Les délinquants sexuels sont-ils guérissables?

GreatRepression20HumanBrainin20CageUne étude récente publiée dans le BMJ (British Médical Journal) par David K Ho semble démontrer le manque d’efficacité des traitements actuels, du moins ceux qui sont proposés en Grande Bretagne.

Des affaires récentes survenues récemment dans ce pays , entourant des personnalités publiques bien connues ont remis au premier plan l’existence de cette délinquance.

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais le public s’étonne que celle-ci ait pu exister impunément pendant aussi longtemps.

Il est important d’informer le public de ce qui se passe  après la sentence.

Pour la plupart, ils seront emprisonnés dans des espaces réservés afin d’éviter la vindicte de codétenus surtout quant il s’agit de pédophilie.

Un traitement leur sera proposé en vue d’une réhabilitation et des remises de peine.

En Grande Bretagne, le traitement de base est de 6 mois et comprend 86 séances de groupe. Il peut être prolongé de 4 mois supplémentaires. Il s’agit d’une psychothérapie dans le cadre d’un groupe de parole, visant à lui faire prendre conscience de la gravité des actes qu’il commis.

A la sortie de prison, il est sensé être réhabilité.

En fait, il n’existe aucune preuve de l’efficacité de ce programme car il n’a pas, en effet, réduit le nombre des récidives.

Bien sûr, il n’est pas possible de mettre tous les délinquants sexuels dans le même « panier » car ils n’ont pas tous le même profil psychologique; par ailleurs, on doit différencier l’exhibitionniste du violeur .

La prise en charge ne sera pas la même s’il s’agit d’un pervers ou d’un alexythymique. Ce dernier n’a pas ou peu accès à la pensée symbolique: il ne peut qu’agir ses pulsions et donc la parole qui n’est que symbole ou représentation analogique est inopérante.

En France la prise en charge de la délinquance sexuelle n’est pas meilleure, toujours trop influencée par une culture psychanalytique totalement inefficace.

Les seuls traitements ayant fait la preuve de résultats assez satisfaisants, dans mon expérience, sont pharmacologiques: les anti-androgènes, mais il nécessite la collaboration du délinquant. Les TCC (thérapies comportementales et cognitives) peuvent néanmoins donner quelques résultats chez certains pervers intelligents.

Ref.: BMJ 2015; 350:h199

Dr Patrice Cudicio

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Les mutilations sexuelles féminines: Outil de chasteté

ceintureDucalUne tradition cruelle pour s’assurer de la virginité et la fidélité de la femme

La peur de perdre est sans conteste l’une des force les plus puissantes qui s’exerce sur les choix individuels et collectifs, qu’il s’agisse de ce qu’on possède ou qu’on croit posséder. Les biens, les terres, la patrie, passent encore… Mais quand on dit « ma femme », « mon épouse », « mon mari », « mes enfants » , cela ne signifie pas qu’on en soit propriétaire ce qui impliquerait qu’on pourrait vendre, échanger, acquérir, femmes, maris ou enfants… Pourtant, cette façon d’envisager les relations, n’a jamais disparu. Certaines cultures n’accordent que très peu d’importance à la femme, elles sont considérées ni plus ni moins comme des esclaves, et surtout des utérus. Dans beaucoup de sociétés traditionnelles, la virginité de la fiancée, est une valeur inestimable qui justifie des sacrifices, enfin, surtout de la part de la jeune fille.
C’est ainsi que, pour s’assurer que la virginité sera préservée jusqu’au mariage, et que l’abstinence totale sera observée, a-t-on recours à des pratiques telles que l’excision et l’infibulation. Ces mutilations ont pour but d’entraver tout plaisir sexuel, en associant douleur et sexe, afin de garantir la chasteté la plus rigoureuse.

