Le BHD n°122 : Tous les cris les SOS

 

« Difficile d’appeler au secours/Quand tant de drames nous oppressent/Et les larmes nouées de stress/Etouffent un peu plus les cris d’amour/De ceux qui sont dans la faiblesse/Et dans un dernier espoir/Disparaissent ». Daniel Balavoine.

Depuis mercredi dernier, la mère que je suis est révoltée, indignée et en stress maximum.

Mon petit Crapaud d’amour, la chair de ma chair vit un véritable cauchemar, un événement bien trop dur à porter quand on a quinze ans et qu’un chef d’entreprise pour le moins irrespectueux, indélicat, pour ne pas tout simplement dire un parfait connard (pardon, la colère m’égare) vient d’anéantir, d’un coup d’un seul son rêve le plus cher depuis qu’il a huit ans !

Il se trouve que mon fils veut devenir menuisier chez les Compagnons du devoir.

A huit ans, son père et moi l’avions emmené au village du vieux Bournat dans le Périgord où il avait découvert plusieurs métiers manuels. C’est depuis ce jour qu’il veut être Compagnons. Au début, il voulait être forgeron, puis il s’est mis à faire des recherches, à regarder des vidéos et des reportages. En grandissant, ses choix ont évolués. Il hésitait entre chaudronnier, charpentier et menuisier. Ce n’est qu’après avoir effectué des stages en entreprises, y compris sur ses vacances scolaires que son choix s’est précisé. C’est un enfant particulièrement mature pour son âge, il est déterminé, courageux et motivé…Et je refuse l’idée qu’il ne puisse pas devenir ce qu’il souhaite être !

Mercredi dernier son « patron » s’est désisté sans autre forme de procès et il n’a pas pu faire sa rentrée qui était prévue le samedi. Dans cette organisation, c’est simple, pas de patron, pas de rentrée. Depuis, nous remuons ciel et terre pour lui trouver une place pour son apprentissage. Les coups de téléphone s’enchaînent avec les mails, les recherches sur internet, les visites chez tous les menuisiers du coin, les dépôts de CV…

Vu son âge, mon petit Crapaud ne peut rester sans être scolarisé et c’est la mort dans l’âme qu’il faut envisager le plan B du retour au lycée…Qui ne peut se faire à présent sans l’avis d’une commission de l’inspection académique…Bravo l’administration française et ses méandres tortueux, on marche carrément sur la tête !

Certains des interlocuteurs que j’ai eus, et qui, au passage, ont l’âge d’être mes enfants se sont permis de me dire que je suis une mère surprotectrice… Je veux bien l’admettre. Mais, serais-je encore une mère si je n’utilisais pas toutes mes ressources et toute mon énergie pour aider mon fils à accéder à son rêve le plus cher ?

Serais-je encore une mère digne de ce nom, détentrice de la médaille de la famille, qui plus est, si je ne me battais pas pour LUI ? Pourrais-je encore me regarder en face dans un miroir si je n’étais pas absolument convaincue d’avoir tout tenter pour l’aider ?

A quoi servirait-il d’avoir un blog et d’être rédactrice dans un magazine si ce n’est pour une fois, servir les intérêts d’une personne aussi chère à mon cœur et l’essence même de ma vie ?

Aussi, j’en appelle à vous tous, si vous avez dans vos connaissances un menuisier dans un rayon de 30 kilomètres autour d’une prévôté, contactez-moi en message privé et partagez à tout vos contacts…

Merci pour LUI…

VVB

Le BHD n°121 : Thelma sans Louise

Je m’en vais vous conter ma petite épopée personnelle et insignifiante de la semaine. Beaucoup moins glamour et exotique que le film, mais avec une fin plus marrante.

Il y a quatre ans, lorsque j’ai quitté mon domicile, n’emmenant que le strict minimum dans le but de me créer de nouveaux souvenirs dans un univers tout neuf, je me suis offert un majestueux et confortable canapé d’angle. Il est grand et large, en tissu gris clair, gris foncé (rien à voir avec Goldman) et rouge profond…Il n’avait plus de beau que le nom car devenu crado par l’usage intensif de tous les membres de cette famille, y compris Yumi, notre petite chatte bonzaï aux griffes acérées.

