A pleines dents

UnknownOn croyait l’espèce disparue!

En fait non: sur Internet, il existe un groupe de femmes auto-autoproclamées Cougars. Depuis peu, il paraît que le terme fait recette. Plus c’est mystérieux, n’est-ce pas, plus ça a l’air intelligent. Certaines féministes adorent, et la presse aussi. Un Concept est né…

Cougars signifie « pumas » en anglais. S’arrêter là serait bien dommage, parce qu’on passerait à côté du plus beau. « Cougars », l’authentique concept sociologique, inventé de toutes pièces par des gens qui pensent que leur comportement est suffisamment intéressant pour créer un modèle et lui donner un nom. D’où, une nouvelle définition pour Le Robert : Cougars, nom féminin pluriel, signifie : « femmes libérées ayant dépassé la trentaine, couchant avec des petits jeunes, et c’est tant mieux parce que les mecs le font bien. »

Des femmes mûres qui couchent avec de jeunes hommes, on me susurrera que l’idée n’est pas neuve. La différence, c’est qu’aujourd’hui elles ont un nom et fondent une nouvelle catégorie sexuelle. L’ancienne liaison particulière de Marguerite X, avec le garçon boucher, est devenue l’affirmation d’une authentique tendance sexuelle, quasi révolutionnaire.

Très bien. Mais j’estime que la règle devrait s’appliquer à tout le monde. Qu’en est-il des hommes qui mangent du Reblochon au petit déjeuner ? A mon avis, ils méritent aussi leur groupe sociologique.

Je me demande d’ailleurs si la fraternité du Reblochon ne serait pas plus pertinente que la groupalité des Cougars. Au fond, le concept serait moins gênant s’il était intelligent. Seulement on oublie un peu vite que, non, les femmes n’ont pas de pénis. Pas plus que les hormones qui vont avec. Alors, non, les femmes ne vivent pas que de plaisir et de pouvoir, désolé. D’ailleurs, est-ce que Demie Moore, reine des Cougars, n’avait pas épousé son Ashton Kutcher, soi-disant « toy boy » de la dame ? Hé si. Parce que le sexe sans la relation, cela devient vite très pauvre pour une femme (mais pas qu’elles !)

D’autant plus qu’il reste un petit détail, en passant, qu’on oublie parfois de mentionner. Les actrices, ambassadrices du mouvement, n’assument pas franchement leur âge. Le vrai, pas celui de leur première rhinoplastie. Au bras d’un « vingtenaire », elles ont un tout petit espoir que quelqu’un, dans la foule, se demandera : « mais quel âge a-t-elle déjà ? 25 ? »

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Une masturbation bien gênante

manifJe fais appel à vous concernant quelques chose qui me ronge depuis de nombreuses années, un sujet sur lequel vous avez très bien répondu à ce jeune garçon qui pose le problème de la masturbation excessive.
Je cite votre réponse pour rappel :
« 
Je comprends votre problème qui relève de l’addiction non pas à la masturbation mis à ses effets. Il faut savoir qu’il se produit au moment de l’éjaculation une sécrétion d’endorphines (morphine endogène fabriquée par le cerveau) responsable de cette sensation de détente et de bien être. Elle a des effets sédatifs et anxiolytiques passagers d’où le besoin de répéter l’opération afin d’obtenir l’effet recherché. Souvent ce mécanisme compulsif est en rapport avec un état anxio- dépressif plus ou moins important et/ou masqué. Le remède consiste donc à traiter la cause. En général en quelques jours on note une amélioration. Ce qui ne veut pas dire que l’on supprime toute pulsion bien naturelle à votre âge. Mais la vie devient un peu plus facile. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas.
« J’ai 31 ans. Je suis « addicte » depuis mon plus jeune âge. Toujours le même processus : stress ou état angoissant, position assise devant une leçon, un choix à faire, un ordinateur, je ne peux pas contrôler mes petits muscles au niveau vaginal et hop, 2 solutions : soit zapper le sujet qui me met dans cette situation, soit me masturber sur ma chaise… parfois jusqu’à une dizaine de fois dans une même soirée par exemple pour arriver à finir ce que je dois faire.
Pas de problème quand c’est une activité non cérébrale et debout bien entendu….Aujourd’hui je dois faire un choix professionnel important pour la rentrée étant au chômage actuellement. Et comme toujours je me pose la question de cette addiction…. Je vais faire le choix de la facilitée et du mouvement pour limiter les angoisses et ce problème en solo devant mon ordinateur… Ce problème guide donc ma vie, mes choix… Je dois rencontrer quelqu’un qui pourrait m’aider dans le cadre d’une prise en charge psy.

