Genres, un homme peut-il devenir femme?

La réponse n’est pas simple. Si on s’en tient à l’expression des gènes, c’est à dire aux phénotypes, notre apparence physique,( exception faite de quelques cas l’ambiguïté sexuelle d’origine génétique) il n’existe classiquement que deux sexes le masculin et le féminin, ou deux aspects corporels masculin et féminin. La majorité des sociétés a fonctionné ainsi depuis la nuit des temps, associant le genre à l’aspect physique. Il existe néanmoins des sociétés où a pu se développer un troisième genre: en Inde avec Hijras et en polynésie avec les RaeRae ou Manu. S’il n’y a pas de justification, il faut comprendre que dans des temps pas si lointain, la survie de l’espèce était l’objectif de toute société. Ne pouvait être reconnu par celle-ci que ceux qui y contribuaient. Les autres étaient marginalisés pour ne pas dire éliminés.

La construction du genre

La construction de l’individu est un processus complexe. Il y a bien sûr les gènes qui façonnent et déterminent notre apparence physique et des potentialités positives ou négatives. Ils ne s’exprimeront que dans certains contextes individuels (son histoire depuis sa naissance) et des influences socio culturelles. Nous ne ferons pas tous le même métier et nous n’aurons pas tous les mêmes maladies. J’ai été amené à découvrir grâce à un outil qui provoque un état mental dissociatif, en l’occurrence l’hypnose, que notre cerveau n’enregistrait pas toutes les informations acquises depuis notre naissance au même endroit et ceux gràce à l’imagerie fonctionnelle cérébrale. Ainsi pour simplifier les informations concernant les éléments factuels comme notre apparence physique, notre anatomie, notre physiologie sont enregistrés dans certaines parties de notre cerveau et resteront pour l’essentielles conscientes. Ces informations font appels à notre raison. Nous savons ainsi que nous avons un penis, un vagin, une poitrine, etc… Mais c’est là où tout se complique! Notre corps n’est qu’une « habitation » pour notre esprit. Alors comment l’habite-t-on?

La construction symbolique

Nos sensations et émotions, nos affects sont enregistrés dans d’autres structures cérébrales. Elles vont déterminer nos représentations qui n’ont rien de rationnelles. Ces représentations sont très variables d’une personne à une autre car issues de sensations et émotions éprouvées dans un contexte, une situation donnée. Elles ne sont pas conscientes. Nous pouvons ainsi avoir développé depuis notre enfance des sensations et émotions en rapport avec le genre féminin tout en habitant un corps masculin, la sensation d’être une femme dans un corps d’homme. Pour donner une image informatique: le « hard » est masculin et le « soft » féminin! L’interaction ou l’incongruence entre le contenant et le contenu va être plus ou moins source de problèmes en fonction de son acceptation personnelle et de celle de la société. C’est valable dans les deux sens. Quelque soit le sexe anatomique, nous possédons tous les deux genres. Mais en fonction de la position du curseur, nous pouvons nous orienter vers tel ou tel sexe. Il ne faut pas oublier que l’influence de l’environnement familial et socio-culturel, inscrit dans le temps va jouer aussi un rôle important.

Donc pour répondre à la question posée dans le titre. La réponse est NON, on ne devient pas, on EST d’un genre différent. Il existe une grande variété de genres: gay, trans, cis, etc…Nos sociétés ne sont pas adaptés à cette richesse.

L’hypnose

Elle n’a rien de bien mystérieux, ni de magique, elle existe sous divers noms depuis la nuit des temps. Ce n’est qu’un outil ou une technique qui permet de faciliter l’entrée dans un état particulier: EMC* (état modifié de conscience). Elle permet de créer un état mental dissociatif. Ce n’est donc pas un pouvoir, mais simplement un savoir. L’humain est un être de sens et d’émotions, aussi dès son enfance, il se construit en accumulant un nombre considérables d’informations qui vont aller enrichir nos différentes bases de données cérébrales. Il y a les éléments factuels qui resteront conscients accessibles à la raison et les affects inaccessibles en tant que tels et qualifiés d’inconscients et irrationnels. Seul le langage de l’hypnose qui variera en fonction de son contexte socio-culturel permettra d’y avoir accès, mais sous une forme particulière, analogique, métaphorique, voire poétique. Une maladie comme l’eczéma qui a une forte composante psychosomatique pourra être, en partie, l’expression d’un conflit avec un supérieur hiérarchique. La peau lésée sera en quelque sort la représentation symbolique, métaphore de l’agression (ce n’est qu’une composante). Le mariage non consommé est le plus souvent dû à une absence de représentation du vagin. La patiente en a le savoir (dessins anatomiques, mais pas la connaissance, c-a-d l’expérience). En état modifié de conscience, le conscient aura accès aux données contenues dans l’inconscient sous forme d’analogies ou de métaphores. En agissant sur ces dernières, le patient va trouver lui-même la solution à son problème. Ayant eu l’occasion d’accompagner un certain nombre de personne dans leur changement d’identité, l’hypnose leur a permis de mieux se comprendre et de s’accepter dans cette « originalité », dans cette différence.