Depuis le début de l’été, je grimaçais constatant les ravages du temps, ne voyant plus que des traces d’ADN et autres tâches propres (c’est drôle) à réjouir la police scientifique.

Je m’étais renseignée auprès de mon pressing habituel, mais un devis prévisionnel de près de 200 euro avait refroidi mes ardeurs.

Sous l’impulsion d’une collègue bricoleuse et bien plus audacieuse que moi, me voici entrain de tenter un essai lessive sur les petits coussins décoratifs…Test concluant et passé brillamment !

Et, c’est ainsi qu’un matin dès l’aube (Euh, non, ça c’est Victor Hugo), je décide d’attaquer mon canapé par la face nord. Composition : 9 gros coussins formant le dossier et 2 immenses coussins formant l’assise. Pour les premiers, ce fut bien sûr de la rigolade avec, tout de même, un soupçon de patience.

La chevauchée non fantastique commence avec les fameux deux gros pépères qui, avec leurs immenses fermetures éclairs parcourant leur échine, avaient pourtant l’air inoffensif. Que nenni !

Je découvre que des petits « bitoniaux » maintiennent le tissu pour davantage de classe. A priori, la classe a un prix, celui de me retourner un ongle et de m’ouvrir un doigt. Le hic, c’est que je dois les découdre tout en réfléchissant au remontage…Au bout de 15, j’ai la technique et  vaincu le number one…Passage au petit frère pour me rendre compte que les concepteurs ont choisi des systèmes d’accroche différents…Je crois que l’on appelle ça la loi du « tout pour faire chier »…

Phase une réussie, maintenant, le plus facile, la lessive…Enfin, presque !Parce que quand tu sors le truc pour te rendre compte que les tâches sont ressorties et que c’est encore pire, tu utilises du savon et tu recommences l’opération jusqu’à épuisement et en pensant au sketch d’Elie Kakou…Dix lessives plus tard, fin de la phase deux, tout est parfaitement impeccable. Ô joie indescriptible ! Passage à la phase trois du remontage. Et c’est là que tu te demandes comment ils ont fait pour construire des pyramides et des cathédrales… La patience n’étant pas la mère de mes vertus, me voici pestant, rageant, gesticulante, suante et transpirante, ayant la sensation de devoir enfiler un préservatif sur un pénis trop mou et l’horrible impression de faire du rodéo sur un de ces taureaux mécaniques…Après deux heures de lutte acharnée contre mes montures récalcitrantes, et avoir rentrer tous les petits fils un à un en prenant des positions du Kâma-Sûtra, me voici enfin fière de contempler mon œuvre avec cette satisfaction hautement gratifiante du travail accompli (bien qu’étant un brin échevelée)…

Mon canapé a retrouvé sa splendeur du début et moi, je peux le dire en me vautrant dessus :  « Poltronesofà, artisan de la qualità, et voilà » !

VVB

Le BHD n°120 : Ne rien attendre et tout espérer…

En ce moment, je tente de cultiver l’art subtil et périlleux qui consiste à « ne rien attendre et tout espérer »…Ben, le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas facile…Je me sens comme un funambule oscillant son pendule au-dessus du vide et peinant à garder l’équilibre pour ne pas se vautrer…

En tout premier lieu, avec mes enfants. Je renonce petit à petit et un à un à comprendre leurs attitudes envers moi. J’en souffre, c’est une réalité ! Ils construisent maintenant leurs vies en dehors de moi. Ils ont leur propre vérité sur les manquements réels ou supposés de mon rôle de mère. J’ai ma conscience pour moi, même si actuellement, elle ne pèse pas plus lourd qu’une plume dans la balance…Je patiente, attendant et espérant le jour où ils seront eux-mêmes parents…Parfois, ils doivent penser que je me désintéresse d’eux ou que je ne m’investis plus (pas de supposition, mais un peu tout de même). Seulement voilà, quand on prend « un tir » chaque fois qu’on ouvre la bouche pour donner son opinion, la meilleure solution, c’est le repli tout court et le repli sur soi-même…

« Le lâcher-prise c’est avoir suffisamment confiance en ce que nous sommes pour ne pas nous épuiser à avoir raison à tout prix…C’est ne pas chercher à être cru ou compris, même par ceux que l’on aime…C’est ne pas exiger de résultat de nous ou des autres…C’est ne rien attendre (Auteur inconnu)

Dans mon cercle relationnel, aussi, j’observe et reste spectatrice muette devant l’opportunisme de certaines personnes, devant le négativisme d’autres et je prends conscience que je peux tout simplement m’éloigner et me tenir à distance. Un peu d’écrémage est salutaire, se recentrer sur les relations qui en valent la peine et laisser partir les autres…

« La vraie richesse est de ne rien attendre des autres, la vraie liberté est de ne rien devoir à personne » (Yasmina Khadra).

