Vie de couple: Les rythmes et le temps ; première partie les rythmes

Entrez dans la danse…danseurTango

Communiquer, c’est échanger, pas seulement des mots et des caresses ou les deux à la fois… La communication emprunte des voies moins évidentes, les rythmes et le temps. À notre insu, ces deux éléments exercent une forte influence sur l’ambiance de la vie à deux.

La vie à deux se déroule dans un contexte de temps et de rythmes, chacun utilise son rythme personnel. Certaines émotions se jouent sur un mode lent ou rapide propre à chacun, l’amour, la tendresse, la passion ne s’expriment pas sur le même rythme, ni dans le même temps. Le couple construit ses rites dans le temps et l’espace partagés; quand tout va bien, chacun joue sa “partition”, respecte le bon tempo et la “musique” produite charme inlassablement chacun. Quand le couple traverse des orages, décalages et dissonnances figurent au menu d’un concert cacophonique. La perception du temps et des rythmes prend soudain une importance démesurée, les “jamais” et les “toujours” se livrent alors une lutte acharnée…

Une “chorégraphie” du couple

Les rythmes s’expriment d’abord globalement au niveau du comortement non verbal.
Quand on dit de l’autre qu’il nous fatigue, nous saoûle, ou remue de l’air, d’un côté nous évaluons son rythme global, et de l’autre notre vécu. Débit de parole rapide, gestes fréquents et saccadés, brusques changements de posture, grande occupation de l’espace, mimiques expressives et variées, rapidité de la respiration, sont autant de signes indicateurs de ce rythme. Quand on vit à deux, il n’est pas toujours évident de s’accorder au rythme de l’autre, d’autant que chacun trouve son propre rythme “normal”, et celui de l’autre “décalé”: trop rapide ou trop lent. Si la différence est très importante, elle peut créer des conflits. Si l’un danse un hip hop et l’autre un slow, la “chorégraphie” du couple sera désquilibrée.
Si on regarde un film en coupant le son, on centre davantage l’attention sur les mouvements des acteurs, les mimiques, et les rythmes. Les personnages semblent “danser” sur une musique muette, “jouer” une partition connue seulement d’eux-mêmes. Dans un couple, on observe les rythmes de chacun, leur accord ou leur désaccord.
Un consensus inconscient

Comme les gestes et les autres comportements non-verbaux, le rythme global ne dépend pas d’un contrôle conscient. On pourrait tenter de modifier séparément chaque élément de son comportement, mais il demeure impossible de tous les contrôler simultanément. Dans une situation de communication, nous captons de très nombreuses informations, et nous les évaluons selon nos propres critères. Plus le comportement de l’autre ressemble au nôtre et plus nous avons tendance à le trouver “normal”. Et cela d’autant plus que, dans toute situation relationnelle, les partenaires tendent à s’accorder sur le même rythme en adoptant par exemple des postures similaires, en effectuant des gestes, en utilisant le même volume sonore et le même débit de parole. Ce consensus inconscient s’observe très facilement: on le nomme “mise en phase”, ou “mise en accord”. Dans une dispute aussi on observe un consensus! les rythmes s’accordent, les protagonistes du conflit s’opposent sur le contenu, mais s’accordent sur la manière de communiquer!
Des indices révélateurs

Cet accord rythmique n’a pas grand chose à voir avec le contenu de la communication, pourtant, il joue un rôle prépondérant car, les moyens non-verbaux en harmonie facilitent la transmission des informations. Parfois les différences de rythme sont si lourdes qu’elles empêchent tout accord, soit en raison de rythmes très différents, soit de brutales ruptures d’un rythme établi. Des phrases telles que:
“- Cela va trop vite, je n’arrive pas à suivre!”
“- Il me fatigue, il faut toujours tout changer!”
indiquent un décalage rythmique. Les suivantes:
“- Chaque fois qu’on pourrait être tranquilles, elle trouve toujours un problème, on dirait qu’elle en fait exprès!”
“- Avec lui, je ne sais jamais sur quel pied danser… Je n’arrive pas à m’adapter.”
révèlent une rupture de rythme. Dans le couple, beaucoup de difficultés s’expriment d’abord par un comportement non-verbal : c’est le corps qui parle, qui exprime sa frustration, et son incapacité à trouver les mots. Les difficultés liées au temps et à l’espace peuvent se comprendre comme des métaphores d’un problème sous-jacent. La même organisation rythmique se retrouve dans des situations typiques. Il (elle) se met en retard, n’arrive pas à adapter son rythme personnel à celui des autres. Le temps, ou le manque de temps, est un bon moyen d’éviter une situation conflictuelle ou anxiogène. Avoir le temps, prendre son temps, c’est se montrer disponible et donc autoriser la communication, le partage d’expérience.
Dire ne suffit pas à communiquer

