E.P. Flashback

Toujours à propos de l’éjaculation précoce qui allait devenir prématurée, avant d’être qualifiée quelques décennies plus tard de rapide.
Fin des années 70: j’assiste à un des cours de sexologie dispensée par la Société Française de Sexologie Clinique à l’ancienne Faculté de Pharmacie de Paris. Lors de mon Internat, j’étais tombé par hasard sur une revue médicale de sexologie, la première du genre en France. Curieux, je découvre un univers inconnu des études médicales . Sans être un accroc du sexe, je me dis que mieux connaître le sujet, ne peut être qu’un plus! Je m’inscris donc à l’enseignement de le SFSC. Je vais y rencontrer quelques « célébrités » de la sexologie française. L’enseignement s’inspirait beaucoup des livres de Masters et Johnson pimenté d’une bonne dose de psychanalyse. Ainsi et pour résumer, on interprétait et c’est malheureusement encore le cas, l’éjaculation prématurée comme le fruit d’une angoisse de castration, la peur d’un « vagin denté ». Les femmes sont vraiment animées de mauvaises intentions!!!. Ecartelé entre son désir sexuel et la peur de se faire dévorer son « instrument », le jeune mâle doit faire vite! Si cette peur de l’inconnu vaginal a pu persister chez quelques névrosés influencés des théories freudiennes, elle n’était, fort heureusement, pas retrouvée dans la grande majorité. Bref, tout cela pour dire, qu’avec la psychanalyse, c’est quelques années de thérapie pour espérer, ne pas résoudre ce problème, mais l’accepter. On imagine le résultat et les conséquence pour le couple!
Fort heureusement, ces cours de sexologie évoquent de nouvelles approches basées sur les thérapies comportementales qui deviendront plus tard cognitivistes (TCC). C’est essentiellement la technique du « squeeze » inventée par Seemans et reprise par notre couple américain. Elle consiste entre autre à demander à la partenaire de serrer la base du gland au signal de l’homme afin d’interrompre et de marquer l’excitation sexuelle. Elle serra reprise et interprétée par une psychologue américaine Meg Kaplan qui préconise le Stop and Go. Elle consiste à interrompre les mouvements coïtaux lorsque l’excitation atteint un certain seuil, le seuil d’inévitabilité, puis à les reprendre et ainsi de suite. Dans mon expérience de quelques milliers d’éjaculateurs rapides, ces méthodes n’ont qu’une efficacité très relatives. Cette faible efficacité n’est pas à attribuer à la méthode, mais plutôt à ses effets secondaires.
Quant à la technique de contraction du périnée utilisée par certains kinésithérapeutes, elle est du même acabit, tout aussi peu efficace!
On arrive au même résultat, voire mieux en comptant les motifs de sa tapisserie en en pensant à son percepteur! La solution est ailleurs! Je vais y venir plus loin…

L’éjaculation précoce


Ou comment deux célèbres sexologues américains: William Masters et Virginia Johnson ont inventé une nouvelle maladie en publiant leur premier livre, Human Sexual Response en 1966! L’ouvrage fut traduit en Français, quelques années plus tard, par le Dr Michel Meignant, suivi quelques années après par Human Sexual Inadequacy. L’histoire est savoureuse, si l’on peut dire, car elle a plongé des millions d’hommes dans le désespoir dans l’angoisse en créant de toute pièce un problème qui n’existait pas auparavant. Ils ont néanmoins le mérite d’être parmi les premiers à aborder scientifiquement la sexualité.
Explications: L’homme est naturellement programmé pour éjaculer rapidement. C’est une question de survie de l’espèce et la naissance d’un enfant une finalité. Chez l’homme jeune, l’excitation est rapide, le plaisir intense, facilitant ainsi la survenue de l’éjaculation. La jeunesse permet une récupération rapide, il peut ainsi remettre facilement le « couvert ». Cela ne semblait guère poser de problème à la partenaire à l’époque. Bien sûr, elle ne « grimpait pas aux rideaux » lors de la pénétration, mais arrivait assez facilement à l’orgasme avec son clitoris. Quelques femmes américaines ont trouvé cela injuste (nous étions aux débuts de l’émancipation féminine). Il n’est pas normal que l’homme puisse jouir lors de la pénétration, alors qu’elles non! C’est de la faute à l’homme qui éjacule trop rapidement! Un mécanisme naturel, physiologique était en train de se transformer en problème qu’il fallait à tout pris résoudre!
Je dois reconnaître qu’à l’époque, commençant ma formation en sexologie, je suis tombé moi aussi dans le panneau.…