Et puis, il y a l’amour… C’est d’ailleurs dans ce domaine que je patauge le plus et où ce foutu exercice est le plus difficile. Je me fais carrément la quadrature du cercle et mon cerveau (ou mon cœur) brûle et se consume en essayant de garder une distance équilatérale entre ces deux maximes : « Ne rien prévoir sinon l’imprévisible, ne rien attendre sinon l’inattendu » (Christian Bodin) et cette autre de Gustave Flaubert, « Il faut toujours espérer quand on désespère, et douter quand on espère »…

Manifestement, dans le cas présent, il ne s’agit plus de funambulisme mais de gymnastique, le grand écart facial…Parce que flûte, j’attends l’homme de ma vie et j’espère l’amour…Quitte à m’en faire cramer les neurones…

VVB

Le BHD n°119 : Bon diable de rue, mauvais diable de maison

Ce dicton, héritage de la mère de ma tante, résume à lui seul ce qu’est la maladie bipolaire…Maladie dont est atteinte ma mère du plus loin que je me souvienne.

Quiconque n’ayant jamais vécu avec un proche atteint d’une maladie psychiatrique ne peut qu’avoir une vision floue et approximative du quotidien avec notre mère. Le misérabilisme n’est pas la spécialité de la maison, je vais tout de même tenter de vous dépeindre le tableau…

Autrefois, on l’appelait la PMD, et non, il ne s’agit pas de l’acronyme d’un nouveau groupe à la mode, mais de la psychose maniaco-dépressive. Je pense qu’on pourrait aussi nommer cette maladie la grande illusion car une personne bipolaire peut avoir une vie qui s’apparente à celle de la majorité de la population générale : vie de famille, vie sociale, amis, vie professionnelle. De l’extérieur, tout semble bien se passer car le bipolaire donne le change et l’illusion que tout va bien dans le meilleur des monde…Le patient enchaîne les accès maniaques et les accès dépressifs, de manière plus ou moins rapide et plus ou moins importante selon l’individu qui n’a absolument aucune conscience du caractère pathologique de ses troubles et qui perd contact avec la réalité ( source Wikipédia).

Cette maladie est donc, à mon sens beaucoup plus terribles pour les intimes qui vivent l’enfer de l’intérieur. Imaginez quelqu’un avec une humeur aussi labile que les montagnes russes les plus vertigineuses du monde, ou alors imaginez une succession de « Kinder surprise » à ouvrir avec tantôt une belle surprise, tantôt une terrifiante.

Ma sœur et moi avons tu le phénomène pour la protéger, par honte, par pudeur, pour éviter le « quand-dira-t’on » depuis notre enfance…Mais là, il est temps de déchirer le voile…Le médecin prétend qu’elle est en « plein virage maniaque », la belle affaire, il ne la voit qu’une vingtaine de minutes par mois, il n’est pas « au front »…

Voilà comment ça se passe : phase mégalomaniaque avec  le même thème récurrent depuis toujours : le pouvoir et l’argent (une sorte de Don Salluste). Elle échafaude des projets grandioses qui devraient être réalisés au moment même où ils lui sortent de la bouche. Elle ne supporte pas la moindre petite contrariété, devient très vite ordurière (euphémisme). Elle joue parfois la carte des larmes de crocodile pour obtenir dans la seconde la réalisation de ses petits caprices. Elle rabâche toujours les mêmes souvenirs, les embellissant ou les modifiant pour en être le personnage principal. Elle est insomniaque et par conséquent passe sa vie au téléphone à emmerder (passez-moi l’expression) toutes les personnes dont les noms lui viennent à l’esprit. Le mot harcèlement n’est pas trop fort.

Même pour les familiers (collègues et amis), il est impossible de deviner la bipolarité. Madame joue son rôle. Elle est joviale, volubile, mais extrêmement superficielle. Elle plaisante beaucoup, semble à l’aise en toutes circonstances…LOL ! Tenter de vous opposer à elle et vous verrez Hulk apparaître !