Aux débuts de l’étude de la communication humaine, les chercheurs utilisaient la métaphore du téléphone, à l’époque, on considérait encore que le bonheur viendrait du “progrès” et l’être humain était souvent décrit comme une machine, certes compliquée mais dont la “science” découvrirait bientôt tous les secrets. Ce modèle consistait notamment à identifier les interlocuteurs comme “émetteur” et “récepteur” s’envoyant des messages à l’aide de mots et de phrases. Puis, on a intégré davantage d’éléments significatifs dans le processus de communication en associant les mots et le comportement non-verbal associé, ensuite, on en est venu à utiliser la notion de “rétroaction”. L’émetteur ou le récepteur n’étaient plus d’innocentes machines, car ils construisaient leurs messages en fonction l’un de l’autre: représentations, attentes, modèles se trouvaient donc intimement liés dans les messages échangés. On peut résumer cette approche de la façon suivante: “ Je dis ce que je dis parce que j’interpète ce que tu dis et en déduis ce que tu attends…”

Choisir la bonne pisteescalier

Loïc, vingt-cinq ans et Julie vingt-deux ans vivent ensemble depuis un an, ils travaillent l’un et l’autre, lui comme agent commercial, elle comme secrétaire. Il rentre le soir, fatigué, stressé, elle est déjà là, anxieuse aussi car on parle de restructuration dans l’entreprise où elle travaille. Face au stress, Julie cherche à s’étourdir, elle met la musique à fond, et s’agite d’un bout à l’autre de l’appartement, elle change les objets de place, s’acharne à traquer la poussière: elle “déplace de l’air”. Loïc ne supporte plus ce comportement, dès qu’il entre, il arrête la musique, va s’allonger sur le canapé, ferme les yeux, cherche à se calmer en se relaxant. Julie voudrait lui parler, elle lui pose des questions, élève le ton, il se sent harcelé.

Parfois, elle l’agresse et cherche la dispute, le plus souvent, il tente de calmer le jeu. Chacun cherche à faire entrer l’autre dans son mode de comportement car, en fait, ils gèrent chacun leur stress d’une façon opposée, Julie en accélérant son rythme d’activité, Loïc en cherchant le calme dans la lenteur, le silence.

Loïc et Julie utilisent des rythmes décalés dans l’expression du stress ou de l’angoisse. En effet, tandis que Loïc tend à se replier et à chercher du calme en se relaxant, Julie fait exactement l’inverse et reproche à son ami son silence, qu’elle interprète comme de l’indifférence. Pourtant, le “calme” de Loïc parvient à “contaminer” Julie qui peu à peu arrive à se détendre, ils peuvent alors faire cesser le conflit, exprimer leur désir amoureux et partager un autre rythme, nettement plus sensuel…

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Les Fantasmes: jusqu’où aller?

Que révèlent les fantasmes?

Le discours sur la sexualité semble de plus en plus libéré et affranchi de toute contrainte, de tout tabou. Or, le mot «fantasme », bien que souvent prononcé dans nos discussions, reste entouré d’un halo de mystère et de pudeur. Ainsi, certains taisent avec honte le contenu de leurs fantasmes, craignant de choquer leur partenaire ; d’autres redoutent la perte de contrôle et la dégringolade dans un monde de vices et de perdition. Mais qu’en est-il réellement de nos fantasmes ? Diffèrent-ils entre un homme et une femme ? Faut-il les partager ? Et surtout, leur réalisation comporte-t-elle un risque ? lire la suite

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Hijra en Inde, une très ancienne tradition aujourd’hui menacée

hijraEn Inde, environ 5 millions de personnes ne sont ni des hommes ni des femmes, elles vivent travesties, exercent les métiers de danseuse, de musicienne et des fonctions d’ordre spirituel, ce sont les hijras, appelés aussi Aravanis. Leur communauté est actuellement de plus en plus menacée et nombre de hijras se livrent à la prostitution pour survivre.

