Un heureux évènement

La venue d’un enfant dans un couple semble être, à priori, un heureux événement, sauf que dans les deux ans qui suivent 25% des couples concernés se séparent et ne parlons pas de la majorité des autres! 

Seule une poignée, de nos jours, arrive à surmonter «ces moments de bonheur»! Comment expliquer cela et quelles sont les solutions, car malgré tout, il en existe. Avant la grossesse de Madame on imagine que la venue d’un enfant va consolider le couple, le renforcer, le solidifier…On n’imagine jamais qu’une personne aussi petite puisse provoquer autant de chamboulements sur la vie du couple qui devient une famille. Auparavant tout semblait se passer pour le mieux: les yeux dans les yeux, l’amour et le désir étaient presque toujours au rendez-vous. Puis brutalement, son désir à elle semble diminuer, l’amour est présent, mais elle se sent un peu plus fatiguée, parfois nauséeuse; des changements hormonaux sont en cours ; ils vont modifier profondément la sexualité du couple. En effet si la femme toujours amoureuse ressent moins de désir, son partenaire ne comprend pas qu’elle ait moins envie de faire l’amour, c’est le début des frustrations. Fort heureusement, un répit survient: le deuxième trimestre de grossesse s’annonce sous de meilleurs auspices: l’augmentation de sécrétion de progestérone et de testostérone associée redonne un coup de vigueur au désir féminin, sauf que le ventre rond de madame commence à troubler Monsieur. Ce n’est plus vraiment sa femme, mais une future mère qu’il a devant lui. Elle n’est plus comme avant, aussi séduisante et puis ne risque-t-il pas de détraquer quelque chose, de blesser l’enfant à naître. Il n’est plus seul avec elle! Ce retour libidinal est de courte durée; le troisième trimestre est là: le ventre devient plus gros, la fatigue s’accentue ainsi que tous les petits problèmes liés à la grossesse, douleurs, insuffisance de lubrification, gênes, etc… Il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails. 

Le conflit conjugal est latent car Monsieur commence à se sentir en situation de manque. Il contient sa frustration, se disant que dans quelques semaines tout sera revenu dans l’ordre, sauf qu’après avoir accouché, les choses ne vont pas s’améliorer ; l’appareil génital féminin a besoin d’un certain temps pour retrouver sa configuration normale et par ailleurs il la trouve un peu déprimée (le fameux baby blues), indifférente, totalement centrée sur son enfant.

Les nuits sont plus difficiles, entrecoupées des biberons ou de la tétée. Il se réveille de mauvaise humeur surtout que les rapports sexuels n’ont toujours pas repris: «excuse moi, je suis fatiguée, soit patient; cela ira mieux dans quelques temps.»

Déçu ne plus retrouver la femme des débuts, il commence à regarder les autres femmes; à la maison, elle lui demande de l’aider, de s’occuper un peu plus de l’enfant, ce qu’il fait avec plus ou moins bonne grâce; mais c’est pas trop son truc! peut-être plus tard quand il pourra s’en faire un copain ou une amie, les choses seront différentes. En attendant, elle ne se sent pas comprise et son désir devient de moins en moins important. Déjà avant la grossesse, ce n’était pas extraordinaire, mais ils étaient amoureux et elle avait envie de lui faire plaisir de lui montrer son amour comme si faire l’amour fabriquait de l’amour.

Mais il est devenu désagréable, toujours en train de critiquer la moindre chose. Elle a repris son travail et lorsqu’elle rentre le soir, elle doit s’offrir en plus les corvées ménagères. 

Tout cela semble très caricatural et pourtant très proche de la réalité vécue par de nombreux couple. Il est simple, voire simpliste d’en attribuer l’entière responsabilité à cet «heureux événement». On ne peut nier que la grossesse, l’accouchement, le post-partum, l’élevage et l’éducation d’un ou de plusieurs enfants ne puissent transformer le couple. En fait les «difficultés» inhérentes à la vie ne sont la plus part du temps que les révélateurs d’une situation préexistante. L’euphorie de l’amour naissant masque la réalité de chacun. On est dans la séduction, ne voyant et ne montrant que les choses qui nous plaisent. Bien sûr les défauts de chacun sont présents, mais on se dit qu’avec le temps, cela s’arrangera, qu’il ou qu’elle changera.

