Nouveau départ

Après presque trois ans de collaboration au magazine, j’ai décidé de le quitter. Poussée par mes amies, j’ai créé un blog via Facebook, vous pouvez toujours y suivre mes aventures…

Le nom de la page est: Le BHD: Billet d’humeur de la divorcée

Le BHD n°139 : Trois notes de Blues…

L’année démarre sur les chapeaux de roues, un janvier très tumultueux, en dents de scies avec des hauts très hauts et des bas très bas. J’aurais tellement aimé qu’il ne soit fait que de hauts et d’ébats…Impossible, à priori…

Ce mois de janvier voit le père d’un ami faire un AVC (accident vasculaire cérébral), le frère d’un autre ami reçoit enfin la greffe de rein tant attendue, mais le greffon est capricieux, il met du temps à faire le boulot pour lequel il est conçu…Des amis pris dans la tourmente des ascenseurs émotionnels, les bonnes nouvelles réjouissantes s’enchaînent avec de mauvaises inquiétantes…

Mon oncle qui doit subir une énième intervention…Même si c’est, théoriquement, pour un bien-être futur et de meilleures conditions de vie, sur l’instant, c’est encore de la souffrance à venir…Sans oublier un certain épuisement psychologique…A quand une « paix » bien méritée ?

La chienne de mon père à conduire chez le vétérinaire pour son dernier voyage. Réaliser que c’est encore une partie de lui qui disparaît…Au milieu du tableau, comme au jeu de l’intrus, ma mère qui s’en fout et préfère nous casser les pieds avec sa chaudière…Ma sœur et moi, dans un ahurissement cotonneux se demandant ce que viennent faire les petites tracasseries d’ordre matériel un jour pareil…Mais, une bonne nouvelle…La tant attendue phase dépressive s’amorce…Comprenez par là que nous sommes passées d’une personne survoltée à une vieille femme amorphe restant assise dans le noir toute la journée, son téléphone sur les genoux…Incroyablement plus « reposant » pour l’entourage, c’est certain, mais tout de même bien inquiétant d’un regard de « soignante »…Entre la peste et le choléra…

 Ginette, la meilleure amie de ma grand-mère qui s’éteint soudainement…65 ans d’amitié, de confidences, de soutien…Ginette était une véritable figure du quartier, ancienne basketteuse, sa haute silhouette, sa démarche caractéristique, toujours vêtue avec classe, un franc-parler…Veuve jeune, elle avait choisi de rester fidèle à l’homme de sa vie… C’était une mère et une grand-mère exceptionnelle, toujours disponible pour ses amies. Elle va nous manquer, cruellement…Nous avons la chance de vivre dans un lieu qu’on peut qualifier de familial…Donc hier, avec ma frangine, nous avons rempli la charge que mamie a très longtemps occupé en son temps : faire le tour des popotes, prévenir, faire une cagnotte, aller chez le fleuriste, etc. Hommage du voisinage…Tous ont répondu présents pour ses obsèques…

Autour de tous ces événements tristes, le support bienveillant des liens d’amitié…Les cafés entre copines, les appels téléphoniques où l’on s’échange les informations, où l’on se soutient, où l’on se motive les uns les autres…Ne rien perdre de ces petits bonheurs, de ces petits moments de répit, de joie et de grâce que nous offre chaque journée…

D’un point de vue « lunaire », 2019 n’est censée réellement commencer ses effets qu’au 22, jour de la pleine lune…Oui, je sais, je me rassure comme je peux…

Monsieur Catbury, tu pourrais nous faire une journée douce et simple, s’il te plaît ?

VVB

sexologie-magazine vend sa propriété du Sud-Ouest

Département du Lot, dominant la vallée de la Dordogne, proche de Padirac et de Rocamadour, à 30 mns de l’A20 et de l’aéroport de Brive belle propriété de 2 maisons sur 2 hectares arborés.