Au départ, ce sont des hommes qui ne se reconnaissent pas en tant que tels qui choisissent de devenir Hijra, ils sont issus de toutes les castes de la société, certains même sont d’origine musulmane. Les enfants qui naissent hermaphrodites sont également accueillis dans les communautés hijra. Enfin et surtout, les hijras accueillent des jeunes rejetés par leurs familles et leurs castes quand une ambiguïté de genre est soupçonnée.
Il faut comprendre que les hijras font partie intégrante de l’hindouisme, elles n’ont donc pas besoin de justifier leur existence; ce qui serait dans la société occidentale compris comme une ambiguïté de genre ici prend un tout autre sens. Les Hijras vouent en effet leur vie au culte de Bahuchara Mata (une des nombreuses formes de Parvati, épouse du Dieu Shiva, représentée munie de quatre bras).
Bahuchara Mata est assise sur un coq, un symbole d’innocence. Elle enseigne, conformément à la norme, que le meurtre des animaux ou de toute créature est une faute et que la non-violence est la voie de la sainteté. L’une des légendes raconte que la déesse fut autrefois une princesse qui castra son époux car il préférait aller dans la forêt pour se travestir et se comporter comme une femme plutôt que d’honorer sa couche… D’autres histoires expliquent qu’un homme qui avait importuné Bahuchara Mata, fut d’abord condamné à l’impuissance. Pour obtenir le pardon de la déesse , elle exigea qu’il fut castré, vêtu en femme et passât désormais sa vie à l’honorer.
Le temple de Bahuchara Mata se trouve à Shankhalpur (Gujarat)

Les hijras, selon la tradition, doivent sacrifier leur vie sexuelle et privilégier leur vie spirituelle. Dans les faits, aujourd’hui, la place sociale des hijras se situe tout en bas de l’échelle sociale. On rattache également leur tradition à celle des eunuques de l’empire Moghol (16e siècle). Beaucoup d’homosexuels travestis rejoignent les communautés hijras, c’est le prix à payer là où l’homosexualité est le plus souvent cachée car considérée comme un vice.

Les communautés hijras sont dirigées par un gourou, elles comptent le plus souvent une vingtaine de membres. L’intégration dans la communauté exige le travestissement en femme, mais s’il veut avoir plus de pouvoir, l’apprenti devra subir une émasculation complète. Aucun soin particulier ne lui sera prodigué, le risque vital est réel, la douleur atroce. Le geste symbolise la mort et la renaissance. L’homme meurt pour renaître hijra… Les hijras (eunuques) sont considérées comme de puissantes magiciennes. Toutefois, 70% des hijras n’ont pas subi l’opération et se contentent de prendre des traitements hormonaux pour féminiser leur apparence.
Ainsi, à chaque étape importante de leur vie, les Indiens demandent la bénédiction d’un hijra, et leur présence aux fêtes données pour les naissances ou les mariages. Plus le hijra a de prestige et plus sa rémunération est élevée. Non seulement, les hijras peuvent porter chance, mais elles sont musiciennes, danseuses, chanteuses et animent des spectacles recherchés.hijra2

Les hijras se réunissent chaque année à Koovagam, village situé au sud de l’Inde sur la côte est. C’est là que se tient leur festival annuel. Concours de beautés, chant, danse et théâtre sont au menu de la fête. Ce rassemblement est désormais organisé par des associations de lutte contre le SIDA (Initiative anti SIDA) et une ONG Voluntary Health Service.
Les hijras perpétuent la tradition en jouant l’épisode du Mahabharata (long poème épique, livre sacré de l’hindouisme) qui évoque leur rôle.
« Celui qui, abandonnant tous les désirs, vit libre de toute entrave personnelle et de tout égoïsme, celui-là obtient la paix » (Mahâbhârata, VI, Bhagavad-Gîtâ, II ; 71)
“Fatigués des combats sans fin entre les Kauravas et les Pandavas, les dieux décidèrent que serait déclaré vainqueur le clan qui leur sacrifierait un jeune homme. Le prince Aravan, du clan des Pandavas, se désigna mais exigea de connaître les joies du mariage avant son sacrifice. Aucun père ne voulu donner sa fille, promise à un veuvage et condamnée par la suite à vivre dans la misère. Krishna s’incarna alors, pour une nuit, en Mohini l’enchanteresse et s’unit à Aravan. C’est pourquoi chaque année, les hijras commémorent l’union de Dieu et des hommes.