*L’état modifié de conscience est un état psychique particulier. Il peut être plus ou moins spontané comme dans l’hystérie et les extases mystiques ou provoqué par différentes techniques: hypnose, EMDR, relaxation, sophrologie, méditation, méditation de pleine conscience, subspace etc…Ce qui va les différencier c’est la profondeur de l’EMC, c-a-d de la dissociation. Ensuite c’est une question de mode et de croyances aux vertus d’une technique particulière. L’avantage de l’hypnose, c’est qu’elle n’est pas inscrite dans une époque donnée et qu’elle s’adapte à la personne et au contexte socio-culturel en vigueur à un certain moment. Ainsi parler aujourd’hui d’hypnose ericksonnienne en France est assez incongru. Milton Erickson est mort en 1980 et ses techniques très intéressantes et efficaces sur sur des patients américains de son époque doivent être adaptées à la nôtre. La mode, de nos jours est plus au Mindfullness (Méditation de pleine conscience) ou à l’EMDR, jusqu’à ce qu’elles ne deviennent, comme bien d’autres, obsolètes ou plus vraiment à la mode…

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Les plantes dites « Aphrodisiaques »

La Mandragore

(Mandragora officinarum) surnommée l’«herbe aux magiciens», est entourée de mystères et de légendes. Sa racine en forme de corps de femme est sans doute à l’origine de sa réputation d’aphrodisiaque, jamais démontrée. Cette plante est riche en alcaloïdes aux effets hallucinogènes et toxiques.

Le Ginkgo

(Ginkgo biloba) est la plus vieille espèce d’arbre connue. On lui reconnaît de nombreuses propriétés thérapeutiques, mais aussi un pouvoir de stimulant sexuel. Des travaux ont en effet montré que le gingko peut intervenir dans les troubles de la sexualité. Il possède un effet vasodilatateur et favorise la libération de dopamine et de noradrénaline, deux neurotransmetteurs du cerveau. Le ginkgo semble efficace sur les deux sexes.

Le Yohimbe

(Corynanthe yohimbe) est utilisé depuis toujours par les tribus d’Afrique occidentale comme stimulant érotique. Son nom est déjà tout un programme, puisqu’il signifie «nuit blanche». Ce grand arbre, originaire du Cameroun, du Gabon et du Congo, contient dans son écorce de la yohimbine, un alcaloïde utilisé (uniquement sur ordonnance) pour traiter les impuissances masculines. Si la yohimbine a la réputation de faciliter l’érection, il faut prendre garde aux effets secondaires : nausées, maux de tête, priapisme, voire problèmes cardiaques. A n’utiliser que sur avis médical.

Le Bois bandé

(Richeria grandis) est une espèce endémique des Caraïbes. C’est son écorce, mélangée à du rhum, qui est réputée aphrodisiaque, en raison de son effet vasodilatateur. Aucune étude n’a corroboré une quelconque efficacité. On connaît mal le principe actif responsable de ses vertus, et encore moins bien ses effets secondaires. Alors, prudence

Le Ginseng

(Panax ginseng)a décidément bien des vertus. Réputé capable d’allonger la vie, c’est aussi l’un des aphrodisiaques les plus connus. Les empereurs chinois en étaient de grands consommateurs. Selon les spécialistes, il existe plusieurs sortes de ginsengs aux qualités inégales, le meilleur étant le ginseng coréen. Il agirait sur les glandes corticosurrénales qui stimulent les organes sexuels. Une propriété appuyée par des travaux expérimentaux qui confirment l’action de cette plante dans les troubles de la libido et de l’érection. Mais de trop fortes doses entraînent des effets indésirables : troubles du sommeil, anxiété, nervosité, faiblesse et tremblements…

Le Tribulus terrestre

(Tribulus terrestris) est censé améliorer la vigueur, augmenter la masse musculaire et favoriser la sexualité. Longtemps considérée comme une mauvaise herbe, cette plante aurait aidé 85% des patients ayant une libido basse après trente jours de consommation, et 94% après soixante jours, selon une étude (non publiée dans un journal scientifique reconnu). Ses bienfaits seraient efficaces sur les deux sexes. On ne connaît pas ses effets à long terme.

Le Guarana

(Paullinia cupana)  connaît un succès fou au Brésil où il se trouve sous toutes les formes (boissons, chewing-gums…). Ce «fruit de la jeunesse», comme l’appellent les chamans amérindiens, est riche en caféine. Il est réputé repousser les limites de la fatigue physique et nerveuse et accroître les performances corporelles. Des substances présentes dans ses graines agiraient par ailleurs sur les centres nerveux du cerveau et provoqueraient une stimulation érogène.

La Maca

(Lepidium meyenii) pousse à une altitude de 3 500 à 4 500 mètres, dans les Andes péruviennes. Ce tubercule contiendrait une hormone, la prostaglandine, qui aurait des effets positifs sur la fertilité masculine et féminine et une influence sur la frigidité et l’impuissance. Des expériences en laboratoire menées sur les rats et les cochons d’Inde nourris de maca auraient abouti à une très nette augmentation de leur spermogenèse et… de leur progéniture.