Que faire alors pour éviter cela?

Passé les premiers feux de l’amour, les voiles commencent à s’entrouvrir ; on commence à découvrir que l’autre n’est pas l’homme ou la femme idéale. Les choses semblent subtiles et sans importances et pourtant, elles seront le terreau sur lequel le couple risque d’aller à sa destruction. La première chose à faire est donc de jouer carte sur table ; s’il y a erreur de casting il vaut mieux agir dès maintenant car la naissance d’un enfant  qui devrait symboliser l’union du couple ne va pas arranger les choses mais plutôt les compliquer.  L’amour devrait nous permettre d’accepter l’autre dans ses différences à condition d’en être conscient. Avant la rencontre chacun avait sa propre histoire, son propre système de référence, un dictionnaire différent, il va falloir en construire un commun où mes mots, les expressions, les attitudes auront le même sens et ne seront plus source d’interprétation et de distorsion.

Ne jamais perdre de vue non plus que créer un couple puis une famille, c’est « rompre » les liens avec celle d’où on est issu. Si on a toujours des parents « aimable », nous ne sommes plus les enfants de… Facile à dire, mais pas toujours facile à faire quand sa compagne passe tous les jours 1h au téléphone avec sa mère ou quand Monsieur va bricoler tous les samedis avec son père. Ne parlons pas des déjeuners dominicaux hebdomadaires! Cette rupture qui n’est pas un manque d’affection est  indispensable si le couple désire vraiment construire sa propre vie. Se parler, communiquer, échanger, se respecter, s’accepter dans ses différences, rompre avec son passé permettront au couple de se construire et d’envisager toutes les perturbations  naturelles de la grossesse, de la maternité et l’arrivée d(une nouvelle personne avec le maximum de sérénité

EN QUELQUE SORTE,  FAIRE LE DEUIL DE CE QUE L’AUTRE N’EST PAS.

C’est à partir de cet instant que le couple pourra se construire pour le pire, mais surtout pour le meilleur.

Patrice CUDICIO

Le Meilleur des Mondes

L’amour virtuel est enfin possible.

Mode d’emploi

Une connexion internet

Une Box

Un ou plusieurs contacts sur les sites de rencontres ou réseaux sociaux et ce quelque soit la distance

Un ordinateur, une tablette ou un smartphone

Aucun risque d’IST (infection sexuellement transmissible), de conflit conjugal (la connexion peut-être interrompue à tout moment.

Enfin mise au point de l’envoie de « paillettes congelées de sperme » si désir d’enfant

ET LE TOUR EST JOUÉ.

J’oubliai l’essentiel: https://youtu.be/u1GLaaPZLMo; c’est en anglais mais suffisamment explicite.

Un peu de lecture pour passer le temps dans cette époque perturbée. LE MEILLEUR DES MONDES (Aldous Huxley)

Cancer de la Prostate.Faut-il multiplier ses conquêtes?

Selon la revue European Urology Focus portant sur des données de la littérature publiée entre 2007 et 2017, l’activité sexuelle aurait un effet bénéfique sur la prostate. Elle diminuerait le risque de développer un cancer . Une de ces études a montré que le fait d’avoir plus de 20 partenaires sexuels et ce quelque soit le sexe permettait de diminuer le risque de développer un cancer de la prostate. Par contre, il n’a pas été montré, à ce jour, de corrélation entre IST (infection sexuellement transmissible), précocité des premiers rapports ou vasectomie et survenue de cette affection. On pense, en effet, que l’action protectrice des rapports sexuels soit lié au nombre d’éjaculations. Deux hypothèses ont été émises pour expliquer l’action positive des rapports sexuels et surtout de l’éjaculation:

D’une part l’augmentation de la fréquence des éjaculations réduirait la présence de certains cristaux à l’intérieur de la prostate favorisant la survenue du cancer.