« Il n’y a jamais eu un temps passé ou nous n’existions pas, il n’y aura jamais un futur ou nous cesserons d’être »hijra0
Malgré l’accroissement de leur visibilité, les hijras sont de plus en plus marginalisées comme le rappelle Laxmi, dirigeante d’une communauté à Bombay et présidente de la seule ONG dédiée aux castrats en Asie.
Laxmi mène un combat acharné pour faire reconnaître la communauté des hijras : leur donner une place réelle dans la société au lieu d’être condamnées à la mendicité, la prostitution et décimées par le sida.
Le jour Laxmi anime sa communauté et prodigue son soutien à tous ceux qui viennent demander de l’aide. La nuit, elle se métamorphose en danseuse de talent, fascine les spectateurs par sa fougue et son art consommé du geste et du regard. La danse de Laxmi entretient ainsi la ferveur du public: tout indien quelle que soit son appartenance sociale sollicite la bénédiction des Hijras pour porter bonheur à ses projets…
Aujourd’hui, en Inde, on reconnaît un troisième genre. Le passeport d’un citoyen de l’Union Indienne peut porter la mention M pour masculin, F pour féminin et E pour eunuque….

Bibliographie

•Zia Jaffrey,Les Derniers Eunuques : En Inde avec les hijras Editions Payot, collection Petite bibliothèque, 2003

•Serena Nanda  Neither Man Nor Woman: The Hijras of India Wadsworth Publising Company, 1998

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Sport et dangers sexuels

JFSportEncore 1 an avant les jeux olympiques de Rio, et on ne manquera pas de parler encore une fois de dopage, ni de montrer du doigt les coupables. Au chapitre des dangers qui menacent les athlètes, il faudra aussi évoquer un mal plus pernicieux, moins médiatique mais qui devrait nous interpeller: les abus sexuels en milieu sportif.

Le CIO publie une déclaration de consensus inspirée des travaux de la sociologue britannique Celia Brackenridge afin d’examiner avec minutie tous les comportements d’abus sexuel et de préconiser des moyens de protection des athlètes.

Le culte de la performance met les athlètes à la merci de tous les abus de pouvoir d’un entourage surtout intéressé par les gains d’un futur champion. Les sportifs sont quasiment prêts à tous les sacrifices dans l’espoir d’obtenir une récompense, et l’entourage des sportifs prêt à tout pour les conduire à la victoire. Quelques affaires récentes dans le milieu du tennis sont venus confirmer ces risques!

Harcèlement et abus sexuels font partie de ce tableau de domination. Le CIO définit le harcèlement en ces termes: ”Par harcèlement sexuel on entend tout comportement verbal, non verbal ou physique à connotation sexuelle envers une personne ou un groupe de personnes, qu’il soit intentionnel ou non, légal ou illégal, reposant sur un abus de pouvoir et de confiance et considéré par la victime ou un témoin comme non voulu ou contraint.” Quant aux abus, il s’agit d’activité sexuelle sans consentement qu’elle qu’en soit la raison.

Aucune discipline sportive n’est épargnée par ces dangers, plus fréquents toutefois à très haut niveau. Si on en juge d’après les spécialistes du CIO, les situations à risque sont très nombreuses: vestiaires, terrains de jeu, voyages, logement ou véhicule de l’entraîneur, ainsi que les réceptions et autres galas, surtout si des boissons alcoolisées sont servies… L’accent est mis sur les bizutages ou rites d’initiation de nouveaux venus dans l’équipe car des pratiques sexuelles brutales ne sont pas rares.

Une vulnérabilité accrue

Non content d’affronter les tourments du stress, d’endurer les souffrances de l’entraînement intensif, l’athlète est souvent soumis à des comportements sexistes, allant de la discrimination sexuelle, à l’insulte pour aboutir souvent à des relations sexuelles imposées.

Les sportifs et surtout les sportives sont d’autant plus vulnérables qu’ils manquent de maturité, et ne peuvent pas compter sur un adulte de référence qui garde la tête froide et voit d’abord, l’enfant, l’adolescent avant le champion. Une étude sous la direction du Pr Brackenbridge montre l’existence d’un stade de vulnérabilité accrue aux abus sexuels. L’âge, le développement physique, le degré de maturité sexuelle sont pris en compte, mais aussi le niveau sportif. Plus on se rapproche de l’élite et plus le risque s’accroît. L’entraîneur exerce une influence considérable sur les jeunes athlètes que les enjeux de la compétition placent en situation de dépendance et de soumission.