Mémoires de sexologue

L’idée de raconter 35 ans de ma vie de sexologue et l’histoire de quelques uns de mes 30 000 patients et patientes me « titillent » l’esprit, depuis quelques années! C’est aussi un peu la petite histoire et les « petites histoires » de la sexologie française. Restons modeste!
Mais commençons par le début.
J’ai eu la chance ou la malchance de passer mon Bac en 68; reçu avec mention, je vais m’inscrire en Fac de médecine à Rennes. En fait, j’avais choisi dentaire. La première année était commune! Elle s’appelait, si mes souvenirs sont bons PCEM et avait encore ses cours dans un ciel amphi en préfabriqué situé dans la cour de l’ancienne Fac de Médecine, rue Dupont des Loges à Rennes. Il valait mieux arriver en avance si je voulais trouver une place assise car l’amphi était bondé. Nous étions un bon millier. L’atmosphère assez festive, Mai 68 était toujours dans nos esprits, ne poussait pas trop au travail. Difficile aujourd’hui d’imaginer que nous ne commencions à bosser les cours que quelques semaines avant les examens. Fort heureusement pour le travail, je ne connaissais pas grand monde, si ce n’est JM, un ami de plusieurs années qui s’était inscrit l’année précédente.

Mai 68

Nombreux sont ceux qui pensent que Mai 68 et le début des années 70 étaient les années de tous les excès lorsqu’on évoque la sexualité. C’est sans doute vrai pour quelques uns, mais pas pour la majorité. Comme nous nous intéressions plus au filles qu’à l’alcool lors des fêtes, les rencontres étaient faciles. Il faut dire qu’à l’époque, ces demoiselles consommaient peu d’alcool lors des sorties en discothèques. Il n’était pas question de coucher le soir même avec elle, préludes et préliminaires étant de rigueur. Il fallait donc nous armer de patience et de persévérance. Ces jeux de séductions, d’attentes rendaient la rencontre merveilleusement agréable mais la conclusion dépendait beaucoup du respect, de l’attention, de la délicatesse que nous portions au sexe féminin (question d’éducation!). Il fallait savoir « sauter en marche », car la plupart ne prenait pas la pilule et il n’était pas toujours simple d’aller acheter des préservatifs vendus exclusivement en pharmacie à cette époque. On ne parlait pas encore d’éjaculation précoce, bien que, comme chez la très grande majorité des hommes de mon âge, celle-ci survenait plutôt rapidement. Quelques astuces allaient pouvoir néanmoins y remédier assez rapidement, mais j’y reviendrai plus tard.

La pilule

Elle était très récente: la Loi Neuwirth autorisant la contraception en France avait été votée en Mars 1967 et peu de jeunes femmes l’utilisaient. La majorité étant à 18 ans, il fallait l’autorisation d’un parent pour l’avoir. La peur d’une grossesse empoisonnait notre vie sexuelle; il ne fallait pas compter sur l’avortement totalement interdit par la loi en France. L’angleterre était la seule solution, si on peut parler de solution. Donc si on voulait que les choses se passent bien, il fallait se renseigner sur le cycle de la demoiselle, afin d’éviter la période d’ovulation et pratiquer le coïtus interruptus, enfin, ce que mon appelait entre nous: « sauter en marche ». Deux sécurité valant mieux qu’une…On comprend mieux l’intérêt de faire durer les préliminaires, ce qui avait pour « effet secondaire » d’apprendre contrôler son éjaculation. Du moins si on espérait donner un peu de plaisir à sa partenaire lors de la pénétration. A suivre…

La spermidine: pour améliorer son espérance de vie!

Vu dans Egora: http://egora.fr

imagesLa spermidine est une polyamine ainsi nommée car sa première découverte fut faite dans le sperme. Mais cette substance se retrouve également dans de nombreux aliments et notamment les fromages, le roquefort en particulier, ou les céréales complètes. Une étude publiée dans la très sérieuse revue Nature révèle qu’une supplémentation orale en spermidine permet d’allonger l’espérance de vie des souris, un résultat qui ne manquera pas de susciter quelques blagues de carabins !

L’étude en question, menée par une équipe franco-autrichienne, a consisté à supplémenter des souris en spermidine (contenue dans leur eau de boisson) et à les comparer à un groupe témoin. Globalement, les souris du groupe spermidine avaient une vie plus longue de 98 ou 77 jours en comparaison des témoins selon que cette supplémentation débutait dès le début de la vie ou à partir du 18e mois, l’espérance de vie d’une souris étant en moyenne de 24 mois.