D’autre part ils diminueraient par la résolution de tension l’activité sympathique liée au stress.

Ref: Univadis

La Pornographie!

Elle envahit inexorablement l’univers médiatique soulevant des réactions fortement contrastées dont nous allons faire l’écho dans ce dossier. Pourquoi est-ce si compliqué de définir la pornographie? Peut-on parler d’une histoire de la pornographie? Quels sont ses buts, ses cibles, pourquoi fait-elle peur à certains tandis qu’elle en fait rire ou en dégoûte d’autres? Que l’on soit pornophobe ou pornophile, autant savoir de quoi on parle, et mesurer la valeur de nos arguments en regard de notre culture, nos représentations sociales, notre éducation, nos principes. Et pour tous ceux qui veulent en savoir plus, une bibliographie et  des sources internet…

– Définir la pornographie. Pornographie ou représentation explicite de la sexualité? Les repères historiques

– Pornographie et érotisme

– Les dangers de la pornographie

– Les chiffres qui « tuent », l’industrie pornographique, une affaire très lucrative…

-A quoi sert la pornographie?

– Le film X et l’expression du désir féminin

– Les féministes et la pornographie, la littérature féminine, l’hyperréalisme du discours sur le sexe

– Portraits ( Cicciolina… Ovidie…)

– Bibliographie

Voir le dossier

Comment l’imagerie érotique devient pornographique

L’imagerie érotique recouvre en fait toutes les représentations à caractère sexuel. On ne peut la limiter à la seule image comme la peinture ou la photo, car la sculpture ou la littérature et même la musique sont tout à fait capables  d’influencer notre imaginaire ou nos fantasmes. (voir de dossier).

JOYEUX NOËL

Sexologie-Magazine vous souhaite une Joyeux Noël

L’éjaculation féminine

Serait-elle un phénomène de société ou aurait-elle toujours existé ?

« Il ne faut jamais dire : ‘Fontaine, je ne boirai pas de ton eau’ » selon ce proverbe du XIXe siècle. Les temps ont-ils tellement changé depuis ? De nos jours, après les sex-toys, les orgasmes multiples, le point G, les femmes doivent éjaculer sinon, semble-t-il, elles passeraient à côté du « vrai » plaisir, de l’expérience sexuelle la plus inoubliable de leur vie. De curiosité à caractère pornographique, l’obsession de la « femme fontaine » est passée aux rubriques féminines, présentée comme l’ultime jouissance. Ce qui nous pousse à réfléchir et à nous poser maintes interrogations : les femmes ont-elles muté et développé cette capacité en l’an 2000 ? Cet aspect de la sexualité féminine a-t-il toujours existé ? A-t-il été dissimulé depuis la nuit des temps par la honte et la culpabilité ? A-t-il émergé au 21e siècle pour être finalement revendiqué dans le cadre de l’égalité hommes-femmes ?

Petit aperçu historique sur un sujet qui a tant fait couler d’encre…

Les femmes fontaines, au fil de l’histoire.

« Un écoulement tantrique »

Malheureusement, les textes anciens dédiés à la sexualité féminine sont rares, celle-ci ayant longtemps été considérée comme dangereuse, source de tous les vices !

Il semblerait cependant que ce sont les indiens qui se sont le plus attardés sur le sujet. Ainsi, Amaru, poète indien du 7e siècle nous rappelle la poésie de la sexualité féminine dans son œuvre intitulé Amaruśataka. Il y évoque dans un lyrisme sanskrit toutes les nuances de l’amour et de l’érotisme : l’attente vertigineuse, les émois amoureux, l’extase du moment… Il y décrit aussi subtilement les éjaculations  de l’amante transie de plaisir.

