Les secrets du vagin

carracci06Mais qu’en est-il des deux autres tiers du vagin?
La faible proportion de femmes capables de ressentir spontanément un orgasme vaginal profond (environ 20% à 30%) ne permet pas d’en faire une zone érogène primaire.
Lorsque l’excitation sexuelle est suffisante, il se produit un phénomène particulier: la ballonisation. Du fait d’une ascension de l’utérus, le fond du vagin s’agrandit. Ainsi le vagin adulte érotisé appelle à sa réplétion, son remplissage par le pénis. Ce qui sera, pour la femme qui le vit, la source majeur du plaisir sexuel. Il est responsable de la fameuse « petite mort » ou du « 7ème ciel », perte de conscience extatique.
Quel en est le mécanisme?
La femme amoureuse ou désireuse va faire de son vagin un instrument fusionnel. Il est transformé dans son fantasme inconscient en « une bouche dévorante ». Plus que son pénis, c’est l’homme tout entier qu’elle absorbe ainsi en elle. La violence ou la puissance des coups de boutoir des mouvements du pénis est souhaitée et recherchée. Cet envahissement souhaité accentué par les mouvements de son corps, de son bassin provoquera un orgasme intense, violent, méconnu de la plupart des hommes.
Certains hommes ont pu, en d’autres temps, être effrayés de cette jouissance féminine dévorante, d’où l’apparition du fameux mythe du vagin denté, castrateur de la puissance et virilité masculine.vagina_dentata
Les autres s’en sont accommodés avec un certain plaisir et sans trop de difficulté!
Cette réplétion vaginale peut être même responsable chez quelques femmes d’un orgasme au cours de l’accouchement. L’expérience est assez rare, mais connue des sage-femmes. Le sujet reste néanmoins tabou.
Si ce remplissage vaginal est essentiel, la zone du vagin en contact avec l’urètre postérieure (le fameux point G) va jouer un rôle important dans le développement de sensations menant au plaisir. Une stimulation digitale ou sexuelle de la paroi antérieure du fond du vagin, peut provoquer au moment de la jouissance la fameuse éjaculation féminine.
On comprend que le vagin n’est pas un organe passif, mais au contraire, chez la femme qui l’a intégré et érotisé très actif. Il s’ouvre pour être rempli de l’homme désiré ou le « dévore » pour mieux l’absorber.
On comprend que la mécanique sexuelle féminine est complexe. Aucune femme n’est en fait inaccessible à cette jouissance si elle réussit à faire de son sexe un véritable instrument de son désir, un instrument d’échange, de communication amoureuse. Cela s’apprend…

On se lasse facilement et rapidement d’un sexe « produit de consommation ».

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Le fonctionnement du vagin

SqPosture2Sur le plan biologique la première fonction du vagin est de permettre la procréation.
Fort heureusement l’être humain a su en faire également un instrument du plaisir.
Peut-on considérer le vagin comme zone érogène primaire?

Si l’on divise le vagin en trois partie, on peut sans aucun doute considérer son premier tiers (l’entrée du vagin) comme zone érogène primaire. C’est sa proximité avec les deux branches internes du clitoris qui en est probablement responsable. Lors de l’excitation sexuelle, cette zone devient congestive et va ainsi enserrer la verge masculine. De la même façon que le gland clitoridien, son frottement va pouvoir provoquer un orgasme. Celui-ci est tout à fait comparable en intensité et en diffusion à l’orgasme « clitoridien ». Il est différent de l’orgasme vaginal profond qui sera décrit plus loin. Cet érotisme de surface ne nécessite pas de pénétration profonde;la friction réalisée aussi bien avec des doigts, un sextoy, ou le pénis permet par un mouvement de va-et-vient de provoquer du plaisir. Il est possible que cet onanisme vaginale ait été découvert dès l’enfance chez quelques jeunes filles curieuses.

A la suite de grossesses cet espace vaginal a pu se distendre, la jouissance devenant plus difficile à atteindre. Afin d’augmenter l’intensité du frottement, ont été inventés des préservatifs ou condoms munis d’excroissances. diverses et variées. Les indiens de Patagonie utilisaient le Guesquel, ou œil de biche, instrument d’érotisme mécanique. L’écrivain Blaise Cendrars dans _le Plan de l’Aiguille_en 1927 le décrit ainsi:

