Pourquoi n’existe-t-il pas de médicaments pour traiter les dysfonctions sexuelles féminines?

Nous reprenons là un article paru récemment (20/oct/2014) sur Webmédecine et repris par l’Institut Kinsey.

Si la FDA ( Food and Drug Administration) a validé 6 marques de médicaments dans le traitement des troubles de l’érection, le «Viagra Rose» pour les femmes censé soigner le manque de libido n’a pas encore franchi la ligne… de l’agrément.…Lire la suite dans le dossier

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La chimie de l’amour et du sexe……suite

croix rouge L‘Ocytocine: elle est synthétisée par certaines régions de l’hypothalamus et sécrétée par l’hypophyse. Elle joue un rôle important au moment de l’accouchement, et favorise la mise en place de l’allaitement.

Depuis quelques années, selon des thèses réductionnistes biologisantes, on en a fait l’hormone du bonheur, du plaisir et de l’attachement. Elle favoriserait le lien de la mère avec son enfant. On la retrouve également au moment de l’orgasme, expliquant l’émission de colostrum par les mamelons lorsqu’il survient chez certaines femmes. Son taux semble être également maximum après la jouissance chez l’homme. Mais attribuer à cette hormone ces propriétés, c’est prendre le problème à l’envers: ce n’est pas parce que l’on constate une augmentation de cette hormone en ces circonstances qu’elle est responsable de celles-ci surtout que l’on a pu constater qu’elle pouvait dans d’autres situations être responsable de comportements d’agressivité défensive, mais non agressive. En d’autres temps, la femme s’attachait beaucoup moins à sa progéniture. Et l’homme qui a jouit ne devient pas toujours amoureux!

Si toutes ces hormones jouent un rôle effectifs dans nos comportements sexuels, elles n’en sont pas responsables. Ce serait trop simple et tellement plus facile pour nos « mécaniciens du sexe »!

D’autres molécules interviennent dans notre sexualité comme l’endorphine et la dopamine.

L’endorphine est également sécrétée par le cerveau (hypophyse et hypothalamus). Elle ressemble à la morphine ce qui explique son nom. Sa sécrétion est plus importante après l’orgasme d’où cette sensation de détente, de bien-être, de satiété. Elle joue un rôle dans la phase réfractaire qui suit la jouissance chez l’homme. Son action pourrait expliquer ce que l’on nomme à tort l’addiction sexuelle qui serait plutôt une dépendance à l’endorphine et à ses effets.

On la retrouve également lors d’activité physique importante; inhibant la douleur, elle permet par la sensation de bien-être et son action analgésique de se dépasser…

Enfin la dopamine. C’est également un neuro-transmetteur sécrété par les neurones. Son action est complexe et ne peut se résumer à son seul rôle dans la motivation et la dépendance. Elle joue un rôle dans l’excitation sexuelle, mais aussi dans les vomissements. Il y’ a quelques années, un laboratoire pharmaceutique a mis sur le marché une molécule ayant des effets dopaminergiques. Elle était censée redonner de la vigueur à l’organe mâle défaillant. Ce fut un échec car pour être efficace, il aurait fallu un dosage trop important ayant pour effets secondaires nausées et vomissements. Tout un programme!

On lui a attribué un rôle dans la dépendance amoureuse parce qu’elle joue un rôle dans le sytème de récompense, en comparant l’état amoureux à une dépendance aux substances psycho-actives ( cocaïnes, amphétamines, alcool, opiacés). C’est encore prendre le problème à l’envers.

D’autres molécules: hormones, neuro-transmetteurs sont impliquées dans notre sexualité: VIP, GABA, noradrénaline, etc…Nos « chercheurs » essayent de trouver le produit miracle qui permettrait aux femmes d’avoir plus de désir afin de satisfaire celui de l’homme. S’il a été relativement facile de trouver une molécule qui puisse agir sur un problème mécanique comme l’érection, c’est beaucoup plus difficile voire peut-être impossible de transformer une femme en une obsédée sexuelle. Dans un article récent, publié par le Kinsey Institute, la FDA n’a approuvé aucune des molécules qui lui était proposées soit qu’elles n’avaient pas plus d’action qu’un placebo, soit que ses effets secondaires étaient trop importants.

