DE L’IMAGERIE ÉROTIQUE AUX POSITIONS SEXUELLES

Le « Kama Sutra » ou l’art d’aimer

Ouvrage consacré à la psychologie érotique, le « Kama Sutra »est un recueil de poèmes sur l’art d’aimer, écrit par un sage hindou Vâtsyâyana, il y a quelques seize siècles.

On n’a voulu retenir de cet incomparable ouvrage que le coté anecdotique et grivois. Alors que le Kama Sutra est un traité complet et raffiné sur le plaisir sexuel, pouvant mener à l’extase. C’est en fait une recherche spirituelle de la fusion divine à l’aide de la sexualité. On en retrouve de nombreuses sculptures sur des temples en Inde.

Pour aboutir à l’union sexuelle, le Kama Sutra propose d’en passer par l’étude des « soixante quatre arts et sciences » parmi lesquels la peinture, la danse, la musique, le dessin, le chant, les langues, les arts martiaux….

En ce qui concerne l’union sexuelle proprement dite, il développe avec le plus grand soin, les différentes étapes qu’il faut franchir avant d’y accéder:

Il faut gagner la confiance et l’amour de la femme, puis pratiquer et cultiver l’art du baiser. Il y a quatre types de baisers: le baiser modéré, contracté, pressé et le doux baiser. Le baiser profond permet l’échange des énergies vitales entre les deux partenaires. Et la salive aurait la propriété d’harmoniser les forces du Yin et du Yang (féminine et masculine) des deux partenaires. Il développe ensuite ce que doit être le contact intime comme la façon dont les seins doivent être caressés ainsi que les différentes techniques de caresses.

Dans un de ses chapitres, on trouve le classement des « unions » selon les dimensions des organes sexuels, la nature de la relation, ou de la passion et de sa durée. Le sexe de la femme, ou Yoni peut être selon sa taille et sa forme « biche« , « jument« , « éléphant » alors que le sexe de l’homme ou linga sera « lièvre », « taureau« , ou « cheval« .

L’union harmonieuse du lièvre et de la biche

Certaines unions sont décrites comme égales: le lièvre avec la biche, le taureau avec la jument, le cheval avec l’éléphant; la forme et taille des deux sexes sont parfaitement adaptées l’une à l’autre. Enfin un chapitre est consacré aux différentes formes d’étreintes dont les illustrations feront les « choux gras » des chambrées militaires ou couloirs des collèges.

Par exemple: grimper à l’arbre: La femme pose un pied sur celui de son partenaire et soulève l’autre jambe qui s’enroule autour de la cuisse de ce dernier en se serrant très amoureusement contre lui. Elle peut ainsi s’abandonner complètement et l’embrasser comme si elle buvait aux sources de la vie.

Quelques figures:

Désir et Plaisir de la Femme, les étapes vers une réjouissante révolution

La tenture de la Dame à la Licorne intitulée «à mon seul désir» fut découverte en 1841 par Prosper Mérimée dans le château de Boussac, alors sous-préfecture de la Creuse. C’est l’écrivain George Sand qui la fit connaître et entrer dans la légende. Edmond Du Sommerard fit l’acquisition de cette tapisserie, et en précisa l’origine (fin du 15ème siècle). Six pièces composent l’ensemble, cinq d’entre elles illustrent chacun des sens. La sixième « A mon seul désir » se distingue des autres. Des animaux fabuleux, lion et licorne, portent des armoiries, qui ont permis d’identifier le commanditaire Jean Le Viste, puissant personnage proche du roi Charles VII. Des animaux familiers, lapin, oiseaux, singe, habitent les fonds des tapisseries et créent un univers de rêve. Les symboles de l’amour et de l’érotisme foisonnent.

Ces thèmes ô combien ressassés n’offrent plus guère de surprises, piégés dans un discours «sexologiquement correct», composé original d’angélisme, de pruderie (et oui !) , teinté de quelque jargon psy pour agrémenter le tout, et placé sous l’aile largement complaisante de la science. Une avalanche de recettes toutes plus miraculeuses les unes que les autres, nous promettent le septième ciel en un temps record, et gare aux récalcitrantes, aux réfractaires à l’orgasme, on aura tôt fait de les classer irrécupérables et de leur conseiller avec une bonne dose de commisération méprisante de confier leurs troubles à un « psy. »

Et si on avait tout faux ? Et si on n’avait rien mais alors rien compris au plaisir féminin et encore moins à son désir…

Dans notre dossier, nous allons d’abord rappeler les bases qu’on a tendance à oublier, puis cheminer à travers différents contextes, anatomie, physiologie, mais aussi mode de pensée, langage, représentation, au passage, nous en profiterons pour tordre le cou à quelques idées toutes faites… Un fois compris le mécanisme psychologique initial, les quelques barrières qui subsistent ne résisteront pas longtemps face à la nouvelle énergie d’un désir tout neuf et prêt à conduire vers la plus totale jouissance.

Nous allons donc aborder ces différents sujets (suivre les liens)

Les différents niveaux de la sexualité

Le plaisir et le désir

Le désir fusionnel et le mythe de l’androgyne

La pensée analogique

Savoir ne suffit pas!

Sexualité et biologie

Un sujet qui fâche: le point G

Les entraves au désir

La thérapie 

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

Êtes-vous compatibles?

Est-ce une question d’attirance? Et de quelle(s) attirance (s) s’agit-il? Quand on l’évoque , on pense essentiellement à l’attirance sexuelle ou romantique. En fait il existe plusieurs formes d’attirance qui peuvent être isolées ou associées et qui n’ont pas un caractère sexuel ou romantique.

Petit tour d’horizon:

L’attirance esthétique: il nous est possible d’éprouver un attrait, une attirance pour la beauté physique d’une personne sans éprouver le désir d’avoir une relation plus intime, amoureuse ou sexuelle.  Dans cette attirance esthétique, peuvent se mêler un intérêt pour sa façon de s’habiller, son style, sa façon d’être, de bouger. L’attirance romantique: elle est un peu plus difficile à différencier de l’attirance sexuelle. Elle se manifeste par un fort désir de partager sa vie, de vivre un amour chaste, platonique. L’attitance intellectuelle: on est séduit par l’intelligence, la culture, voire les idées ou opinions. L’attirance sensuelle fait intervenir une dimension sensorielle comme le désir de toucher un corps, de le sentir, d’entendre le son de sa voix. L’attirance physique est souvent un mélange de sensuel et de sexuel en proportion variable selon chacun et chaque interaction.

Cette attirance physique est exclue des communautés qui de définissent comme a-romantiques ou a-sexuées.

L’attirance sexuelle inclus le désir, l’idée d’avoir des relations sexuelles, ce qui n’est pas le cas de l’attirance esthétique.Il est également possible d’avoir des désirs sexuels pour une personne pour laquelle on n’a pas d’attirance esthétique.