 

 

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Le porno féminin

trioJap1Il était une fois un fabuleux outil qui nous inondait de ses lumières cosmiques et bienfaisantes. Internet, je veux dire. Malheureusement, ce bonheur radieux fait une victime : l’industrie du film pornographique.  Le DVD ne se vend plus, le contenu pornographique se répand librement  sur le web, et le secteur plonge. Vision cauchemardesque : Irina-au-tétons géants et Dave-le-bien-membré pointent au Pôle Emploi.

Heureusement que les têtes pensantes de l’industrie ont conçu cette invention formidable qu’est « le porno féminin ». Le concept ? Créer des films pornographiques, mais sous la caution de femmes qui vous assurent que l’ambiance y est infiniment travaillée, le plaisir authentique, et les scénarios dignes d’un Ang Lee. Bref, tout ce qui manquait aux femmes. Membres de la gente féminine : vous ne serez plus jamais exclues des joies de la masturbation canapé-vidéo-mouchoirs en papier !

Après visionnage, on constate qu’il s’agit d’abord… de porno. Sauf que, cette fois, les actrices sont moins blondes et moins chirurgicalement aidées. Ainsi, au lieu de « jeune salope suce un gros mâle dans une partie à trois », on aura « Ginette se caresse délicatement le clitoris avec l’aide de Corinne, dans l’ambiance feutrée de sa cuisine. » La différence est massive, n’est-ce pas ? Elle découle directement de la charte du film porno féminin : les femmes doivent se reconnaître. C’est crucial. Parce que les hommes, lorsqu’ils regardent des séquences porno, se reconnaissent tous en Jesus, le beau Portoricain musclé et monté comme un cheval de concours.

Rien n’est plus dommage que de rester bête devant le progrès. Le laisser passer à sa porter, comme une vache regarde filer un train. Devant cette belle innovation, essentielle au développement personnel de la femme, des actrices et des célébrités ont choisi de rejoindre le mouvement. Nous les citerons pas car elles deviennent trop nombreuses à ce jour! Il n’est pas trop difficile de les découvrir. Il faut avouer qu’à force de s’adonner exclusivement à leur épanouissant destin de stars, l’imagination doit commencer à leur manquer; il est vrai que le sexe est devenu un merveilleux produit de consommation. Ou bien cela a-t-il un rapport avec la peur de vieillir ? A suivre…

 

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Orgasme féminin! La polémique

Mit…… écrit:

