mécanique ou pulsionnelle à la sexualité, sans doute moins importante malgré tout que la dimension relationnelle.
Nous pouvons ainsi définir, chez elle, trois façons d’avoir un plaisir sexuel, voire d’atteindre l’orgasme avec celui-ci.
La première est très mécanique: c’est la stimulation du clitoris. Elle peut se faire
– par la masturbation manuelle ou à l’aide d’un sex-toy.
– en serrant de manière rythmique les cuisses croisées.
– Les caresses manuelles ou buccales du partenaire.
La dimension relationnelle est peu importante, dépendante de fantasmes plus ou moins élaborés
La seconde est un peu moins mécanique, bien que…
– Lors de la pénétration, les mouvements de va-et-vients du pénis ou d’un sex-toy vont provoquer une stimulation indirecte du clitoris et de ses branches internes. Le point de départ de l’orgasme quant il survient est en fait clitoridien. Il nécessite souvent une stimulation intense dépendante de l’anatomie féminine, c-a-d de la taille du clitoris et des petites lèvres, de la largeur vaginale, de la tonicité du périnée, mais aussi de la largeur du pénis. Il nécessite de la part de l’homme une grande maîtrise de son éjaculation. En absence de celle-ci, elle favorise plutôt la survenue d’une éjaculation prématurée, en effet les mouvements coïtaux de la femme qui cherche son plaisir vont rendre la gestion de l’excitation masculine pour le moins compliquée surtout s’il doit se comporter en « marteau-piqueur »
– Il peut exister néanmoins une petite dimension relationnelle lié eau plaisir de s’unir à l’être aimé et à son plaisir. Cette dimension relationnelle ne peut à elle seule provoquer un orgasme.
La troisième façon selon les 20 à 30% des femmes qui le connaissent est surtout relationnelle, ce qui ne peut pas dire que la dimension mécanique ne soit pas présente et n’ai pas son importance. Liée à la pénétration, cette jouissance vaginale profonde trouve son point de départ dans la représentation, et l’investissement émotionnel et affectif que la femme va réussir à faire de son vagin. Faisant de celui-ci un véritable instrument de communication. Elle le vit comme le lieu où elle accueille amoureusement l’être désiré ou l’organe qui va le prendre, l’absorber, le « dévorer ». Le fond du vagin s’agrandit, se ballonise comme pour agrandir le lieu de ce désir fusionnel.
L’orgasme est d’autant plus intense qu’il n’est pas recherché, mais le fruit de ce dialogue érotique des deux sexes, l’éjaculation masculine n’étant que sa pause voluptueuse utile, mais non nécessaire!
– La taille du sexe masculin peut avoir une certaine importance, adapté à la morphologie du vagin féminin. Cette importance était déjà mentionnée IMGP0687par le sage indien Vâtsyâyana dans le Kâma-Sûtra.
– Il est aussi essentiel que l’homme ait une certaine maîtrise de son instrument, de son éjaculation, mais il n’est plus nécessaire de jouer uniquement de la « techno » pour qu’elle accède à l’extase, à la petite mort, au septième ciel.

L’association plus ou moins importante de ces deux composantes expliquent la variabilité de l’orgasme féminin, amplifiée des capacités ou incapacités masculines. Ainsi, selon ses dispositions, circonstances, relation avec le ou la partenaire, elle aura ou n’aura pas de plaisir et ce dernier pourra être à chaque fois différent. Plus que chez l’homme, chez la femme c’est la tête qui a toujours le dernier mot! Pour la garder (sa tête), il vaut mieux éviter l’usage ou l’abus d’un certain nombre de substances plus ou moins licites ou illicites.