Selon les chercheurs, si la spermidine permet d’allonger l’espérance de vie, c’est principalement en raison de sa capacité à activer l’autophagie, un processus de dégradation d’une partie du cytoplasme de la cellule par ses propres lysosomes, permettant à la cellule de « s’auto-nettoyer ». Cet effet protecteur de la spermidine s’exerce notamment sur le système cardiovasculaire, les souris supplémentées ayant une pression artérielle significativement plus basse que celle des souris témoins et étant moins susceptibles de développer une insuffisance cardiaque. Au niveau des cardiomyocytes, l’autophagie est régulée par une protéine, Atg5. Les auteurs de ce travail montrent que les souris présentant un déficit génétique en protéine Atg5 ne tirent pas avantage d’une supplémentation en spermidine, démontrant ainsi le mode d’action de cette substance.

Ce résultat apporte une solution nouvelle pour améliorer la santé cardiovasculaire. Reste à chacun de déterminer la méthode pour se supplémenter en spermidine !

Le Massage Tantrique

 

 Regard d’une sexologue sur un massage singulier et unique

 

IMG_1023Pendant ces vacances, pourquoi ne pas prendre du temps pour vous même ou pour votre couple ? Simplement profiter du moment présent, dans un lâcher prise à la fois corporel, émotionnel, sensuel, et spirituel : le massage tantrique.

Qu’en est t’il ?

 Il est basé sur le « tantra », philosophie orientale aux multiples courants venant de l’Inde, de la Chine et d’autres contrées lointaines. Le tantra veut dire étymologiquement «  tisser, construire. » Tisser des liens avec soi même, son être profond mais aussi avec le cosmos . Il a donc ici un sens spirituel, sacré.

Le massage tantrique est donc un rituel, ou la sexualité est sacrée. C’est un massage énergétique , qui éveille les sens, stimule l’énergie sexuelle, ouvre à la sensualité et à l’érotisme.

Pratiquer le massage tantrique :

 Ce massage demande du temps et de la préparation. On le pratique normalement sur un corps entièrement dévêtu. Il se fait sur un tapis, au son d’une musique relaxante, de parfum agréable, de bougies, et d’huile de massage.

 Comment faire ?

 En général, la femme est massée par un homme (lien entre le Yin et le Yang), et l’homme par une femme.

Le massage est ritualisé : salutation, bougies, chaleur, draps, et musiques relaxantes sont là pour favoriser la détente, la relaxation, le confort de la personne massée.

9C3F885C40B911DALe massage est doux, lent, varié sur tout le corps, y compris les zones érogènes (sauf si la personne n’est pas consentante). L’effleurement, la caresse, le massage sur tout le corps,  entrainent des vibrations, des vagues de volupté déferlant de la tête aux pieds.

L’orgasme peut être éventuellement atteint, mais ce n’est pas le but premier.

La respiration abdominale, ample et lente, aide au lâché prise.

Le choix du masseur 

Le masseur a un rôle important : Son intégrité, son écoute, sa bienveillance, et son non jugement, sont un point capital. Il pose un cadre et des limites dans le respect de chacun.

Si le masseur est aussi thérapeute, il peut repérer les blocages, les nœuds sur le corps et travailler dessus si c’est le souhait de la personne. Un massage ou une caresse peuvent faire ressortir les émotions négatives, il est donc bon d’en parler afin d’ajuster le geste du masseur, au bon endroit, au bon moment. .

 Les bénéfices

Le massage tantrique permet de se retrouver dans « l’instant présent », de lâcher prise , s’abandonner ,en laissant de coté les problèmes du quotidien.

Il permet aussi de prendre conscience de son propre corps, d’en apprivoiser le toucher, d’être dans le « peau à peau » avec l’autre, d’en capter toutes les énergies positives.

Savourer le massage relève d’une dimension sacrée et spirituelle ou le corps et l’Esprit ne font qu’un.

Le massage tantrique et la sexologie papillon

 « L’important ce n’est pas la destination mais le voyage en lui-même »(R. Stevenson)

 Ce massage permet à l’homme ou la femme d’être dans son ressenti, centré(e) sur lui ou sur elle et non sur l’autre. Grâce au geste adapté, il permet d’être pleinement dans ses sensations, ses émotions et de se connecter à son énergie sexuelle. Il soulage les tensions liées au stress de la vie, la personne change de rythme : elle passe d’un système automatique involontaire ou rapide à un système conscient, fait de plaisir, ou elle élargit son champ de sensation à l’ensemble de son corps.

C’est donc une piste pour

– L’éjaculateur précoce 

– Celui qui a des troubles de l’érection,

– Celui ou celle qui a une baisse de désir sexuel

 

La lenteur du geste lui fait découvrir un nouveau rythme, positif, sans angoisse de performance, sans jugement, sans objectif de résultat. . Il laisse aller son plaisir.