Je suis la première à dire que personne ne peut soupçonner ce qui se passe dans les chaumières une fois la porte fermée…Alors, dans une société où l’on ne cherche pas vraiment à connaître l’autre, je vous laisse deviner dans quelle indifférence générale ma sœur et moi traversons ce charmant enfer…Parce que, j’allais oublier, il n’existe pas que les phases maniaques, il y a aussi la dépression, la perte de capacité d’effort et d’initiative…Sans oublier la « dysphorrée », petit terme très sympa désignant une humeur nuisible et incessible avec en prime des colères agressives et des distributions de baffes ou d’insultes humiliantes et choquantes…

Heureusement qu’elle a délégué notre éducation à d’autres membres de la famille, parce que très franchement, en France, on ne prend pas en considération la difficulté des proches à vivre avec un parent psychiatrique, parent au sens large, bien entendu…

J’ai mis des années à me détacher de ses paroles blessantes, à réaliser que toutes les mères n’étaient pas comme elle, que nous vivions en dehors de la normalité et qu’un « autre chose » était possible…Ma souffrance actuelle, c’est que ma sœur puisse être atteinte, encore maintenant, par les paroles d’une personne comme elle…

Et, comme Desproges, je ris quand j’entends que tous les enfants naissent égaux…

VVB

Le BHD n°118 : Carnet de voyages

Admettre juste avant les vacances d’être tout bonnement terrifiée à l’idée de faire une rencontre (masculine, cela va sans dire), et, consciemment ou inconsciemment,  tout faire pour tenir les hommes à distance…Bon, à part ma Comète, mais lui, il vit dans un autre système solaire…

Du coup, histoire d’être parfaitement prête pour le grand plongeon d’une future et merveilleuse rencontre, décider que la meilleure thérapie est un saut à l’élastique…Le faire avec ma Nini, formidable moment de partage mère/fille…En tout cas pour moi !

Réaliser un des plus vieux rêves de sa « to do List », et, en compagnie d’une de ses meilleures amies, au-dessus de la baie d’Arcachon, faire un saut en parachute à 3000 mètres, se sentir vivante et fière, un moment juste « Waouh » ! Le temps d’une balade en montagne, à bord d’un véhicule semblant tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, se prendre pour Pénélope Joli Cœur. Passer de merveilleux instants à prendre l’apéro, à rire, à refaire le monde,  à Pau, à Toulouse, à Arcachon et savourer l’amitié, comme une perle au fond d’une huître, s’estimer chanceuse…

Se faire traiter comme une princesse sur chacun de ses lieux de vacances, bénéficier d’un guide exceptionnel pour la visite guidée de la ville rose, apprécier plus que n’importe qui de fréquenter des parents « normaux », c’est-à-dire aimants et bienveillants et se dire que visiblement il y a eu comme un défaut dans l’enfance…Décider que le passé ne se répare pas et se délecter de moments uniques de partage, tant affectifs qu’intellectuels…

Décider qu’il est temps de se baigner à nouveau, et nager de plaisir…

Assister, médusée, au vol du Béluga dans le ciel toulousain.

Contempler un des miracles de la nature : l’éclipse de lune…Et se dire qu’on a de la chance…

Regarder les enfants aller et venir au gré de leurs envies et se dire qu’on occupe plus qu’une toute petite place insignifiante dans leur vie, l’accepter et se dire qu’il est temps de rayer un à un tous les rêves lister depuis longtemps…Faire des projets, continuer les leçons d’italien et choisir un tube de l’été pour immortaliser tout ceci…

Ce sera « Perfect » interprété par Ed Sheeran et Andréa Bocelli… Merci à tous ceux et toutes celles qui ont rendu mon été parfait…

 

https://www.youtube.com/watch?v=eiDiKwbGfIY

VVB

Le BHD n°117 : L’étoffe des héros

Depuis que j’ai télescopé ma Comète, je suis victime d’un étrange phénomène situé quelque part entre la Quatrième dimension et Les envahisseurs…La bizarre sensation de m’essayer à la science- fiction

Ou alors, je suis en pleine poussée de schizophrénie et nous sommes plusieurs dans ma tête, ou bien encore, je suis en pleine crise mystique genre sainte Thérèse de Lisieux…