Plusieurs textes du kāmaśāstra reprennent cette notion et décrivent en détails la zone anatomique située sur la face antérieure du vagin actuellement appelée zone G. Non seulement ces écrits, dont le  Pañcasāyaka datant du 11e siècle, le Jayamańgalā et le Ratirahasya datant du 13e siècle, et plus récemment  le Smaradipikā et le Anańgarańga du 16e siecle, témoignent de l’existence de cette zone mais aussi de l’éjaculation qui y est associée. 

« Une liqueur féconde »

Selon les écrits de Voltaire, dans L’Homme aux quarante Écus, le renommé père jésuite Sánchez (16e siècle) prétendait « que les deux véhicules fluides de l’homme et de la femme s’élancent et s’unissent ensemble, et que dans le moment l’enfant est conçu par cette union ». Il reprenait en cela une hypothèse que validait déjà Hippocrate au 4e siècle av. J.-C !  

Voltaire, s’étant un peu plus penché sur la question que le célèbre théologien (qui était par ailleurs réputé pour avoir emporté son « innocence » dans la tombe !), ne partageait pas le même avis : « il y a beaucoup de femmes qui ne répandent aucune liqueur, qui ne reçoivent qu’avec aversion les embrassements de leurs maris, et qui cependant en ont des enfants. Cela seul décide contre Hippocrate et Sanchez. »

Pour la petite histoire, selon les dernières études scientifiques, la « liqueur » éjaculatoire féminine serait plus favorable à la survie et à la fécondation des spermatozoïdes, et donc à la fertilité.

« Une prostate féminine »

Ce n’est qu’en 1950 qu’Ernest Gräfenberg décrit une zone anatomique correspondant au tiers externe de la paroi antérieure du vagin, le fameux point G. Selon lui, cette zone s’enflerait lors de l’excitation et sécrèterait un liquide accompagnant l’orgasme. 

Mais des études plus récentes nous éclairent un peu plus sur le sujet. C’est le  Docteur Zaviacic qui inaugure le 21e siècle, après de longues recherches histologiques, en déclarant qu’il existerait une prostate féminine. En effet, il s’est avéré que les tissus des glandes urétrales : para-urétrales ou glandes de Skène et peri-urétrales, étaient identiques à ceux de la prostate masculine. De plus, ces glandes secrèteraient la même substance spécifique à la prostate qu’est le PSA (antigène prostatique spécifique). De ce fait, le Docteur Zaviacic propose de rebaptiser les glandes de Skène « prostate féminine ». Cette prostate féminine correspondrait anatomiquement au point G.

Nb : parenthèse anatomique

Les glandes péri-urétrales, repérées en 1971 par Sabatier qui assimilait leurs orifices péri-urétral aux « finus de l’urètre de l’homme », sont parallèles, comme leur nom l’indique, à l’urètre, comportant de chaque coté 3 à 10 orifices. Elles sont plus nombreuses et plus volumineuses au niveau du méat.

Les glandes para-urétrales décrites par Skene en 1880, sont situées au contact de la paroi de l’urètre et s’ouvrent de part et d’autre du méat urétral.

Le vagin quant à lui ne contient pas de glandes.

La majorité des femmes seraient concernées

En 2001, les recherches du docteur Cabello Santa Maria, qui s’est également intéressé au phénomène, révèle que 75% des femmes objets de son étude « éjaculent » un liquide lors de l’orgasme; éjaculat qui est souvent trop minime pour être perçu. A la suite de ses expérimentations, le Docteur Cabello a conclu que cette sécrétion aurait pour origine les glandes urétrales.

Femmes fontaines ?

Il semblerait que ce phénomène d’éjaculation varie d’une femme à l’autre, allant de quelques gouttelettes indécelables à d’importantes quantités de liquide. Liquide inodore, incolore, qui ne ressemblerait en rien à l’urine, mais se rapprocherait plutôt du liquide séminal masculin. 