Les Mariages non consommé


Bien qu’ils ne représentent statistiquement (les statistiques sont toujours à prendre avec des pincettes) que 2% des mariages ou unions non consommés, j’ai vu près de 800 dans mon cabinet. Il m’a fallu quelques années pour bien comprendre, analyser et résoudre ce problème à 90% d’origine féminine. Les difficultés d’érections représentent les 10% restants. Marie, 25 ans, secrétaire médicale vient consulter. Elle n’a jamais pu avoir de rapport sexuel. Toute tentative a été jusqu’à présent un échec. Son mari, absent, lors de la première consultation, ne semble pas s’en plaindre, mais elle aimerait bien avoir un enfant. Et c’est ce désir d’enfant qui justifie la consultation. Ils arrivent à se donner du plaisir lors des caresses, et elle n’a aucun problème à obtenir des orgasmes avec son clitoris. Sur le plan purement médical, elle est en bonne santé; dans ses antécédents, on ne retrouve pas de notion traumatique comme une blessure de la vulve qui aurait pu, enfant, survenir lors d’une chute de vélo.
Sur le plan psychologique, son enfance et adolescence se sont déroulées sans événement particulier: pas de violence à caractère sexuel, viol, attouchements, inceste.
Les examens gynécologiques sont impossibles: la peur, l’angoisse de la pénétration provoquent chez elle un réflexe de défense: elle serre très fortement les cuisses etinvolontairement les muscles du périnée, les constricteurs de la vulve et releveurs de l’anus.
En d’autres temps, on pensait que ce vaginisme était une question d’étroitesse du vagin et qu’il fallait dilater son orifice en utilisant des « bougies de Hégar » de diamètre progressif. Cette technique barbare a été, fort heureusement, abandonnée chez la plupart des sexologues et gynécologues sérieux.
En fait, il s’agit d’un problème de représentation du corps et, ici, en l’occurence du vagin. Depuis notre plus petite enfance, nous construisons une sorte d’image de notre corps, ce que j’appelle une représentation car elle n’est pas que visuelle. Celle-ci comprend des éléments conscients enregistrés dans certaines structures cérébrales et facilement accessibles et d’autres inconscientes, dans d’autres structures. Ces dernières ne contiennent que des informations de type sensoriel et émotionnel; elles peuvent s’exprimer lors des rêves ou se somatiser, c-a-d s’exprimer à travers des problèmes, physiques ou psychiques.
Pour revenir au vaginisme, il est l’expression d’une absence de représentation du vagin au niveau du schéma corporel.
Ainsi toute tentative de pénétration vaginale sera vécue inconsciemment comme un risque d’intrusion d’un corps étranger dans le corps et non dans une cavité du corps. D’où ce réflexe naturel de défense afin de se préserver d’une « blessure ». Connaître l’origine de ce symptôme est longue et difficile car elle n’est pas unique, mais faite d’une association de souvenirs enregistrés au cours de l’enfance et de l’adolescence .
C’était le cas de d’Anne, 30 ans, dont le vaginisme était consécutif aux multiples perfusions qu’elle avait du subir au cours d’une longue maladie dans son enfance.
La douleur ressentie par certaines jeunes femmes, lors du premier rapport sexuel, n’est pas provoquée par la déchirure d’un hymen anatomiquement insensible, mais par un certain degré de vaginisme.
J’expliquerai plus loin comment cette découverte m’a permis par la suite de comprendre les mécanismes du désir, du plaisir et de la jouissance…