Je m’explique…

Tout d’abord, mon visiteur de l’espace ne m’a pas ouvert  son cœur, dont la clé est comme la recette des Pim’s. En si peu de temps, il ne m’a pas non plus ouvert son âme, hautement sous protection au même titre que Raiponce dans sa tour. J’ai moi-même plus d’un tour (jeu de mot) dans mon sac.  Il n’avait pas besoin de le faire, je me suis branchée sur une mèche de cheveux. Comme dans Avatar, je fais partie de ces personnes qui ressentent les autres…Il n’est pas nécessaire qu’une personne m’ouvre son âme pour que je décide de m’y infiltrer…  « Je te vois », et je fais ce que je veux ! (J’ai souvent une excellente moyenne générale aux tests de perception des autres).

Comme dans la Ligne verte, je me demande si lors d’un échange de regards intenses il ne serait pas pensable qu’une petite particule de son âme soit restée accrochée à la mienne. Ne pensez pas que ce soit un fardeau, encore moins un trophée, c’est quelque chose que je trimballe aussi naturellement   que toutes les autres cellules qui constituent tout mon corps.

Comme le chat dans Men in black, je porte en moi toute une galaxie (sur moi, ça fait classe).

Comme dans ET, il est « toujours là » et je voudrais bien retourner à sa maison (Et un abonnement comète, un ! Comment ça y’a pas ?).

Comme dans Stargate la porte des étoiles (le film, pas la série, SVP merci), Il m’a laissé un couloir spatio-temporel brisé qui ne fonctionne qu’à sens unique. C’est sans importance tant que je peux lui transmettre une dose quotidienne de tendresse et de bienveillance…Mon intuition me dit de le faire…Après tout, le cœur a ses raisons que la raison ignore…Ne jamais sous-estimer les pouvoirs de l’effet Papillon (Euh, ça marche en dehors du système solaire cette affaire là ?)

Je ne pouvais que m’interroger sur le pourquoi de ma démarche qui peut sembler ridicule et inutile aux yeux des autres (je ne suis pas les autres)…Jusqu’à ce que je tombe sur un petit bouquin que j’ai dévoré deux fois en suivant(en 48h chrono plus vite que la Redoute). Son titre « Accepter ce qui est ». Tel que l’auteur le préconise, j’ai cessé de me demander pourquoi et je me suis plutôt questionnée : pour quoi et pour en faire quoi ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’éprouve pas le sentiment de m’accrocher à quelque chose qui  aurait pu être et n’a jamais existé…Est-ce un défaut de rêver et de vouloir décrocher la Lune ? Je me dis que pour briller, une étoile a sûrement besoin d’être regardée,  d’avoir de l’attention, que quelqu’un lui renvoie, lui envoie de la lumière…

Je me creusais inlassablement le ciboulot sur cette question du « pour en faire quoi ? »…Parce qu’évidemment le principal intéressé n’en sait rien et s’en moque royalement ou « stellairement » (mais ça n’existe pas)…

J’ai eu la réponse que j’espérais, tout arrive à point nommé : « Le guerrier de la lumière sait que nul n’est idiot et que tout le monde peut apprendre de la vie, même si cela exige du temps. Il donne toujours le meilleur de soi et attend toujours le meilleur des autres. Avec générosité, il cherche à mettre en valeur le potentiel de chacun. Certains compagnons commentent : « Il y a des gens ingrats ». Le guerrier ne se laisse pas ébranler pour autant. Il continue à stimuler les autres, car c’est une manière de se stimuler lui-même ». Paul Coelho.

Pour en faire « ça » ! Pour continuer à être une fière guerrière ! (SVP, imaginez-moi de dos, les mains sur les hanches en posture de super héros regardant l’horizon)…

VVB

LE BHD n°116 : Un homme d’exception

Voici quelques semaines, j’ai eu l’indicible joie d’être touchée par la grâce céleste…Ô miracle !

Par deux fois, j’ai eu le bonheur et la chance d’entrer en collision avec une comète !

Je ne trouve aucun superlatif assez chouette, assez puissant pour décrire notre connexion corporelle. Merveilleux, incroyable, magique, cosmique…Pas assez forts !