La Canelle

(Cinnamomum zeylanicum) est un aphrodisiaque qui entrait dans le philtre d’amour liant Tristan à Yseult. La médecine chinoise la recommande contre l’impuissance masculine et la stérilité féminine. Antivirale et stimulante, elle réchauffe l’organisme et augmente la vitalité.

Le Gingembre

(Zingiber officinalis)a pour nom chinois Cheng kiang, qui signifie «virilité». C’est tout dire… Cette plante, reconnue pour ses propriétés tonifiantes, stimulerait les organes sexuels masculins. On l’utilise surtout en usage externe sous la forme d’huile douce, le but étant de provoquer un échauffement local.

Méfiez-vous des produits achetés à la sauvette ou sur internet et consultez un médecin avant toute prise de produit dit aphrodisiaque.

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La Testostérone: nouvelles infos

Hormone naturelle de la sexualité sécrétée par les testicules, sa prescription médicamenteuse chez l’homme, était sujette à caution. En effet, on évoquait, jusqu’à la publication d’une étude récente ( Medscape le 18 janvier 2024) des risques cardio-vasculaires et prostatiques. Son taux diminue avec l’âge, sans qu’il y ait un arrêt total de sa sécrétion (sauf castration). L’andropause n’existe donc pas.

Les résultats de cette étude

Ayant porté sur 5200 hommes qui présentait une insuffisance de Testostérone (moins de 3pg/ml), elle a montré qu’il n’y avait pas d’augmentation de maladies cardiaques (infarctus, AVC), qu’elle ne provoquait pas de cancer de la prostate, ni n’aggravait ceux-ci.

Par contre, si elle améliore la libido et augmente l’activité sexuelle, elle n’a en monothérapie aucune action sur les érections. Il est probable, mais les résultats n’ont pas été publié qu’elle puisse améliorer la masse musculaire, certaines dépressions et le sommeil et diminuer la masse graisseuse.

Contrindication

Une hématocrite trop élevée (sans trop épais du fait de trop de globules rouges dans le sang). Prescrite sur ordonnance, une surveillance médicale est nécessaire. Son utilisation n’est pas conseillée chez les femmes compte tenu de ses effets secondaires (virilisation).

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Le syndrome de maladie post-orgasmique (POIS)

Syndrome rare ne touchant que les hommes, il ne survient qu’à la suite d’une éjaculation.

Les hommes atteints du syndrome de maladie post-orgasmique (POIS) tombent malades quelques minutes ou quelques heures après avoir eu une éjaculation.

Les manifestations

Fatigue extrême, douleurs musculaires, état grippal avec démangeaisons des yeux, nez bouché ou larmoiement, sensation de fièvre, mal de gorge et maux de tête, mais aussi irritabilité, difficulté à se concentrer et difficulté à formuler des phrases.

Survenue

Ces symptômes surviennent après chaque éjaculation, que ce soit après une masturbation, des rapports sexuels ou une éjaculation spontanée lors du sommeil. Les symptômes peuvent persister de 2 à 7 jours. Le syndrome de maladie post-orgasmique (POIS) apparaît au moment de la puberté et peut persister pendant de nombreuses années. Il peut néanmoins apparaître pour la première fois à un âge plus avancé.

Pour éviter cela, de nombreux hommes touchés par le POIS vont décider à un certain moment de leur vie de s’abstenir de toute activité sexuelle. D’autres vont planifier leur activité sexuelle et l’éjaculation, évitant ainsi toute période pouvant entraver leurs obligations. Cependant, cette abstinence sexuelle volontaire est généralement difficile à maintenir, car des éjaculations spontanées se développent après une période de temps variable, puis les plaintes typiques du POIS réapparaissent.

Origine (Etiologie) et Traitement

Elle est inconnue à ce jour. Divers traitement ont été tentés: anti-inflammatoires (ibuprofène), anti-histaminiques (Tt des allergies) , IRS ( Tt antidépresseur). Les résultats en ont été très variables et inconstants.

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Le préservatif

POLITIQUEMENT INCORRECT,

De nos jours le préservatif semble être un outil indispensable à la sexualité; il ne faut cependant pas se voiler la face et affirmer qu’il n’y a aucune différence entre un rapport  avec et un rapport sans préservatif. L’usage du préservatif retentit obligatoirement sur la qualité des rapports même si ceux-ci sont agrémentés d’artifices: rainures, picots, vibrateur voire même musical, etc…!! La sensibilité vaginale n’est pas telle que la femme puisse en percevoir une quelconque différence! 

N’oublions jamais que notre principal organe sexuel est notre cerveau.

Et dès que le rapport sexuel dure plus de 10 minutes l’usage du préservatif devient problématique car très rapidement irritant pour une muqueuse vaginale insuffisamment lubrifiée, l’idéal étant dans ce cas d’en changer régulièrement, toutes les 10 mn ou d’ajouter un lubrifiant adapté à cet usage. D’autre part la moindre défaillance érectile, ce qui peut se concevoir au bout d’une certaine durée  de rapport, risque de provoquer l’égarement de l’objet dans la cavité vaginale lui faisant perdre ainsi toute utilité.

Donc le préservatif c’est très bien pour une durée de rapport qui n’excède pas une dizaine de minutes.

