Comment diminuer le risque de cancer de la prostate!

TiInde7Lors d’une étude réalise entre 2005 et 2009 et portant sur 3208 hommes, des chercheurs Canadiens de L’université de Montréal et de l’INRS-Institut Frappier auraient découverts  qu’un homme qui a eu plus de 20 partenaires sexuelles au cours de sa vie a 28% moins de risque de développer un cancer de la prostate dont 19% en moins pour un cancer agressif.

Cependant, cela ne s’applique pas au gays qui doublent leur risque de cancer s’ils ont plus de 20 partenaires et multiplient par cinq leur risque d’un cancer agressif. N’avoir qu’un seul partenaire ne modifie en rien le risque initial.

La virginité n’arrange pas les choses car elle multiplierait le risque par deux.

En fait selon le Pr Marie-Elise Parent de l’Université de Montréal ce serait le  plus grand nombre d’éjaculations qui semblerait l’élément favorable.

Chez les gays, c’est par contre la fréquence plus grande d’IST qui augmente le risque.

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Mais qu’est-ce que l’orgasme?

sommeilEndyLe terme d’orgasme qui évoque l’acmé du plaisir sexuel qu’il soit masculin ou féminin, est essentiellement un phénomène cérébral, tout à fait comparable à une crise comitiale (crise d’épilepsie) mais qui ne concerne que certaines zones très spécifiques du cerveau. Nous retrouvons en effet trois temps dans l’orgasme comme dans les crises d’épilepsie:

– une première phase de tensions pré-orgasmique, le corps se tend

– une phase orgasmique de contractions, le corps et surtout le sexe en sont parcourus, c’est l’éjaculation de l’homme

– une phase de résolution, c’est la détente, le bien être, la récupération.

Les neurologues savent très bien déclencher une crise d’épilepsie  chez les sujets sensibles en utilisant un stimulus répétitif comme un stroboscope.

Une crise comitiale correspond sur le plan électrique à une dépolarisation brutale d’un certain nombre de neurones cérébraux. Plus grand est le nombre, plus la crise est importante. Il existe ainsi des crises partielles.

En ce qui concerne le sexe, c’est  un peu la même chose: une stimulation répétée du clitoris comme un sextoy le fait, peut provoquer un orgasme.

Mais les choses ne sont pas si simples: en effet si certaines zones du corps sont naturellement prédisposées pour provoquer un orgasme comme le clitoris et surtout le pénis, afin d’assurer par l’éjaculation la survie de l’espèce, c’est l’érotisation c’est à dire l’investissement  sensoriel, émotionnel et affectif qui va jouer le plus grand rôle car il est capable d’associer d’autres parties du corps dans cette réaction de jouissance. Ainsi, le vagin, l’utérus, l’anus, la poitrine, la bouche peuvent devenir de véritables instruments de plaisir, de jouissance, voire d’orgasme.

Il faut bien comprendre que si leur stimulation est le plus souvent nécessaire, tout va se jouer au niveau du cerveau. C’est leur érotisation qui va être déterminante, c’est à dire la projection et l’érotisation  de la zone concernée au niveau du cerveau. Chez l’homme, tous les stimuli se font essentiellement au niveau de la verge et du gland; ils sont concentrés au même endroit. Il est donc relativement facile d’atteindre le seuil de déclenchement nécessaire à la réaction orgasmique. Chez la femme, le clitoris fonctionne un peu de la même façon sauf que chez elle, le mécanisme d’érotisation est plus diffus et implique plus de parties du corps ainsi que l’affectivité. D’où une plus grande difficulté à arriver au seuil nécessaire. Par contre, s’il est atteint, s’y associeront souvent, mais pas toujours d’autres parties du corps érotisées d’où un orgasme plus intense car un plus grand nombre de neurones cérébraux est impliqué.

On comprend mieux que nos «mécaniciens» du sexe qui raisonnent en termes de stimulus-réponse polémiquent sur l’existence ou non du point G, de l’orgasme clitoridien ou vaginal. L’orgasme est une réaction physique qui repose sur des mécanismes psychiques. La variabilité des points de départs et l’intensité de l’orgasme sont tout à fait réelles; leur interprétation ne peut se faire que sous l’angle de la psychosomatique.

Plus il y a de parties du corps concernées érotisées, plus l’orgasme pourra être intense et envahissant. Ce qui nous permet d’affirmer que si l’orgasme féminin est moins «facile» que celui de l’homme, il est le plus souvent plus intense, permettant parfois le phénomène décrit de « petite mort », tout à fait comparable, mais dans une moindre mesure à une crise d’épilepsie.