Quelques signes d’attirance esthétique:

1: Vous ressentez une sensation d’excitation, de fébrilité à la vue d’une personne

2: Vous aimez ses cheveux, ses yeux, son regard

3: Vous n’en avez jamais assez et passez votre temps à la regarder sur vos réseaux sociaux

4: En leur présence, le monde n’existe plus

5: Vous cherchez à les imiter: vêtements, cheveux, maquillage, tatouage, etc…

6: votre attirance ne s’exprime que sur le plan cérébral

Définir son attirance et la comparer à celle de son ou sa partenaire peut permettre d’éviter des malentendus et de mieux débuter sa relation de couple.

Sur une feuille de papier, dessinez chacun un « camembert ». Puis vous le découper en proportions selon les différentes sortes d’attrait. Enfin comparez les. Vous aurez ainsi une petite idée de votre compatibilité.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

Les autres façons de prendre du plaisir.

Faire l’amour, ce n’est pas seulement la rencontre de deux sexes. Car d’autres jeux sexuels peuvent faciliter la jouissance! Ils justifient néanmoins quelques précautions.

La caresse réciproque et simultanée des deux sexes est un excellent préliminaire à l’amour, mais aussi un moyen agréable de parvenir à l’orgasme. C’est en quelque sorte une masturbation réciproque où chacun se préoccupe du plaisir de l’autre. La femme du pénis et l’homme du clitoris. Ce dernier nécessite plus de délicatesse que le pénis. Donc ce qui est bon pour soi ne l’est pas forcément pour l’autre! Être attentif(ve) à l’autre est donc un impératif! Les caresses seront d’autant plus efficaces qu’elles auront été précédées par d’autres caresses non sexuelles au cours de prélude. Chacun doit signifier à l’autre de qu’il aime et signifier avec tact ce qu’il ou elle n’aime pas (il n’y a pas que la parole, un geste suffit parfois). Et c’est dans le respect mutuel que le plaisir sera le plus intense. Il est bon de savoir que la montée de l’excitation n’est pas toujours la même chez les deux partenaires. Il faut donc en tenir compte afin de s’accorder (on ne prend pas le train). Il existe d’autres formes de masturbation du pénis: entre les cuisses, entre les seins, ou encore avec les pieds…

Les caresses bucco-génitales

Elles sont devenues habituelles, inévitables avec le modèle pornographique (mais pas indispensables).

Le cunnilingus

Il consiste à caresser avec les lèvres et la langue le clitoris et la vulve en vue de provoquer une excitation sexuelle, voire un orgasme. Pratiqué sans préparation, sans excitation suffisante, trop longuement il peut être irritant pour le clitoris et la vulve. La salive a en effet des propriétés agressives sur ces muqueuses. Il nécessite une bonne hygiène des deux partenaires et une absence d’IST qui peuvent aussi se transmettre de cette façon. L’herpès, par exemple se transmet ainsi très facilement et ce dans les deux sens! Lorsqu’elle est bien faite, cette stimulation intensifie l’excitation et la lubrification vaginale. Il faut savoir que ce type de caresse n’est pas spécifique de l’espèce humaine. Chez certains animaux, il constitue un marquage du « territoire », une prise de possession, plus qu’une stimulation. Bien fait, il provoque une émission de cyprine ( il s’agit en fait du liquide de lubrification) très appréciée des amateurs qui aiment boire à la source.

La fellation

Pratique sexuelle excessivement fréquente, qui bien qu’étant très intime, précède souvent les rapports sexuels. La fellation a pour but de simuler le coït et permet à la femme d’avoir une certaine maîtrise de l’acte lui-même. Cette pratique doit être désirée et non obligée. C’est la femme qui donne du plaisir à son partenaire et non celui-ci qui l’oblige à jouer les « gorges profondes ». Cette stimulation peut provoquer l’émission au niveau du méat urétral de quelques gouttes d’une sécrétion d’origine prostatique et de petites glandes. Ce n’est pas du sperme. Cette lubrification urétrale va faciliter l’expulsion du sperme au moment de l’éjaculation. Bien entendu, si cette « gâterie »se prolonge , elle peut aboutir à l’éjaculation. L’homme sera bien avisé de prévenir sa ou son partenaire. Le goût et la consistance du sperme ne son pas toujours appréciés et l’éjaculat peut provoquer parfois un réflexe nauséeux. Son goût est fonction de plusieurs facteurs dont l’ odeur corporel naturelle et l’alimentation. Ce n’est pas un poison, mais il n’a pas vraiment de qualité nutritive! La transmission d’IST se fait plus par le contact des muqueuses qui présentent parfois de petites lésions que par le sperme lui-même. Il est à priori stérile comme l’urine d’ailleurs.

L’anulingus

Plus poétiquement « faire feuille de rose » est une variante. Il consiste à lécher l’anus et ses abords. Selon d’anciens mythes chrétiens, il s’agirait d’une brimade imposée par satan à tous ses adeptes: sorciers et sorcières. Il semble évident qu’une bonne hygiène s’impose. Son plaisir dépend des envies de chacun.

Les autres pratiques anales

Elles vont de la stimulation digitale à la pénétration anale ou sodomie. L’excitation sexuelle peut se trouver augmentée par l’intromission d’un doigt dans l’anus de l’homme ou de la femme comme complément au rapport classique. L’hétérosexuel qui apprécie ce genre de stimulation n’a pas pour autant une homosexualité refoulée. Il est aussi possible d’utiliser certaines « prothèses » péniennes ou « godemichés ». La sodomie permet de stimuler l’urètre postérieure qui traverse la prostate; elle est source de plaisir et même d’orgasme chez l’homme. Longtemps moyen de contraception, elle permet l’orgasme aussi bien chez l’homme que chez la femme. Fréquente de nos jours aussi bien chez l’homme que chez la femme, cette dernière l’accepte le plus souvent, pour répondre, aux fantasmes de son partenaire,(le modèle pornographique est passé par là)! L’anus n’étant pas prévu, naturellement pour subir d’importante dilatation , il a besoin d’une bonne préparation et de l’usage de lubrifiants spécifiques afin de faciliter l’intromission du pénis ou du dildo. Afin d’éviter des lésions, porte d’entrée d’IST (Sida, Herpès, Syphillis, Hépatite C, Papillomavirus) pour ne citer que les plus sérieux il est préférable d’y associer un préservatif. En effet la muqueuse anale est plus fragile que la muqueuse vaginale. Ce désir de sodomie doit être partagé et surtout pas obligé si l’on veut en tirer le maximum de plaisir. Une préparation physique et psychologique est indispensable, ainsi qu’une bonne hygiène. L’usage du préservatif est conseillé, voire indispensable si l’on souhaite par la suite avoir un rapport sexuel « plus classique ». Sans ce dernier une toilette intime chez les deux partenaires est impérative.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

Le Gland et l’éjaculation prématurée

Non, ce n’est pas le titre d’une fable! Mais l’histoire est digne d’être contée. Elle est savoureuse bien qu’affligeante! Les mécaniciens du sexe ont encore frappé fort.

En effet une étude récente publiée dans le Journal of sexuel medicine et validé par des « professionnels médicaux » du comité de communication de l’ISSM (International Société of Sexual Medicine) tend à prouver qu’un volume trop important du gland pénien est responsable d’éjaculation prématurée primaire (c-a-d existant depuis le début des rapports sexuels). On ne sait pas à partir de quel taille survient le problème! Elle a été réalisée sur une population de 140 hommes hétérosexuels sexuellement actifs âgés de 18 à 62 ans.