Ainsi, l’émission liquidienne est imperceptible chez une majorité de femmes, mais plus impressionnante chez d’autres amenant à la désignation plus poétique de « femme fontaine » utilisée la première fois par la psychanalyste Frédérique Gruyer.

Et en pratique ?

Les dernières études mentionnent que la plupart des femmes seraient potentiellement capables d’éjaculer. Ce liquide est expulsé vers l’extérieur du corps de manière réflexe quand l’excitation est très forte avant ou durant l’orgasme. Même certains sites Internet donneraient des consignes afin d’éduquer son vagin en le musclant à éjaculer… Ainsi, Il semblerait plus aisé d’éjaculer à l’approche des règles, pendant la grossesse et dans un état de détente totale…

Cependant, scientifiquement, nous sommes loin d’avoir élucidé ce mystère, les glandes urétrales étant bien trop petites comparées la prostate pour produire un jaillissement parfois aussi abondant que 50 ml de liquide.

Nous pouvons donc conclure que si ce phénomène, dont on ne connaît toujours pas la totalité du mécanisme physiologique, a toujours été connu de nos ancêtres, il n’était que peu mentionné à l’époque, bien que parfois considéré comme une étape nécessaire à la fécondation et à la procréation. 

La sexualité féminine est un monde mystérieux, si vaste et complexe, d’une richesse et d’une diversité illimitée… A nous de respecter cette part de mystère et d’en jouir au lieu d’en faire un objet de consommation et d’en ôter la magie et le charme.…

Complément d’enquête.

Pour bien comprendre ce mécanisme, il faut savoir que chez l’homme ce sont les spasmes de l’urètre postérieure (partie de l’urètre traversant la prostate) qui provoque l’éjaculation. N’oublions pas non plus que cette stimulation urétrale indirecte lors des rapports sexuels est un élément déclencheur de l’orgasme masculin et donc de son éjaculation. Cela explique la sensibilité plus importante de la partie du pénis qui entoure l’urètre (le tissu spongieux), elle est d’ailleurs beaucoup plus superficielle. Par ailleurs il existe sur l’urètre 2 sphincters : un lisse et un strié (des sortes de vannes) : un à la base de la vessie, le lisse et l’autre à la base de la prostate, le strié. Ces muscles contrôlent la miction et empêche au sperme de remonter dans la vessie au moment de l’éjaculation.

Chez la femme, les mécanismes sont similaires, la stimulation de l’urètre (le fameux point G) lors de rapport sexuel peut déclencher un orgasme à point de départ vaginal profond. Un orgasme clitoridien peut par contagion exciter la partie la plus externe de l’urètre et provoquer aussi des spasmes de celle-ci et donc une éjaculation plus ou moins abondante, fonction de l’importance des glandes para-urètrales. Mais il est fréquent, que ces spasmes ouvrent le sphincter lisse (la femme de possède pas de sphincter strié) si bien qu’un peu d’urine peut se mélanger au sécrétion des glandes para-urétrales. On comprend que le volume puisse être fonction de l’intensité de l’orgasme et de l’intensité du laisser aller. Ce mécanisme n’a rien d’anormal et il est très souvent apprécié par l’homme qui est ainsi flatté dans sa virilité. Il nécessite simplement quelques précautions !

Il existe, d’ailleurs une pratique : le squirt (il n’existe pas de traduction française) qui a pour but de provoquer une stimulation intense de ces zones pour déclencher un jet très puissant dont le coté spectaculaire est utilisé sur certaines séquences pornographiques.

Mais n’oublions pas que les facteurs déclencheurs et amplificateurs de la jouissance féminine se situe au niveau du cerveau.

La femme et son désir

Le désir féminin a longtemps été pour moi, sujet masculin, source de difficultés, d’interrogations, voire parfois d’incompréhension, jusqu’au jour de la « révélation ». Le désir féminin n’est pas, à priori, comme chez la plupart des jeunes hommes , d’ordre sexuel! Cela ne veut pas dire que la femme n’a pas d’intérêt pour son sexe, mais il est le plus souvent secondaire. Disons pour être un peu plus trivial qu’il a une fonction « complémentaire ».


