Les secrets du plaisir… féminin

coupleAmSi la plupart des femmes peut avoir des rapports sexuels, le plaisir qu’elles peuvent en éprouver est très variable.
Comme chez l’homme, il existe chez la femme une certaine dimension mécanique ou pulsionnelle à la sexualité, sans doute moins importante malgré tout que la dimension relationnelle.
Nous pouvons ainsi définir, chez elle, trois façons d’avoir un plaisir sexuel, voire d’atteindre l’orgasme avec celui-ci.
La première est très mécanique: c’est la stimulation du clitoris. Elle peut se faire
– par la masturbation manuelle ou à l’aide d’un sex-toy.
– en serrant de manière rythmique les cuisses croisées.
– Les caresses manuelles ou buccales du partenaire.
La dimension relationnelle est peu importante, dépendante de fantasmes plus ou moins élaborés
La seconde est un peu moins mécanique, bien que…
– Lors de la pénétration, les mouvements de va-et-vients du pénis ou d’un sex-toy vont provoquer une stimulation indirecte du clitoris et de ses branches internes. Le point de départ de l’orgasme quant il survient est en fait clitoridien. Il nécessite souvent une stimulation intense dépendante de l’anatomie féminine, c-a-d de la taille du clitoris et des petites lèvres, de la largeur vaginale, de la tonicité du périnée, mais aussi de la largeur du pénis. Il nécessite de la part de l’homme une grande maîtrise de son éjaculation. En absence de celle-ci, elle favorise plutôt la survenue d’une éjaculation prématurée, en effet les mouvements coïtaux de la femme qui cherche son plaisir vont rendre la gestion de l’excitation masculine pour le moins compliquée surtout s’il doit se comporter en « marteau-piqueur »
– Il peut exister néanmoins une petite dimension relationnelle liée au plaisir de s’unir à l’être aimé et à son plaisir. Cette dimension relationnelle ne peut à elle seule provoquer un orgasme.
La troisième façon selon les 20 à 30% des femmes qui le connaissent est surtout relationnelle, ce qui ne peut pas dire que la dimension mécanique ne soit pas présente et n’ai pas son importance. Liée à la pénétration, cette jouissance vaginale profonde trouve son point de départ dans la représentation, et l’investissement émotionnel et affectif que la femme va réussir à faire de son vagin. Faisant de celui-ci un véritable instrument de communication. Elle le vit comme le lieu où elle accueille amoureusement l’être désiré ou l’organe qui va le prendre, l’absorber, le « dévorer ». Le fond du vagin s’agrandit, se ballonise comme pour agrandir le lieu de ce désir fusionnel.
L’orgasme est d’autant plus intense qu’il n’est pas recherché, mais le fruit de ce dialogue érotique des deux sexes, l’éjaculation masculine n’étant que sa pause voluptueuse utile, mais non nécessaire!
– La taille du sexe masculin peut avoir une certaine importance, adapté à la morphologie du vagin féminin. Cette importance était déjà mentionnée par le sage indien Vâtsyâyana dans le Kâma-Sûtra.
– Il est aussi essentiel que l’homme ait une certaine maîtrise de son instrument, de son éjaculation, mais il n’est plus nécessaire de jouer uniquement de la « techno » pour qu’elle accède à l’extase, à la petite mort, au septième ciel.

L’association plus ou moins importante de ces deux composantes expliquent la variabilité de l’orgasme féminin, amplifiée des capacités ou incapacités masculines. Ainsi, selon ses dispositions, circonstances, relation avec le ou la partenaire, elle aura ou n’aura pas de plaisir et ce dernier pourra être à chaque fois différent. Plus que chez l’homme, chez la femme c’est la tête qui a toujours le dernier mot! Pour la garder (sa tête), il vaut mieux éviter l’usage ou l’abus d’un certain nombre de substances plus ou moins licites ou illicites.