Aussi s’il s’agit de “baiser” ou de “tirer un coup”, il est certainement indispensable, mais quant à faire l’amour son utilisation paraît plus contestable.

Comme nous l’avons évoqué dans un précédent article, il existe deux niveaux de sexualité: le niveau pulsionnel et le niveau relationnel. 

On peut tout à fait admettre que s’il s’agit de se soulager de ses pulsions, le préservatif ne présente aucun inconvénient, bien au contraire. Mais quand il s’agit d’établir une véritable relation amoureuse, il est plus difficilement concevable sauf dans des cas précis: contraception, IST. C’est comme si on se caressait avec une paire de gants.

En Conclusion quelle serait la bonne conduite à tenir.

Lors de premières rencontres ou d’une aventure d’un soir avec une nouvelle personne; c’est aussi une question de respect et de responsabilité, le préservatif est indispensable. Si la relation perdure dans le temps et que s’établit une véritable relation affective avec instauration d’un climat de confiance, on peut envisager sa non utilisation mais après avoir pris quelques précautions.

-une contraception efficace

-une sérologie HIV (sida), HVC  (hépatite C) avec consultation médicale s’il existe quelques doutes pour d’autres MST. La sérologie HIV doit être réalisée après 3 mois d’abstinence, ou d’utilisation systématique du préservatif.

Il est enfin possible de ne pas utiliser le préservatif lors d’une rencontre que l’on souhaite durable dans le temps. Il s’agit dans ce cas d’utiliser la période d’abstinence pour se découvrir.

Quid des rapports anaux ou bucco-génitaux: fellation, cunilingus.

Ne serait-ce que par hygiène, l’usage du préservatifs dans les rapports anaux est indispensable. On doit savoir que la muqueuse anale est beaucoup plus fragile et laisse beaucoup plus facilement passer les germes ou virus dans le sang.

Fellation et cunilingus

Quant aux rapports bucco-génitaux, s’il s’agit d’une sorte de masturbation réciproque, il vaut mieux utiliser une protection comme le préservatif, par contre si ce type de rapport s’inscrit dans une véritable relation amoureuse où chacun y trouve son plaisir, pas uniquement le plaisir de recevoir mais aussi le plaisir de faire, on en revient à ce qui a été dit précédemment, c-a-d une prise de sang dans les délais prévus avant toute pratique.

Une personne vierge en bonne santé, n’ayant jamais reçue de transfusion n’a pas besoin normalement de subir une prise de sang, ni d’utiliser un préservatif sauf pour des raisons contraceptives lors de relations sexuelles avec une personne se trouvant dans la même situation ou ne présentant aucun risque.

Attention, néanmoins aux piercings et tatouages divers qui peuvent représenter une porte d’entrée aux microbes et virus de tout genre. Les conditions d’hygiènes en particulier l’usage de matériels parfaitement stériles est impérative.

Ne pas oublier non plus d’attendre une cicatrisation complète en cas de piercings génitaux.

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L’ESTHÉTIQUE SEXUELLE

Chez l’homme

La taille de la verge qui comprend sa longueur et sa grosseur inquiète de très nombreux hommes et représente le motif de nombreuses consultations surtout depuis que les media ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité de les améliorer. L’allongement pénien peut être réalisé pour des raisons médicales et esthétiques; il a été estimé qu’aux USA, entre 1989 et 1996, 10000 hommes ont subi une intervention chirurgicale pour des raisons esthétiques. On imagine bien qu’aujourd’hui, cette demande a plus que doublé.

Mais qu’en-est-il?

Si nous nous référons à certains travaux anthropologiques la longueur du pénis au repos varie en moyenne de 7 cm à 12 cm, et en érection de 11 à 22 cm; quant à le circonférence, elle va de 7 à 11 cm au repos et de 8 à 12 cm en érection. Ainsi bien que la plus part de ces hommes qui consultent se situe dans cette normalité, un certain nombre d’entre eux n’en sont pas satisfait et recherche les moyens d’y remédier.

Depuis de nombreuses années les sex-shops commercialisent des pompes à vide encore appelées vacuum dans lequel l’homme glisse son pénis; le vide créé par la pompe aspire la verge qui va gonfler. On comprend bien que l’augmentation de taille obtenue: longueur et volume ne fait que reproduire celle obtenue lors d’une érection. Elle ne sera donc que provisoire. Par contre certaines pompes commercialisées par des laboratoires et plus sophistiquées peuvent être un traitement des troubles de l’érection.

Une société espagnole: ANDROMEDICAL®: http://www.andromedical.com commercialise un appareil de traction qui permettrait selon leurs résultats d’augmenter le longueur de la verge de 3 à 4 cm en érection ainsi qu’au repos et de la faire grossir d’1 cm. Ce dispositif “normalement invisible sous un pantalon doit être porté de 4 à 9h/j et cela pendant 4 à 6 mois. Il permettrait également de corriger des incurvations physiologiques de la verge ainsi que des coudures lors de la maladie de La Peyronie.