Mutilation des organes génitaux féminins.
Il s’agit de l’excision rituelle d’une partie ou de l’intégralité des organes génitaux externes d’une femme ou d’une fille, explique le Dr Kintega Boulma dans sa thèse soutenue à l’Université de Casablanca. Il poursuit : « C’est une pratique culturelle ancienne qui subsiste aujourd’hui principalement dans certaines régions d’Afrique. Très souvent appelé « circoncision féminine » par analogie à la circoncision masculine,  la circoncision féminine n’est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. » Il convient de savoir qu’aucun texte religieux n’exige de telles pratiques : pas plus la Bible que le Coran. Les mutilations sexuelles féminines sont pratiques courantes dans 28 pays africains et quelques régions du Moyen-Orient et d’Asie. Plus de 120 millions de femmes en sont victimes. Dans la plupart des cas, cette soi-disant circoncision féminine est exécutée sans anesthésie, par des barbiers ou des sages-femmes, avec des instruments rudimentaires. Des complications qui mènent parfois à la mort ne sont pas exceptionnelles.

On distingue trois sortes de « circoncisions féminines « :

La circoncision féminine dite sunnah, ou en conformité à la tradition de Mohamed, bien qu’on ne puisse pas se référer à un ordre précis du Coran. Selon un auteur classique, Al-Mawardi, elle consiste à couper la peau en forme de noyau qui se trouve au sommet de l’organe. On doit donc en couper l’épiderme protubérant, sans aller jusqu’à l’ablation. Pour le docteur Hamid Al-Ghawabi , il s’agit de couper aussi bien le clitoris que les petites lèvres. Selon le docteur Mahran , on excise le capuchon du clitoris ainsi que les parties postérieures les plus importantes des petites lèvres.

La clitoridectomie ou excision. C’est l’ablation du clitoris et des petites lèvres. C’est l’opération pratiquée le plus fréquemment en Egypte.

- L’infibulation ou circoncision pharaonique. Le terme « infibulation » provient d’un mot latin signifiant « bouclé ensemble ».  Elle est pratiquée notamment au Soudan et en Somalie et consiste en l’ablation totale du clitoris, des petites lèvres et d’une partie des grandes lèvres. Les deux parties de la vulve sont alors cousues ensemble au moyen de points de suture de soie ou de catgut (au Soudan) ou au moyen d’épines (en Somalie) pour que la vulve soit fermée à l’exception d’un minuscule orifice pour le passage de l’urine et du flux menstruel. Au cours de la nuit de noces, l’époux devra « ouvrir » sa femme, le plus souvent à l’aide d’un poignard à double tranchant. Dans certaines tribus , la femme est recousue à chaque départ du mari et « réouverte » à chaque retour de celui-ci. On ferme l’ouverture en cas de divorce pour éviter que la femme ait des rapports sexuels.

Une pratique illégale mais persistante

Il faut savoir que cette pratique est dénoncée et rendue illégale dans de nombreux pays occidentaux et africains, mais se heurtant au poids des traditions, aujourd’hui encore, en Somalie et à Djibouti, 98% des petites filles sont mutilées. En Égypte, au Burkina-Faso, au Mali, en Gambie, ce taux dépasse 80%. Au Tchad, au Bénin, au Togo, au Libéria, en Côte-d’Ivoire, une fillette sur deux subit cette mutilation. Dans les pays du Magreb, on ne pratique pas ces mutilations.
En Occident, l’infibulation a été longtemps pratiquée, associée à une ceinture de chasteté. On faisait passer des anneaux dans les lèvres et fermait ensuite la vulve par un fil de fer ou par un cadenas dont le mari gardait la clef même et surtout quand il s’absentait.
Toute pratique peut aussi être détournée de son intention. On sait que les mutilations sexuelles féminines ont pour but d’interdire les relations sexuelles et la découverte du plaisir. Pourtant, une certaine forme de circoncision féminine, pratiquée dans la tribu des Kikuyu du Kenya, serait effectuée aujourd’hui dans certains hôpitaux de Paris pour accroître la capacité de jouissance de certaines femmes aisées. On dégage le clitoris et on le rabat à l’intérieur du vagin. Une telle pratique augmenterait la jouissance sexuelle des femmes… Marie Bonaparte, la célèbre psychanalyste, élève de Freud s’était fait ainsi opérée!