(Il s’agit d’un mail reçu, non signé, anonyme. A priori, il s’agit d’une femme, mais sait-on jamais; il est toujours possible de prendre une fausse identité afin de justifier ses théories et faire sa promotion littéraire)
Bonjour,
Votre questionnaire sur la durée des rapports sexuels ne me parait absolument pas pertinent:
Vous laissez supposer qu’un rapport sexuel c’est uniquement la pénétration. Donc quand je me masturbe, ou quand mon compagnon me donne du plaisir à partir du clitoris, je n’ai pas de rapport sexuel !
Avant de parler d’orgasme vaginal, il faudrait d’abord s’assurer que les femmes accèdent bien au véritable orgasme clitoridien .
Témoignage : de 18 à 33 ans, pendant 15 ans de vie sexuelle intense, je n’ai connu que l’orgasme vaginal !simultané de surcroit ! je pensais que l’orgasme était cette sensation très profonde sur le col de l’utérus au moment de l’éjaculation du partenaire, au moment du pic de l’érection masculine, créant ainsi une fusion émotionnelle avec mon compagnon. Quand à 33 ans j’ai découvert l’orgasme à point de départ clitoridien, le ciel m’est tombé sur la tête (c’est le cas de le dire). Je ne soupçonnais pas une seconde que le clitoris pouvait amener à ça .Jusqu’à ce jour, mon clitoris étant tellement réactif, à la moindre caresse, j’avais compulsivement besoin d’être pénétrée, ce que mes compagnons acceptaient de bonne grâce! et je n’avais pas l’occasion de découvrir ce qui pouvait arriver si on insistait un peu ( cela concernait également toutes mes pratiques masturbatoires.)…je me suis alors trouvée con, niaise et peu créative!
Mais, j’ai beaucoup communiqué avec mes amies depuis cette découverte, et j’ai constaté qu’elles ne connaissaient pas ce dont je leur parlais et à cause du malaise qu’elles manifestaient, j’ai vite cessé d’en parler. Tout cela a duré 25 ans, jusqu’à réaliser que la sexologie toute entière continuait à faire perdurer la méconnaissance que les femmes ont de leur corps et de leur plaisir en survalorisant l’orgasme vaginal.
Il n’y a pas à avoir peur de dire que l’orgasme féminin est à point de départ clitoridien car cet orgasme , stade ultime des préliminaires, appelle compulsivement la pénétration « ouf on va quand même avoir envie de faire des enfants ».
Le plaisir vaginal est beaucoup plus de l’ordre de l’émotionnel et du sensuel et c’est un + par rapport à l’orgasme réel.
L’orgasme féminin lui, est plutôt de l’ordre d’une décharge physiologique, d’un arc réflexe orgasmique lié à l’expiration et à la bascule du bassin , de l’ordre du spirituel, du métaphysique. Mais là, c’est le clitoris et lui seul qui en est responsable (même si certaines personnes en se focalisant sur leur périnée, leur urètre et leur respiration y parviennent) Cet orgasme n’est pas forcément une fin de rapport sexuel mais une ouverture à l’autre, à la pénétration, au plaisir vaginal.
Au passage,dans la série Ya qu’à : Quand les femmes sauront se procurer cet orgasme quand elles veulent et en moins de 2 minutes si elles veulent, il n’y aura plus d’éjaculateur prématuré. La femme saura s’adapter à son partenaire. ..et plus besoin de sexologues!…. Au lieu de se focaliser sur le temps que peut tenir un homme avant d’éjaculer, n’est-il pas plus facile de s’adonner à un jeu de caresses ? qui finit certes par la pénétration et l’éjaculation pour l’homme, mais qui passe par l’orgasme féminin. Bingo!
Elisa Brune dans son livre: Alors heureuse… croient-ils! me parait être un coup de gueule intéressant pour la sexologie et le questionnaire qu’elle propose sur son site peut faire avancer les idées. Il me semble urgent pour les femmes qu’elles acceptent de se masturber, de se connaitre si on veut améliorer la sexualité et, malgré toutes les infos auxquelles elles ont accès, il ne semble pas que les jeunes filles s’y adonnent !…sic! un sondage que je viens d’effectuer auprès de 300 ados!
Se donner un orgasme est bien différent de se stimuler clitoridiennement comme semble le faire la majorité des femmes. Surfer véritablement sur la contraction orgasmique ? l’importance de la respiration ? A quand une étude scientifique là dessus ?
Quand on a accès à cela, l’inhibition du désir sexuel ne me semble plus d’actualité, même quand il y a des problèmes relationnels dans le couple.

Réponse à Mit…… dont l’adresse mail ne fonctionne pas pour lui répondre personnellement.
 
Bonjour,


Je ne mettrais certainement pas en doute votre point de vue qui a ses raisons. L’enquête en question s’intéresse à la rapidité de l’éjaculation et non à la femme. Par ailleurs sachez que beaucoup d’hommes éprouvent un plaisir physique plus important lors de la masturbation que lors des rapports sexuels!
Mais je vais laisser parler une jeune femme Roxanne , 25 ans, qui vous donnera son avis, manifestement très différent du vôtre:
 
« Il me semble en effet que mon expérience est assez différente de ce que vous décrivez. J’ai découvert l’orgasme clitoridien vers l’âge de 16 ans, par la masturbation. Il ne s’agissait pas d’une simple stimulation mais bien d’un orgasme, très fort et absolument décomplexé. La pratique s’est étendue par la suite avec mes différents partenaires, sous la forme de préliminaires ou après la pénétration: de longues caresses très agréables dont l’aboutissement était un orgasme. Ce qui ne m’a pourtant nullement conduite à me réprimer lorsqu’il me prenait l’envie de me masturber. Cependant, il se trouve que j’éprouvais justement un sentiment d’insatisfaction à constater que le plaisir que j’éprouvais lors de la pénétration ne se concluait pas par un autre orgasme, vaginal celui-là. Il me manquait à la fois cette sensation fusionnelle (de l’ordre sentimental), et physique, car j’étais un peu jalouse du plaisir de mon partenaire lors de son éjaculation. Par la suite, j’ai découvert cet orgasme avec un autre homme. Une explosion de plaisir considérablement plus longue et plus forte qu’un orgasme clitoridien. Je n’ai pas eu besoin de me concentrer particulièrement sur une quelconque respiration, ni de provoquer une quelconque contraction je ne sais où. Il m’a simplement fallu le temps de m’installer dans le plaisir de la pénétration et de me laisser porter. Au départ, ce temps était d’une vingtaine de minutes, il peut être plus court aujourd’hui, de l’ordre de 5 à 10 minutes, tout dépend du degré d’excitation. Pour moi, il est évident que le temps de la pénétration est primordial, j’ai besoin d’avoir suffisamment confiance en mon partenaire pour me laisser aller à ce plaisir et à l’orgasme. Si je suppose qu’il risque de « me lâcher en route », je suis tendue et je ne peux pas m’abandonner suffisamment.
Je connais parfaitement les deux orgasmes aujourd’hui. Il me semble qu’il n’y a aucune comparaison possible, et pas uniquement d’un point de vue relationnel et affectif, également d’un point de vue physique. »
Roxanne.
 