Tous éjaculateurs précoces


Manifestement, selon les théories psychanalytique utilisées en sexologie dans les années 80, nous faisions partis du lot et ce à des degrés plus ou moins importants! Si la formation de la Société Française de Sexologie Clinique était essentiellement théorique, celle de l’Institut de Sexologie se voulait plus pratique. Nous devions participer à plusieurs séminaires dont un « sorte de thérapie de groupe » très influencé par la psychanalyse. Il se voutait être une remise en question, être un travail sur soi. Il faut dire aussi qu’à l’époque, ces techniques étaient très à la mode: il existait même des groupes marathons sur un WE entier, les animateurs se relayant jours et nuits. L’objectif était de faire tomber ses résistances. Des couples se formaient, aboutissant parfois à des partis de « jambes en l’air », pourtant interdites par le réglement, dans le parc de la propriété utilisée à l’occasion. Je me rappelle également des séminaires de massage californien où la nudité était de rigueur. Epoque New Age du Peace and Love, toutes ces pratiques nous arrivaient tout droit des USA. Il fallait être assez bien structuré pour ne pas devenir complètement névrosé, influencé par les interprétations psychanalytiques. Lacan était une énigme ; je me sentais complètement idiot devant ce charabia incompréhensible – j’ai su plus tard que je n’étais pas le seul-. Fort heureusement , le comportementalisme qui n’était pas encore cognitiviste commençait à se développer en France. Il semblait plus facile à comprendre et surtout à utiliser. C’est aussi au cours d’un de ces séminaires que j’ai découvert l’hypnose. Elle avait plutôt mauvaise presse, car considérée comme manipulatrice. Il faut dire que Freud a inventé la psychanalyse sur la dépouille de l’hypnose. On oublie trop souvent d’ailleurs qu’il était venu en France, à Paris pour suivre les enseignements d’hypnose de Charcot et à Nancy de Bernheim. Mais mauvais praticien, il la transformé en psychanalyse tout en en conservant le rituel.
Bref, comme nous étions tous des névrosés, il était évident que l’E.P. en était une des conséquences. Je n’ai jamais croisé un homme qui ait pu prolonger la durée d’un rapport grâce à cette thérapie!

E.P. Solutions

Les Solutions
En relisant les posts précédents , je m’aperçois qu’il m’a fallu de nombreuses années pour comprendre que ce symptôme avait été inventé de toute pièce. Appliquant les enseignements prodigués dans les années 70-80 par la Société Française de Sexologie Clinique et l’Institut de Sexologie, je ne comprenais pas bien le manque d’efficacité des différentes techniques et méthodes évoquées . Bien sûr, il y avait parfois quelques résultats, mais dans l’ensemble, ils étaient peu satisfaisants. Et pour cause: elles partaient du principe que l’éjaculation rapide était anormale, voire pathologique!
Je me répète sans doute: l’éjaculation est physiologiquement et naturellement rapide chez l’homme jeune en âge de procréation. Elle peut persister avec l’âge, mais est surtout amplifiée par les normes sexuelles véhiculées. Les sexologues et les médias sont malheureusement les responsables involontaires de la généralisation et de l’aggravation de ce symptôme en fabriquant une « maladie ». L’anxiété de ne pas se sentir suffisamment performant (angoisse de l’échec ou de performance) n’a fait qu’empiré les choses. En fait, retarder son éjaculation, c’est détourner un processus normal et naturel de sa fonction initiale: la procréation. Le plaisir n’est plus tant dans sa jouissance ou son orgasme, que dans la rétention de celui-ci , prolongeant le plaisir de l’excitation. Ce jeu sexuel va prolonger l’acte; il aura pour effet de maintenir un contact intime entre les deux sexes. Plus satisfaisante pour la partenaire, la pénétration est ressentie alors comme un véritable échange où chacun a le temps d’exprimer ses sentiments les plus profonds, les plus intenses. Le vagin n’est plus vécu par la femme libérée des contraintes de la maternité et désireuse comme une sorte d’exutoire de la jouissance spermatique masculine.
Faire l’amour devient une communication, un échange avec son sexe. On y devine la solution. Fruit d’un apprentissage, c’est un changement de représentation de la fonction sexuelle. Il s’agit pour l’homme, d’apprendre à caresser, à donner avec son penis et non pas comme il le fait trop souvent, se servir du vagin – comme il le fait avec sa main- pour se masturber. Toute l’attention est dirigée vers l’autre et non vers soi.
Au cours d’une consultation, j’utilise souvent l’image du violoncelle: «  si le corps de la femme est comme un violoncelle, les cordes son vagin, l’archet est le pénis qui va les faire vibrer et jouer une musique des plus délicieuses. »

Devenir un artiste n’est malheureusement pas aisé; on ne change pas un comportement inné, des habitudes, des conditionnements socio-culturels aussi facilement que cela.

