Les autres façons de faire l’amour

Faire l’amour, ce n’est pas seulement la rencontre de deux sexes. Car d’autres jeux sexuels peuvent faciliter la jouissance! Ils justifient néanmoins quelques précautions.

La caresse réciproque et simultanée des deux sexes est un excellent préliminaire à l’amour, mais aussi un moyen agréable de parvenir à l’orgasme. C’est en quelque sorte une masturbation réciproque où chacun se préoccupe du plaisir de l’autre. La femme de la verge et l’homme du clitoris. Ce dernier nécessite plus de délicatesse que le pénis. Donc ce qui est bon pour soi ne l’est pas forcément pour l’autre! Ces caresses seront d’autant plus efficaces qu’elles auront été précédées par d’autres caresses non sexuelles au cours de prélude. Chacun doit signifier à l’autre de qu’il aime (il n’y a pas que la parole, un geste suffit parfois). Et c’est dans le respect mutuel que le plaisir sera le plus intense. Il est bon de savoir que la montée de l’excitation n’est pas toujours la même chez les deux partenaires. Il faut donc en tenir compte. Il existe d’autres formes de masturbation de la verge: entre les cuisses, entre les seins, ou encore avec les pieds…

Les caresses bucco-génitales

Elles sont devenues habituelles, inévitables avec le modèle pornographique (mais pas indispensables). On distingue le cunnilingus ou cunnilinctus qui consiste à caresser avec les lèvres et la langue le clitoris et la vulve en vue de provoquer une excitation sexuelle, voire à la jouissance. Pratiqué sans préparation, sans excitation suffisante, trop longuement il peut devenir irritant pour le clitoris et la vulve. La salive a en effet des propriétés agressives sur ces muqueuses. Il nécessite une bonne hygiène des deux partenaires et une absence d’IST qui peuvent aussi se transmettre ainsi. L’herpès, par exemple se transmet ainsi très facilement et ce dans les deux sens! Lorsqu’elle est bien faite, cette stimulation intensifie l’excitation et la lubrification vaginale. Il faut savoir que ce type de caresse n’est pas spécifique de l’espèce humaine. Chez certains animaux, il constitue un marquage du « territoire », une prise de possession, plus qu’une stimulation.

La fellation

Pratique sexuelle excessivement fréquente, qui bien qu’étant très intime, précède souvent les rapports sexuels. La fellation a pour but de simuler le coït et permet à la femme d’avoir une certaine maîtrise de l’acte lui-même. Cette pratique doit être désirée et non obligée. C’est la femme qui donne du plaisir à son partenaire et non celui-ci qui l’oblige à jouer les « gorges profondes ». Cette stimulation peut provoquer l’émission au niveau du méat urétral de quelques gouttes d’une sécrétion d’origine prostatique et de petites glandes. Ce n’est pas du sperme. Cette lubrification urétrale va faciliter l’expulsion du sperme au moment de l’éjaculation. Bien entendu, si cette « gâterie »se prolonge , elle peut aboutir à l’éjaculation. L’homme sera bien avisé de prévenir sa partenaire qui n’apprécie pas toujours son goût et sa consistance et provoque parfois un réflexe nauséeux. Son goût est fonction de plusieurs facteurs dont les odeurs corporelles naturelles et l’alimentation. Si ce n’est pas un poison, il n’a pas vraiment de vertu nutritive! La transmission d’IST se fait plus par le contact des muqueuses qui présentent parfois de petites lésions que par le sperme lui-même. Il est à priori stérile comme l’urine d’ailleurs.

L’anulingus

Plus poétiquement « faire feuille de rose » est une variante. Il consiste à lécher l’anus et ses abords. Selon d’anciens mythes chrétiens, il s’agirait d’une brimade imposée par satan à tous ses adeptes: sorciers et sorcières. Il semble évident qu’une bonne hygiène s’impose. Son plaisir dépend des envies de chacun.

Les autres pratiques anales

Elles vont de la stimulation digitale à la pénétration anale ou sodomie. L’excitation sexuelle peut se trouver augmenter par l’intromission d’un doigt dans l’anus de l’homme ou de la femme. L’homme qui apprécie ce genre de stimulation n’a pas pour autant de tendances homosexuelles cachées. Il est aussi possible d’utiliser certaines « prothèses » péniennes ou « godemichés ». Cette stimulation de la prostate (point P) lors de la sodomie peut être source de plaisir et même d’orgasme chez l’homme. Si la sodomie a été longtemps une forme de contraception, elle reste un moyen d’atteindre l’orgasme aussi bien chez l’homme que chez la femme. S’il est aussi fréquent, de nos jours chez l’homme que chez la femme, cette dernière satisfait le plus souvent, en l’acceptant, les fantasmes de son partenaire.( Le modèle pornographique est passé par là)! L’anus n’étant pas prévu, naturellement pour se dilater de cette façon, il nécessite d’une bonne préparation et l’usage de lubrifiants spécifiques afin de faciliter l’intromission de la verge. Ce qui permet d’éviter des lésions, porte d’entrée d’IST (Sida, Herpès, Syphillis, Hépatite C, Papillomavirus) pour ne citer que les plus sérieux. En effet la muqueuse anale est plus fragile que la muqueuse vaginale. Ce désir de sodomie doit être partagé et surtout pas obligé si l’on veut en tirer le maximum de plaisir. Une préparation physique et psychologique est indispensable, ainsi qu’une bonne hygiène. L’usage du préservatif est conseillé, voire indispensable si l’on souhaite avoir ensuite un rapport sexuel « plus classique ». Sans ce dernier une toilette intime chez les deux partenaires est impérative.

Auteur/autrice : Patrice Cudicio

Médecin

Sexualités: Le Magazine

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