Dr P Cudicio

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L’éjaculation prématurée: la maîtrise de soi

violoncelleNous pouvons trouver sur de nombreux sites un nombre considérable de méthodes plus ou moins efficaces pour contrôler son éjaculation ou du moins dépasser les 2 à 3mn, en dessous desquelles vous allez être cataloguer éjaculateur prématurée.
Mais quelle est donc la bonne durée?
Elle sera toujours une variable fonction de la satisfaction des deux partenaires.
Il faut donc apprendre à maîtriser le moment de survenue de son éjaculation, tout en sachant bien que l’éjaculation ne peut se contrôler. On ne peut contrôler que l’excitation sexuelle.
La première étape consiste donc à essayer de repérer de niveau d’excitation sexuelle à ne pas dépasser. C’est prendre conscience du seuil d’inévitabilité éjaculatoire; (il est toujours plus prudent de ne pas aller trop vite et de freiner avant d’arriver au feu), c-a-d au seuil. Il faut donc bien prendre une bonne marge de sécurité.
Les techniques du « squeeze », qui consiste à serrer la base du gland de Masters et Jonhson (en fait inventé par le Dr Seemans) ou du « stop-go » de Kaplan n’ont en réalité pour but que de « marquer » ce seuil.
Malheureusement ce n’est pas suffisant même s’il y a une certaine amélioration de la durée: trop d’arrêts ou de ralentissements vont perturber la qualité de la relation sexuelle et cela même si le rapport va durer 10 ou 20 mn de plus!
La deuxième étape sera d’essayer d’éliminer autant que possible sont anxiété, son angoisse de performance: faire l’amour n’est pas un concours de durée, mais une relation, un échange, un dialogue entre deux personnes. Donc ne pas de focaliser sur la durée, mais plutôt penser à ce qui pourrait faire plaisir à l’autre.
Venons en à la troisième étape qui est la plus importante et dans laquelle réside ce que j’appelle le « secret » de la maîtrise de son éjaculation.
Il s’agit de changer le « mode d’emploi de son sexe ».
Le mode d’emploi ou plutôt le programme naturel est de favoriser la survenue rapide de l’éjaculation (survie de l’espèce oblige). Pour cela , il faut augmenter son excitation et pour augmenter son excitation, focaliser toute son attention sur ses sensations sexuelles. Ce qui revient à utiliser le vagin féminin, comme on peut le faire, avec sa main lors de masturbation, pour stimuler son sexe. Le niveau d’excitation devenant élevé, l’éjaculation survient rapidement.
Il va donc falloir développer ou apprendre un nouveau programme de gestion de l’organe car il va devoir non plus être caressé, stimulé, mais caresser le vagin en étant attentif aux réactions qu’il provoque. Nous pouvons illustrer cela par la jolie métaphore poétique du violoncelle: « si le corps de la femme est un violoncelle, dans son vagin se trouvent les cordes, le pénis de l’homme est l’archer que celui-ci dirige en fonction de la musique qu’il veut jouer. Le pénis est ainsi transformé en un véritable instrument dirigé de main de maître par l’homme qui le possède, et sans se laisser étourdir par la musique qu’il produit ainsi. Donc attention à ne pas se laisser entrainer par la jouissance féminine.
Pour résumer, il faut concevoir son sexe comme un ustensile, un véritable instrument de communication, d’échange. C’est un peu comme s’il fallait chercher à dire , à exprimer ses envies, désirs, émotions à l’autre avec son sexe. De cet échange, de ce dialogue va naître un plaisir plus intense que le plaisir de l’éjaculation. Cette dernière ne survenant que pour conclure ce dialogue amoureux, érotique, passionné.
Intégrer ces différentes notions et ce changement peut se faire par soi-même sans l’aide d’un thérapeute. Il faut un peu de temps et de patience de part et d’autre. Le ou la partenaire sexuelle ne doit pas être considéré comme un objet sexuel dont on se sert pour son plaisir qui sera alors toujours rapide, mais comme un interlocuteur avec qui s’établit un dialogue singulier. C’est d’abord ce dernier qui est important et non ce qu’il peut produire qui doit toujours rester une surprise, voire un orgasme.
Mais si une aide est parfois nécessaire, tout un chacun doit pouvoir y arriver…

Dr P Cudicio

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L’éjaculation prématurée: 12 croyances à revoir

Sans titre 20Ce qu’il faut savoir
L’homme est naturellement programmé pour éjaculer en 2 à 3 minutes. Avant d’être des hommes ,nous sommes des mammifères. Et dans l’espèce humaine, la rapidité est sans aucun doute un gage d’efficacité, du moins en ce qui concerne la reproduction.
Donc un homme qui éjacule rapidement est parfaitement normal!