Il n’est pas dans l’excitation physiologique mais dans la volupté. Il redécouvre cette énergie sexuelle très puissante.

Cette énergie, par le toucher a des effets thérapeutiques :Elle fait sécréter des hormones de bien être qui se perçoit dans tous le corps, comme :la dopamine, l’hormone du plaisir. et l’ocytocine : l’hormone de l’attachement, du lien , de l’amour . de la securité, de la sérotonine :’hormone de la joie de vivre, de la confiance en soi, du sommeil .

Ainsi, ce plaisir, cette sensation de bien être , d’apaisement est palpable dans le corps durant plusieurs jours.

Ces hormones sont bonnes pour notre santé et permettent de lutter contre d’autres hormones aux effets négatifs : Le cortisol ou l’adrélanine , à l’origine du stress.

 Pour le coupleeden_small

  Le corps est le temple  de l’âme! Ne restons pas à la porte de ce temple.

  Prendre le temps de se caresser   avec tout son corps,

Prendre le temps de voyager au bord de son désir amoureux et sexuel

Prendre le temps de s’attendre, de découvrir un autre échange, autre que la pénétration coïtale.

C’est cela la source de l’harmonie et du rapprochement amoureux  et sexuel !

Dans une société de consommation immédiate, un chemin existe : celui de l’érotisme. Cet art, cet amour sensuel s’apprend avec le temps et tous les sens sont sollicités :

La vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le gout, et l’imaginaire. Cela implique toutes les composantes de notre être. Le mental, les émotions et le corps ne font qu’un .Emmener une personne «  vers le savoir, savoir être et savoir faire » nous dit J.Y.DESJARDIN est un beau challenge.

Le massage tantrique est un moyen pour faire ce voyage unique à l’intérieur de soi.

Comme dit Bhagwan Shree Rajneesh :

 

« Aimez vous, aimez votre corps, il est votre temple, le creuset de toutes les alchimies. Traitez le bien, et il vous révèlera les plus profonds mystères »

Diana YOU

Comment maîtriser son éjaculation: les méthodes

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Si vous avez lu l’ensemble des posts précédents sur l’éjaculation prématurée, vous avez probablement déjà pu vous améliorer.

Vous avez besoin de consulter, vous allez voir un « spécialiste » pour vous faire aider.

Si on vous prescrit le Priligy®, ne vous attendez pas à faire des exploits! Il n’agit que sur une composante du problème comme nous l’avons vu précédemment; vous ne dépasserez guère les 3 mn.

Les thérapies comportementales comme le « squeeze »: la partenaire serre la base du gland à un signal, ou la technique du Stop-Go de Kaplan ont une efficacité très modérée. Elle permettent simplement de prendre conscience du niveau d’excitation à ne pas dépasser, mais jamais de  maîtriser véritablement le moment de survenue de son celle-ci. Et elles nécessitent l’aide du ou de la partenaire; ce qui manque singulièrement de romantisme.

Les techniques taoistes ou tantriques  qui consistent à exercer une traction sur les testicules ou à contracter le périnée à un certain moment du rapport sont comparables aux TCC.

Quant à une rééducation du périnée, cela n’a en soi aucun intérêt.

Ne parlons pas les techniques basées sur la masturbation; autant penser à son percepteur ou à compter les motifs d’une tapisserie en faisant l’amour!

En fait après les avoir toutes testées, la seule qui se soit avérée efficace est l’hypnose qui permet au patient de changer les représentations de son sexe et de son fonctionnement , c-a-d d’en changer le mode d’emploi comme expliqué dans le post précédent sur l’éjaculation prématurée.

 

Comment maîtriser son éjaculation: les solutions (1ère partie)

Si vous avez consulté le dossier « maîtriser son éjaculation« , vous avez certainement un début de réponse…

Il faut agir sur les quatre facteurs qui influencent la survenue de l’éjaculation, même s’ils n’ont pas tous la même importance selon les personnes.