La première étape consiste à mieux se connaître, à mieux percevoir ses sensations, ses émotions. Les techniques de relaxation, de méditation peuvent être utiles.

La deuxième consiste à devenir plus altruiste, plus généreux, moins égoïste, moins centré sur son plaisir. C’est avant tout un état d’esprit à acquérir. Il est dirigé vers l’autre et non vers soi, sans esprit de performance. C’est un des effets secondaires du « Sensate Focus » qui consiste à se caresser de manière réciproque, non simultanée, non sexuelle dans un premier temps puis sexuelle dans un deuxième. Cette technique comportementale est rarement très efficace, car vécue le plus souvent comme une sorte de recette magique, malgré tout contraignante.

La troisième est de concevoir, d’imaginer son sexe comme un outil, un instrument de dialogue, de communication, le prolongement de son esprit.

Et enfin de s’exprimer à travers lui.


Le meilleur outil capable d’agir sur ses différents niveaux est l’hypnose. Le processus dissociatif sur lequel elle repose, permet de changer assez facilement et rapidement les représentations mentales inconscientes responsables de l’éjaculation. A l’inverse d’autres techniques, elle n’impose pas une méthode. Elle utilise les ressources mentales propre à chacun, mais différentes selon son histoire. C’est ce qui en fait son efficacité. Toutes les autres techniques utilisées en sexothérapie ne sont efficaces que s’il y a adhésion, résonance entre ses propres conceptions ou croyances et celles de son « thérapeute ». Ce qui explique leur efficacité très relative. La même technique ne fonctionnera pas de la même façon chez deux personnes. Un adepte de la psychanalyse n’adhérera pas aux théories comportementales et inversement!

Besoin d’aide, de renseignements: contactez-moi.

E.P. suite

Interrogations?
Il y a pourtant des hommes qui ne se plaignent jamais d’éjaculation rapide!
En effet!
Je me suis également posé la question et j’ai pu trouver quelques réponses.
-Le détournement d’attention qui consiste à penser à quelque chose de peu agréable, voire même désagréable.Il peut diminuer l’excitation, et retarder de ce fait l’éjaculation.
L’efficacité est modérée et peut satisfaisante surtout pour la ou le partenaire.
-Une autre technique, un peu plus intéressante est d’éjaculer une heure avant le rapport en se masturbant. L’excitation sera moins forte et le rapport un peu plus long. Ce n’est valable que pour les jeunes qui peuvent récupérer rapidement une excitation satisfaisante. Avec l’âge, la récupération est plus longue et le retour à une bonne érection plus difficile.
-L’alcool ou quelques autres substances illicites: elles diminuent l’excitation et donc… Ce n’est certainement pas la solution, mais explique la survenue d’éjaculation prématurée qualifiée de secondaire.
Une anecdote: Sébastien 26 ans vient consulter car il se plaint depuis quelques temps d’éjaculer trop rapidement. Le problème est apparu lorsqu’il a commencé à avoir une relation régulière avec Zoé. Elle ne s’en plaint pas particulièrement. Par contre Sébastien développe de plus en plus une angoisse de l’échec ou de performance aggravant le problème jusqu’a présenté parfois une éjaculation « ante-portas », avant la pénétration. Auparavant, il n’avait pas ce problème. Il faut dire que ses précédentes relations se faisaient dans un contexte festif, avec une consommation excessive d’alcool ou autre psychotrope. En fait l’éjaculation rapide primaire (présente dès le début de sa vie sexuelle) était masquée par l’alcool, le cannabis ou autre.
L’âge et celui de la relation peuvent altérer le désir et de ce fait l’excitation et donc rendre l’éjaculation plus difficile. Il faut dire que nombreuses sont les femmes qui après quelques années de vie de couple, prises par le travail, les enfants et l’intendance n’ont que peu de désir sexuel. Un rapport rapide permet d’assurer le « minimum syndical! »sans remettre en question le couple.
Paul 45 ans vient consulter car il n’est pas satisfait de ses rapports. Il trouve que son épouse a peu de désir et il pense qu’il en est responsable car il éjacule trop rapidement (selon les normes véhiculées par les média). Je lui pose quelques question sur son anatomie: son érection est-elle de bonne qualité, ne présente-t-il pas un phimosis ou une brièveté du frein? Rien de tout cela.
Son épouse se plaint-elle du problème; pas vraiment, si ce n’est que parfois, elle dit qu’elle n’a pas très envie, qu’elle est fatiguée, qu’elle a la migraine…Il pense donc, comme beaucoup d’homme qu’il ne la satisfait pas sexuellement à cause de son éjaculation précoce.
Je lui demande de revenir consulter avec elle pour mettre en place une thérapie de couple: il s’agit d’ exercices associant les techniques comportementales du Squeeze et du Stop and Go.
Lors de la 2ème consultation, il vient donc avec son épouse Sophie, 39 ans. Elle semble tout à fait compréhensive et partie prenante.
Mais lors de la 3ème consultation, il est à nouveau seul et me demande s’il est possible de résoudre ce problème margé tout car son épouse ne souhaite plus revenir après une tentative d’exercice infructueuse. « C’est ton problème !» lui dit-elle!