Par contre les rêves surtout érotique sont très efficaces.

Dr Patrice CUDICIO

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La chimie de l’amour et du sexe…suite

CoeursLa phénylethylamine. C’est une molécule tout à fait intéressante: elle caractériserait l’état amoureux, mais ce n’est pas une sucrerie bien que…. Nos chercheurs en ont retrouvés d’assez grande quantité dans le cerveau des personnes atteintes de cette « affection ». Elle agit comme un neuro-transmetteur et appartient à la famille des amphétamines ce qui explique fort bien l’état psychologique dans lequel nous pouvons nous trouver lorsque nous sommes amoureux (ses): état d’excitation plus ou moins permanent, euphorie, manque d’appétit, sommeil plus léger. Les effets de cet état amoureux  peut persister quelques jours à quelques mois, tant que notre cerveau en est « baigné », puis les choses vont se calmer progressivement sans effet secondaire ni délétère comme pourraient le faire certaines drogues cherchant à imiter son action. Cet état euphorique se retrouve également chez l’homme qui sait contrôler son excitation sexuelle afin de ne pas éjaculer trop rapidement. Ainsi certains hommes finissent par préférer ce plaisir à celui de l’éjaculation.

Contenant de la phénylethylamine, on attribue à certaines substances comme le chocolat des vertus aphrodisiaques. Ce pourrait être vrai si cette substance pouvait traverser la barrière hémato-encéphalique, ce qui n’est pas le cas (du fait de cette barrière naturelle, la molécule en question ne peut atteindre le cerveau). Il faut le dire et le répéter: le véritable aphrodisiaque reste encore à inventer; il n’existe pas de substance  véritablement stimulante du désir car la libido est quelque chose en moins et non en plus, c’est avant tout une levée d’inhibition. Néanmoins, un précurseur de la phénylethylamine, la phénylalanine que l’on retrouve dans l’aspartam, de nombreuses céréales, légumes ainsi que certains fromages devrait avoir une certaine action! Simplement l’organisme ne synthétise que ce dont il a besoin. Nous ne pouvons toujours pas être réduits ou comparés à des rats de laboratoires.

Dr Patrice Cudicio

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La chimie de l’amour et du sexe

TristeLes progrès de la science nous ont permis de découvrir qu’au cours des relations amoureuses et sexuelles un certain nombre de substances étaient produites par le corps et qu’elles pouvaient jouer un rôle dans notre sexualité; enfin c’est surtout valable chez l’animal. Mais comme  nos chercheurs aiment bien extrapoler, ils en ont concluent que ce devait être valable chez l’être humain. (Il faut bien comprendre que la recherche coûte cher et que si vous découvrez qu’une substance intervient dans le désir sexuel, elle sera très rapidement synthétisée par un laboratoire ; on imagine aisément les profits espérés par les uns et par les autres.) Sauf que les humains pensent un peu plus que les rats de laboratoires! Bref, cela ne veut pas dire que ces substances ne jouent pas un certain rôle.

Alors qu’elles sont ces substances ou molécules:

L’androstenol est une hormone sexuelle ou phéromone de structure voisine de la Testostérone que l’on retrouve surtout chez le cochon mâle et qui lui sert à attirer la femelle. On en retrouve dans la Truffe et aussi en petite quantité dans la sueur des hommes, au niveau des aisselles et dans ses urines. Les femmes ayant un odorat plus sensible que l’homme sont censées être particulièrement attirées par cette « odeur ». Plusieurs études ont été ainsi réalisées dont les résultats sont des plus contradictoires: on a « parfumé » ainsi certains sièges d’un cinéma les rendant plus attractifs à l’odorat féminin! Par contre parfumer de cette sueur la porte de quelques chambres d’un  campus universitaire n’a pas eu le même résultat. Elle aurait par contre un effet  répulsif pour les autres mâles. Un métabolite de cette molécule est l’androsténone retrouvée également dans la sueur et dans le sperme; elle aurait par contre un effet  répulsif pour la « femelle ». Le problème d’après nos chercheurs est que l’effet de l’androsténone est plus puissant que celui de l’androstenol. Enfin, ce n’est peut être pas aussi important que cela car depuis quelques millénaires nous ne marchons plus à quatre pattes et que nous ne passons pas notre temps à nous renifler, surtout qu’avec tous les déodorants et parfums dont nous nous badigeonnons le corps, notre odorat doit être quelque peu altéré. Néanmoins, certains y ont vu une opération juteuse: il suffit d’aller sur le net ou en sex-shop pour trouver nombre de « parfums » aux effets soi-disant attractifs ou aphrodisiaques. Il n’y a que la foi qui sauve.