L’érotisation n’est pas très facile à définir: il s’agit d’attribuer une valeur sensorielle, émotionnelle et affective à une zone corporelle. Par exemple notre société occidentale à fait de la bouche un organe  à caractère sexuel; c’est le baiser profond, le french kiss dans tout ce qu’il représente pour nous. Dans d’autres sociétés, il est considéré comme répugnant et sale.

La conclusion? Comprendre l’orgasme exige une compréhension étendue des réalités humaines, les approches purement mécaniques ne rendent compte que d’une menue parcelle de l’expérience vécue…Et il est toujours possible de faire évoluer son plaisir!

Dr Patrice Cudicio

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La vasectomie

Ciseaux&AiguilleIl s’agit d’une opération de stérilisation masculine, généralement, définitive.

Les techniques

Il y a deux techniques qui s’effectuent l’une comme l’autre sous anesthésie locale et ne durent guère plus de dix minutes.

La technique classique consiste à faire une petite ouverture dans le scrotum (le «sac» qui contient les testicules) puis à couper puis à ligaturer les canaux déférents qui conduisent les spermatozoïdes des épididymes où ils sont stockés avant l’utilisation au canal éjaculateur.

Les épididymes sont des canaux longs et fins dont la fonction est le stockage des spermatozoïdes nouvellement formés. Ils sont situés dans le scrotum, le long de chaque testicule. Les spermatozoïdes demeurent dans ces épididymes en forme de corde jusqu’au moment de l’éjaculation, lorsqu’ils sont éjectés dans le canal déférent.
Le canal déférent est le prolongement étroit du canal de l’épididyme qui sert à conduire les spermatozoïdes de l’épididyme au canal inguinal et à la région vésicale, puis au cordon spermatique au canal éjaculateur.

La vasectomie dite «sans bistouri» utilisée dès 1974 par les chirurgiens chinois progresse dans d’autres pays depuis les années 80. Il s’agit bien sûr de couper et ligaturer les canaux déférents, mais à travers une très petite ouverture pratiquée à l’aide d’une pince aux extrémités acérées. Ensuite il n’est pas nécessaire de faire des points de suture pour la refermer. Ainsi, cette méthode entraîne moins de risques d’hématomes, de douleurs et de fièvre que la première méthode.

Les conditions requises

En France, la vasectomie était aux yeux de la loi considérée comme une mutilation; Jusqu’en 1999, l’article 41 du code de déontologie de l’ordre National des Médecins faisait force de loi: «La stérilisation, masculine ou féminine est une intervention mutilante qui, dans la majorité des cas, n’est pas actuellement réversible, et dont les conséquences psychologiques et morales sont imprévisibles (…) Le médecin a la responsabilité d’apprécier en conscience ces motifs». Le médecin devait savoir que s’il pratiquait une intervention de stérilisation, il pouvait être attaqué pour «coups et blessures».
Depuis la loi du 4 juillet 2001, la vasectomie peut donc être effectuée à la demande du patient pour des raisons médicales ou autres. La loi impose d’informer le patient verbalement et par écrit, en présence de son conjoint à propos de l’intervention, de la technique, des risques possibles, et des moyens de conservation du sperme. Le demandeur doit être majeur, capable d’exercer une volonté libre après avoir reçu toute l’information nécessaire à propos de l’intervention et de ses conséquences. Un délai de quatre mois est requis avant la prise de décision définitive.

Dans certains pays, notamment anglo saxons, cette intervention est très pratiquée comme moyen contraceptif car elle est relativement facile d’exécution, et fiable. En France, la demande est d’abord reçue par le médecin traitant qui dirige ensuite vers un spécialiste car l’intervention doit être réalisée dans un centre de soins adapté.
Généralement, pour remplir les conditions d’éligibilité, le couple doit déjà avoir des enfants (2 à 3), le consentement de la partenaire est requis, ainsi qu’un dépôt de sperme effectué auprès d’un CECOS (centre d’examen et de conservation du sperme). Mais, ces conditions relèvent de l’éthique médicale car la loi de 2001 n’en fait pas mention.