Difficile à résoudre. Il est possible de lui prescrire de la Dapoxetine « Priligy® », dérivée d’antidépresseur; si celle-ci retarde de quelques minutes l’éjaculation, pas plus de 4 mn, c’est au prix de nombreux effets secondaires, surtout qu’il faut, en plus, programmer le rapport sexuel. Solution très romantique! Ce produit n’a que peu d’intérêt si ce n’est pour le laboratoire fabricant! Et même si les rapports sont un peu plus longs, ils restent aussi peu fréquents.
Thomas 50 ans vient consulter également pour une éjaculation rapide, mais qui ne survient qu’avec son épouse Hélène 46 ans. Ils vivent ensemble depuis 25 ans. Les rapports sont de moins en moins fréquents et peu satisfaisants. Les enfants ayant grandis et son travail un peu moins prenant, il a rencontré récemment une jeune femme de 15 ans sa cadette. « C’est étonnant, je n’ai plus cette même difficulté. Il faut dire que Pauline est très différente, plus active, plus sensuelle. Et j’ai vraiment envie de lui donner du plaisir. Je suis surpris du temps que nous passons à nous caresser, à jouer avant d’en arriver à la conclusion ».
Et c’est sans aucun doute là que se trouve la solution d’un symptôme qui n’en est pas un! J’expliquerai, plus loin, comment il est possible d’être un bon artisan, voire un artiste en amour.
Enfin et pour conclure ce paragraphe: une technique assez particulière, plutôt pratiquée dans le monde Gay et BDSM: le « Milking  (traite en français)»: Il s’agit d’introduire un doigt dans le rectum et de masser régulièrement la prostate. Au bout d’un temps plus ou moins long, une éjaculation baveuse, c-a-d sans orgasme, va survenir, décongestionnant ainsi la partie de l’urètre située dans la prostate et les vésicules séminales. L’excitation étant toujours présente, il est beaucoup plus facile, mais pas nécessaire de prolonger le jeu sexuel.

Le BHD n°138 : 2019, année du neuf !

Année du neuf, pas le chiffre, du neuf dans le sens du renouveau !