Il est important de savoir que c’est par l’intermédiaire de l’organe vomero-nasal situé dans la cloison nasale que se fait cette attraction; il joue un rôle important dans l’accouplement des mammifères. Connecté à l’hypothalamus, il est , à la différence de ceux-ci, très atrophié chez l’humain et peu fonctionnel selon des études sérieuses. Il est présent peu avant la naissance, mais s’atrophie rapidement pour disparaître chez l’adulte.

à suivre…car d’autres molécules semblent aussi  jouer un rôle dans la sexualité humaine.

Dr Patrice Cudicio

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La première fois chez les filles

TiForest1L’inquiétude, l’appréhension et parfois même l’angoisse précèdent et accompagnent souvent le premier rapport sexuel. Beaucoup espèrent que l’autre aura un peu plus d’expérience, ou craignent qu’il (elle) en ait trop et les juge.
Et on oublie qu’en réalité l’autre se pose les mêmes questions, éprouve les mêmes doutes.
Contrairement à ce que l’on croit, ce ne sont pas quelques rapports sexuels qui vont nous rendre expert, il arrive même qu’après de nombreuses années d’activité sexuelle, on n’arrive pas à y prendre de plaisir et ne parlons pas du septième ciel. Ceci posé, cela ne doit pas nous empêcher d’avoir envie de connaître cette expérience qui peut aussi être des plus agréables…

Arriver à la maturité sexuelle ne se fait pas en un jour, mais débute par un apprentissage de soi guidé par la sensualité et la curiosité.
Quand on découvre son sexe, on est un peu comme un débutant qui apprend à jouer d’un instrument de musique. Il s’agit de connaître son instrument, puis de le pratiquer, de faire des gammes… On peut bien sur continuer longtemps à jouer tout seul, mais il vient un moment où le désir l’emporte sur la peur, on se sent prêt à échanger, à jouer à deux , à découvrir l’instrument de l’autre, à choisir son morceau…
Pour découvrir son sexe, on peut regarder des schémas anatomiques, cela permet de mettre des mots sur des choses et de comprendre globalement comment ça marche. Mais cette connaissance ne peut pas se passer de l’expérience personnelle.
Pour une fille, rien ne remplace le miroir et la main pour se découvrir. La toilette est un excellent moyen naturel pour connaître son anatomie c’est pour cela qu’il convient de prohiber l’usage du gant de toilette; d’autant plus qu’il abrite un véritable nid à microbes. Le gant de toilette c’est très bien pour cirer les chaussures! Pour la fille, la toilette intime est donc un excellent moyen de se connaître naturellement, le garçon qui a déjà pris l’habitude de manier son instrument ne serait-ce que pour uriner n’ignore pas l’aspect de son sexe. Il faut savoir que le vagin en bonne santé est auto-nettoyant, donc pas de toilette vaginale, une simple toilette de la vulve suffit.

Un miroir posé sur un tabouret permettra à la “curieuse” de découvrir son “instrument”. Il faut bien dire que la taille des lèvres ou du clitoris n’a aucune espèce d’importance. Lorsque l’on en écarte les lèvres, le sexe féminin ressemble d’ailleurs à une très jolie fleur: une orchidée. On pourrait alors penser que la taille de la fleur modifie son attrait, ce qui est ridicule.Cymbidium

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