Se préparer psychologiquement

La vasectomie ne perturbe pas la production d’hormones masculines et notamment de la testostérone, responsables des caractères sexuels secondaires (barbe, musculature masculine, voix grave…). Cette opération n’a donc aucune influence sur la libido et les capacités sexuelles contrairement à ses éventuelles répercussions psychologiques. Il est indispensable de se préparer à l’intervention car cet impact psychologique peut être important et entraîner des pannes sexuelles. Avant tout, il faut être absolument sur de ne plus vouloir avoir d’enfants, en effet, la vasectomie doit être considérée comme une stérilisation définitive, pratiquement irréversible. Même si des interventions chirurgicales visant à restaurer la fertilité sont pratiquées, elles ne sont généralement pas très efficaces, d’autant que les risques de développer une réaction immunitaire anti sperme existent.

Les suites de l’intervention

Comme pour toute autre intervention chirurgicale, quelques rares complications post opératoires sont parfois observées: hématomes, douleurs non infectieuses ou infections. Il faut savoir toutefois, que la vasectomie entraîne environ 20 fois moins de complications que la ligature des trompes chez la femme et comptabilise 10 à 37 fois moins d’échec puisque seulement dans 1 à 3 % des cas, une re perméabilisation des canaux déférents apparaît spontanément. Ces éléments rendent la vasectomie nettement moins coûteuse que la ligature des trompes.

Pendant les semaines qui suivent l’intervention, pour favoriser la cicatrisation, il est recommandé de porter de sous vêtements serrés, s’abstenir d’activité sportive, s’abstenir de rapports sexuels, au moins pendant les deux premières semaines. Ensuite, une contraception temporaire devra être effectuée pendant un à trois mois.
6 semaines après l’intervention, il est nécessaire d’effectuer un spermogramme pour confirmer la stérilisation.

Le coût moyen de l’intervention s’élève à une centaine d’Euro

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Les antidepresseurs rendraient les hommes moins «amoureux»

Nevergivup_ManLors du dernier congrès de l’European College of Neuropsychiatrie, le Pr Donatella Marazitti de l’Université de Pise Italie a présenté un travail montrant que le sentiments amoureux pouvait être affecté par la prise d’antidépresseur. Nous savions déjà depuis longtemps que ceux-ci avaient un impact négatif sur la sexualité lorsqu’ils étaient pris sur une période assez longue, en général supérieure à 3 mois: diminution du désir chez l’homme et chez la femme, difficultés orgasmiques chez les deux et se manifestant chez l’homme par une éjaculation retardée (d’où leur utilisation dans l’éjaculation prématurée) ou une anéjaculation. La dapoxetine (le Priligy®) prescrite dans les EP appartient aux IRS.

L’étude semble montrer que les IRS (paroxetine, escitalopram, citalopram, sertraline) auraient des effets négatifs plus importants sur l’attachement et le sentiment amoureux que les antidépresseurs tricycliques (clomipramine, imipramine, amitriptyline et trimipramine).

Mais ce qui fait l’originalité de cette étude, réalisée sur 192 personnes hommes et femmes souffrant de dépression légère à modérée, c’est que les hommes semblent plus affectés sur le plan émotionnel que les femmes.

Le Pr Marazziti explique cela en disant que « souvent les femmes ressentent les choses plus profondément. Les médicaments pourraient être mieux tolérés chez les femmes. Mais il ne s’agit que de spéculations. »

En effet, ce ne sont que des spéculations car l’étude  peut être soumise à critiques. D’une part l’échantillon est faible: 192 personnes dont 124 femmes et 68 hommes d’autre part l’évaluation a été réalisé à l’aide d’un même questionnaire: le SALT (sex-attachement-love) et nous savons  du moins pour ceux qui en ont une certaine expérience que la fiabilité de ces questionnaires n’est jamais totalement assurée; en effet le sens des mots, le signifié des psychanalystes, n’est jamais le même dans les deux sexes, ni selon chaque personne. Par exemple si on demande à deux personnes de penser à l’amitié, chacune le fera en référence à ses propres amis; ils seront très probablement différents de ceux de l’autre!

Ref: Dr Marazziti. Abstract P.2.e.001. 27ème European College of Neuropsychopharmacology Congress Oct 2014

Baldwin D. The sexual side effects of psychotropic drugs Oct 2014

Dr Patrice Cudicio

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Pourquoi n’existe-t-il pas de médicaments pour traiter les dysfonctions sexuelles féminines?

Nous reprenons là un article paru récemment (20/oct/2014) sur Webmédecine et repris par l’Institut Kinsey.

Si la FDA ( Food and Drug Administration) a validé 6 marques de médicaments dans le traitement des troubles de l’érection, le «Viagra Rose» pour les femmes censé soigner le manque de libido n’a pas encore franchi la ligne… de l’agrément.…Lire la suite dans le dossier

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