La chirurgie esthétique de la verge…

surtout depuis qu’elle est médiatisée semble être la méthode de choix. L’allongement de la verge selon la méthode et les études varie de 1,1 cm à 4 cm au repos. Il est important de savoir que cet allongement est la conséquence chirurgicale du déplacement relatif de la fixation de la verge sur le pubis et qu’il ne s’agit aucunement d’un allongement réel des tissus érectiles de celle-ci; si bien qu’en érection la longueur n’est pas réellement modifiée. Du fait de la section des ligaments suspenseurs, la verge se dressera moins lors de l’érection et elle perdra un peu de stabilité latérale, augmentant le risque de fausse route et de fracture.

Maintenant, cet allongement peut avoir des effets bénéfiques sur la confiance en soi et l’idée que l’homme se fait de lui même et de sa virilité.

En ce qui concerne l’augmentation de la grosseur, elle est réalisée par l’implantation de lambeaux de tissus autologues (venant de l’individu lui-même), tissus graisseux ou fibroblastiques ou encore de synthése. Le gain en circonférence va de 2,5 cm à 4 cm avec une moyenne de 3,2 cm.

Les résultats sont souvent décevants

Il est important de savoir que l’attente que ces hommes ont de la chirurgie est la plus part du temps totalement irréaliste, si bien qu’ils sont le plus souvent déçus, insatisfaits des résultats. Cette dysmorphophobie pénienne doit donc être d’abord envisagée plus comme un problème psychologique que comme une réelle malformation, la chirurgie étant réservée à ceux qui ont une attente réaliste.

Quelques hommes adultes demandent parfois une circoncision pour des raisons esthétiques.

Chez la Femme

La chirurgie plastique des petites lèvres est devenue ces derniers temps une demande plus fréquente que par le passé. Elle est néanmoins un peu moins fréquente que celle de la poitrine ou des lèvres (bouche)!
Une étude américaine publiée en 2008, mais réalisée entre 2005 et 2007 dans un centre américain a montré qu’au cours de cette période 131 femmes avaient subi une réduction chirurgicale des petites lèvres.
La moyenne d’âge de ces femmes était de 35,7 ans et étaient mère de 1 à 2 enfants… suite de l’article avec le lien

Quelques rares femmes estiment avoir des petites lèvres trop longues dépassant trop selon elles les grandes lèvres. La chirurgie permet de les raccourcir.

L’autre demande un peu plus importante est la reconstruction de l’hymen pour des raisons religieuses, idéologiques ou autres.

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Une fertilité masculine en chute libre

Entre 1973 et 2011, la concentration de spermatozoïdes a sur le plan mondial diminué de près de 53%. Cette chute a été régulière et ne semble pas vouloir s’arrêter compte tenu de l’effet néfaste de nombreux facteurs environnementaux et comportementaux

Les responsables

  • L’alimentation: une mauvaise hygiène alimentaire: obésité, surpoids est liée à une diminution du taux de testostérone
  • Le manque de sommeil
  • Le tabac
  • Les perturbateurs endocriniens: parabènes dans la mousse à raser et diverses crèmes ou savons, phthalates dans les bouteilles en plastique, divers pesticides dans les fruits et légumes (non bio)
  • Les infections urogénitales: chlamidiae, gonocoque, VIH, HPV, oreillons, Hépatite C, etc…
  • Le varicocèle (varices au niveau des bourses)

On voit qu’ils sont nombreux et assez souvent associés. Il est donc important et nécessaire de consulter. D’une part pour faire un spermogramme qui devra être renouvelé en cas de diminution du nombre de spermatozoïdes, de présences de formes anormales ou d’une diminution de leur mobilité et d’autre part afin rechercher toutes les causes possibles de cette baisse de fécondité, voire de stérilité.

Quelques règles hygiéno-diététiques simples

Il faut consommer plus de fruits et légumes, améliorer son sommeil, éviter autant que cela est possible les produits contenant des perturbateurs endocriniens.

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Ménopause et sexualité

Selon une étude américaine réalisée sur 3300 femmes âgées entre 42 et 52 ans, l’influence du moral est plus importante que la chute des hormones sur la baisse de la libido.

Rôle de la Testostérone

Ce n’est pas tant la baisse de l’estradiol que celle de la testostérone qui comme chez l’homme est l’hormone a avoir le plus d’influence sur le désir et le plaisir féminin. Il apparaît ainsi que le taux de celle-ci est d’autant plus élevé chez la femme ménopausée qu’elle a une activité sexuelle régulière soit avec son ou sa partenaire, soit au moyen de la masturbation. Le sextoy a ici toute son utilité. Car comme dit le proverbe la fonction crée l’organe. Compte tenu des effets collatéraux (virilisation entre autre), il vaut mieux éviter la prescription médicamenteuse de cette hormone même à faible dose.

Les limites de cette étude

Il s’agissait de femmes en bonne santé possédant toujours leur utérus et au moins un ovaire intact sans THS (traitement hormonal substitutif) ni antidépresseur. Une consultation médicale: généraliste, gynéco, endocrino est parfois nécessaire et une séxothérapie souvent utile pour remettre en fonction « l’organe ».

Ainsi l’humeur, la situation amoureuse et une activité sexuelle régulière sont beaucoup plus importants que les taux d’hormones.