L’éjaculation prématurée, précoce ou rapide n’est pas une maladie et il n’existe donc aucun traitement médicamenteux réellement efficace.

Aucun homme n’est capable au début de sa vie sexuelle de contrôler ou de décider du moment de survenue de son éjaculation.

« L’éjaculation prématurée » est apparue (même si cela existait auparavant) avec l’émancipation féminine. La femme, passant d’une position d’objet à une position de sujet, a revendiqué à juste titre le plaisir sexuel.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise durée, mais uniquement celle qui permet au partenaire d’être satisfait(e). La durée du rapport peut donc être variable selon les circonstances.

Il est impossible de contrôler l’éjaculation; en effet chercher à la contrôler a plutôt tendance à la provoquer.

Il n’est possible d’agir que sur l’excitation sexuelle qui peut varier selon les situations et suivant la fréquence des rapports.
Des rapports sexuels fréquents (ce qui est souvent le cas au début d’une relation) vont avoir tendance à diminuer l’excitation: l’éjaculation sera moins rapide.
Remettre le couvert, c-a-d avoir un deuxième rapport sexuel dans les 5 minutes qui suivent le premier, peut permettre de se rattraper. L’excitation étant moins forte, le deuxième rapport sera souvent plus long. Efficace chez l’homme jeune où la phase de récupération (phase réfractaire) est souvent courte, cela devient impossible en vieillissant, la partenaire ayant largement de temps de s’endormir avant de pouvoir recommencer.
Une consommation modérée d’alcool va souvent ralentir la survenue de l’éjaculation, mais le risque est de devenir rapidement alcoolique et de perdre toute érection.
Avoir une pensée désagréable ou compter les motifs d’une tapisserie pendant l’acte n’est pas le meilleur moyen le ralentir la survenue de l’éjaculation.
Se servir de son érection matinale qui est une érection réflexe liée au sommeil paradoxal permet de faire durer un peu plus le rapport sexuel.

Il n’existe pas d’éjaculation prématurée (d’apparition) secondaire. C’est en fait une éjaculation prématurée primaire qui était masquée par ce qui a été mentionné précédemment.
Elle apparaît fréquemment à la suite d’une diminution de la fréquence des rapports sexuels (avec le temps) ou un arrêt des rapports à la suite d’une grossesse.

Notre organe sexuel principal étant le cerveau, mettre un préservatif retardant (anesthésiant) est rarement efficace à moins d’y croire!
Ainsi prendre conscience d’une éjaculation mal maîtrisée va souvent aggraver le problème.

Contracter les muscles du périnée pendant l’acte n’est guère plus efficace.

Certains anti-dépresseurs (le Priligy®, ou dapoxetine en est un dérivé) peuvent ralentir voire bloquer l’éjaculation, mais ils n’apporterons jamais une solution définitive.

Si se reproduire à un caractère inné, faire l’amour, cela s’apprend!

A suivre: … comment faire durer le plaisir de la relation sans éjaculer…

Dr Patrice Cudicio

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Voyeurs: l’amour durable…

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D.Chmielewski & M.Podolec

Résumé :

Dominika et Szymon sont multiples. Multiples et amoureux.

Dans le jeu de l’amour, ils se découvrent et se redécouvrent. Ensemble, ils renouvellent sans cesse les situations et dessinent, depuis le coeur de leurs sentiments, mille chemins à emprunter. Autant de vies et d’identités au service d’un mariage dont la stabilité ne saurait être ébranlée.