Je garde en mémoire l’intensité de son regard quand il plongeait dans le mien…Il me suffit de fermer les yeux pour le revoir très distinctement. C’est comme gravé dans la pierre.

J’ai vécu un embrasement digne de l’incendie de Rome (Circus Maximus, en 64 de notre ère)…Je ne pensais pas qu’il me fut possible un jour de retrouver tous mes pouvoirs de femme, une Lilith en puissance (et quelle puissance, par Toutatis) : une véritable sorcière féminine, sensuelle, voluptueuse et charnelle (graou, graou) ! Dans son sillage, j’ai perçu une tristesse infinie que je ne peux nommer. Des questions me viennent qui resteront sans réponse car personne à qui les poser…Je ne suis qu’un être de chair et de sang, comment aurais-je le pouvoir de retenir un astre de lumière ? Je pense à un Amour de sorcière avec Vanessa Paradis quand elle dit : « La petite sorcière savait qu’elle ne pouvait pas tomber amoureuse, mais pour elle ça n’avait pas d’importance. Elle ne se posait pas de questions parce que…Elle se moquait des réponses Elle savait que pour tomber, il faut trébucher ». Je suis debout au prix d’efforts surhumains. J’aurais bien dévalé quatre à quatre toutes les marches du grand escalier, au risque de me rompre le cou, le cœur et les membres. Je me retiens à tout ce qui est à ma portée pour ne pas trébucher. Je ne peux que l’observer parcourir la galaxie à la recherche d’un bonheur qu’une créature d’ici bas ne peut lui apporter… Il est seul maître à bord de sa mission intergalactique. N’étant pas de notre univers, ni habitué aux us et coutumes de chez nous, il n’a vu en moi qu’un petit caillou quelconque.  Je suis plutôt un diamant brut (en toute modestie)… Bien qu’il soit reparti, telle une étoile filante, je n’éprouve aucun sentiment négatif. Un miracle reste un miracle ! Chacun a retrouvé sa place, lui avec les étoiles dans le ciel, moi sur Terre (enfin par terre). J’éprouve, au contraire, de la gratitude et de la tendresse à son égard (bon, et quelques désirs inavouables, aussi !). Et je préfère avoir à l’esprit l’attitude de l’héroïne de Nos étoiles contraires (justement) :«  Certains infinis sont plus vastes que d’autres, nous a appris un écrivain qu’on aimait bien, Augustus et moi. Il y a des jours, beaucoup de jours où j’enrage d’avoir un ensemble de nombres aussi réduit. Je voudrais plus de nombres que j’ai la chance d’en avoir, et pour Augustus Waters, j’aurais voulu tellement plus de nombres qu’il n’en a eus. Mais, Gus, mon amour, je ne te dirais jamais assez combien je te suis reconnaissante de notre petite infinité. Je ne l’échangerais pas pour tout l’or du monde. Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse ». (Hazel à Gus). N’est-il pas préférable de vivre deux intenses petites particules d’éternité que de traverser une immense steppe « d’à peu près » ou de médiocrité ? Pour moi, la réponse est évidente…Et je scrute parfois le ciel, rêvant d’une nouvelle collision, ou de décrocher la lune…

VVB

Le BHD n°115 : Un rêve bleu à Volmunster

En préambule, une précision technique s’impose pour les amis de notre Cécilou qui pensaient qu’elle était invitée à plusieurs mariages…  « Là, je m’interroge, parce que sur le plan, c’est pas logique ». Un seul mariage, une seule destination ! Nous allions bien dans le Nord, puisqu’au dessus de la Loire, nous allions bien dans l’Est, puisque tout près de l’Allemagne. Nous allions bien dans les Vosges, puisque dans le massif montagneux et le parc naturel du même nom. Nous allions bien en Lorraine, puisque c’est la région. Nous allions bien en Moselle, puisque département 57…Par contre, nous n’allions pas à « VOLMOUSSTEUR », prononciation erronée, mais tellement drôle ! Tout comme il n’est pas nécessaire de faire trois jours de voyage pour se rendre en ce lieu !

Ce fut tout de même 1940 kilomètres à parcourir en trois jours. Opération menée avec brio par notre super conductrice, j’ai nommé Paupau et sa super voiture, « Flash McQueen » !

Donc, vendredi, « Criki les bagages, on s’arrache la vache ! », « File comme le vent Pilepoil », « vers l’infini et au-delà » !