guesquel« il se compose d’une petite couronne de touffe de crin de mulet soigneusement montée sur une mince ficelle tricolore. L’homme s’attache cette ficelle derrière le gland et durant le coït introduit l’instrument, les brosses en avant, dans le vagin de la femme. Ces crins sont raides et longs d’un bon doigt ; leur effet est si violent que la femme hurle, pleure, grince des dents, mord, éclate de rire, sanglote, s’agite, écume, bave, fait des soubresauts, se tortille (c’est pourquoi les Patagons appellent les femmes blanches, qui n’ont pas besoin du guesquel pour prendre une part aussi active à l’amour, mais se tortillent naturellement ce dont il raffolent des _corcoveadores_) ; l’orgasme est si puissant, qu’après la détumescence, la femme reste épuisée, râlante, rassasiée, satisfaite, comblée, étourdie de bonheur, bête à pleurer, n’en pouvant plus. On prétend qu’une fois qu’elles y ont goûté, les indiennes ne peuvent plus s’en passer, même dans le mariage et qu’un bon guesquel vaut de trois à six chevaux selon le travail, le soin avec lequel il a été monté, l’abondance des brosses, La qualité du crin, les dessins Bleu-Blanc-Rouge de la ficelle ; certains se termine par de petits paquets de coquillages qui tintinnabulent entre les testicules durant le coït, ce qui, dit-on stimule l’homme. Les plus recherchés sont ceux fabriqué avec les crins d’une mule blanche parce qu’on leur attribue de grandes vertus prophylactiques. »

En Polynésie, les hommes incrustaient sous la peau du gland de petits morceaux de coquillage afin d’augmenter le frottement, et les Yakusa japonais les remplaçant par de véritables perles.

à suivre…

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Efficacité comparée des médicaments pour troubles de l’érection

Study Examines Comparative Efficacy, Side-Effects of PDE5 Inhibitors

When men consider taking phosphodiesterase type 5 (PDE5) inhibitors for erectile dysfunction (ED), they often have questions. Will the drug work? If so, how effective will it be? Will there be side effects?

New research published in European Urology may help physicians answer these questions.

A team of Swiss and Dutch researchers conducted a meta-analysis of 154 trials to determine the trade-offs of different PDE5 inhibitor recommended starting doses.

Eighty-two of the trials focused on efficacy; the remaining 72 reported on adverse events. Together, the trials involved almost 68,000 patients and different dosages of seven PDE5Is: avanafil, lodenafil, mirodenafil, sildenafil, tadalafil, udenafil, and vardenafil.

Selected studies compared a PDE5 inhibitor either to a placebo or to another PDE5 inhibitor.

Overall, the PDE5 inhibitors were more effective than placebos. They were also well-tolerated, for the most part.

When considering the drugs and recommended starting doses, the researchers were able to weigh efficacy vs. adverse events.

They found that sildenafil 50 mg (Viagra®) had the greatest efficacy, but it also had the highest rate of side effects of all the drugs studied. In contrast, tadalafil 10 mg (Cialis®) had the lowest rate of side effects, but only “intermediate” efficacy.

Vardenafil 10 mg (Levitra®) and Avanafil 100 mg (Spedra®) had lower efficacy with high rates of side effects. The efficacy of Udenafil 100 mg (non commercialisé en France) was comparable to that of tadalafil 10 mg, but the drug had a higher rate of side effects.

The most common side effects were headache, flushing, indigestion, and nasal congestion.

This study was the first to consider efficacy and side effects together, the authors noted.

They acknowledged that the studies in question did not specify whether patients experienced more than one side effect. It was unclear whether one side effect could trigger a second one.

Still, their findings might help clinicians and patients weigh the pros and cons of different PDE5 inhibitors.
“Physicians should explore whether patients with ED desire immediate stronger efficacy at the cost of a higher risk of side effects, or tolerability of the drug at the cost of lower efficacy,” the authors wrote.

Resources

European Urology

Chen, Liang, et al.
“Phosphodiesterase 5 Inhibitors for the Treatment of Erectile Dysfunction: A Trade-off Network Meta-analysis”
(Full-text. Published online: March 26, 2015)
http://www.europeanurology.com/article/S0302-2838(15)00250-X/patient-summary/phosphodiesterase-5-inhibitors-for-the-treatment-of-erectile-dysfunction-a-trade-off-network-meta-analysis

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Faut-il croire à l’Œdipe freudien?

A quoi servent les mythes?

oedipeDéjà, on pourrait questionner la question, pourquoi vouloir que le mythe serve quelque chose, à quelque chose ? Et si le mythe ne servait à rien, du moins à rien de ce que l’on tient pour admis, voire admissible.

Le mot mythe vient du grec « mutos » qui évoque la fable, l’histoire, le conte, on est dans le domaine de la fiction, de l’imaginaire et non dans le réel. Le théâtre antique mettait en scène des personnages que l’on pouvait lire comme des métaphores, des allégories, et, au-delà de la distraction du spectacle, on pouvait lire sous les cothurnes (entre les lignes) des messages de portée morale : Antigone paie de sa vie son opposition au souverain Créon, mais l’ordre de la cité est préservé. Les « happy ends » incontournables dans certaines productions cinématographiques contemporaines s’inscrivent aussi dans une perspective d’obéissance à un ordre établi, même si celui-ci renvoie plus aux rêves qu’à la réalité.