L’étude semblait sérieuse avec comparaison à un groupe témoin. Nos « savants » ont bien sûr mesuré l’instrument dans toutes ses dimensions en associant même une échographie (on se demande pourquoi? Sans doute pour faire plus scientifique!) évoquant l’idée que les glands de plus grosses tailles possèdent plus de terminaisons nerveuses. Ils sont donc responsables de l’EP. On a même les chiffres, mais pas du nombre de terminaisons nerveuses critique; sur les 140 volontaires, les 20 EP primaires, voient leur éjaculation survenir en 0,5 minutes. Chez les 50 EP secondaires (elles sont acquises): 2 minutes et enfin 7 mn pour le groupe témoin. Il faut savoir que la plupart des femmes a besoin de plus de 7 mn pour espérer grimper au rideau!

Ainsi d’après cette étude, l’EP serait secondaire à une hypersensibilité du gland. Je m’étonne qu’ils n’aient pas mesuré la taille du vagin des partenaires, car il est évident qu’un vagin un peu étroit ne doit pas améliorer la situation. Et ne parlons pas des orifices un peu plus serrés! Sur le plan scientifique c’est un biais qui invalide l’étude.

Non, l’éjaculation prématurée n’est pas une maladie, la taille du sexe ou du vagin n’en sont pas responsables. Tous les hommes éjaculent naturellement rapidement. Le seul facteur « médical si on peut dire » qui aggrave cette rapidité physiologique est l’anxiété. Au même titre que n’importe quelle partie du corps, l’homme doit apprendre à gérer son sexe, c-a-d maîtriser son excitation et donc son éjaculation. Ce qui lui permettra de s’adapter à sa ou son partenaire.

Il existe fort heureusement de vrais sexologues ou sexothérapeutes compétents capables de proposer des solutions efficaces et définitives. L’hypnose ou les TCC sont des plus efficaces. Vous trouverez sur ce site avec le moteur de recherche de celui-ci plusieurs articles sur le sujet.

Pour info: les auteurs de cet étude: Ates, E., Gok, M., Kazici, HG, Kol, A., Sahin, T. et Erol, H. (2024). Le volume du gland du pénis est associé à une éjaculation précoce à vie. Le Journal de médecine sexuelle, 21(5), 391-398.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

Le Syndrome de Sexsomnie

Il s’agit d’une parasomnie qui se caractérise par une activité sexuelle pendant certaines phases du sommeil. Elle se manifeste le plus souvent chez l’homme par des rapports sexuels ou tentatives de rapports sexuels et chez la femme par de la masturbation. D’autres manifestations sont également retrouvées comme des cris, des mouvements du bassin, des caresses s’accompagnant parfois d’agressivité, de violence, d’orgasmes et cela toujours au cours du sommeil.

Un homme de 37 ans a consulté parce qu’il ronflait bruyamment depuis des années et que sa femme avait observé des apnées du sommeil. Lors de leur première visite à la clinique, l’épouse a révélé qu’elle et son mari avaient été sexuellement actifs pendant leur sommeil durant de nombreuses années et que c’était lui qui avait initié les rapports sexuels, sans toutefois qu’il s’en souvienne. Selon elle, ils ont commencé à avoir des rapports sexuels une ou deux fois par semaine au milieu de la nuit et, au bout de six mois, la fréquence est devenue quotidienne, ce qui a coïncidé avec l’apparition de ronflements bruyants. Journal of Clinical Sleep Medicine, en 2017. (Dr. med. Thomas Kron Actualités Médicales 28 mai 2024 Medscape)

Cette parasomnie toucherait 2 à 6% d’adultes surtout masculin. À ce jour, 116 cas ont été rapportés. Bien que rare, sa survenue pose quelques problèmes relationnels ou médico-légaux. Si elle touche également les adolescent, elle est plus difficilement observée par absence de partenaire de « lit ». Elle pourrait être favorisée par certains médicaments psychotropes ou substances illicites à action désinhibitrice. On ne connait pas à ce jour de traitement médical efficace; par contre l’hypnose qui travaille sur les états dissociatifs peut s’avérer efficace.

Les parasomnies

On en distingue 2 types: celles qui sont en rapport avec les phases de sommeil paradoxal: trouble du comportement lors du sommeil, cauchemars, paralysie du sommeil, et celles qui ne sont pas en rapport avec le sommeil paradoxal: somnambulisme, excitation confusionnelle, terreurs nocturnes et sexsomnie.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

La Sodomie: peut-on en jouir?

Si dans d’autres époques, les rapports anaux étaient pratiqués pour éviter une grossesse non désirée, ce n’est plus vraiment le cas de nos jours, du moins dans notre société occidentale. Le sujet reste délicat malgré sa fréquence.

Pratiqués essentiellement par les populations homosexuelles masculines, ils concernent de plus en plus les hétérosexuels sous l’influence de la pornographie. Mais si les populations jeunes y sont plus sensibles du fait de la pornographie et réseaux sociaux, ils concernent désormais toutes les générations. En France, des études évoquent le chiffre de 35% tout âge confondu. Auparavant elle a pu être pratiquée par la femme comme méthode « contraceptive » et préservation de sa virginité!

Les générations Y et Z

Elles sont les plus concernées. Une étude récente montre qu’en 20 ans,en Grande Bretagne, une population de jeunes couples (16 à 24 ans) pratiquant la sodomie est passée de 13 à 29%. Aux USA, l’augmentation est passée de 30 à 44%! Il faut préciser que c’est essentiellement les jeunes femmes qui sont touchées par cette augmentation.

Pour cette population de jeunes femmes, la sodomie est devenue une « norme», un passage obligé pour être désirable et considérée! Si quelques unes peuvent l’avoir librement choisi, par désir ou curiosité, une majorité le fait pour plaire au partenaire. Cependant 25% déclarent y avoir été forcées, ne serait-ce qu’une fois. En inversant les rôles , on la retrouve dans des jeux sexuels où le sujet mâle est sodomisé par sa partenaire à l’aide d’un godemichet (peeging) ou chevillage!

Intérêts et inconvénients

Bien que cette pratique peut apporter du plaisir (plus en rapport avec la réalisation d’un fantasme), elle a quelques inconvénients; ils ne sont pas tout à fait les mêmes chez l’homme et chez la femme.

Sur le plan anatomique

La sodomie peut être douloureuse, surtout sans une bonne lubrification adaptée à l’anus que ce soit chez l’homme ou chez la femme. Elle peut provoquer de petites lésions, des fissures, des saignements. Une pratique intense risque d’entraîner une incontinence plus fréquente chez les femmes du fait d’un sphincter anal moins puissant.

Le risque d’IST

Les IST (syphilis, VIH,Hépatite C, Papillomavirus, etc…) sont plus à risque car la muqueuse anale est beaucoup plus fragile que la muqueuse vaginale. Elle n’est pas naturellement adaptée à ce genre de « sport »; elle est souvent le siège de blessures. L’usage du préservatif est donc indispensable. Il doit être systématiquement changé avant toute pénétration vaginale qui prolongerait la sodomie. Dans un couple stable, indemne d’IST, en l’absence de préservatif, une toilette du sexe masculin est nécessaire pour éviter le passage de germes qui, s’ils sont normaux et habituels (escherichia coli) dans le rectum, n’ont rien à faire dans le vagin. Cela permet d’éviter également les infections urinaires (cystites). Les séquelles psychologiques peuvent être importantes surtout si le rapport est forcé.