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L’éjaculation féminine

Serait-elle un phénomène de société ou aurait-elle toujours existé ?

« Il ne faut jamais dire : ‘Fontaine, je ne boirai pas de ton eau’ » selon ce proverbe du XIXe siècle. Les temps ont-ils tellement changé depuis ? De nos jours, après les sex-toys, les orgasmes multiples, le point G, les femmes doivent éjaculer sinon, semble-t-il, elles passeraient à côté du «vrai » plaisir, de l’expérience sexuelle la plus inoubliable de leur vie. De curiosité à caractère pornographique, l’obsession de la « femme fontaine » est passée aux rubriques féminines, présentée comme l’ultime jouissance. Ce qui nous pousse à réfléchir et à nous poser maintes interrogations : les femmes ont-elles muté et développé cette capacité en l’an 2000 ? Cet aspect de la sexualité féminine a-t-il toujours existé ? A-t-il été dissimulé depuis la nuit des temps par la honte et la culpabilité ? A-t-il émergé au 21e siècle pour être finalement revendiqué dans le cadre de l’égalité hommes-femmes ?

Petit aperçu historique sur un sujet qui a tant fait couler d’encre…

Les femmes fontaines, au fil de l’histoire.

« Un écoulement tantrique »

Malheureusement, les textes anciens dédiés à la sexualité féminine sont rares, celle-ci ayant longtemps été considérée comme dangereuse, source de tous les vices !

Il semblerait cependant que ce sont les indiens qui se sont le plus attardés sur le sujet. Ainsi, Amaru, poète indien du 7e siècle nous rappelle la poésie de la sexualité féminine dans son œuvre intitulé Amaruśataka. Il y évoque dans un lyrisme sanskrit toutes les nuances de l’amour et de l’érotisme : l’attente vertigineuse, les émois amoureux, l’extase du moment… Il y décrit aussi subtilement les éjaculations  de l’amante transie de plaisir.

Plusieurs textes du kāmaśāstra reprennent cette notion et décrivent en détails la zone anatomique située sur la face antérieure du vagin actuellement appelée zone G. Non seulement ces écrits, dont le  Pañcasāyaka datant du 11e siècle, le Jayamańgalā et le Ratirahasya datant du 13e siècle, et plus récemment  le Smaradipikā et le Anańgarańga du 16e siecle, témoignent de l’existence de cette zone mais aussi de l’éjaculation qui y est associée. 

« Une liqueur féconde »

Selon les écrits de Voltaire, dans L’Homme aux quarante Écus, le renommé père jésuite Sánchez (16e siècle) prétendait « que les deux véhicules fluides de l’homme et de la femme s’élancent et s’unissent ensemble, et que dans le moment l’enfant est conçu par cette union ». Il reprenait en cela une hypothèse que validait déjà Hippocrate au 4e siècle av. J.-C !  

Voltaire, s’étant un peu plus penché sur la question que le célèbre théologien (qui était par ailleurs réputé pour avoir emporté son « innocence » dans la tombe !), ne partageait pas le même avis : « il y a beaucoup de femmes qui ne répandent aucune liqueur, qui ne reçoivent qu’avec aversion les embrassements de leurs maris, et qui cependant en ont des enfants. Cela seul décide contre Hippocrate et Sanchez. » Nous constatons, à ces propos du célèbre philosophe que le plaisir sexuel féminin n’allait pas de soi, déjà à cette époque!

Pour la petite histoire, selon les dernières études scientifiques, la « liqueur » éjaculatoire féminine serait plus favorable à la survie et à la fécondation des spermatozoïdes, et donc à la fertilité.

« Une prostate féminine »

Ce n’est qu’en 1950 qu’Ernest Gräfenberg décrit une zone anatomique correspondant au tiers externe de la paroi antérieure du vagin, le fameux point G. Selon lui, cette zone s’enflerait lors de l’excitation et sécrèterait un liquide accompagnant l’orgasme. 

Mais des études plus récentes nous éclairent un peu plus sur le sujet. C’est le  Docteur Zaviacic qui inaugure le 21e siècle, après de longues recherches histologiques, en déclarant qu’il existerait une prostate féminine. En effet, il s’est avéré que les tissus des glandes urétrales : para-urétrales ou glandes de Skène et peri-urétrales, étaient identiques à ceux de la prostate masculine. De plus, ces glandes secrèteraient la même substance spécifique à la prostate qu’est le PSA (antigène prostatique spécifique). De ce fait, le Docteur Zaviacic propose de rebaptiser les glandes de Skène « prostate féminine ». Cette prostate féminine correspondrait anatomiquement au point G.

Nb : parenthèse anatomique

Les glandes péri-urétrales, repérées en 1971 par Sabatier qui assimilait leurs orifices péri-urétral aux « finus de l’urètre de l’homme », sont parallèles, comme leur nom l’indique, à l’urètre, comportant de chaque coté 3 à 10 orifices. Elles sont plus nombreuses et plus volumineuses au niveau du méat. Les glandes para-urétrales décrites par Skene en 1880, sont situées au contact de la paroi de l’urètre et s’ouvrent de part et d’autre du méat urétral. Le vagin quant à lui ne contient pas de glandes.