Deux chansons de Louise Attaque pourraient symboliser la manière dont j’ai terminé l’ancienne année et démarré la nouvelle…Tout d’abord, « Viens je t’emmène », puisque mon amie Marielle m’a invitée pour un nouveau séjour toulousain… (Et quel séjour !). Ensuite…  « Les nuits parisiennes » : « Jvis toujours des soirées parisiennes, et j’voudrais vivre des soirées belles à Sienne, et vivre au vent, à feu, à sang, et m’ouvrir aux sentiments »

Toulouse, séjour incroyable et enchanteur ! Tout d’abord grâce à l’hospitalité des parents de mon amie qui sont des gens absolument charmants, généreux, bienveillants et attentionnés. Je découvre chez eux, avec étonnement et ravissement, ce que peuvent être des parents…Je repense à cette publicité pour un site de Poker où la voix de Patrick Bruel martèle que « l’important n’est pas les cartes, mais ce que vous en faites »…Les cartes que ma sœur et moi avons reçues à la naissance n’étaient pas brillantes. Nous avons eu la force et le courage d’en faire quelque chose dont nous pouvons être fières…Il n’en reste pas moins, que nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’une distribution plus favorable aurait rendue nos vies plus simples et plus douces. Quel délice de savourer le petit déjeuner préparé à votre intention…Lorsque j’ai décrit la scène à ma frangine, nous avons tenté de rechercher du plus loin que nous le pouvions la dernière fois que notre mère avait eu ce type de geste pour nous… Une attention, un encouragement, un compliment…Long silence et grand éclat de rire…

Ce séjour fut aussi l’occasion de découvrir le Minotaure et l’Araignée, de géantes et incroyables machines mécaniques à la pointe de la technologie qui vous ramènent en enfance et m’évoquent Jules Verne, allez savoir pourquoi… J’ai eu également la joie et le privilège d’assister au concert du nouvel an à la Halle au grain, une tradition de la ville rose. Oserais-je le dire, mon premier concert classique…Quand je pense « chef d’orchestre », c’est toujours Stanislas Lefort (personnage joué par Louis De Funès dans la Grande Vadrouille) qui m‘apparaît. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver sur scène un immense jeune homme semblant engoncé dans son costume queue de pie. Je lui trouvais l’air aussi dégingandé que le majordome de la famille Adams…Mais dès les premières notes, la magie ! Ebouriffant, décoiffant, émouvant ! Quelle énergie, quelle fougue, je ne l’ai pas quitté des yeux, suivant ses mains, observant ses yeux, ses pieds, son corps tout entier mu par la musique…Il a même fait participer le public qui en redemandait. Fantastique !

Réveillon de la saint-Sylvestre dans une salle des fêtes,  autre grande première pour moi ! Toulouse est décidément une ville m’offrant une fête perpétuelle… Une soirée au top : bonne chair, boissons, musique pour tous les goûts, des amis, une petite Sardine qui se découvre un sens de la fête et qui danse dans les bras et sur les épaules jusqu’au bout de la nuit…Un chevalier servant (enchantée)…La curieuse sensation d’être à Poudlard ! Le décompte traditionnel, les vœux, les rires, les sourires…

2018 n’aura été ni tendre ni douce, elle fut une année de sacrifices sur bien des plans. Elle m’a amenée, aussi, son lot de moments privilégiés…2019 commence sous une bonne étoile, je souhaite qu’elle brille de plus en plus fort et qu’elle puisse m’inonder de douceur, de bonheur et de joies multiples et variées…

A chacun d’entre vous, je souhaite que 2019 soit belle et qu’elle vous apporte son neuf et son renouveau !