Quant aux avantages

Ils ne sont malheureusement pas toujours au rendez-vous, du moins chez la femme. Si certaines d’entre elles y trouvent du plaisir, rares sont celles qui iront jusqu’à l’orgasme. Il peut exister néanmoins une certaine satisfaction narcissique, importante chez la jeune femme. Pour le partenaire, l’étroitesse des lieux peut augmenter le plaisir et accélérer la survenue de l’éjaculation. Lors du peeging certains hommes arrivent régulièrement à l’orgasme par stimulation de l’urètre postérieure qui traverse la prostate.

A retenir …

Les rapports anaux nécessitent une bonne préparation en commençant par un massage du sphincter anal avec un lubrifiant à base d’eau ou silicone qui va permettre une détente de l’orifice, l’utilisation d’un préservatif en ajoutant suffisamment de gel. La position d’Andromaque (la femme chevauche l’homme) est souvent préférable chez les débutantes. Des produits naturels: beurre de karité, aloé vera, huile d’olive peuvent être utilisés. Ils ne sont pas compatibles comme tous les corps gras avec les préservatifs (donc à éviter). Au moindre problème, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin. S’il peut sembler, parfois difficile, d’en parler à son généraliste, un médecin sexologue ou formé en sexologie saura parfaitement aider et conseiller.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

L’éjaculation prématurée

Quelle est la nature de ce trouble,et quelles sont les méthodes qui permettent d’y remédier?

Si l’expression éjaculation prématurée, plus juste, remplace parfois celle d’éjaculation précoce, elles ne représentent ni l’une ni l’autre la réalité du trouble. Certains parlent d’éjaculation rapide ; ce qui est encore plus vague.
Nous devons parler plutôt d’absence de contrôle par l’homme du moment de survenue de son éjaculation empêchant sa partenaire d’atteindre l’orgasme (attention, il faut savoir d’une majorité de femmes n’éprouve pas d’orgasme à point de départ vaginal). Et sachant que l’éjaculation survient lorsqu’un certain seuil d’excitation (seuil d’inévitabilité éjaculatoire) est atteint, c’est cette dernière qu’il devra apprendre à maîtriser. Il s’agit donc pour lui de ne pas dépasser ce seuil, sauf lorsqu’il l’a décidé. Ce n’est donc pas un problème de durée, ni d’éjaculation, mais un problème de niveau d’excitation et d’adaptation à sa partenaire.

L’éjaculation prématurée peut être considérée comme un véritable phénomène socio-culturel,

En effet ce n’est pas une maladie et il n’y a pas d’organe malade. Pratiquement tous les hommes ont été à un moment ou un autre de leur vie sexuelle éjaculateur prématuré.
L’acte sexuel est avant tout chez l’homme comme chez tous les mammifères un acte à visée reproductrice; l’homme serait en fait biologiquement programmé pour éjaculer en 1 à 2 minutes, ce qui est largement suffisant pour procréer! Et pendant des générations et encore à notre époque dans certaines cultures, la rapidité a été synonyme de virilité. L’émancipation féminine survenue très récemment est en fait la “responsable” de l’émergence de ce trouble; en effet tant que le plaisir sexuel fut un domaine réservé à l’homme, il ne pouvait exister, en tant que tel.


Cette révolution sexuelle s’est faite dans notre monde occidental avec l’invention de la “pilule” qui a permis à la grande majorité des femmes d’accéder à la contraception, changeant ainsi le sens de la relation sexuelle qui de procréatrice et contractuelle (le devoir conjugal) pouvait enfin devenir ludique. La jouissance devenant aussi une affaire féminine, cela obligeait l’homme à modifier son comportement sexuel et à s’adapter à cette nouvelle femme non plus soumise comme auparavant. L’inadaptation à cette nouvelle donne s’est caractérisée par ce que nous appelons l’éjaculation prématurée.

L’éjaculation prématurée est-elle aussi un phénomène névrotique?

Sans aucun doute: la prise de conscience de cette incapacité à s’adapter à l’autre c’est à dire à maîtriser le moment de survenue de son éjaculation, va déclencher chez beaucoup une névrose d’angoisse aggravant le trouble. Nous savons en effet que le plaisir vaginal de la femme a besoin de temps. L’échec à se conformer à un idéal sexuel ou la frustration exprimée par la partenaire vont déclencher une successions de réactions source d’angoisses. Cela aboutira souvent à une diminution du désir et même à une impuissance.


Le cercle vicieux s’installe: échec, angoisse de l’échec, échec, etc…
Quant au “vagin denté” grand consommateur de “zizis”, il fait partie d’un folklore psychanalytique, devenu aujourd’hui désuet. Il y a encore une dizaine d’année, la psychanalyse expliquait l’éjaculation prématurée par la peur inconsciente pour l’homme d’être castré, du fait de l’envie de pénis de la femme; il lui fallait donc faire vite au risque d’y perdre sa virilité!

Pour comprendre l’éjaculation prématurée sur le plan relationnel, on admet que la sexualité s’exprime selon deux axes: un axe pulsionnel et un axe relationnel. 

La dimension pulsionnelle est celle qui motive l’individu dans son adolescence et adulte jeune; elle a pour substrat nos gènes qui nous poussent à procréer. Elle vise à la satisfaction immédiate et à la résolution de notre excitation sexuelle. Nous pourrions dire qu’elle est primaire dans le sens où elle nous identifie le plus aux mammifères de notre espèce. Elle se renforce avec l’activité masturbatoire qui permet à l’homme d’initier la mécanique éjaculatoire et d’en découvrir sa récompense, c-a-d le plaisir par sécrétion d’endorphines 
La dimension relationnelle, est celle dans laquelle la notion de jeu devient essentielle. L’homme joue avec son excitation pour la maintenir à un niveau élevé le plus longtemps possible afin d’augmenter l’intensité de sa jouissance et surtout de maintenir la relation ludique avec la partenaire. Elle nécessite toute la créativité et l’imagination qui sont des caractéristiques exclusivement humaines.


Mais ce jeu relationnel requiert de l’homme un apprentissage essentiel, gage de la durée de l’acte; il lui faut donc apprendre à diriger la focalisation de son attention: de manière plus explicite, il doit apprendre à caresser le sexe de sa partenaire avec son sexe et non pas le sien avec le sexe de sa partenaire, passage d’une perception propioceptive à une perception extéroceptive. Lorsque ses “antennes sensorielles”sont dirigées vers l’extérieur, son excitation ne va pas augmenter et le contrôle est facile, par contre lorsqu’elles sont dirigées vers l’intérieur, il amplifie son excitation et son contrôle devient beaucoup plus difficile.
En résumé, il s’agit d’abandonner le schéma masturbatoire ego-centrique caractéristique le l’adolescence, c’est-à-dire de l’immaturité pour passer à un schéma visant l’altérité.
Il ne s’agit plus de se servir de l’autre, mais de donner à l’autre.