Répression du désir sexuel
Il reste que l’objectif des mutilations sexuelles féminines est bien de réprimer le désir sexuel, et donc de s’assurer de la chasteté. L’intervention provoque un traumatisme violent, qui va marquer à jamais toute l’existence.
Samia, musulmane, née dans un petit village égyptien près de la frontière soudanaise et qui vit au Caire témoigne: « J’avais sept ans lorsque j’ai été excisée. Je me souviens des récits des femmes de mon village qui parlaient de cette opération comme si leur vie s’était arrêtée là. L’atrocité de leurs descriptions et en même temps le sentiment d’une fatalité à laquelle je ne pourrais pas échapper, avaient provoqué en moi une telle panique que lorsque arriva le jour tant redouté, je fus prise de vomissements. Ce qui se passa alors est encore si brûlant dans ma chair qu’il m’arrive souvent de me réveiller en pleine nuit en hurlant et d’appeler ma mère ».

Aujourd’hui, en France, quelques chirurgiens se sont spécialisés dans la réparation de tels traumatismes.

Dr Patrice Cudicio

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Les fresques porno des salles de garde

Fresque_Cabu_GarchesAvant de critiquer ou de porter un jugement hâtif sur ces fresques pornographiques qui décorent la plupart des internats de France, il serait bon de réfléchir à leur raison d’être et surtout à ce qu’elles peuvent représenter dans l’esprit du jeune médecin.

 

Fresque de Cabu, salle de garde Hôpital de Garches

Si les études de médecine sont longues et difficiles, elles ne préparent pas vraiment le jeune médecin à être confronté à la souffrance et à la mort. C’est le seul métier avec les infirmiers (es) à les partager à longueur de journée. Ses angoisses existentielles n’ont aucune place s’il veut être  bon médecin à l’écoute des autres. Se confronter à la mort des autres, c’est envisager aussi la précarité de sa vie, au Thanatos. Lorsqu’après une nuit passé aux urgences, au chevet de la souffrance, du malheur ou de la mort, il rentre se coucher à l’internat, il ne trouve personne à qui se confier; il trouvera certainement un collègue avec qui il parlera de technique médicale, mais pas de ses états d’âme.  La salle de garde avec ses fresques est un lieu symbolique, elle représente la vie, l’Eros, l’instinct de vie, la joie, le plaisir certes de manière excessive et caricaturale, mais nécessaire à l’équilibre psychique du médecin. Il ne s’y exprime aucune brutalité, mais la fête de la vie avec ses excès et ses dérisions, d’une vie où le sexe va lui donner la force et l’énergie de recommencer le lendemain. La salle de garde avec ses fresques est un lieu de ressource essentiel. Le médecin n’est pas une machine, bien que!! Evidemment ce serait plus facile à gérer pour certains de nos hommes, femmes politiques et technocrates bien formatés et parfois compétents dans leur fonction, mais mono-tâches, incapable d’évaluer les conséquences collatérales de leurs actes ou décisions, nos fameux effets secondaires! La salle de garde est un lieu symbolique, initiatique, inaccessible et incompréhensible aux profanes. Ces lieux devraient donc être préservés de leur regard, interdits aux yeux non éclairés.

Et il n’y a que les alexithymiques à ne pas comprendre l’importance du symbole et sa fonction.

Il faut peut-être rappeler ce qu’est l’alexithymie ou du moins ce qu’elle représente.

C’est:

1. L’incapacité à exprimer verbalement les émotions ou les sentiments.

2. La limitation de la vie imaginaire.

3. La tendance à recourir à l’action pour éviter et résoudre les conflits.

C’est justement parce que nous avons accès aux symboles que nous arrivons à ne plus agir nos pulsions et à respecter l’autre. C’est ce qui différencie l’homme de l’animal.

Il est donc important de protéger nos salles de garde et leurs fresques, Athanor d’une médecine humaine.

Dr Patrice Cudicio

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Les dimensions du pénis

Beaucoup s’inquiètent à propos de la dimension de leur organe. Nous pouvons  constater qu’il existe de grandes variations. Si les facteurs génétiques jouent certainement un rôle essentiel il est aussi probable que les perturbateurs endocriniens: phtalates, parabènes et autres puissent avoir une influence négative.