J’exclue de mes propos les troubles du désir qui pourraient avoir une origine médicale (ils sont rares et sont la conséquences de pathologies complexes: hormonales, psychiatriques, etc).

Le temps de l’amour

Le désir féminin est d’abord narcissique: c’est avant tout le désir de plaire , de séduire , de conquérir, d’offrir; c’est celui d’une relation amoureuse; l’expression de son pouvoir peut aussi trouver sa place, de même le désir d’amitié. Tout cela n’est pas forcément conscient. Le sexe, ainsi que divers attributs qualifiés de sexuels, variables selon les cultures ne seront que des moyens, des outils, d’expression de ce désir qui n’est pas d’ordre sexuel comme peut être le désir masculin, constamment interpelé, lorsqu’il est jeune, par ses érections plus ou moins intempestives!


Par exemple, dans des culture traditionnelles, polynésienne, ou africaines, la poitrine n’est pas érotisée; la montrer ou l’exhiber ne présente aucun caractère sexuel, ce qui n’est pas le cas, aujourd’hui, en occident. Par contre, le maillot de bain style brésilien, très échancré aux hanches serait considéré comme très érotique chez les polynésiens. Les pieds bandés l’était également dans la chine traditionnelle.
Même s’il a été dénaturé avec le temps et la société, il n’en demeure pas moins que le vêtement ou les attributs vestimentaires ont un code porteur de sens et que ce sens est très variable d’une culture à une autre. A l’origine, si le vêtement servait à protéger, il avait aussi pour fonction de mettre en valeur, de pointer la partie du corps qu’il dissimulait.

Je pourrais en parler longuement, mais revenons au désir féminin.

L’histoire de Virginie



Néanmoins, il se sent bien avec elle, et il n’a pas envie de rompre, même si l’idée lui a traversé l’esprit et commence à souhaiter une famille, Virginie a maintenant 28 ans et le temps commence à presser. Le désir de Virginie semble se réactiver, surtout qu’elle a arrêté la pilule. Les rapports sont plus fréquents et reviennent amusants.

La grossesse


Les premiers jours de grossesse, c’est l’euphorie, puis apparaissent les premiers signes « sympathiques » qui n’ont rien de très sympathiques. S’ils sont assez fréquents comme les nausées, ils ne sont pas systématiques. Les rapports s’estompent, mais c’est surtout Alex qui n’est pas très à l’aise avec ce ventre qui augmente de volume: peur de blesser le fœtus ou présence « incestueuse » de cet « autre »?Quant à elle, Virginie se demande si elle est toujours désirable et apprécierait malgré son dos un peu douloureux un peu plus de manifestation du désir de Monsieur.
L’accouchement approche, tout s’est bien passé jusqu’à présent et même s’il n’y a à priori aucune contrindication médicale (elles peuvent exister), il n’y a plus de rapport.
Il règne au sein du couple un mélange d’angoisse, de bonheur, de fatigue. Tout cela n’est assez confus, chacun assurant son rôle.
Après l’accouchement, l’état vulvaire de Virginie ne permet guère de fantaisie.
Elle a pris un peu de poids, son ventre a perdu un peu de sa tonicité, ses seins sont un peu trop sensibles. Elle se sent peu désirable. Et si après le retour de couche, elle a quelques rapports, c’est vraiment pour lui faire plaisir.
L’enfant, le quotidien, la fatigue du travail prennent de plus en plus de place; il reste le WE quand c’est possible et encore si on n’a pas à faire les courses de la semaine, ou chamaillé toute la semaine.

Le couple

Ils ont de moins en moins d’intimité!
Quelles conséquences en attendre:
Alex s’ennuie; il se sent terriblement frustré, rentre plus tard de son travail et envisage des aventures surtout qu’il ne laisse pas indifférent Elise, une rencontre sur un site spécialisé.