VVB

E.P. Flashback

Toujours à propos de l’éjaculation précoce qui allait devenir prématurée, avant d’être qualifiée quelques décennies plus tard de rapide.
Fin des années 70: j’assiste à un des cours de sexologie dispensée par la Société Française de Sexologie Clinique à l’ancienne Faculté de Pharmacie de Paris. Lors de mon Internat, j’étais tombé par hasard sur une revue médicale de sexologie, la première du genre en France. Curieux, je découvre un univers inconnu des études médicales . Sans être un accroc du sexe, je me dis que mieux connaître le sujet, ne peut être qu’un plus! Je m’inscris donc à l’enseignement de le SFSC. Je vais y rencontrer quelques « célébrités » de la sexologie française. L’enseignement s’inspirait beaucoup des livres de Masters et Johnson pimenté d’une bonne dose de psychanalyse. Ainsi et pour résumer, on interprétait et c’est malheureusement encore le cas, l’éjaculation prématurée comme le fruit d’une angoisse de castration, la peur d’un « vagin denté ». Les femmes sont vraiment animées de mauvaises intentions!!!. Ecartelé entre son désir sexuel et la peur de se faire dévorer son « instrument », le jeune mâle doit faire vite! Si cette peur de l’inconnu vaginal a pu persister chez quelques névrosés influencés des théories freudiennes, elle n’était, fort heureusement, pas retrouvée dans la grande majorité. Bref, tout cela pour dire, qu’avec la psychanalyse, c’est quelques années de thérapie pour espérer, ne pas résoudre ce problème, mais l’accepter. On imagine le résultat et les conséquence pour le couple!
Fort heureusement, ces cours de sexologie évoquent de nouvelles approches basées sur les thérapies comportementales qui deviendront plus tard cognitivistes (TCC). C’est essentiellement la technique du « squeeze » inventée par Seemans et reprise par notre couple américain. Elle consiste entre autre à demander à la partenaire de serrer la base du gland au signal de l’homme afin d’interrompre et de marquer l’excitation sexuelle. Elle serra reprise et interprétée par une psychologue américaine Meg Kaplan qui préconise le Stop and Go. Elle consiste à interrompre les mouvements coïtaux lorsque l’excitation atteint un certain seuil, le seuil d’inévitabilité, puis à les reprendre et ainsi de suite. Dans mon expérience de quelques milliers d’éjaculateurs rapides, ces méthodes n’ont qu’une efficacité très relatives. Cette faible efficacité n’est pas à attribuer à la méthode, mais plutôt à ses effets secondaires.
Quant à la technique de contraction du périnée utilisée par certains kinésithérapeutes, elle est du même acabit, tout aussi peu efficace!
On arrive au même résultat, voire mieux en comptant les motifs de sa tapisserie en en pensant à son percepteur! La solution est ailleurs! Je vais y venir plus loin…

L’éjaculation précoce


Ou comment deux célèbres sexologues américains: William Masters et Virginia Johnson ont inventé une nouvelle maladie en publiant leur premier livre, Human Sexual Response en 1966! L’ouvrage fut traduit en Français, quelques années plus tard, par le Dr Michel Meignant, suivi quelques années après par Human Sexual Inadequacy. L’histoire est savoureuse, si l’on peut dire, car elle a plongé des millions d’hommes dans le désespoir dans l’angoisse en créant de toute pièce un problème qui n’existait pas auparavant. Ils ont néanmoins le mérite d’être parmi les premiers à aborder scientifiquement la sexualité.
Explications: L’homme est naturellement programmé pour éjaculer rapidement. C’est une question de survie de l’espèce et la naissance d’un enfant une finalité. Chez l’homme jeune, l’excitation est rapide, le plaisir intense, facilitant ainsi la survenue de l’éjaculation. La jeunesse permet une récupération rapide, il peut ainsi remettre facilement le « couvert ». Cela ne semblait guère poser de problème à la partenaire à l’époque. Bien sûr, elle ne « grimpait pas aux rideaux » lors de la pénétration, mais arrivait assez facilement à l’orgasme avec son clitoris. Quelques femmes américaines ont trouvé cela injuste (nous étions aux débuts de l’émancipation féminine). Il n’est pas normal que l’homme puisse jouir lors de la pénétration, alors qu’elles non! C’est de la faute à l’homme qui éjacule trop rapidement! Un mécanisme naturel, physiologique était en train de se transformer en problème qu’il fallait à tout pris résoudre!
Je dois reconnaître qu’à l’époque, commençant ma formation en sexologie, je suis tombé moi aussi dans le panneau.…