L’influence de la taille du pénis sur la vie sexuelle est malgré tout plus psychologique que physique dans une époque où la « performance » semble partout de mise!

La moyenne

Ces valeurs sont des valeurs statistiques moyenne sur une population dʼhomme âgé de 21 à 82 ans. Il faut néanmoins préciser que si la taille a une certaine importance dans la qualité de la relation sexuelle, elle ne fait pas tout! Cʼest plutôt la façon de d’utiliser son sexe en quelque sorte son savoir faire qui est importante.

 

Dimensions en cm. Moyenne:                     Valeurs limites

Longueur au repos 8,85                                5,0 à 15,5

Circonférence au repos 9,71                        6,5 à 13

Longueur en érection 12,89                        7,5 à 19

Circonférence en érection 12,30                9 à 16,0

Allongement lors de lʼérection 4,4            0,5 à 9

Comment bien prendre les mesures

MesurerLePenis

La mesure de la longueur se fait sur la partie dorsale du pénis, à partir de la jonction avec la paroi abdominale. La mesure de la circonférence se fait au 2/3 de la longueur en partant de la base. Il faut savoir que la mesure au repos peut varier du fait de situation de stress physique ou psychique ce qui nʼest pas le cas lors dʼune érection complète pour un pénis «en bonne santé»

(Wessels (urol., 156: 1995,1996)

La taille du pénis varie dʼun pays à lʼautre

La longueur moyenne du pénis en érection peut varier dʼun pays à un autre (il sʼagit toujours de valeurs moyennes statistiques). Voici les principaux résultats:

Pays

Taille du pénis en érection (cm)

Corée

9,6

Inde

10,1

Grèce

12,18

Arabie Saoudite

12,4

Venezuela

12,7

USA

12,9

Japon

13

Chine

13,5

Espagne

13,6

Colombie

13,9

Chili

14

Allemagne

14,4

Brésil

14,5

Mexique

14,9

Russie

15

Italie

15

Noter que pour la Grèce et lʼArabie Saoudite, la taille peut varier plus ou moins de 1,7 cm la mesure ayant été faite à lʼétat de repos.
Toutes ces mesures ont été effectués lors dʼétudes par des chercheurs ou des centres de recherche de chaque pays. On ne sera donc pas étonné de voir la France en tête du palmarès!!!

Comparaisons Internationales

ComparaisonTaillePenis

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Religiosité et taux de grossesses chez les adolescentes aux USA

JFenceinte Joseph Strayhorn Psychiatre , spécialiste des enfants et adolescents, chercheur à l’Université de Philadelphie et de Pittsburg,et Jillian Strayhorn, sociologue et documentaliste, se sont intéressés aux enfants nés de mère adolescente et qui seraient plus souvent pénalisés par des troubles mentaux que d’autres. Ce constant les interpelle et les conduit à examiner de près les contextes psycho sociaux où surviennent ces grossesses précoces.
Les recherches précédentes suggéraient l’implication de plusieurs causes notamment une corrélation entre la religiosité et l’âge auquel survient la grossesse chez la mère.
Dans leur étude, Joseph et Jillian Strayhorn ont rassemblé toutes les données sociologiques accessibles aux États Unis concernant le taux de grossesses chez les adolescentes, les croyances religieuses conservatrices, les revenus, et le taux d’avortement.
Il est apparu que plus la religiosité est forte et plus il y a de probabilité de grossesses chez les adolescentes c’est même là l’indicateur prédictif le plus fiable (0,73), quand bien même on l’associe à d’autres facteurs, comme le revenu ou le taux d’avortement qui, pour leur part présentent des corrélations négatives.
Les chercheurs concluent que les communautés à forte religiosité utilisent moins de moyens contraceptifs que les autres. L’étude ne précise pas le rôle de l’éducation sexuelle. La Française est-elle en train de suivre le même chemin? Il serait sans aucun doute intéressant d’en faire l’étude!

BB

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