Autres conséquences

Antoine n’ose pas franchir le pas et passe beaucoup de temps à se masturber en regardant des pornos.
Nathan passe beaucoup de temps en salle de sport et avec les copains.
Pierre pense au divorce et en attendant se défonce au travail.
Quant à Maryline, elle simule pour avoir la paix et éviter les conflits
Tout cela n’est pas très réjouissant, mais représente la vie de 3/4 des couples.

Les solutions

Il y a pourtant des solutions: je les évoqueraient dans le prochain Post.

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Les Mariages non consommé


Bien qu’ils ne représentent statistiquement (les statistiques sont toujours à prendre avec des pincettes) que 2% des mariages ou unions non consommés, j’ai vu près de 800 dans mon cabinet. Il m’a fallu quelques années pour bien comprendre, analyser et résoudre ce problème à 90% d’origine féminine. Les difficultés d’érections représentent les 10% restants. Marie, 25 ans, secrétaire médicale vient consulter. Elle n’a jamais pu avoir de rapport sexuel. Toute tentative a été jusqu’à présent un échec. Son mari, absent, lors de la première consultation, ne semble pas s’en plaindre, mais elle aimerait bien avoir un enfant. Et c’est ce désir d’enfant qui justifie la consultation. Ils arrivent à se donner du plaisir lors des caresses, et elle n’a aucun problème à obtenir des orgasmes avec son clitoris. Sur le plan purement médical, elle est en bonne santé; dans ses antécédents, on ne retrouve pas de notion traumatique comme une blessure de la vulve qui aurait pu, enfant, survenir lors d’une chute de vélo.
Sur le plan psychologique, son enfance et adolescence se sont déroulées sans événement particulier: pas de violence à caractère sexuel, viol, attouchements, inceste.
Les examens gynécologiques sont impossibles: la peur, l’angoisse de la pénétration provoquent chez elle un réflexe de défense: elle serre très fortement les cuisses etinvolontairement les muscles du périnée, les constricteurs de la vulve et releveurs de l’anus.
En d’autres temps, on pensait que ce vaginisme était une question d’étroitesse du vagin et qu’il fallait dilater son orifice en utilisant des « bougies de Hégar » de diamètre progressif. Cette technique barbare a été, fort heureusement, abandonnée chez la plupart des sexologues et gynécologues sérieux.
En fait, il s’agit d’un problème de représentation du corps et, ici, en l’occurence du vagin. Depuis notre plus petite enfance, nous construisons une sorte d’image de notre corps, ce que j’appelle une représentation car elle n’est pas que visuelle. Celle-ci comprend des éléments conscients enregistrés dans certaines structures cérébrales et facilement accessibles et d’autres inconscientes, dans d’autres structures. Ces dernières ne contiennent que des informations de type sensoriel et émotionnel; elles peuvent s’exprimer lors des rêves ou se somatiser, c-a-d s’exprimer à travers des problèmes, physiques ou psychiques.
Pour revenir au vaginisme, il est l’expression d’une absence de représentation du vagin au niveau du schéma corporel.
Ainsi toute tentative de pénétration vaginale sera vécue inconsciemment comme un risque d’intrusion d’un corps étranger dans le corps et non dans une cavité du corps. D’où ce réflexe naturel de défense afin de se préserver d’une « blessure ». Connaître l’origine de ce symptôme est longue et difficile car elle n’est pas unique, mais faite d’une association de souvenirs enregistrés au cours de l’enfance et de l’adolescence .
C’était le cas de d’Anne, 30 ans, dont le vaginisme était consécutif aux multiples perfusions qu’elle avait du subir au cours d’une longue maladie dans son enfance.
La douleur ressentie par certaines jeunes femmes, lors du premier rapport sexuel, n’est pas provoquée par la déchirure d’un hymen anatomiquement insensible, mais par un certain degré de vaginisme.
J’expliquerai plus loin comment cette découverte m’a permis par la suite de comprendre les mécanismes du désir, du plaisir et de la jouissance…