Vous avez sans aucun doute raison toutes les deux et si vous le souhaitez; il est possible d’en expliquer les raisons: comment et pourquoi certaines femmes comme vous valorisent l’orgasme à point de départ clitoridien et d’autres comme Roxanne, le vaginal profond. Il ne faut jamais perdre de vue que nous ne sommes pas des rats de laboratoires et que c’est notre esprit qui gouverne notre corps. à suivre donc…… 

 PS: De nombreuses femmes qui se disent vaginales ont en fait un orgasme clitoridien survenant au cours de la pénétration par stimulation indirecte du clitoris, d’où une certaine confusion.

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Je souffre de candélisme!

imagesL’autre jour, un couple se présente pour la première fois dans mon cabinet. Tous deux ont une cinquantaine d’années, mais ils sont ensemble depuis peu de temps.. La raison de leur présence? Monsieur est insatisfait de madame. Installé en face de moi, il me jauge un peu et m’annonce:

« Je souffre de candélisme. Vous ne savez pas de quoi il s’agit? Comme les autres médecins, bien sûr..

Voyez-vous ça. Un authentique symptôme, tout-à-fait sérieux, mais absolument inconnu de la Faculté. Manifestement, monsieur avait pris soin de se renseigner sur Internet pour transformer un simple fantasme en un trait de sa personnalité, la rendant d’autant plus complexe et intéressante à ses propres yeux.

De fait, il ne se faisait pas beaucoup d’illusions sur ma capacité à comprendre les immenses subtilités de sa psychologie, médecin stupide et borné que je devais être.

Il m’explique donc avec mansuétude que le candélisme consiste à prendre du plaisir en regardant sa femme faire l’amour avec un autre homme. Je tente de lui expliquer: «C’est un fantasme». « Non, pas du tout » me dit-il.

Et il me démontre qu’il a des besoins naturels, et qu’il doit donc les satisfaire. Reflexions faites le concept du candélisme se retrouve plus volontiers sur les sites porno et les forums échangistes que dans les questions de psychologie et de sexologies. Mais pour le moment, il était là, et il fallait bien l’écouter…

L’ennui, pour ce pauvre homme, venait de la réticence de sa femme. Elle s’était déjà prêtée quelques fois, de bonne grâce, à ce jeu, mais il en voulait toujours plus. «Il voudrait qu’on participe toutes les semaines à des soirées.. se plaignait-elle. Amoureuse de son mari, elle souhaitait lui faire plaisir. Mais ne partageant pas totalement ses « besoins», elle en avait un peu marre pour ne pas dire autre chose un peu plus vulgaire.

Pure mauvaise volonté, pour ce dernier. « Si, tu prenais du plaisir, je m’en rappelle très bien! » lui assenait-il! Comme si elle cherchait à le nier juste pour le contrarier.

 

En somme, il était là uniquement pour que je puisse convaincre sa femme d’obtempérer. Il était bien sûr hors de question pour moi, évidemment, de suggérer à une femme de se forcer à des pratiques sexuelles dont elle n’avait plus envie. Je me suis donc contenté d’expliquer à chacun que le sexe est une chose que l’on partage. Un don de soi réciproque, et non l’imposition tyrannique des désirs de quelqu’un qui, par un système de raisonnements pervers, cherche à prouver à sa compagne qu’il s’agit d’un droit.

Je serais sans aucun doute sorti de mon rôle, en lui conseillant de trouver un autre partenaire, mais ça aurait peut-être mieux valu pour elle!

 

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