La majorité des femmes seraient concernées

En 2001, les recherches du docteur Cabello Santa Maria, qui s’est également intéressé au phénomène, révèle que 75% des femmes objets de son étude « éjaculent » un liquide lors de l’orgasme; éjaculat qui est souvent trop minime pour être perçu. A la suite de ses expérimentations, le Docteur Cabello a conclu que cette sécrétion aurait pour origine les glandes urétrales.

Femmes fontaines ?

Il semblerait que ce phénomène d’éjaculation varie d’une femme à l’autre, allant de quelques gouttelettes indécelables à d’importantes quantités de liquide. Liquide inodore, incolore, qui ne ressemblerait en rien à l’urine, mais se rapprocherait plutôt du liquide séminal masculin.  Ainsi, l’émission liquidienne est imperceptible chez une majorité de femmes, mais plus impressionnante chez d’autres amenant à la désignation plus poétique de « femme fontaine » utilisée la première fois par la psychanalyste Frédérique Gruyer.

Et en pratique ?

Les dernières études mentionnent que la plupart des femmes seraient potentiellement capables d’éjaculer. Ce liquide est expulsé vers l’extérieur du corps de manière réflexe quand l’excitation est très forte avant ou durant l’orgasme. Même certains sites Internet donneraient des consignes afin d’éduquer son vagin en le musclant à éjaculer… Ainsi, Il semblerait plus aisé d’éjaculer à l’approche des règles, pendant la grossesse et dans un état de détente totale…

Cependant, scientifiquement, nous sommes loin d’avoir élucidé ce mystère, les glandes urétrales étant bien trop petites comparées la prostate pour produire un jaillissement parfois aussi abondant que 50 ml de liquide. Nous pouvons donc conclure que si ce phénomène, dont on commence à connaître le mécanisme physiologique, a toujours été connu de nos ancêtres, il n’était que peu mentionné à l’époque, bien que parfois considéré comme une étape nécessaire à la fécondation et à la procréation. La sexualité féminine est un monde mystérieux, si vaste et complexe, d’une richesse et d’une diversité illimitée… A nous de respecter cette part de mystère et d’en jouir au lieu d’en faire un objet de consommation et d’en ôter la magie et le charme.…

Complément d’enquête.

Pour bien comprendre ce mécanisme, il faut savoir que chez l’homme ce sont les spasmes de l’urètre postérieure (partie de l’urètre traversant la prostate) qui provoque l’éjaculation. N’oublions pas non plus que cette stimulation urétrale indirecte lors des rapports sexuels est un élément déclencheur de l’orgasme masculin et donc de son éjaculation. Cela explique la sensibilité plus importante de la partie du pénis qui entoure l’urètre (le tissu spongieux), elle est d’ailleurs beaucoup plus superficielle. Par ailleurs il existe sur l’urètre 2 sphincters : un lisse et un strié (des sortes de vannes) : un à la base de la vessie, le lisse et l’autre à la base de la prostate, le strié. Ces muscles contrôlent la miction et empêche au sperme de remonter dans la vessie au moment de l’éjaculation.

Chez la femme, les mécanismes sont similaires, la stimulation de l’urètre (le fameux point G) lors de rapport sexuel peut déclencher un orgasme à point de départ vaginal profond. Un orgasme clitoridien peut par contagion exciter la partie la plus externe de l’urètre et provoquer aussi des spasmes de celle-ci et donc une éjaculation plus ou moins abondante, fonction de l’importance des glandes para-urètrales. Mais il est fréquent, que ces spasmes ouvrent le sphincter lisse si bien qu’un peu d’urine peut se mélanger au sécrétion des glandes para-urétrales. On comprend que le volume puisse être fonction de l’intensité de l’orgasme et de l’intensité du laisser aller. Ce mécanisme n’a rien d’anormal et il est très souvent apprécié par l’homme qui est ainsi flatté dans sa virilité. Il nécessite simplement quelques précautions !

Il existe, d’ailleurs une pratique : le squirt (il n’existe pas de traduction française) qui a pour but de provoquer une stimulation intense de ces zones pour déclencher un jet très puissant dont le coté spectaculaire est utilisé sur certaines séquences pornographiques.

Mais n’oublions pas que les facteurs déclencheurs et amplificateurs de la jouissance féminine se situe toujours au niveau du cerveau.

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« L’ angor de la verge »

Ce dessin réalisé d’après un vase de l’Antiquité Grecque montre une femme tenant un « phallus-oiseau » et dévoilant une jarre qui en contient d’autres, semble-t-il prêts à bondir. Les représentations phalliques munies d’un oeil sont très fréquentes. Le phallus est symbole de vie, et, pour les grecs, la vue c’est la vie, il semble donc normal de donner des yeux à cet organe. Il existe bien sur d’autres explications plus élaborées, mettant en jeu le dialogue du visible et de l’invisible dans la sexualité.