Enfin le grand jour…  « Et patati et patata, toute la journée ça n’arrête pas », « Miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ? Miroir magique, écoute qui est la plus belle de toutes ? », « Des visiteurs, venus d’ailleurs »…Les invités sont rassemblés à la mairie, venus de loin, ou autochtones ! Les amoureux sont là, dans leurs habits d’apparats. Ils échangent leurs consentements, sous des regards attentifs. Puis c’est l’église, prononciation de serments solennels, de ceux qui vous mettent des larmes d’émotions dans le cœur et les yeux. Minnie et Mickey veillent sur les alliances. Il faut dire que c’est à leur domicile qu’a eu lieu la demande officielle… « Histoire éternelle, qu’on ne croit jamais. De deux inconnus qu’un geste imprévu rapproche en secret ».

« Supercalifragilisticexpialidocius », place à la fête, et quelle fête ! Si « Ohana signifie famille et famille veut dire que personne ne doit être abandonné ou oublié », chacun d’entre nous a pu ressentir l’amitié, l’affection et l’organisation sans faille de familles aimantes et de témoins (Castor, Joris, les jumeaux) absolument incroyables de charisme et d’énergie ! « L’amitié, c’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler ».

Vînt l’ouverture de bal digne de Cendrillon et de la Belle et la Bête, « Le rêve d’une vie, c’est l’amour », « mon amour, je t’ai vu au beau milieu d’un rêve », « ce rêve bleu, c’est un nouveau monde en couleurs ». Une danse fabuleuse, exécutée avec brio, orchestrée et enseignée par une sœur…

J’aurais une petite pensée pour les collègues de garde à la mater qui ont envoyé, à leur sauce, leurs pensées pour ce magnifique jour de liesses ! « Nous vous devons une reconnaissance éternelle ».

Pour clôturer cet événement, j’adresse, tous mes vœux de bonheur à Monsieur et Madame Poussin…  « Hakuna Matata » ! Et je me permets de leur donner ce conseil avisé : « Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire. Prenez la vie du bon côté, riez, sautez, dansez, chantez et vous serez un ours très bien léché ! »

VVB

Le BHD n°114 : J’aime pas le foot !

Depuis quelques jours, la planète Terre vit FOOT ! Le quidam moyen a les yeux rivés sur son petit écran…Moi, ça me dépite ! Je vais sûrement m’attirer les foudres, mais, comment dire, ça m’est égal ! Je soutiens Anne-Sophie Lapix qui a « osé » dire que les téléspectateurs allaient regarder des milliardaires courir après un ballon. Après tout, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je ne sais pas si certains d’entre vous se souviennent de Mafalda et de son humour décapant, elle est morte de rire en lisant la définition de la FIFA : « Organisation à but non lucratif »…Et il y a de quoi rire…Ou pleurer. Je vois régulièrement un petit panneau Facebook qui dit qu’en vendant 22 joueurs, on éradiquerait la faim dans le monde…Deux fois ! Très sincèrement, on peut se demander où sont les préoccupations mondiales…Je me souviens du temps des bleus de 1998, où j’avais lu que Thierry Henry gagnait 220 000 euro par mois et encore, sans compter les spots publicitaires et les primes de matches…Et qu’on ne vienne surtout pas m’argumenter que les joueurs font des carrières courtes, certaines personnes ne gagneront pas en toute une vie de dur labeur cette somme mensuelle…Et encore, en lisant un article d’un professeur d’économie de la Sport Management School, ces chiffres ont été multipliés par deux ou trois depuis cette fameuse victoire française…Maintenant, pour parler foot, vous devez avoir un vocabulaire employant les mots :droits télévisuels, fair-play financier, cost-killing, goodies, Instagram…Je m’interroge sur la beauté du sport ?

Une autre notion me dérange, c’est la vente des joueurs et le no limite ! C’est tout de même un procédé qui rappelle l’esclavagisme, ou c’est moi qui fabule. On a le droit de s’échanger des gens comme d’autres s’échange des cartes Pokémons…Euh, un peu malsain, non ?

Entre les magouilles financières, celles de tirages frauduleux, de tricheries, de pots de vins, de violence, de prostituées…Quelqu’un pourrait me dire où réside encore la beauté du sport, la performance ? Ce pauvre Pierre de Coubertin doit se retourner dans sa tombe…

Et ne parlons même pas des lois qui seront votées tranquillement pendant que l’attention du peuple sera fixée ailleurs.