Quelques Interrogations?

Certains hommes ne se plaignent jamais d’éjaculation rapide
En effet! Je me suis également posé la question et j’ai pu trouver quelques réponses.
-Le détournement d’attention qui consiste à penser à quelque chose de peu agréable, voire même désagréable.Il peut diminuer l’excitation, et retarder de ce fait l’éjaculation.
L’efficacité est modérée et peut satisfaisante surtout pour la ou le partenaire.
-Une autre technique, un peu plus intéressante est d’éjaculer une heure avant le rapport en se masturbant. L’excitation sera moins forte et le rapport un peu plus long. Ce n’est valable que pour les jeunes qui peuvent récupérer rapidement une excitation satisfaisante. Avec l’âge, la récupération est plus longue et le retour à une bonne érection plus difficile.
-L’alcool ou quelques autres substances illicites: elles diminuent l’excitation et donc… Ce n’est certainement pas la solution, mais explique la survenue d’éjaculation prématurée qualifiée de secondaire.


Une anecdote: Sébastien 26 ans vient consulter car il se plaint depuis quelques temps d’éjaculer trop rapidement. Le problème est apparu lorsqu’il a commencé à avoir une relation régulière avec Zoé. Elle ne s’en plaint pas particulièrement. Par contre Sébastien développe de plus en plus une angoisse de l’échec ou de performance aggravant le problème jusqu’a présenté parfois une éjaculation « ante-portas », avant la pénétration. Auparavant, il n’avait pas ce problème. Il faut dire que ses précédentes relations se faisaient dans un contexte festif, avec une consommation excessive d’alcool ou autre psychotrope. En fait l’éjaculation rapide primaire (présente dès le début de sa vie sexuelle) était masquée par l’alcool, le cannabis ou autre.


L’âge et celui de la relation peuvent altérer le désir et de ce fait l’excitation et donc rendre l’éjaculation plus difficile. Il faut dire que nombreuses sont les femmes qui après quelques années de vie de couple, prises par le travail, les enfants et l’intendance n’ont que peu de désir sexuel. Un rapport rapide permet d’assurer le « minimum syndical! »sans remettre en question le couple.


Paul 45 ans vient consulter car il n’est pas satisfait de ses rapports. Il trouve que son épouse a peu de désir et il pense qu’il en est responsable car il éjacule trop rapidement (selon les normes véhiculées par les média). Je lui pose quelques question sur son anatomie: son érection est-elle de bonne qualité, ne présente-t-il pas un phimosis ou une brièveté du frein? Rien de tout cela.
Son épouse se plaint-elle du problème; pas vraiment, si ce n’est que parfois, elle dit qu’elle n’a pas très envie, qu’elle est fatiguée, qu’elle a la migraine…Il pense donc, comme beaucoup d’homme qu’il ne la satisfait pas sexuellement à cause de son éjaculation précoce.
Je lui demande de revenir consulter avec elle pour mettre en place une thérapie de couple: il s’agit d’ exercices associant les techniques comportementales du Squeeze et du Stop and Go.
Lors de la 2ème consultation, il vient donc avec son épouse Sophie, 39 ans. Elle semble tout à fait compréhensive et partie prenante.
Mais lors de la 3ème consultation, il est à nouveau seul et me demande s’il est possible de résoudre ce problème margé tout car son épouse ne souhaite plus revenir après une tentative d’exercice infructueuse. « C’est ton problème !» lui dit-elle!


Difficile à résoudre. Il est possible de lui prescrire de la Dapoxetine « Priligy® », dérivée d’antidépresseur; si celle-ci retarde de quelques minutes l’éjaculation, pas plus de 4 mn, c’est au prix de nombreux effets secondaires, surtout qu’il faut, en plus, programmer le rapport sexuel. Solution très romantique! Ce produit n’a que peu d’intérêt si ce n’est pour le laboratoire fabricant! Et même si les rapports sont un peu plus longs, ils restent aussi peu fréquents.


Thomas 50 ans vient consulter également pour une éjaculation rapide, mais qui ne survient qu’avec son épouse Hélène 46 ans. Ils vivent ensemble depuis 25 ans. Les rapports sont de moins en moins fréquents et peu satisfaisants. Les enfants ayant grandis et son travail un peu moins prenant, il a rencontré récemment une jeune femme de 15 ans sa cadette. « C’est étonnant, je n’ai plus cette même difficulté. Il faut dire que Pauline est très différente, plus active, plus sensuelle. Et j’ai vraiment envie de lui donner du plaisir. Je suis surpris du temps que nous passons à nous caresser, à jouer avant d’en arriver à la conclusion ».


Et c’est sans aucun doute là que se trouve la solution d’un symptôme qui n’en est pas un!
Enfin et pour conclure ce paragraphe: une technique assez particulière, plutôt pratiquée dans le monde Gay et BDSM: le « Milking  (traite en français)»: Il s’agit d’introduire un doigt dans le rectum et de masser régulièrement la prostate. Au bout d’un temps plus ou moins long, une éjaculation baveuse, c-a-d sans orgasme, va survenir, décongestionnant ainsi la partie de l’urètre située dans la prostate et les vésicules séminales. L’excitation étant toujours présente, il est beaucoup plus facile, mais pas nécessaire de prolonger le jeu sexuel.

En résumé, pour résoudre l’éjaculation prématurée quatre conditions sont nécessaires:
– L’apprentissage du contrôle de son excitation sexuelle, c’est-à-dire son évaluation afin qu’elle se maintienne en-dessous du seuil d’inévitabilité éjaculatoire.
– La suppresssion de l’angoisse de l’échec.
– Développement d’une attention portée de l’autre plutôt qu’à la sienne
-Maîtriser la situation en ne se laissant pas entraîner par sa partenaire.

La meilleure technique pour résoudre cette difficulté sexuelle et ce de manière définitive est l’hypnose. Elle permet véritablement de changer le « programme »mental, ce que ne font pas les thérapies comportementales qui peuvent apporter néanmoins une certaine amélioration

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

L’Andropause n’existe pas!

Andropause

L’andropause est un terme inapproprié, qui se veut l’équivalent de la Ménopause et qui a pour effet de créer une pathologie qui n’existe pas et de justifier la prescription d’un traitement médicamenteux inutile. S’il existe bien chez la femme un arrêt naturel de la sécrétion hormonale d’œstrogène et de progestérone par les ovaires, ce n’est pas le cas chez l’homme en ce qui concerne la sécrétion de testostérone. En effet, à moins d’une castration physique ou chimique (certains médicaments), il n’existe pas d’arrêt physiologique de la sécrétion de Testostérone par les testicules, mais une diminution progressive de leur activité qui commence très tôt vers 25-30 ans, et sans conséquence notable sur la libido. Le terme exact devrait être « andromiose« . (le mot pause signifiant arrêt).

La testostérone

Hormone naturelle de la sexualité sécrétée par les testicules, sa prescription médicamenteuse chez l’homme, était sujette à caution. En effet, on évoquait, jusqu’à la publication d’une étude récente ( Medscape le 18 janvier 2024) des risques cardio-vasculaires et prostatiques. Son taux diminue naturellement avec l’âge, sans qu’il y ait un arrêt total de sa sécrétion (sauf castration). Et cela sans conséquence pour la vie sexuelle.