  • stressLe premier facteur que nous détaillerons ici est le stress, l’angoisse de l’échec ou de la performance. Il est relativement récent dans l’histoire du trouble. C’est la médiatisation de l’éjaculation prématurée qui en est sans doute responsable. La notion de norme s’est développée, et, de ce fait, celle d’ « anormalité ». Il y a encore  une trentaine d’années, cette notion n’existait pas. L’éjaculation rapide était considérée comme normale chez l’homme jeune, puis elle ralentissait progressivement avec l’âge, l’expérience, etc… On éjaculait en 3 à 4 minutes la plupart du temps, avec des variations individuelles et circonstancielles. C’était normal. Aujourd’hui, le discours normatif et l’exemple pornographique sont passés par là. Le stress, par l’action de ses neuromédiateurs, peut raccourcir ce temps et le faire tomber à 1 minute ou 30 secondes. Parfois même, l’éjaculation se produit avant la pénétration (ante-portas). Le Priligy® ou dapoxetine (évoqué dans ce dossier) n’agit que sur ce facteur stress. C’est ce qui explique son action très relative, voire inexistante: aucun espoir de dépasser les 4 minutes fatidiques!
  • balanceLe second facteur qui influence la survenue de l’éjaculation correspond à une notion de seuil qu’il ne faut pas dépasser: c’est le seuil d’inévitabilité éjaculatoire. Il faut bien comprendre qu’il est impossible d’agir directement sur la survenue de son éjaculation. Elle se déclenche lorsque l’excitation atteint un certain seuil: c’est un réflexe. Nous ne pouvons agir que sur l’excitation elle-même. Le problème vient du fait que lorsque l’on sent que l’on va éjaculer, c’est déjà trop tard. Ce qui est ressenti n’est pas le risque, mais le début de l’éjaculation. Apprendre à étalonner son excitation est déjà commencer à la maîtriser, mais nous verrons que ce n’est pas suffisant. Les thérapies comportementales n’agissent que sur ce point.  C’est le cas du squeeze, par exemple, qui consiste à serrer la base du gland, des contractions du périnée, ou encore du stop and go de Kaplan. Les conseils de certains sexologues, qui demandent de se masturber pour essayer de prolonger l’acte, vont dans le même sens. On réduit l’excitation, mais trop souvent pour aggraver la situation après…
  • … la suite… est à suivre!

 

 

 

 

 

Violences sexuelles chez les étudiantes américaines

Le Titien,  Le viol de Lucrèce
Le Titien,
Le viol de Lucrèce

Environ 20% d’étudiantes américaines subissent des violences ou agressions sexuelles.

Publiée en septembre 2015, cette étude porte sur 150 000 étudiantes en licence diplômées ou non, dans 27 collèges et universités américaines: Harvard, Yale, l’état du Yowa et l’Université du Sud de la Californie.

Les étudiants interrogés au cours de cette même étude de rapportent que 5% « d’incidents ».

Seules 25% de celles qui ont été pénétrées ou subit une tentative de pénétration ont rapporté l’incident aux autorités ou ont porté plainte.

Ces violences sexuelles atteignent les 30% en Californie.

SexHealthMatters

Il est fort probable que cette même étude réalisée en France montrerait des résultas similaires.

Dr Patrice Cudicio

Voyeurisme! Elle photographie le sexe de son patient!

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Une infirmière New-Yorkaise, Kirsten Johnson, 27 ans a été arrêtée, il y a 1 an pour avoir photographié le pénis d’un patient inanimé avec son iPhone.

Ayant plaidé coupable, elle a été condamnée à 3 ans de prison avec sursis et a rendu sa licence d’infirmière aux autorités.

Metronews

La Virginité stigmatisée!

LysUne étude américaine récente réalisée par Amanda N. Gesselman The Kinsey Institute, Indiana University, Bloomington

Gregory D. Webster Department of Psychology,University of Florida

Justin R. Garcia The Kinsey Institute and Department of Gender Studies, Indiana University, Bloomington

et publiée dans le Journal of Sex research, montre que sur le marché du « dating » la virginité est plutôt considérée comme un inconvénient. Aux USA, (comme dans l’ensemble des pays occidentaux, d’ailleurs) l’activité sexuelle débute chez le jeune adulte à la fin de l’adolescence. Cette étude tente d’évaluer les répercussions de la virginité chez l’adulte lors d’une rencontre amoureuse. La prévalence de vierges aux USA  est évaluée à 1,1 million d’hommes et à 800 000 femmes âgés de 25 à 45 ans, d’orientation hétérosexuelle; compte tenu des difficultés de celle-ci, ces chiffres sont probablement sous-évalués. A la suite de trois études, nous observons que la virginité est responsable d’un sentiment de dévalorisation. En effet les vierges se sentent stigmatisés du fait de leur inexpérience sexuelle et vont mettre en place une stratégie d’évitement alors qu’ils auraient pu rencontrer un partenaire identique. Même s’il semble que l’absence d’activité sexuelle puisse apporter quelques avantages sur la santé, l’étude montre qu’un retard dans ses relations sexuelles est responsable d’une perte de confiance, d’un sentiment de défaite et  va avoir des conséquences négatives, en limitant les possibilités de rencontres amoureuses.

Dr Patrice Cudicio