Surveillance de la sexualité des sportifs

L’encadrement de la sexualité des sportifs est une pratique largement admise bien qu’il viole l’intimité et la pudeur des intéressés. Après tout, ce que les gens font de leur sexe, n’est pas l’affaire de l’entraîneur, il s’agit de la vie privée. Mais là, bizarrement, personne ne bronche…

Abstinence, réglementation , tolérance zéro

Deux camps s’opposent, d’une part ceux qui estiment que l’abstinence sexuelle favorise la performance sportive, et de l’autre ceux qui pensent le contraire… Dans le premier cas, l’abstinence pour les hommes épargne leur précieuse énergie, et est censée les rendre plus agressifs. Dans son ouvrage “l’harmonie des plaisirs” Alain Corbin explique que depuis la plus lointaine antiquité, le sperme est considéré comme une substance dont l’épanchement entraîne faiblesse et langueur, et que cette croyance, pourtant fausse perdure aujourd’hui… La menace de voir s’échapper la vigueur a conduit à des pratiques mutilantes comme l’infibulation du prépuce pour interdire toute pratique sexuelle, et surtout la masturbation. Soyons rassuré, cela ne se fait plus depuis… Le début du XXe siècle.HomPomp

Dans le camp d’en face, on estime que l’activité sexuelle et le sport, loin d’être ennemis jouent plutôt en faveur des performances car le plaisir est un anti-stress naturel, et l’on sait à quel point les athlètes sont sous pression. Il reste que c’est souvent l’entraîneur qui décide quand ses “protégés” ont le droit de faire l’amour. En Italie, les joueurs de football de la Sampdoria étaient autorisés à avoir des relations sexuelles seulement trois fois par semaine… et les jours indiqués par l’entraîneur…

Bien qu’il soit établi que l’activité sexuelle n’a pas de conséquence directe sur la performance sportive, cela n’empêche pas de vouloir la contrôler, faute sans doute de pouvoir en faire autant avec les résultats de la compétition… Quant aux athlètes dopés aux “engrais musculaires” leur appétit sexuel augmente ainsi que la tendance à la violence.

 

La pratique du sport, présentée comme une vertu, pourrait bien avoir des effets plus que douteux sur la santé psychologique et physique des athlètes. Soyons clair, une vie amoureuse satisfaisante ne nuit en rien aux performances sportives. Évitons de comparer cela avec des pratiques sexuelles devenues courantes: consommation, prédation, domination.

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Les boules de geishas

UnknownSextoy en vogue sur tous les sites de produits « érotique », son véritable nom est RINNO-TAMA. Il a été importé de Birmanie par les japonais qui ont été les premiers à le commercialiser de façon industrieuse. Aujourd’hui, ils sont importés de Chine. A l’origine, il s’agit de 2 boules creuses en laiton de la taille d’un œuf de pigeon. La première est placée au fond du vagin, en contact avec le col de l’utérus, la seconde qui contient un corps étranger, une petite boule métallique ou du mercure (ce dernier n’est plus utilisé depuis plusieurs années)  est placée entre la première et l’entrée du vagin en arrière des muscles du périnée, les releveurs de l’anus et constricteurs de la vulve, c’est le « petit homme ». A l’origine, lorsque la musculature était défaillante, elle était bloquée dans le vagin par un morceau de tissu. Les mouvements du corps vont entrainer le déplacement parfois « musical » de la bille interne, et ainsi celui de la seconde boule.Bouledegishasituated

Cet onanisme musical sera d’autant plus efficace que le mouvement du corps est régulier. Une balançoire ou un hamac font parfaitement l’affaire; malheureusement les sex-shops ont oubliés de les commercialiser!

L’efficacité du Rinno-Tama est due à deux mécanismes: d’une part une distension vaginale par la taille des boules et d’autre part par les petits déplacements de celles-ci, mais à condition d’y associer quelques lectures ou rêveries érotiques. Il ne faut jamais oublier que le principal organe sexuel est notre cerveau.

Les jouets actuels en plastique souvent de mauvaise qualité n’ont malheureusement pas le charme et l’exotisme des objets birmans d’origine où la première boule légère et dorée représentait le Yin alors que l’autre lourde et argentée le Yang…

 

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