Ayant porté sur 5200 hommes qui présentait une insuffisance de Testostérone (moins de 3pg/ml), elle a montré qu’il n’y avait pas d’augmentation de maladies cardiaques (infarctus, AVC), qu’elle ne provoquait pas de cancer de la prostate. Par contre un taux de testostérone bas serait associé à un sur-risque d’accident cardio-vasculaire.

Par contre, si son apport améliore la libido et augmente l’activité sexuelle en cas de testostéronémie basse, elle n’a en monothérapie aucune action sur les érections. Il est probable, mais les résultats n’ont pas été publié qu’elle puisse améliorer la masse musculaire, certaines dépressions et la qualité du sommeil et qu’elle puisse entraîner une diminution de la masse graisseuse.

Cela n’est valable qu’à partir du moment où il est constaté sur plusieurs dosages un taux de Testostérone libre ou bio-disponible inférieure à la normale et cela en tenant compte de l’âge. (Le dosage de Testostérone totale n’a pas d’intérêt.) Prescrire de la Testostérone systématiquement à tout homme se plaignant de fatigue, de dépression et de difficultés sexuelles est une aberration et ne résoudra pas ses problèmes si son taux se trouve dans les limites de la normale. C’est vouloir remplir une bouteille déjà pleine! Ainsi avant de vouloir agir sur les conséquences , il est préférable d’en chercher les causes: comme des difficultés personnelles, conjugales, familiales, professionnelles etc….

Contre-indication

Une hématocrite trop élevée (sang trop épais du fait de trop de globules rouges dans le sang). Prescrite sur ordonnance, une surveillance médicale est nécessaire. Son utilisation n’est pas conseillée chez les femmes compte tenu de ses effets secondaires (virilisation)

La castration

La castration physique est le plus souvent chirurgicale, réalisée à la suite d’un cancer des testicules ou d’une modification du genre chez certains transgenres. Elle peut être rarement accidentelle. A d’autres époques, elle était réalisée chez de jeunes chanteurs d’opéra pour devenir « Castrat« , ou encore dans quelques sectes par motivation religieuse ou culturelle: les eunuques.

La castration chimique est le plus souvent d’origine médicamenteuses: en effet, un certains nombres de médicaments (anti-cancéreux, neuroleptiques, contre l’adénome de la prostate, etc…) ou drogues ont une action anti-androgènes soit directe soit indirecte. Cette castration chimique n’est pas toujours complète. Une consommation excessive de cannabis, de houblon (contenu dans la bière), de soja peut avoir une incidence sur la libido masculine; ils contiennent des phyto-œstrogènes, qui s’ils ne semblent pas avoir d’effet sur le taux de Testostérone bio-disponible, peuvent diminuer néanmoins la libido.

Vous souhaitez consulter: sexothérapeute, hypnothérapeute, thérapie de couple

LE COUPLE ET SA SEXUALITÉ

Il y a encore quelques années, il était difficile de parler de sexualité ; le sujet était tabou et n’était abordé timidement que dans le cadre de la reproduction, il restait essentiellement du domaine de la femme.

Le Couple et sa sexualité en « occident ».

Il y a encore quelques années, il était difficile de parler de sexualité ; le sujet était tabou et n’était abordé timidement que dans le cadre de la reproduction, il restait essentiellement du domaine de la femme. Les choses ont commencé à changer avec l’invention d’une contraception efficace dans les années 50.

L’invention de la pilule contraceptive par Pincus et Miramontes en 1956 dans un but de planifier les naissances allait déboucher à une dissociation de l’acte sexuel de la reproduction. L’émergence de cette nouvelle « liberté » sexuelle féminine fut sans aucun doute le point de départ de la sexologie moderne.

Les années 70, à la suite des mouvements contestataires ont vu naître une nouvelle société plus hédoniste où la recherche du plaisir, de tous les plaisirs devenait essentielle. Le plaisir sexuel en fait bien-entendu partie !

Les règles du jeu en furent définitivement changées, en effet, la femme s’émancipant dans la mouvance des mouvements féministes, devenant l’égale de l’homme revendique elle aussi le droit au plaisir.

Les années 70.

De fait, jusqu’à ces années 70, la normalité sociale de la femme dans le domaine sexuel était de faire des enfants ; il n’est jamais fait mention de plaisir féminin dont les manifestations jusqu’à une époque relativement récente étaient condamnées par l’église et par une certaine société bourgeoise. Quant au plaisir de l’homme, il était normal car associé à la survenue de son éjaculation. Mais une certaine population féminine américaine émancipée n’accepte plus les rapports sexuels dans de telles conditions ! La prise de conscience de cette situation conjugale conflictuelle ou pré-conflictuelle par deux médecins américains Masters et Johnson aboutit au développement de tout un ensemble de nouvelles pathologies sexuelles non plus fonctionnelles, mais liées à la relation de couple qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel.

Les connaissances médicales étant, à cette époque, limitées aussi bien sur le plan de la physiologie, de la pathologie que de la thérapeutique, leur analyse et leur interprétation se font sur des bases d’observation influencées par le savoir psychologique et sociologique de l’époque, sans oublier l’influence malheureuse de la psychanalyse, théorie pseudo-scientifique.

Encore, de nos jours, la sexologie reste très influencée par les théories de ces pionniers. Si bien que les approches thérapeutiques, exception faite des nouveaux médicaments n’a guère évoluée. Surtout quand on sait que ces médicaments ne sont destinés qu’à traiter des troubles fonctionnels masculins, et plus particulièrement les troubles de l’érection.

Déjà on avait tendance à transposer à la femme, le modèle sexuel masculin, le phénomène s’est récemment accéléré avec l’apparition d’une nouvelle discipline qu’est la médecine sexuelle où il est question de soigner avec des médicaments des insuffisances ou défauts d’apprentissage. Cette transposition, nous le verrons est très malheureuse !

En effet et nous allons bientôt l’aborder, l’essentiel des troubles sexuels n’est pas d’ordre physio-pathologique, mais en rapport à de mauvais apprentissage.

Quelles sont les bases ou fondations anatomo-physiologiques de la sexualité ?

L’homme étant avant tout un mammifère, la finalité originelle de la sexualité est avant tout la reproduction.

La nature étant prévoyante, elle a su optimiser ce mécanisme faisant en sorte qu’il soit le plus facilement possible à réaliser.

Elle a donc donné à l’homme jeune en âge de procréer une érection facile et une éjaculation suffisamment rapide afin d’assurer au mieux la survie de l’espèce. L’assurance du résultat n’étant pas garantie à tous les coups, leur répétition en augmentait les chances. Qui plus est et afin de le récompenser et d’avoir envie de recommencer, elle l’a gratifié d’une bonne sécrétion d’endorphines et de dopamine, voire d’ocytocine au moment de l’éjaculation.

Quant à la femme, elle l’a pourvue d’un clitoris dont la fonction essentielle est, après stimulation, de provoquer, bien sûr du plaisir, et surtout une bonne lubrification et une ouverture vaginale afin de faciliter la pénétration, sa récompense étant la grossesse et ce pouvoir de donner la vie.