Cette interprétation morale n’est pas solidement établie, que savons-nous des intentions du dramaturge qui cherche les arguments de ses pièces dans l’extraordinaire, l’inhabituel, tout ce qui menace de bouleverser l’ordre établi…

On peut aussi faire valoir l’usage argumentaire du mythe, le mythe apporte une réponse simple et claire à des questions qui ne le sont pas. Le procédé doit être très en vogue dans l’Antiquité si l’on en juge par Platon qui ne recule pas devant la fabrication maison du mythe adéquat pour soutenir ses positions : le mythe de l’androgyne auquel le philosophe fait largement usage dans « le banquet » par exemple.

Quand Freud reconstruit le mythe d’Œdipe pour les besoins de sa psychanalyse, il n’en utilise qu’une petite partie, à savoir le meurtre du père et l’inceste avec la mère, ces crimes ayant été annoncés par l’Oracle de Delphes, sorte de prêtresse réputée pour ses prédictions le plus souvent incompréhensibles pour ses destinataires. Or, ces méfaits, Œdipe les commet sans le savoir comme le raconte le mythe, mieux encore, c’est parce que ce même oracle ayant répété la prédiction, qu’Œdipe fuit au plus loin de ceux qu’il tient pour ses véritables parents pour que la prédiction ne se réalise pas.

C’est sur la route de Thèbes qu’Œdipe fait la peau à un vieillard, en l’occurrence, Laïos, le roi de Thèbes, pour un banal accrochage de chars. Personne ne vient demander des comptes à ce jeune prince étranger, qui en fait tombe à pic puisque le roi de Thèbes vient de périr d’un accident de la circulation. Du même coup, avec le trône, Œdipe hérite aussi de la reine Jocaste (sa mère biologique) avec laquelle il fondera une famille…

Freud relègue aux oubliettes une bonne partie du récit mythique, pas un mot à propos des débuts d’Œdipe dans la vie où ses deux parents cherchent à se débarrasser au plus tôt de leur encombrant rejeton en l’exposant au bord d’une route. Pas la moindre allusion au Sphinx, créature chimérique, mais surtout d’essence féminine. Rien non plus sur le châtiment que notre héros s’inflige suite à la révélation de ses crimes.

Que la construction psychologique et relationnelle de l’enfant passe par des phases d’opposition, personne ne le nie ; dans l’Antiquité comme dans le présent, et que le père finisse par être remplacé par son descendant n’a rien de choquant ni d’injuste. Est-il vraiment nécessaire de convoquer un héros mythique improbable pour lui faire porter la charge démonstrative d’un fait trivial, connu de tous ?

Donner au mythe une valeur argumentative, démonstrative pourrait à la limite passer pour une fourberie dans la mesure ou l’on accorde un statut de preuve et donc de légitimité de la vérité, à une fiction fut-elle poétique, lyrique, dramatique, voire tragique. N’est-ce pas une sorte d’insulte au poète que d’attribuer arbitrairement une fonction utilitaire à son œuvre ?

Ref.: Paul Veyne: Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes?  Ed Points

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La physiologie vaginale

vulveC’est à partir de la puberté que le vagin subit son développement définitif. Son volume augmente surtout dans son dernier tiers. Ses parois deviennent souples et extensibles permettant d’accueillir le sexe masculin quelque soit sa taille.
La muqueuse vaginale est normalement protégée par le Bacille de Doderlein qui produit l’acide lactique.
Si l’acide lactique est nécessaire à la fabrication des yaourts, il vaut mieux qu’il soit d’une autre provenance à moins d’en être réduite à ses dernières ressources.
Cette acidité (pH: 4,5) empêche le développement d’autres microbes et fait du vagin un organe que l’on peut qualifier d’auto-nettoyant.
 Il faut éviter toute irrigation vaginale qui ne pourrait que l’agresser et être responsable entre autre de mycoses.
Les parois vaginales s’épaississent sous l’influence des hormones féminines. La muqueuse vaginale sécrète en permanence un mucus qui va entretenir l’humidité vaginale. Sa desquamation s’associe à l’acide lactique pour réaliser les pertes blanches physiologiques.
Par contre, la vulve et les parois vaginales vont subir une involution atrophique lors de la ménopause. Les rapports sexuels peuvent devenir plus difficiles et beaucoup moins agréables, voire douloureux.
La seule façon de la réduire, exception faite des TSH (traitements hormonaux) c’est d’avoir une activité sexuelle régulière.
Lors de l’excitation sexuelle, le vagin va subir un certain nombre de modifications. L’orifice vaginal va s’ouvrir allant ainsi au devant de l’organe masculin. La lubrification du vagin augmente considérablement. Elle est due à un phénomène de transsudation à travers la paroi vaginale du fait d’une vasodilatation des vaisseaux sanguins qui l’entourent. Si cette lubrification dépend essentiellement de l’excitation sexuelle, elle est variable, plus ou moins abondante en fonction de chaque femme.
Il est à remarquer que le tabagisme va provoquer une sécheresse vaginale.

à suivre…

Consulter un sexologue compétant: SNMS

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