On parle parfois d’Angor de la verge en comparaison avec l’angine de poitrine,

Bien que les dysfonctions érectiles comme nous le verrons ne soient pas toutes d’origine vasculaire.
Elle se définit comme l’incapacité persistante d’obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour avoir une relation sexuelle satisfaisante.
On estime que, dans l’ensemble du monde, 100 000 000 d’hommes souffrent de Dysfonction Erectile dont 10 000 000 aux USA et près de 1000 000 en France.
Jusqu’à une époque récente, ce symptôme sexuel était exploré et soigné uniquement pour ce qu’il représentait, c’est-à-dire la gêne et la souffrance occasionnées dans la vie sexuelle de l’homme et de son couple.

Quelles sont les causes des dysfonctions érectiles?

Nous recherchions et nous recherchons toujours une étiologie, autrement dit une cause.
Il en existe trois grandes catégories:

  • Les étiologies organiques ou physiques: vasculaires, neurologiques, endocriniennes, psychiatriques, c’est-à-dire touchant les vaisseaux sanguins, les nerfs, les hormones ou la “tête”.
  • Les étiologies iatrogènes à savoir les médicaments.
  • Les étiologies psychologiques.

Parmi ces dernières, il faut rechercher une problématique personnelle, conjugale, familiale ou socioprofessionnelle: toute situation où l’homme éprouve le sentiment de perdre son pouvoir vis à vis de lui-même, de sa ou de son partenaire, de sa famille ou de la société. Cette perte de pouvoir induit chez lui un sentiment d’impuissance. Il est important de préciser que cet élément psychologique est toujours présent à un certain degré même si la cause initiale est organique. C’est l’angoisse de l’échec qui s’auto-entretient.

Les causes vasculaires

Parmi les étiologies organiques, la plus fréquente est la vasculaire: l’athérosclérose: ce sont les artères qui se bouchent et qui perdent de leur élasticité de leur souplesse, puis viennent successivement par ordre de fréquence décroissante: l’insuffisance androgénique (manque d’hormone mâle), la psychiatrique et la neurologique; cette dernière est un peu plus fréquente, de nos jours, comme séquelle de la chirurgie des cancers de la prostate et du rectum.
Les recherches en pharmacologie des différents laboratoires fabricants des IPDE5: Viagra, Cialis, Levitra, nous ont permis de mieux comprendre les mécanismes de l’érection et de ses troubles.

Comprendre le mécanisme

Il a été ainsi mis en évidence l’importance du tissu endothélial dans les mécanismes de l’érection. Le tissu endothélial est un constituant essentiel de la paroi des vaisseaux.
Nous savons que les cellules endothéliales représentent la source principale du NO ou monoxyde d’azote, neurotransmetteur, vasodilatateur, non-adrénergique, non cholinergique impliqué dans la régulation du fonctionnement de la paroi vasculaire.
(Le NO dont la secrétion est commandée par des systèmes complexes provoque la dilatation des vaisseaux, surtout des artères permettant une augmentation des flux sanguins lorsque cela est nécessaire, un effort par exemple).
Nous savons aujourd’hui que le tissu érectile est très riche en cellules endothéliales productrices de NO responsables de l’érection.
Le NO est produit à la fois par les terminaisons nerveuses du système nerveux autonome ou involontaire et par l’endothélium vasculaire.

Tout cela pour dire que l’augmentation de NO au niveau sexuel provoque une augmentation des apports sanguins donc une érection.
Le pénis semble être un organe très sensible au stress oxydatif et au NO pour différentes raisons: d’une part le petit diamètre des artères caverneuses et d’autre part sa grande densité en entothélium vasculaire et en muscle lisse.
Ainsi, nous comprenons que la Dysfonction Erectile soit très souvent liée à un dysfonctionnement endothélial.

Sachant que le tissu endothélial est présent dans tout l’organisme et qu’il fonctionne de la même façon au niveau de tous les vaisseaux, nous comprenons que toute Dysfonction érectile peut être un signe ou un marqueur précoce de risque vasculaire.

Les conséquence en sont évidentes: Surtout après 45 ans, toute Dysfonction Erectile associée à des facteurs de risque doit faire évoquer ou suspecter la survenue un accident vasculaire aigü, comme un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral responsable de diverses paralysies, de l’artérite des membres inférieurs, etc…

Quelles sont les causes les plus fréquentes responsables d’un dysfonctionnement du tissu endothélial?

Les principales en sont l’Hypercholestérolémie, le Diabète, le tabagisme, la surcharge pondérale, l’Hypertension artérielle, toutes responsables d’athérosclérose. Donc, pour commencer il faut arrêter le tabac et diminuer les sucres (plus particulièrement les sucres rapides).

Le sexe masculin de par sa constitution apparaît être l’organe le plus sensible à l’altération du tissu endothélial, et cela avant que surviennent les autres maladies cardio-vasculaires.
Toute dysfonction érectile qui n’est pas mortelle doit donc faire penser au risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral qui eux peuvent l’être.
Cela ne veut pas dire que toutes les DE ont une origine vasculaire. Seule une consultation médicale d’abord avec son généraliste puis si nécessaire avec un spécialiste pourra faire le diagnostic.

Il ne faut cependant pas oublier que 70 à 80% des troubles de l’érection sont d’origine essentiellement psychologique.

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