Comme c’est le cas pour de nombreuses fonctions vitales et ce, toujours pour assurer la survie de l’espèce, la nature a fait en sorte que ces mécanismes soient pour l’essentiel d’origine involontaire donc sous la dépendance du système nerveux autonome par l’intermédiaire des hormones et des neuro-médiateurs.

Nous savons que la Testostérone joue, ici, un rôle essentiel ; elle est à l’origine des pulsions sexuelles qui sont le plus souvent importantes et quasi permanentes chez l’homme jeune et en bonne santé alors qu’elles sont nettement plus faibles et circonstancielles chez la femme car en rapport avec la survenue de l’ovulation. Il est bon de préciser qu’il n’existe des récepteurs à la testostérone qu’au niveau du clitoris. Le vagin n’en possède pas.

Ce qui explique déjà le décalage important des pulsions sexuelles entre l’homme et la femme. Et qui peut nous faire dire que si la femme n’a des rapports sexuels qu’en fonction de ses pulsions, ce ne serait que de deux à trois jours par cycle.

Fort heureusement, pour nous les hommes, la femme a su sans doute avant nous, humaniser sa sexualité, passant d’une sexualité pulsionnelle à une sexualité de la relation où la notion d’attachement et d’affect devient importante. Bien qu’aujourd’hui, on ne puisse exclure, sous l’influence des médias et de la pornographie une recherche hédonique, c-a-d de plaisir. Jouir est devenu une « norme » contraignante. Mais je n’ai jamais vu qu’une femme restait avec un homme parce que celui-ci était « un bon coup » et la faisait jouir ! 

S’il est facile, en effet, pour la plupart des hommes d’avoir une relation sexuelle désiré sans sentiment, c’est beaucoup plus difficile chez la plupart des femmes, mais rien n’est impossible, surtout après avoir consommé certaines substances deshinibitrices, licites ou non.

Si notre principal organe sexuel est notre cortex, la femme en est certainement plus dépendante que l’homme qui surtout s’il est jeune possède toujours le relais de ses pulsions. Après 50 ans, elles sont tendances à diminuer naturellement sans que l’on puisse parler d’andropause.

La « Norme »

Elle est d’abord reproductrice, l’homme jeune possède normalement une érection facile, une éjaculation rapide (elle survient, en moyenne, en 2 à 3 minutes), la femme jeune quant à elle peut éprouver assez facilement un plaisir et une jouissance clitoridienne  afin de provoquer et de faciliter son désir d’être pénétrée, mais elle n’éprouve pas naturellement ou spontanément une jouissance vaginale. Il faut savoir, mais ce n’est un secret que pour les hommes, que la plupart des femmes simulent l’orgasme, la jouissance lors de la pénétration, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’éprouve pas un certain plaisir. Par contre la jouissance clitoridienne par stimulation directe ou indirecte est connue par le plus grand nombre.

Quelle est l’évolution de la sexualité du couple « standard » au cours de sa vie 

L’homme, jeune, animée par ses pulsions, a un désir fréquent et important ; il n’a pas en général de problème d’érection, mais une éjaculation rapide compensée par une phase réfractaire de courte durée lui permettant de « remettre facilement le couvert ». Une fréquence élevée des rapports diminuera son excitation ce qui permettra d’allonger un peu la durée des rapports dont la durée « normale » (ce qui ne veut pas dire grand-chose si ce n’est de vouloir se conformer à une norme arbitraire) a été évaluée statistiquement, en moyenne, à 5 minutes et 40 secondes. Si pour une raison ou une autre, maladie, grossesse, séparation, la fréquence des rapports diminue, la survenue de l’éjaculation redevient plus rapide voire prématurée par développement d’une angoisse de l’échec ou de performance. Il est d’ailleurs assez rare que la femme se plaigne de ces rapports assez courts. Nous verrons pourquoi plus loin.

Au fur et à mesure qu’il avance en âge, la diminution progressive du taux de testostérone peut entraîner une diminution de ses pulsions, à moins qu’il ait pu ou su érotiser sa sexualité en développant tout un univers fantasmatique. Sa sexualité étant devenue plus cérébrale, elle est moins dépendante de ses hormones, ce qui lui permet de se prolonger dans le temps, mais en contrepartie, elle se fait plus fragile, beaucoup plus soumise aux aléas de sa vie psychique et c’est surtout à ce moment là que vont commencer à se développer chez l’homme les troubles de l’érection d’origine psychologique, exception faite de ceux qui ont déjà certains problèmes de santé : diabète, athérosclérose, etc…. Il faut préciser que même d’origine organique, il existe toujours des éléments psychologiques qui vont s’ajouter.

Une sexualité différente

Si assez nombreuses sont les jeunes femmes qui découvrent leur clitoris et le plaisir qu’elles peuvent en tirer, elles abandonnent assez rapidement la masturbation, ce qui n’est pas le cas de l’homme. En effet ce qui motive la relation sexuelle de la jeune femme, c’est avant tout la construction de la relation à l’autre. Dans la fantasmatique féminine, le rapport sexuel est motivé par le désir de se sentir normale, d’être acceptée, reconnue, aimée, désirée par l’homme choisi. 

L’origine du désir féminin est avant tout « narcissique » et non sexuel comme l’est essentiellement le désir masculin. Chez l’homme le sexe est le plus souvent une finalité alors que chez la femme, le sexe est un moyen pour parvenir à ses fins. Le rapport sexuel est le passage obligé pour être aimé. Il symbolise l’amour et pour beaucoup de jeunes femmes, faire l’amour est synonyme de fabriquer de l’amour. Amoureuses, elles ne comprennent pas qu’elles n’éprouvent pas de plaisir et se sentent très souvent anormales, surtout si en plus les rapports sont douloureux. Fréquemment, elles simulent le plaisir de peur que l’être aimé parte chercher fortune ailleurs. Elles développent très souvent, dans un premier temps un sentiment de culpabilité et d’anormalité devant ce problème. C’est ce que nous retrouvons dans la majorité des cas ; il existe bien sûr des cas particuliers différents, mais minoritaires qui vont se satisfaire d’une sexualité masturbatoire, instrumentalisée ou non.

Cette insatisfaction provoque en quelques mois ou années (6 mois à 3 ans ½) une diminution de la fréquence des rapports source de conflits ou d’incompréhension. L’inamoramento, l’état amoureux excède rarement 3 ans ½ selon Francesco Alberoni. Une éjaculation prématurée chez le partenaire est souvent la bienvenue car elle permet de justifier un refus en mettant la responsabilité sur le dos de l’autre. Le trouble ne peut que s’aggraver car les rapports devenant moins fréquents, l’éjaculation est de plus en plus rapide, ce qui fait que les rapports sont de moins en moins satisfaisants. 

Les choses sembleront s’améliorer lorsque surviendra un désir d’enfants ; mais chez la plupart la fréquence diminuera à nouveau lorsqu’elle sera enceinte sauf à assurer le minimum « syndical » pour que Monsieur n’aille pas chercher fortune ailleurs ce qui est souvent le cas. Souvent cette diminution du désir augmente dans le post-partum pour des raisons qui pour une fois peuvent avoir une composante organique.