Déjà, dans L’Empire  Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple « pain et Jeux » (traduction de « Panem et circenses »). Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements. Curieusement, le français moyen qui râle sur les salaires des dirigeants d’entreprises, sur ceux des politiciens, qui a un avis sur tout, ben là, silence radio ! A priori, tout le monde trouve ça normal…Je continue de m’interroger…Peut-être que tout simplement, la normalité des uns n’est pas celles des autres…Et bien entendu, ce que je dis n’engage que moi, j’espère juste ne pas être la seule à avoir ce raisonnement…

VVB

Le BHD n°113 : Top départ, départ top !

Dans notre maternité, ce mois de juin voit partir trois collègues à la retraite…L’une d’entre elles, et non des moindres, est le sosie de Jamie Lee Curtis (classe, style, élégance et tempérament de feu).

Son souhait était de partir sans faire de pot de départ…Donc, nous, ses collègues et amies avons  bien évidemment décidé de lui organiser une petite surprise…

Une belle et chouette surprise demande de la préparation, de l’ordre, de la méthode et une bonne dose d’organisation, sans oublier des nerfs d’acier…Car ceux et celles qui n’y ont pas pensé se sentent toujours lésés et deviennent plein de fiel…Prière de se référer à la Mouche du coche de Jean de la Fontaine…

Opération « Pot de départ surprise » enclenchée…Démarrer une cagnotte tout en restant discrètes…

Ecrire une chanson en deux coups de cuillères à pot et un éclair de génie magistral…

Avoir l’immense responsabilité d’aller choisir « THE » cadeau, tout en sachant que derrière, on aura forcément des réflexions à deux balles. Décider de s’en foutre car l’important n’est pas là. Tomber sous le charme d’un collier en or avec son petit diamant car il vous rappelle immédiatement un bracelet offert par un fils chéri disparu…Appeler un mari en cachette un jour où sa femme est coincée en garde pour l’inviter, le mettre dans la confidence et lui faire jurer le secret…

De petites chipies coquines qui prétendent qu’elles ont mieux à faire que de venir dire au revoir sur votre dernier jour de boulot…

Rameuter les copines en arrêt maladie et d’anciennes collègues pour qu’elles ne ratent rien d’un événement capital…Un nounours à la guimauve qui prépare une centaine de verrines de mousse au chocolat et qui joue les reporters photographes en prime… Une « Mamie » qui apprend « Céline » d’Hugues Aufray à l’alto pour accompagner la chorale qui ne fera sûrement pas la finale de The Voice…

Une « Tata » qui met la pression sur les dernières gardes en répétant que « non, il est hors de question qu’une amie, figure emblématique du service, parte comme un pet sur une toile cirée » ! Lui prédire un bain en salle nature pour détourner ses soupçons… Un super petit binôme de la dernière garde qui fait des cookies et qui manigance pour attirer la reine de la soirée dans le piège…

Une amie espiègle qui se livre à corps perdu dans une bataille de gel échographique pour immortaliser votre dernière garde en salle de naissance… Deux derniers bébés (Naissa et Alyssa) qui vous choisissent comme marraine sans savoir qu’ils seront les derniers de votre vie professionnelle… Des copines qui se rassemblent pour une répétition générale, puis sur le parking de la mater et pour finir qui se tapissent dans l’office en attendant l’instant « T »…

Une chanson résumant bien ce qu’on ressent pour notre future retraitée…

Des rires, des larmes de joie, de tristesse, d’émotions. Un apéro dînatoire soigneusement improvisé et qui s’éternise le plus longtemps possible histoire de partager d’ultimes bons moments ; de ceux qui nous permettent de tenir en ces lieux où nous passons une grande partie de notre vie… Trois, quatre :

« Enfin, Eliane, toi qui est notre amie, des joies, des peines des rires nous avons partagés…Sache que pour nous c’est pour la vie, cafés, cannelés, soirées, on va se marrer…Oh, oh, oh, une belle retraite pleine de promesses, tu l’as, tu l’as, tellement méritée. Une belle retraite, méga super chouette, le Boys Band tu pourras retrouver »…

VVB