Cependant, le doux Szymon voudrait connaître sa muse encore plus pleinement et découvrir ses secrets, goûter chaque minute de son intimité passée et jouir par procuration de sa liberté. Et cela, même s’il faut accepter de la regarder s’ébattre dans les bras d’un autre…9782849532232_7

www.la-boite-a-bulles.com

Comment se renouveler, ne pas tomber dans la routine? « Voyeurs » nous propose quelques solutions amusantes, imprévues… Quelques-uns faciles d’autres plus compliqués! Les jeux de l’Amour et du Hasard revisité. Une lecture rafraichissante et inspirante.

Patrice Cudicio

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Médicaments et libido 1

ChimieAmourUn certain nombre de médicaments sont connus pour avoir un effet négatif sur le désir sexuel. On peut leur attribuer également la responsabilité d’autres troubles sexuels comme les dysérections ou des difficultés d’éjaculation. Pour bien comprendre leur mécanisme d’action qui semble parfois paradoxal et contradictoire, nous devons bien faire la différence entre la sexualité pulsionnelle très dépendante des hormones, de la biologie et une sexualité relationnelle, corticale, affective, émotionnelle. Elles sont bien sûr très intriquées ce qui rend parfois le traitement difficile.
Il faut également savoir que cette dimension relationnelle n’est pas développée de la même façon chez toutes les personnes.
Les antidépresseurs
Sur le plan pulsionnel,
Ils vont souvent entraîner une baisse de la libido: il n’y a plus de dépression, mais plus d’excitation et donc de moins de désir et d’érections; une diminution de la lubrification vaginale est fréquente responsable de douleurs lors des rapports sexuels. Les serotoninergiques (IRS)Prozac®, Deroxat®, Zoloft®, etc… mieux tolérés que les tricycliques comme l’Anafranil®; à certaines doses, ils sont responsables de retard à l’éjaculation, voire d’anéjaculation . Cet effet secondaire notoire a été utilisé comme « traitement » de l’éjaculation prématurée. Le Priligy® (dapoxetine) est un IRS; il a été élaboré dans ce but. Ils ne résolvent rien et ne font que masquer le problème.

 Sur le plan relationnel,
Ils peuvent améliorer la situation: en effet, un meilleur moral, la reprise d’un élan vital, une plus grande joie de vivre vont relancer une libido, défaillante du fait de la dépression. il est fréquent de noter une amélioration de la vie sexuelle surtout que l’éjaculation n’est plus aussi prématurée!
On comprend que les choses ne sont pas simples, car aucune personne n’est identique et ne souffre de la même dépression et des mêmes problèmes sexuels. Certaines personnes voient leur libido améliorée alors que c’est l’inverse chez d’autres. Tout est question de compromis. Une bonne expertise est nécessaire pour trouver le traitement adéquat.
 Les contraceptifs oraux
Sur le plan pulsionnel
Ils ont un effet négatif: en bloquant l’ovulation, ils empêchent le petit pic hormonal de testostérone qui précède l’ovulation. Certaines femmes ressentent un peu plus leur clitoris à ce moment là (il contient des récepteurs à la testostérone). La nature fait bien les choses pour la survie de l’espèce!
Sur le plan relationnel
Ils ont un effet plutôt positif. La femme libérée , moins angoissée de la procréation peut avoir une sexualité plus libérée, plus débridée, sans entrave.
Chaque femme étant différente dans son évolution psycho-affective, sexuelle et érotique, la « pilule » sera conçue comme un facilitateur ou inhibiteur de la libido. L’arrêt de la pilule n’est donc pas toujours la solution.
C’est un peu la même chose pour des médicaments anti-androgèniques comme le Finastéride, Proscar® et Propécia®
Le premier est un traitement de HBP (hypertrophie bénigne de la prostate). Chez un homme un peu âgé, si sa sexualité n’était pas très riche auparavant, le traitement ne va pas améliorer la libido, par contre il aura moins d’effet sur un personne très active. Le second est utilisé dans le traitement des calvitie androgènique (hormones mâles). En général, il s’agit d’homme plus jeune et le traitement n’aura que peu d’impact sur la libido. à suivre…

Poursuivre ou interrompre un traitement ne devra se faire qu’après  l’avis d’un médecin sexologue.

Dr Patrice Cudicio

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