Lorsque ce désir d’enfants est assouvi, les problèmes vont véritablement commencer. La femme va mettre en place un ensemble de stratégies d’évitement. Tous les moyens semblent bons pour éviter une intimité qui risquerait de provoquer le désir du mâle ; la dépression peut en faire partie ainsi que le développement d’un ensemble de symptômes gynécologiques et névrotiques.

On comprend que le conflit conjugal puisse aboutir à la séparation ou au divorce.

Bien sûr, cela semble être une caricature, mais en fait nous ne sommes pas très loin de la réalité. L’harmonie sexuelle n’est malheureusement pas à l’ordre du jour !

Il existe, bien sûr, quelques variantes : les femmes peuvent, elles aussi, aller chercher fortune ailleurs.  Certains sites comme Gleeden en font leur image de marque. Une relation extra-conjugale ou un nouveau partenaire à la suite d’une séparation ou un divorce va pouvoir lui permettre de retrouver un certain appétit sexuel.  Si une nouvelle relation peut améliorer une communication qui était défectueuse, elle subira la même évolution. 

Comment aller vers une harmonie sexuelle ?

Il faut pour cela donner du sens à son sexe et à sa sexualité et passer du pulsionnel au relationnel.

A l’origine, le sens de notre sexualité est la reproduction et si cela convient aux deux membres du couple il n’est pas nécessaire d’évoquer d’autres choix possibles. Mais nous pouvons faire autre chose de notre sexualité, nous pouvons en faire un moyen d’échanger de communiquer ses affects, ses sentiments, ses émotions.

Pour cela il faut d’abord envisager les organes sexuels comme les instruments de l’échange, de la relation où chacun doit apprendre à donner à l’autre.

L’homme, et cela naturellement, lorsqu’il a un rapport sexuel va avoir tendance à rechercher le plaisir de son éjaculation ; sans s’en rendre vraiment compte, il se caresse le pénis avec le vagin féminin. Centré sur son plaisir, il éjacule le plus souvent assez rapidement, parfois trop rapidement ce qui fait qu’il entretient et développe son éjaculation prématurée.

Il serait sans aucun doute meilleur amant si au contraire de se stimuler, de prendre son plaisir, il caressait de son sexe le vagin de sa partenaire à l’écoute de son plaisir à elle. Il me plait à comparer le corps de la femme à un violoncelle, son vagin contient les cordes, le pénis de l’homme en est l’archet et ce dernier le musicien. Il est évident que la musique doit venir du violoncelle. Cela semble simple, mais pour l’homme de nature égocentrique, le fait de chercher ailleurs que dans l’éjaculation un plaisir qu’il ne connaît pas encore, le plaisir de la relation, n’est ni chose facile, ni naturelle.

Pour la femme, les choses sont encore plus compliquées : l’intégration mentale de son vagin pour en faire un véritable organe de la relation et non de le percevoir comme un vide à combler n’est pas chose évidente. Cela nécessite pour elle d’en réaliser une véritable exploration sensorielle. Elle doit pouvoir se le représenter comme un véritable organe habité et animé par son esprit.

Nous savons que l’absence totale du vagin dans le schéma corporel est responsable des vaginismes et des unions non consommées.

Elle doit ensuite transformer cet organe en instrument qu’elle pourra utiliser comme outil de la relation exprimant à travers lui ses sentiments, ses émotions, son amour comme elle pourrait le faire de son regard, de ses baisers, de ses caresses. La femme devient ainsi sexuellement actrice de sa relation ; elle n’est plus dans l’attente de quelque chose qui ne vient jamais, enfermée dans la croyance que c’est l’homme qui doit lui donner son plaisir. Je précise lors de la pénétration. Ainsi ne subissant plus la relation, elle acquiert ainsi la liberté de son désir et de son plaisir qui sont manifestement liés et interdépendants. Cet investissement psycho- affectif de son vagin lui permettra de découvrir d’autres plaisirs, voire, même l’orgasme profond, différent en intensité, pour les femmes qui l’ont découvert, de l’orgasme à point de départ clitoridien.

Nous remarquons que ces notions vont plutôt à l’encontre des précédentes théories de la sexualité.

En fait c’est la pertinence du sens que l’homme et la femme vont donner à leur sexualité qui va permettre d’atteindre ou non l’épanouissement amoureux et sexuel souhaité.

Une déclaration récente de la WAS (Word Association of Sexology) le 11 septembre 2021 affirme qu’il est important de placer le plaisir sexuel à la pointe  de la promotion de la santé sexuelle.

COMMENT ABORDER ET RÉSOUDRE CES DIFFICULTÉS

Améliorer la communication du couple est la première étape essentielle car elle va permettre de comprendre et d’accepter ses différences.

L’HYPNOSE est sans aucun doute une des meilleures, si ce n’est la meilleure technique thérapeutique pour les résoudre.

Pourquoi l’hypnose ?

Depuis notre plus petite enfance, notre cerveau enregistre les événement de notre vie. Avant d’être encodés, les souvenirs factuels, (ceux dont nous restons conscients) sont séparés des souvenirs sensoriels et émotionnels (inconscients) qui affectent et enrichissent les souvenirs factuels. Ces divers éléments sont enregistrés dans des structures cérébrales différentes. Ce qui nous permet d’affirmer que le souvenir est toujours une reconstruction.

L’hypnose, surtout si elle est profonde permet de créer un état dissociatif, permettant d’accéder aux souvenirs sensoriels et émotionnels qui vont apparaître à ce qui reste de vigilance à l’esprit conscient, et cela sous une forme, analogique, métaphorique, poétique, onirique. Nos rêves en sont un exemple frappant car ce ne sont que l’expression sous forme analogique ou métaphoriques de nos affects. Ce qui nous perturbent en rendent parfois leur interprétation difficile, c’est qu’ils utilisent comme support affectif des souvenirs éloignés dans le passé, les mélangeant à des souvenirs récents.

Il faut savoir que l’inconscient, mémoire de nos affects. Il est le siège de nos émotions, de notre sexualité, insensible à la raison.

Revenons à la sexualité des hommes et des femmes et à ce qui les différencie.

L’hypnose va nous permettre de prendre conscience de ce qui nous fait différends  et de ce qui nous rapprochent, nous réunis, femmes et hommes.

Prenons l’exemple d’un couple en difficulté. Ils ont toujours des sentiments l’un pour l’autre, ils ne souhaitent pas se séparer, mais n’ont plus aucune intimité. Ainsi après les avoirs aidés à entrer dans un état d’hypnose aussi profond que possible, on leur propose ou suggère d’échanger leur corps et de vivre, leurs affects sentimentaux et sexuels dans le corps de l’autre. L’expérience vécue est souvent riche de surprises. Cette prise de conscience est révélatrice de fausses croyances sur le fonctionnement du sexe chez chacun. 

Ce n’est qu’un résumé : en effet, il y a plusieurs étapes à franchir avant d’en arriver à cette séance. Mais cela s’adresse aux thérapeutes ayant un intérêt ou une pratique de l’hypnose.